Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Suicide: Se sentir au moins maître de quelque chose... †

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MessageSujet: Suicide: Se sentir au moins maître de quelque chose... †   Sam 24 Nov - 11:33



    «Allô Accacia ? Oui , c'est la maman d'Eloïse... Sa voix , cassée entre les larmes semblait s'écouler difficilement comme son chagrin , parcourant tout son corps , la prenant au plus profond de son coeur. Sa voix se brisa sur le prénom de sa fille... Il.. il y a quelque chose dont je dois te parler.. Je sais que tu es très amie avec elle , et il faudrait que tu fasse passer le message aux autres.. La femme qui au paravant semblait si forte avait maintenant la voix d'une minuscule souris. Elle faisait durer , ne sachant trouver les mots justes , le courage , ne voulant avouer la réalité dur et sombre.. Oh , mon enfant , elle allait pourtant mieux... Elle n'est plus là .. Accacia , Eloïse s'en est allez..»

    Le téléphone échappa des mains de l'adolescente , tombant lourdement au sol , dans un fracas envahissant. Son coeur s'emballa , sa george sembla explosé en mille morceaux...


    Comment suis-je arrivé ici ? Je n'en sais rien. Je ne sais plus. Je n'avais sur moi qu'une robe noir. La robe qu'Eloïse m'avait prêtée.. La dantelle couvrait à peine mes jambes. Mes pieds nu s'enfoncaient de le sable humide. L'eau venait laper mes orteilles. C'était tout un univers qui semblait se taire , pour moi , pour mon chagrin. Mon IPod passait une liste de musique démoralisante , mes mains compressaient mon visage. Le temps se figait , pour un instant , ou pour une éternité , je ne sais plus. Mes bras dénudés tremblaient au rythme de mes sanglots. Depuis combien de temps étais-je prostrée là ? Je m'abstenais de lâché la vérite , la fade et lourde réalité qui pesait alors sur moi. Mes cheveux volaient dans les bourasques apportées par la mer salée. L'odeur habituelle de la vaste étendue d'eau venait chatouiller mes narines ,amplifier mes larmes , me rappellaient que je n'avais pas été là , que j'étais loin.

    Cela faisait deux heures.. Peut-être quatre ? Peut importe. A quoi bon s'attarder sur le temps si ce n'est pour compter les minutes , les souffles , qu'elle ne vivra pas , n'émèttra plus. Le son suave et délicat de sa voix troubillonait en moi , s'accordait sur les paroles d'une musiques trop de fois écoutée en boucle à ses côtés. Un chuchotement gronda enfin dans ma voix. Rien qu'un sifflement au départ , qui s'intensifia enfin en un feulement déséspérée , une complainte , une vérité , un cri strident qui aurait cassé des millions de verres. J'ouvris la bouche , les larmes coulaient , se détachaient lentement de mon visage , tombaient sur le voile noir. Une robe digne d'un enterrement.. L'enterement de son corps ou...celui de mon âme , de ma conscience , de nos souvenirs..

    «ELLE EST MORTE ! PARTIE , PAR MA FAUTE ! .... ELOÏSE EST MORTE.»

    L'écho de ma voix retentit dans un lointain brouiller par mes pleurs. Les lamentations d'une adolescente de 16 ans qui avait perdu son amie. Remplacant le chagrin , la colère s'installa. Une colère contre les parents de la décédée , contre moi même , contre Eloïse , ses amis , et une rage infinie contre l'Etat. Pourquoi ? Pourquoi l'effectif de population ne comptera pas un nombre de moins demain ? Pourquoi les larmes ne coulent pas sur tout les visages qui passent ? Pourquoi les a-t-elle lâchement abandonné ? Comment a-t-elle pu trouver le courage d'appuyer sur la détente mais pas celui de continuer à marcher sur le chemin de la vie. "«Il y a un certain point dans la vie où tout paraît plus étroit. Des choix ont été fait, il ne reste plus qu’à continuer. Le temps a passé et j’ai fini par me connaître par cœur, je peux prévoir chacune de mes réactions, ma vie est coulée dans le béton avec airbag et ceinture de sécurité. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour en arriver là et maintenant, je me fais chier à mourir ! Et ce qui est encore plus dur c’est de ne pas être sur d’être en vie.»"

