Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Enchanté, ravi mademoiselle. [PV Aëliane]

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Valentin Hemson
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MessageSujet: Enchanté, ravi mademoiselle. [PV Aëliane]   Mer 21 Nov - 17:13

Les rayons éclatant du soleil de cet après-midi d'automne traversaient sans peine la vitre transparente du dortoir. La chambre éclairée par la lumière astrale était vide, enfin, presque vide, on reconnaissait bien une chambre de garçons. Les vêtements entassés sur la chaise, un sac vide, les cahiers éparpillés sur le sol, un paquet de chips entrouvert sur le bord d'un bureau, dont les chips de pomme de terre tombent à moitié sur la moquette. Un lit mal fait, l'oreiller par terre et la couette à l'envers. Un jeune garçon de seize ans et quelques mois est attelé à son bureau, penché sur un petit cahier sur lequel il griffonne quelques mots sans importance. Regardons le bien, il écrit, les lettres s'envolent de la page pour venir se former en phrase de six, huit ou douze pieds. Les vers correspondent, mais le garçon n'a pas la tête à ça, il trouve ses vers mauvais, faux, sonnant creux dans son oreille d'écrivain. Soudain, pris d'un élan de rage, il déchire la page de sa main droite, froisse le papier noirci de mots et le jette derrière lui. La feuille rebondit sur le rebord de la poubelle pour venir se loger dans celle-ci.
Pris d'une soudaine lassitude il se lève, abandonnant à sa table le crayon bleu et la feuille immaculée, pour se diriger vers son lit. D'un geste rapide, il retire son tee shirt et se met en position. Son visage crispé se rapproche du sol pour s'en éloigner quelques instants plus tard. Enchainant ses pompes, il expire, souffle, réfléchi, laisse ses pensées s'évader hors de cette prison de mots, hors de ces quatre coins de pages. Sept, huit, neuf... Il compte sans même sans rendre compte, ne s'arrêtant pas, pris dans son élan sportif, coupé du monde. Les rayons dardent sur son torse d'où s'écoule les premières gouttes de sueurs. La serviette posée en vrac sur son lit défait ne sera surement pas de trop après son entrainement acharné. Il lutte contre lui même, contre ses pensées, contre son passé, il ne sait que lutter, depuis toujours.

Je regarde ma feuille vierge. Mon carnet dans la main, machouillant mon crayon de ma main gauche. Mhh, je ne trouve pas l'inspiration. Les mots ne vont pas, la concordance non plus, les thèmes se mélangent, les mots se brouillent dans ma tête, j'ai trop travaillé, il faut que je fasse une pause. Je laisse mon crayon rouler jusqu'au bord de la table. Ma feuille ne se remplira pas toute seule, je dois réfléchir, penser, trouver. Si mon thème avait été l'amour et la mort, alors mon carnet aurait été trop fin, trop petit, trop court, pour exprimer tout ce que je ressens en ce moment. Les vides se creusent, les blancs se forment, les souvenirs s'effacent, la vie telle que je la connaissais, elle disparait peu à peu, vie que j'ai tant aimée... J'ai pris l'habitude d'oublier, mais je voulais oublier mon ancienne vie, et je ne suis pas sur de vouloir oublier feu Julia. Sans même prendre le temps de remettre ma chaise en place contre mon bureau d'ébène, je me place parallèlement à mon lit, retire mon tee shirt blanc, appose mes mains sur le sol et commence mon entrainement. J'aurais pût aller dans la salle de musculation, j'aurais dû il aller. Mais l'attraction de ma chambre est trop forte. Je ne veux pas quitter ce lieu qui est le seul réconfort de mes sombres pensées. Je secoue la tête, ne penser à rien, juste pousser sur ses bras, simplement, sans réfléchir. C'est comme un réflexe, une chose naturelle chez moi. Les pompes, entrainement quotidien qui entretient la santé, développe les muscles, me permet d'évacuer le stress que j'ai en moi. Un, deux, trois... Le décompte se déclenche automatiquement. Dix pompes normales, dix pompes sautées, les unes après les autres, s'appliquant pour les réaliser à la perfection, sans la moindre erreur. Je suis perfectionniste, c'est dans mes gènes, je ne l'ai pas choisi. Aller de l'avant, je ne connais que ça. Le futur est devant, c'est devant nous que tout se trace, le passé est hier, mais les nouveaux vers formeront demain.


