Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)

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Persée T.-M. Brown
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MessageSujet: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Mer 2 Jan - 15:10

En ce matin frais de décembre, ce matin de décembre, je décidais de me promener aux alentours de l'académie. Je ne l'avais jamais fait. Je m'étais toujours contentée du centre-ville et du Parc et des Jardins entourant ma très chère académie. Je m'étais vêtue d'un jean bleu aux couleurs délavées, et d'un pull marron par-dessus lequel j'avais enfilé un manteau gris. A en juger par l'odeur iodée, le vent venait de l'Océan. Malgré le fait qu'il était encore tôt, les bois chantaient en harmonie. Tous les oiseaux pépiaient gaiement. Mais j'étais seule et je sentais la tristesse et la mélancolie peser sur moi. Pour chasser toutes mes idées noires, je me mis à chanter. Une chanson de Muse. C'était sûrement mon groupe préféré. Je trouvais que même si leurs chansons gardaient une certaine haine de la société, elles étaient assez poétiques une fois traduites.

"Destroy the spineless
Show me it's real
Wasting our last chance
To come away
Just break the silence
'Cause I'm drifting away
Away from you"

(Muse, New Born)

Et puis ce mélange de piano et de guitare électrique... C'était magnifique. Ca aurait pu être une catastrophe si ça n'avait pas été aussi bien fait. Ca me donnait presque envie de danser à chaque fois que leur musique se déversait dans mes oreilles. Je n'avais pas pris mon sac à dos contenant toutes mes affaires de danse. Non, cette fois, je n'allais pas m'entraîner. J'allais réserver ce dimanche matin à l'exploration des contrées périphériques à l'académie. Je finis par m'arrêter de marcher, et comme les enfants, je pris une poignée de feuilles et la jetai dans les airs. Celle-ci fut emportée par le vent, et finit par disparaître à l'horizon/. Je me mis à chanter à haute voix, tout en continuant mon chemin. C'est alors qu'entre deux arbres, je me rendis compte qu'il y avait quelqu'un. Sans m'arrêter de chanter, je l'observai discrètement. Il me semblait que je l'avais déjà croisé, mais c'était dur à dire. Il y avait tellement de gens à l'académie...Mais il n'avait pas l'air d'être nouveau. Il finit par se tourner, et je pus voir ses magnifiques yeux verts. Son regard était tellement captivant...Je finis par me sentir gênée, même si je pensais qu'il ne m'avait pas vue. Je finis par me plaquer contre l'arbre le plus proche. Mais je continuais ma chanson. J'en avais besoin pour calmer les battements terribles de mon coeur. Je ne savais même pas pourquoi il s'emballait.

Au bout d'une minute, je finis par me sentir ridicule. S'il ne m'avait pas vue,il avait dû m'entendre, c'était évident. A moins d'être malentendant, la voix d'une personne qui chante dans des bois peuplés d'animaux parvient à vos oreilles. Surtout quand vous êtes à moins d'un mètre de cette personne. Je finis par me décoller du tronc et m'approchai doucement.

"-Salut ! dis-je d'une voix un peu timide et qui se voulait enjouée."

De toute façon, s'il ne voulait voir personne, je pense qu'il me le ferait comprendre. J'étais assez intelligente pour savoir quand une personne veut être seule ou pas. Généralement, elle vous parait maussade et grognon. Je passai mes cheveux, qui, pour une fois, étaient détachés, sur mon épaule droite et esquissais un sourire discret.

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Valentin Hemson
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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Mer 2 Jan - 17:37

« L'hiver de ta vie est ton second printemps. »
F. Maynard

Décembre... Décembre est un mois qui mérite attention. La neige tombe au dehors, les toit se drapent de blanc, les cheminées fument et chacun à dans son esprit, festivités et papillotes. Guirlandes, boules multicolores, sapins, se sont invités dans chaque maison de la ville pour que chacun fêtent l'heureux évènement qu'est Noël. La brise matinale me fait l'impression d'une claque, alors que je traverse l'allée de l'académie, pour fuir à toutes ces décorations, ces cœurs joyeux et ces sourires qui se découvre devant tant de beauté. Mon carnet dans une main, je marche lentement, pourquoi se presser alors que le temps lui même semble s'être arrêté pour profiter des festivités. Toute l'académie est recouverte d'un fin duvet blanc, coton mœlleux, fine couche neigeuse que le ciel a délaissé. Je me dirige vers le bois, lieu de pleinitude où la solitude pèse, mais me soulage, comme libéré d'un fardeau.