    Je baissa la tête , la secoua énergiquement , tentant d'échapper au monde , aux paroles qui noyaient mon esprit , échapper aux larmes... How to save a life.. C'est trop tard. Trop tard pour lui rendre sa robe , trop tard pour rire avec elle , trop tard pour voir ses yeux étinceller lors de ses vacances auprès de ceux qu'elle aime.. Il est juste trop tard. De combien de temps ? De combien d'heures , combien de jours ? Ah oui , c'est vrai , ça n' a plus d'importance..

    La marée montait peu à peu. Tout mon corps tremblait , parcourut du soubresaut , de larmes contenues. L'eau venait lècher amèrement mes jambes , mes genoux , arrivant presque à la hauteur de la robe. Le regard virvoltant dans le vide , suivant des yeux l'unique mouette osant brisé le lourd silence. Avant qu'il ne se noie lui aussi , je m'emparais du lecteur de musique , me couchant sur le sable mou et le posa sur ma poitrine. Je comptais mes souffles Inspirer , expirer , inspirer , expirer , inspirer.. Je rentint ma respiration. La toison couverte de nuage semblait m'épier , me peser d'un regard lourd ,chargé de reproches. L'eau arrivais maintenant au niveau de mon ventre , mes lèvres viraient au mauve. Le dais ancestral tombait lentement sur moi. Les yeux fermés , je posa ma main sur ma poitrine. Attendant. Quoi ? Je ne le sais pas. Attendant peut-être de la revoir , d'entendre sa voix , la voir surgir derrière moi et crié "Surprise" , entendre son rire , voir son visage. Attendre de pouvoir lui rendre sa robe...



Dernière édition par Accacia Silent le Jeu 20 Déc - 1:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Suicide: Se sentir au moins maître de quelque chose... †   Sam 24 Nov - 13:56

« Les monstres sont réels, les fantômes le sont aussi, ils vivent à l'intérieur de nous. Et parfois... ils gagnent. »


La vie semble être un long fleuve tranquille. Il faudrait revoir la définition de « vie », je ne suis plus vraiment sûre qu'elle ait été un jour ou l'autre un « long fleuve tranquille ». Je l'aurais plutôt qualifiée de mer agitée, d'océan en pleine tempête. Oui, un océan en pleine tempête était définitivement la bonne définition associée au mot « vie ». Les vagues sont plus ou moins hautes, plus ou moins longues. Chaque vague représenterait une épreuve, un obstacle. Chaque moment de calme représenterait le repos et la paix. Lorsque j'imaginais mon propre océan, je ne voyais qu'un tsunami, suivi d'un autre et encore un autre. Aucun moment de paix. Pourtant, depuis quelques jours, le tsunami c'était transformé en vaguelettes, toutes fines, toutes courtes. Comme si l'arrivée dans cette académie était un moment de paix pour moi.
Je finissais d'écrire mes pensées sur le bout de papier coloré quand la sonnerie de mon téléphone retentit, signalant simplement que j'avais reçu un message. Je pris le petit appareil dans mes mains, étonnée de recevoir un message étant donné que je n'avais personne dans ma liste de contact. Un message de mon opérateur signalant que mon forfait avait été rechargé, rien de plus. Je soupirai et supprimai le message, laissant la liste vide. Il faudrait peut-être que je me fasse des « potes » un jour.. Je fixai la feuille noircit par les écritures. Je l'enfermai dans un petit coffre que je fermai à clé. Ces textes étaient trop personnels pour que quelqu'un les lise un jour. Je pris un blouson noir que j'avais laissé dans ma valise et mis une échappe bleue autour de mon cou. Elle s'alliait définitivement que trop bien avec mes yeux. J'étirai mon dos et sortis du bâtiment en direction de la plage. En plein mois de Novembre, il n'était pas très courant d'aller près de l'eau, mais j'avais besoin de me perdre dans l'océan. Je fis le trajet en quelques minutes, comme si je le connaissais par coeur. J'avançai doucement vers le sable blanc. Le temps était particulièrement clément et l'air était assez chaud. Arrivée à la hauteur des micro-cailloux, j'enlevai mes chaussures noires et retroussai mon jean bleu. Sentir le vent souffler dans mes cheveux me faisait un bien fou. J'aimais ce paysage et toutes les sensations qui y étaient associées. La douce odeur du sel flottait dans l'air, imprégnant mes narines et mes poumons. Je fermai les yeux un instant, appréciant encore plus cet endroit sublime.