Perdu dans ses pensées, il n'entend pas la porte s'ouvrir, sa concentration est telle celle d'un pianiste devant sa partition. Ses mains ne le font pas souffrir, ses bras non plus, l'habitude à pris le dessus sur ses muscles tendus. Peu à peu on le sent se détendre, son visage n'exprime plus la réflexion, euphorique, il continu son rituel, alors que, dans l'encadrement de la porte, la jeune fille s'avance. Il s'arrête net, tourne la tête et plonge son regard dans celui de la jeune femme. Que fait cette jeune demoiselle, dont le regard éperdu scrute celui du poète. Leurs regards se croisent, leurs yeux s'effleure, et leurs pensées s'entrechoquent. Il sait qu'il va devoir parler, entamer la conversation tant redoutée. Depuis ses longues heures de silence, de méditation, il va enfin ouvrir la bouche, parler... Les jours ont défilés dans le silence le plus total, s'interdisant le moindre bruit, le moindre mot, la moindre prononciation, il s'était enfermé dans un mutisme. Cette fille allait-elle l'en sortir ? Ou au contraire le laisser dans cette torpeur ?


Je redresse la tête. La porte vient de s'ouvrir sur une fille qui devait arriver en courant. Les cheveux un peu ébouriffé, ce qui est rare chez la gente féminine, sa poitrine se soulevait rapidement, au rythme de mes montées et descentes. Dans le silence le plus total, je laissais mon regard filer le long de la demoiselle. Ses yeux rencontrèrent les miens, mais je ne comptais pas rester dans un regard infini, un regard ce n'est pas tout, un regard c'est un échange. C'est dans ces pupilles, dans ces yeux un peu troublé que je me rendis compte qu'elle cherchait quelque chose et qu'elle s'était surement trompée de porte, mais surtout que je n'avais pas de tee shirt. J'arrête mes pompes, sans pour autant me redresser. Je suis pas le genre d'homme à me relever et à montrer mes abdos, plus communément appelé tablettes de chocolats lorsqu'ils sont en grand nombre, à une fille que je ne connais pas. Je cherchais mes mots, les mots justes pour lui dire qu'est ce que tu fous là, mais gentiment, sans la froisser, sans me mettre à dos cette créature divinement belle.

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Dernière édition par Valentin Hemson le Mer 21 Nov - 19:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Enchanté, ravi mademoiselle. [PV Aëliane]   Mer 21 Nov - 19:01

« Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être, donc on se laisse tromper par les apparences. Rares sont ceux qui ont l'intelligence de voir ce qui se cache derrière le masque, pourtant, il n'y a pas mieux. »