Les arbres offrent un couvert joyeux tandis ce que les derniers oiseaux piaillent en cœur. Ils chantonnent ensemble d'une même voix, plongeant la forêt dans une sérénité et un calme déconcertant. Guidé par mon seul sens de l'orientation, à dire vrai, déboussolé, je longeais le petit chemin en terre afin de trouver un tronc pour m'adosser, y trouver l'Inspiration avec un grand I., celle qui vous vient lorsque c'est votre dernier recours, et que nulle personne au monde ne pourrait troubler, même le vent ascendant du Nord. Je le trouvais enfin, petit saule au branches dénudés de toutes feuilles, entouré de connifères qui, j'espère, ne l'empêcheraient pas de pousser en été, et d'étendre ses longs membres là où le destin l'a décidé. Je l'installais, apposant mon dos endolori contre la surface plane et lisse de l'écorce, humant sa senteur douce, mélange de sève et de givre, brouillant l'odorat. Je fermais les paupières.

"Douce nuit, Sainte nuit,
Où l'astre des cieux luit,
Qui guide mon chemin,
Et trace mon destin."


J'écrivis les vers sur mon carnet. Il était vieux, usé, un petit carnet à spirale en cuir, relié par une lanière plus claire, le renfermant aux yeux du monde, mon jardin secret, là où tout ce qui sortait de ma tête prenait forme, où de petits vers devenaient grands poèmes dans mon cœur. Les mots s'envolaient dans mon esprit, s'écrivaient d'eux même sur la page vierge. Six pieds, mes préférés. Alors que je réfléchissais à une signification qu'ils pourraient porter dans un poème, j'entendis une voix féminine chantant un air que les oiseaux reprenaient, comme s'ils le connaissaient, qu'ils se taisaient pour l'écouter, et reprenaient en cœur ses dires. Je levais le regard, fermait d'instinct mon carnet et observais tout autour de moi.

Je ne la vit pas tout de suite. Au début je perçus seulement la fin de son chant, qui s'évaporait dans l'air, attendant la suite du couplet. Puis un morceau de tissu déborda d'un arbre, non loin de moi. Je dévisageais la jeune fille qui venait de sortir de sa cache. Que faisait elle ici par un froid pareil ? Elle se promenait bien sur, pourquoi me posais je cette question. Mais alors pourquoi sa vue provoqua en moi un changement qui n'aurait pas dû être ? Elle m'adressa un sourire et me salua d'une voix timide, presque éteinte, et que l'on aurait pu distinguer si le silence ne s'était pas fait entre nous. C'était une jeune fille, pas beaucoup plus âgée que moi, le même âge peut être. Elle avait de grandes jambes élancés et un buste magnifique que n'importe quel Baroque rêverait de dessiner. Je lui souris à mon tour et lui répondit, en guise de salutation :

"-Enchanté Mademoiselle. Venez donc vous assoir à mes côtés."

Et oui j'étais comme ça, que voulez vous, je suis un Baudelaire. J'écris des poèmes et des livres, de la prose, et la liste de mon vocabulaire est vaste. Je lui fis une place près de moi, dans l'herbe recouverte de givre qui craquelait sous les doigts.

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Persée T.-M. Brown
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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Mer 2 Jan - 19:50

Il avait un carnet à la main. Mon coeur battait à tout rompre, à croire que je venais de courir un marathon. Mais quelle pouvait en être la raison ? Pourquoi je parle en vers ? C'est bizarre. Mon coeur s'emballe vraiment bizarrement. Je sais pas ce que c'est, il faudrait que je passe à l'infirmerie pour demander si c'est normal.Savoir ce que c'est aussi serait pas mal pour pouvoir faire en sorte que ça n'arrive plus. Je n'aime pas cette sensation. C'est étrange, mais aussi très agréable. Son carnet... Il pouvait être un Baudelaire, mais aussi un Molière. Ou même un Baroque qui s'intéressait aux petites toiles.