« Elle est morte ! Partie, par ma faute ! Éloïse est morte. »

J'ouvris immédiatement les yeux, alarmée par ce cri de détresse. La voix était féminine et semblait provenir d'une adolescente, n'étant pas assez grave pour appartenir à une adulte. Je balayai la plage du regard. Il n'y avait aucun doute que les hurlements venaient de la plage, les échos ayant rendu l'analyse plus facile. Je repérai alors une jeune fille recroquevillée sur elle-même au bord de l'océan. L'eau venait de temps à autres mouiller ses genoux, oubliant de recouvrir la magnifique robe noire. Elle était certainement entrain de pleurer. Pleurer la mort de son amie prénommée Éloïse. Je fronçai les sourcils. Je ne pouvais pas oublier la détresse que j'avais ressentie dans ses paroles. Je m'avançai tout doucement près de la demoiselle aux cheveux clairs. Je reconnaissais immédiatement la jeune fille. Je ne connaissais pas son nom, mais je l'avais déjà aperçue de nombreuses fois dans les jardins et les maisons. Je savais donc qu'elle était à l'académie. Au fond de moi, j'espérais qu'elle soit dans la maison des Molière et qu'elle répétait avec peut-être un peu trop de perfection un de ses rôles. Mais les sanglots que j'entendais ne me semblaient pas joués, mais bien réels. Bien ancrés à l'intérieur de la demoiselle qui semblait anéantie. Je m'arrêtai derrière elle, mes chaussures dans mes mains. Je n'avais pas pour habitude de consoler les gens et encore moins de les écouter. Pourtant, les murmures de l'océan me poussaient à lui parler, à découvrir qu'elle était la raison de ses pleurs, même si, grâce à ses paroles, je pouvais imaginer de quoi il s'agissait. Je décidai d'écouter ces murmures, bien que très peu à l'aise à l'idée de consoler une personne inconnue. Je déposai mes ballerines sur le sol et m'assis à côté de la fille. Je regardai l'océan sans vraiment le regarder. Je ne savais pas quoi dire. Les pleurs de la demoiselle me déchiraient pourtant le coeur. Prise d'un élan incertain, je la pris par le menton, l'obligeant à plonger ses yeux chocolat dans mes yeux océan. Je fus un peu troublée de cette connexion soudaine. Je pouvais lire toutes les souffrances en elle, mais aussi de la joie et des souvenirs. C'était comme si j'arrivai à la déchiffrer sans ne lui avoir jamais parlé.

« Hey. Que fais-tu à pleurer ici ? Ce n'est pas bon pour toi. Calme-toi. Parle-moi. »

J'étais étonnée par mon ton si rassurant et si doux. Je n'avais jamais parlé à une personne de cette façon. Je lâchai son menton, essuyant au passage une perle salée qui coulait le long de sa joue. J'esquissai un sourire que je voulais rassurant, lui prouvant que je n'étais pas une mauvaise personne, contrairement à ce que certains pouvaient penser. Je replongeai mon regard dans l'horizon de la mer. Une mouette brisa le silence. Je la repérai et lui fis un signe de main. C'était peut-être idiot et stupide, mais les animaux valaient, pour moi, tellement plus que les humains en eux-même que je préférais passer pour une idiote, mais remercier les animaux de leur bonté. Je soupirai, attendant que la jeune fille qui était à côté de moi et se calme ou me demande simplement de partir. Je fermai les yeux, plongée dans mes pensées. La plage était vraiment un endroit apaisant, pouvant libérer tout être tourmenté de ses tourments les plus enfouis. J'en avais besoin, ne voulant plus pleurer la nuit. Je repensai aux doux murmures qui m'avaient poussée à m'avancer vers l'âme tourmentée, recroquevillée sur le sable blanc. Peut-être était-ce mon si précieux frère, qui ne voulait plus voir sa soeur pleurer, mais qui voulait la voir se lier d'amitié avec quelqu'un ? La jeune fille devait être une personne parfaite si mon frère l'avait choisie. Il était rare que je fasse le premier pas envers les autres. J'étais encore étonnée par cette vision que j'avais eue en plongeant mon regard dans celui chocolaté. J'espérais que mon frère ait choisi la bonne personne. Je voulais me lier d'amitié avec cette demoiselle, même si j'avais du mal, même si j'avais peur de souffrir. Un sentiment de confiance se dégageait de cette fille et je ne voulais pas l'ignorer.
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MessageSujet: Re: Suicide: Se sentir au moins maître de quelque chose... †   Dim 2 Déc - 9:50