Commencer. Recommencer. Effacer. S'énerver. Réessayer. Écrire n'était pas une chose facile. Écrire bien l'était encore moins. Même les plus grands auteurs arrivaient parfois à attraper cette terrible maladie communément appelée « Syndrome de la page Blanche ». On cherche des idées. On les griffonne dans une ordre, puis dans un ordre. On cherche les mots. On les barre et on en prend d'autres. Ce syndrome a le don d'énerver tous les écrivains qui sont touchés par celui-ci. Ne pas savoir quoi écrire est une préoccupation de haut niveau. Pour certains, écrire est bien plus important que manger. Je passai mes mains dans mes cheveux, agacée par ce manque d'inspiration. Cela ne m'arrivait pas souvent, c'était peut-être bien la première fois qu'une page restait aussi blanche. En même temps, j'étais arrivée à l'académie il y avait à peine deux jours et je ne connaissais personne. De nature très timide, ce changement me perturbait un peu. En même temps, au lieu d'essayer de me socialiser, je restais enfermée dans la chambre qui m'avait été attribuée. Je n'avais pas le coeur aux rigolades, repensant sans cesse aux évènements qui m'avaient poussée à me retrouver là, sagement assise sur une chaise de bureau très peu confortable. Je soupirai et jetai un coup d'oeil à la fenêtre. Le temps était nuageux et froid, même s'il n'y avait ni pluie, ni neige, alors que le soleil éclairait la pièce quelques minutes plus tôt. Ce temps capricieux ne donnait pas envie de faire grand chose. Je détournai le regard pour fixer avec décontenance ma feuille. Elle était griffonnée de partout, mais je n'avais rien écrit de concret. Je levai les yeux vers le plafond, comme s'il allait me donner l'inspiration perdue. Sans succès. Je poussai un gémissement agacé et pris une veste grise. J'enfilai mes bottines que j'avais laissées traîner au pied de mon lit et sortis dehors, espérant que les jardins de l'académie m'inspireraient un peu. De plus, un bon bol d'air frais ne me ferait pas de mal. Je parcourrais les corridors un peu perdue dans mes pensées. Je n'avais pas fait attention aux nombreux détours que je devais faire pour rejoindre l'extérieur. Je poussai la porte de l'entrée, frissonnante. Nous étions encore en automne et il faisait pourtant un froid glacial. Après, j'étais aussi une très grande frileuse. Je fermai ma veste jusqu'au cou pour avoir le plus chaud possible. Ce n'était pas agréable de réfléchir en tremblotant. Je pris place sur un petit banc, balayant les alentours du regard. Les jardins paraissaient ternes. Les arbres avaient perdu toutes leurs belles couleurs d'été et les fleurs commençaient à se refermer si ce n'était pas déjà fait. Je n'avais plus envie d'écrire des textes tristes, emplis de douleur et de chagrin. Mon ancienne vie n'était plus qu'ancienne, je ne reverrais jamais mes parents et je devais l'accepter. Je devais profiter de cette liberté. Je pris une grande bouffée d'air, la gardant un court instant dans mes poumons avant de la laisser s'échapper. Je regardai l'horizon sans vraiment le regarder. Je tentai d'imaginer les molécules d'Oxygène virevoltant dans l'air, à la recherche de celles de dioxyde de carbone. Les choses invisibles étaient toujours les plus intéressantes, à mon avis. Je sursautai quand une gouttelette s'écrasa sur mon crâne. Elle fut aussitôt suivie par une deuxième, une troisième en une dizaine d'autres. Je frissonnai à nouveau et jetai un bref regard au ciel ; un orage semblait tout doucement se préparer, ou du moins, de fortes pluies. Je soupirai et me levai, la tête basse. J'avais peut-être trouvé l'inspiration qui me manquait. J'ouvris la porte et me retrouvai à l'intérieur. Il faisait bien meilleur que dehors. Je dé-zippai la fermeture de ma veste et pris la direction des escaliers. Jusqu'à que je me rende compte que ce n'étaient pas les bons. Je descendis. Remontai. Impossible de me souvenir de la direction à prendre pour retrouver ma chambre.

« Et merde. »

Je n'avais pas pour habitude de parler seule et à voix haute, mais j'étais dans l'incapacité totale de me souvenir de la direction empruntée pour descendre jusqu'aux jardins. Du coup, je ne savais pas comment remonter dans ma chambre. Je tentai un couloir à droite, revenant sur mes pas et essayant le couloir de gauche. J'avais l'impression d'être dans un labyrinthe. Bien sûr, aucun plan, même en cas d'urgence, n'était accroché sur les murs colorés de l'académie. Je soupirai. Je ne m'étais même pas renseignée sur les étages et je ne savais pas si les filles étaient séparés des garçons. Si j'allais demander à quelqu'un, il ne fallait pas que je tombe sur un garçon. Ce n'était pas un mal horrible en soit, mais appelons une chambre de garçon, une chambre de garçon. Je tentai encore quelques corridors avant de me résigner à demander à quelqu'un. Je soupirai, montant encore d'autres escaliers pour mener à des chambres. J'étais essoufflée. A vrai dire, je n'étais pas une grande sportive et monter et descendre autant de fois les escaliers m'avait achevée. Je n'avais pas l'habitude de courir, ou de faire un sport. Avant, j'étais bien trop fragile, à cause des coups de mon père, pour même me risquer à assister aux séances de sport du Lycée. Quand j'y pensais, il serait peut-être temps que je me mette à un sport. J'étais certes encore un peu fragile, cassée et maigre, mais mon corps allait vite se réparer, comme il le faisait toujours, et faire du sport serait un bon moyen pour me parer à tous les évènements futurs de la vie. C'était décidé, j'irai courir demain matin. Enfin ça, ce n'était que si je retrouvais un jour ma chambre. J'entendis des respirations bruyantes venir d'une des portes de l'étage. Avec un peu de chance, la personne à qui appartenait cette chambre saurait comment regagner l'étage qui m'avait été attribué. A mon grand étonnement, la porte était entrouverte, signe qu'une personne était bien là. Malheureusement, ce n'était pas mon jour. Un jeune homme, cheveux plutôt courts, variant entre le blond et le brun, était entrain de faire sa musculation en silence. Je fus d'abord un peu confuse et troublée par son étonnante capacité à gérer sa respiration. Au bout de quelques secondes, il me remarqua et se leva, quelque peu gêné. Effectivement, il portait un jogging et pour ainsi dire, aucun tee-shirt. Je revins à la réalité et esquissai un sourire maladroit, reprenant peu à peu mon souffle.