"-Enchanté Mademoiselle. Venez donc vous assoir à mes côtés."

Un Baudelaire donc. J'appréciais beaucoup les habitants de cette maison. Ils étaient délicats. Pas comme les brutes au vocabulaire primaire et aux propos grossiers et obscènes qui vivaient dans mon quartier. J'acceptai la proposition d'un "Oui, merci" un peu moins timide que ma salutation. Par habitude, je fis un rond de jambe avant de me poser délicatement sur l'herbe fraîche.

"-Comment vous appelez-vous ? "

Je lui retournai son vouvoiement. De là où j'étais, je pouvais apprécier le beau vert de ses yeux. Il était beau c'était vrai. Mais que se passait-il en moi pour que je me mette à pense à de telles choses ? Mon coeur dansait en ma poitrine. J'espérais que je ne rougissais pas de trop.C'est alors que je remarquai que je n'avais pas bondi en remarquant sa présence. Depuis que j'avais croisé son regard, je ne comprenais plus mes réactions. Je n'aimais pas ça. Mais ce n'était pas le sujet qui me préoccupait pour le moment. Alors que je caressais doucement l'herbe gelée qui m'entourait, un flocon de neige gelé vint se poser sur mon nez. Au contact de ma peau, il vola en éclats, et je finis par remarquer que d'autres se posaient un peu partout dans les bois, recouvrant les arbres dénudés du froid de l'hiver d'un fin manteau blanc.

"-Je crois que la neige a décidé de nous offrir sa présence."

Je me mettais à la hauteur de son vocabulaire qui devait être riche en mots divers et variés. Je baissais les yeux sur mes converses. Elles n'étaient pas vraiment les chaussures qu'on apparentait aux Cygnes. Elles faisaient de grands pieds, et ressemblaient autant à des chaussons de danse que l'été à l'hiver. Mais je les aimais et les trouvais confortable. Et surtout, contrairement à d'autres chaussures de même gamme, elles étaient durables. A partir du moment où notre croissance commençait à s'arrêter, nous pouvions les mettre pendant presque un an. Je souris à mon interlocuteur. Mon coeur s'était calmé. Maintenant, je venais simplement de répéter trois fois le même ballet à un rythme alarmant.

"-Vous êtes un Baudelaire, n'est-ce pas ?"

Je connaissais déjà la réponse, mai je voulais juste m'en assurer. Quoiqu'une voix en moi dit plutôt que je veux à nouveau entendre le timbre de sa voix. Cette voix se tut presque immédiatement lorsque je pensais un tas de grossièretés qui n'étaient pourtant pas habituelles chez moi.

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Valentin Hemson
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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Mer 2 Jan - 20:28

La jeune fille vint s'assoir à mes côtés, elle caressa doucement l'herbe gelée. Je la contemplais toujours, en proie à une sorte de malaise du regard. Je ne pouvais détacher mes yeux d'une telle beauté. Princesse des Neiges dans cette forêt enchantée. Elle ouvrit la bouche et me demanda mon nom. Sa voix se faisait plus forte, plus assurante. Douce mélodie qui s'échappe pour charmer mes oreilles. Nos regards se croisèrent, et je me perdit dans la beauté de ses yeux. On dit que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Je crois avoir trouvé une fenêtre impénétrable à l'iris flamboyant. Quelques premiers flocons dégringolèrent du ciel en un cascade blanche pour venir s'accrocher sur les cheveux de mon interlocutrice et partout où ils le pourraient. Renversant ma tête contre le tronc, je la regardait tomber, neige si pure que les péchés des hommes ne peuvent salir. Elle tombait avec irrégularité, de çà, de là, comme si elle ne savait pas tellement où elle mettait les pieds. Non sure de ce qu'elle devait faire, mais qu'elle faisait quand même.

"-Je crois que la neige a décidé de nous offrir sa présence."