    Une personne se découpa à mes côtés. Les yeux inexpressifs, intensément plongé dans un vide que seul moi semblait pouvoir comprendre , je me replaça en position assise. Mes dents s’entrechoquaient en rythme , mes poils se dressaient sur mes bras créant un effet rugueux au toucher de ceux-ci. Mes cheveux roux étaient balayés par le vent. Un pesant silence s’installa un instant entre nous. Je n’avais même pas prêter attention une seule seconde à la nouvelle venue. Les perles d’argent coulaient sans limites sur mes fines joues , s’écrasèrent dans un son inaudible sur ma courte robe noir détrempée. Je voyais du coin de l’œil les cheveux de la jeune fille –Brune.- flotter légèrement sur la brise du vent. Se plaçant à ma hauteur , elle s’empara de mon menton et le tourne en son sens. Mon regard s’entrechoqua au sien. Oui s’entrechoqua était le bon mot , car je ressentis une secousse inexpliquée au fond de moi , dans mes entrailles , dans mon esprit. Je l’avais déjà vue. Pas seulement à l’école , mais je l’avais vue dans un endroit improbable , je me souviens avoir rêvé d’elle ? Est-ce possible de rêver de quelqu’un , reconnaitre un regard qui ne nous avait jamais interpellé ? Non , je dois confondre..

    «Hey. Que fais-tu à pleurer ici ? Ce n'est pas bon pour toi. Calme-toi. Parle-moi. »

    Elle avait pris un ton étonnamment doux et sa voix était agréable à entendre. Elle lâche mon menton , effleura mon visage pour en essuyer une larme. Elle me sourit , un sourire qui se voulait rassurant , confiant ; Il l’était. Je me sentais pathétique , frigorifiée par l’océan , minuscule silhouette sur l’énorme plage , jusqu’à ce que je me souvienne la raison de mes larmes. Que fais-je à pleurer ici ? Ce n’est pas bon pour moi ? Et mon départ , était-t-il bon pour Eloïse ? Non. Ai-je une seule seconde penser à elle lors de ma décision d’accepter la proposition e ma mère ? Non. Alors quece ne soit pas bon pour moi , j’en ai fichtre rien à faire… Mais je n’allais pas répondre ainsi à cette jeune femme , je n’en avais pas le courage ni l’envie d’ailleurs. Lorsqu’elle remarqua une mouette solitaire dans le lointain , la brunette lui fit un signe de main. Je la regarda en coin , déchiffrant ses formes , ses particularités. Elle était très jolie , bien habillée , assez décontractée. Mais lorsque je cherchais dans son regard je pouvais déchiffré une souffrance. Quelque chose qu’elle n’oublierait jamais , ancré tant en sa peau qu’en son âme. De la violence physique , une violence physique bien trop proche. Je secoua la tête , autant de souffrance me le faisait tourner. Bref, elle avait dit bonjour à une mouette.

    « C’est sa robe. Elle la portait à merveille. Les petits volants tournaient autour d’elle. On c’était chamaillées en rigolant lorsqu’elle l’avait achetée. C’était pour un rendez-vous au cinéma , elle voulait être jolie et je lui avait répéter qu’elle n’avait pas besoin de cette robe pour l’être –C’était plus pour m’en assurer la possession que pour la complimenter réellement.-. Elle lui allait tellement bien , lui arrivant à mi-cuisses. Elle avait , ce soir-là , accordé d’élégante ballerine noire , munie d’un joli nœud discret sur le devant. Elégante et simple , c’était elle. A mon anniversaire , elle me l’avait prêtée , disant que , comme elle n’avait apporté de cadeaux , elle me la prêterais pour deux mois. Sauf que je suis partie. Et elle aussi à présent… Je ne pourrais pas lui rendre sa robe. Je ne pourrais plus lui rendre sa robe , jamais. Non… »

    Je ramena mes genoux à moi , elle devait me prendre pour une folle. Ou peut-être pas. Je replongea mes yeux dans les mini-vaguelettes venant laper mes orteils.
    Where did I go wrong, I lost a friend
    Somewhere along in the bitterness
    And I would have stayed up with you all night
    Had I known how to save a life…

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