« Désolée, je ne voulais pas te déranger. Et encore moins t'observer.. En fait, je me suis perdue. Et ma seule solution était de demander à quelqu'un comment je pourrais rejoindre ma chambre.. Je suis nouvelle et.. Hm.. Désolée. »

Parler n'était, à vrai dire, pas ma plus grande capacité. Je n'aimais pas vraiment discuter avec les autres, trop renfermée sur moi-même. De plus, j'avais un certain mal avec les hommes qui finissaient toujours par me rappeler mon « géniteur ». A cause de lui, j'avais une mauvaise vision du sexe fort et je m'en voulais un peu. Je me raclai la gorge, encore plus confuse et me tournai pour que le jeune homme puisse enfiler un tee-shirt. Je savais bien que ce n'était pas une chose dont on était pudique, surtout pour un homme, mais je ne voulais pas le gêner si jamais se mettre en maillot l'été le dérangeait. J'avais eu le temps, dans l'encadrement de la porte, d'observer sa chambre qui semblait légèrement plus grande que la mienne. J'étais rassurée de savoir que je n'étais pas la seule à éparpiller mes affaires un peu partout dans ma chambre. J'avais eu le temps de voir un sac traîner au sol et le lit totalement défait. La chambre semblait également plus lumineuse que la mienne. Pour quelqu'un de la maison Baudelaire, ce devait être une grande source d'inspiration.. Je devrais peut-être m'acheter des rideaux moins sombres pour laisser la luminosité s'installer dans ma chambre. Comme tout écrivain qui se respecte, j'avais pu observer des feuilles froissées sur son bureau, avec de nombreux stylos qui roulaient à droite et à gauche. A en voir l'allure des écritures et des feuilles, je pouvais en déduire que l'adolescent avait eu le même syndrome que moi. C'était peut-être la saison des feuilles blanches, qui sait. En tout cas, ça me rassurait un peu. Je n'étais pas la seule à me battre avec mon subconscient pour tenter de trouver une inspiration qui ne désirait pas venir. Je continuai à penser, attendant un quelconque signal pour me retourner, ou partir.
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Valentin Hemson
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MessageSujet: Re: Enchanté, ravi mademoiselle. [PV Aëliane]   Sam 1 Déc - 20:59

Il la regarde, de son regard vert pénétrant, elle reste là, dans l'embrasure d'une porte grande ouverte, reprenant peu à peu un souffle qu'elle aurait perdu lors d'une course effrénée dans les couloirs sinueux du dortoirs. Les rayons du soleil l'éclaire, splendide dans une atmosphère tendue, lourde et silencieuse. Les lèvres de la jeune fille s'entrouvre et un flot de parole sort de sa bouche. Le garçon continu de la regarder, écoutant les mots qu'elle vient de prononcer. Elle se détourna de lui et lui présenta son dos afin qu'il puisse se vêtir décemment. L'homme ne broncha pas, il regarda les courbes du dos de la jeune femme, qui se dessinaient sous son tee shirt. La serviette de couleur qui était posée sur son lit défait vint se loger autour de son cou et il prit une chemise qu'il passa rapidement. Elle se retourna et leurs yeux purent enfin se rencontrer une seconde fois.

Je regardais un peu plus en détails la jeune fille qui reprenait peu à peu son souffle dans l'encadrement beige de ma porte de chambrée. Elle portait une veste grise qui la couvrait de la taille au cou, et dont les manches longues masquaient ses avant bras. Chaussée de petites bottines surement en daim et fourrée pour tenir plus chaud par ce froid d'automne, elle avait de petits pieds. La jeune inconnue ouvrit la bouche pour la première fois et j'entendis le son de sa voix. Un son doux et agréable, qui chante avec l'air de la pièce en une douce mélodie qui emplie l'atmosphère d'une nouvelle joie.

« Désolée, je ne voulais pas te déranger. Et encore moins t'observer.. En fait, je me suis perdue. Et ma seule solution était de demander à quelqu'un comment je pourrais rejoindre ma chambre.. Je suis nouvelle et.. Hm.. Désolée. »


Deux désolée, ça fait beaucoup en une phrase. Il ne faut parfois pas s'excuser pour rien, no stress ma belle c'est pas grave. M'observer, qu'entends elle par là ? Ce ne sont pas les mots que j'aurais prononcés. Nouvelle, de ma maison ? Mais c'est génial, j'adore rencontrer de nouvelles têtes. La damoiselle qui était présente devant moi devait avoir environ mon âge, nous serons surement dans la même classe. Elle se détourna de moi et m'offrit la vision de son corps de dos. Je l'observais quelques instants, plongé dans les courbes fines qui dessinaient un corps parfait avant de prendre ma serviette pour éponger les quelques gouttes de sueurs afin de pouvoir passer une chemise et ainsi me retrouver correctement vêtu. Elle se retourna ensuite pour continuer la conversation, ou bien pour que je lui indique le chemin qui la mènerait tout droit à son dortoir et à sa chambre, où elle pourrait trouver le refuge de la sérénité.

Le garçon avance vers elle et l'invite à pénétrer dans son humble demeure qu'il partage avec un autre garçon qui ne sait pas ranger ses affaires. Quelques phrases franchissent ses lèvres, d'où s'émanne un sourire radieux. Il semble réfléchir à ses propos, aux tournures qu'il vient d'employer. Son esprit s'égare au delà de cette fenêtre à travers laquelle nous le regardons. Le ciel bleu parsemé de nuages ne font en aucun cas obstacle à cette pensée qui, ne touchant le ciel, le dépasse et s'envole aussi haut que le peuvent les rêves...

Je souris à la jeune demoiselle. La pauvre, tellement troublée qu'elle en perd ses moyens et recherche la justification que je devrais lui demander, bien que je garde le silence depuis le début de notre rencontre. Il est clair que cette jeune fille est dans le désarroi le plus total et l'incompréhension devant la perte de ses repères géographiques. Mais bientôt tout ceci sera oublié, lorsqu'elle aura passé un peu plus de temps en cette académie elle y découvrira les moindres passages...

« Désolé je voulais pas te faire rougir. Et encore moins te faire cet effet là... En fait je n'avais plus d'inspiration. Et ma seule solution était de faire des pompes pour libérer mon esprit... Je suis Valentin et... Hm... Entre. »


Parfois on ne choisit pas ses mots, ils viennent à nous, comme înés. Si j'ai utilisé les mêmes tournures de phrases que celle de la jeune femme, ce n'est pas pour rien, mais je ne sais pas pourquoi je l'ai fait. Mon instinct l'a décidé, les prophéties auraient pu l'annoncer, c'était mon destin de prononcer ces phrases à sa manière. Pour lui annoncer la bienvenue, pour lui montrer qu'elle est ici chez elle ? Ou bien pour simplement dire que je suis totalement pacifiste et qu'elle peut passer ici lorsqu'elle le désire puisque sa vue me fait du bien, puisqu'entendre le timbre de sa voix me réchauffe le cœur. Je ne sais pas pourquoi, mais je pressentis que cette jeune fille va entrer dans ma vie, surement en tant que meilleure amie, car elle prend déjà beaucoup d'importance dans mon cœur, c'est tout simplement une sensation inconnue qui me donne une sorte de tourni infernal.

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Enchanté, ravi mademoiselle. [PV Aëliane]

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