Elle avait une belle voix, qui pénétrait en moi, me perçant le cœur comme pour y laisser sa trace. J'avais déjà vécu ce genre de chose, simplement, je ne me souvenais pas quand, et en présence de quelle personne. Le lieu m'importait peu, mais l'interlocuteur m'échappait. Cessant d'y réfléchir, je regardais le vent faire tourbillonner les volutes de neige. Flocons minuscules aux branches multiples, invisibles de loin, petit point blanc qui devient beau dessin détaillé au creux de ma paume.

"-Vous êtes un Baudelaire, n'est-ce pas ?"

Mais ma parole, cette fille adore parler. J'esquissais un léger sourire. Oui, Baudelaire, et vous, Cygne. J'ai bien vu le rond de jambe que vous avez fait pour venir près de moi, la grâce avec laquelle vous avancez, seuls les Cygnes ont cette grâce. Mon esprit s'envolait, mes paroles cherchaient les mots justes. Je pensais à cet hiver, à cette fille, à ce que sa venue provoquait sur moi. Mais j'avais beau retourner la question dans tous les sens, je ne pouvais élucider, ni expliquer rationnellement ce qu'elle produisait sur moi, l'effet qu'elle me faisait était nouveau, différent, bizarre, mais je voulais connaitre cet effet, le dompter, l'apprivoiser comme on apprivoise un animal sauvage.

Je m'appelle, Valentin, et je suis effectivement un Baudelaire. Cygne ?"

Dis je en me jetant à l'eau. Je savais qu'elle en était une, mais je voulais en être sur, l'entendre de sa propre voix. Je regardais mes chaussures, vieilles victorias bleu marine, troué en dessous, et où la neige pénétrait comme dans une salle ouverte. Vieilles, pourtant je ne pouvais me résoudre à les jeter, elles étaient telles des reliques pour moi. En fait je m'y sentais tellement bien, que je me serais senti désemparé sans. Par contre j'étais fier de mon jean, tout neuf, il ne m'appartenait pas encore totalement, il ne s'était pas imprégné de mon odeur, n'avait pas été usé sur les genoux, là où ils deviennent le plus vite blanc. Je portais un tee shirt noir et une veste à capuche bleu marine, assorties à mes chaussures. Cette pensée me rappela ma soeur, elle m'a bien éduqué côté fringues. Maintenant j'accorde toujours les couleurs entre elle, c'est grâce à une seule personne, et elle peut s'en attribuer tous les mérites et toutes les gloires.

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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Jeu 3 Jan - 10:02

Il ne répondit pas de suite à mes questions. Sa voix était rare, ce qui en faisait un véritable met pour les oreilles. Les seules fois où il m'avait adressé la parole, un nuage de fourmi avait parcouru mon coeur et ma poitrine. Nous plongeâmes notre regard dans celui de l'autre, et le sien me donna envie de danser. Danser au milieu de tous les flocons de neige. Danser, pieds nus dans le froid de l'hiver. Danser sans se soucier des autres. Danser comme les enfants. Danser. C'était un mot qui revenait souvent dans ma bouche. En tout cas, ce que j'avais imaginé était très cliché. Je ne le fis peut-être pas, mais je me mis à sourire. Un sourire pour de vrai comme disaient les enfants. Un sourire parce que j'étais contente d'être là. Un sourire peut-être parce que j'étais en train d'apprendre qu'il y avait mieux que les gestes et les mots pour communiquer. Il y avait... Le silence. Il était l'arme absolue de chacun. Le silence se traduit uniquement par des regards. Pour foudroyer quelqu'un du regard, il n'y avait pas besoin de parler. Mais ça faisait aussi mal que si on vous insultait et parfois qu'on vous demande de mourir. Après, ça varie selon la personne qui est foudroyée et celle qui foudroie. Les oiseaux s'étaient tus. La seule musique qui restait était celle du vent. Le vent qui filait entre les arbres nus, qui faisait virevolter les flocons, les faisant se poser dans mes cheveux et qui disparaissait, laissant place à un autre souffle, qui prenait un chemin différent. Tout ça en un sifflement discret et grave. Je regardais un peu le paysage, et me dis qu'il était digne d'un conte. Je fermais les yeux un instant et les rouvris. Je me croyais dans un rêve. Presque. Je ne connaissais presque pas ce garçon qui m'avait l'air si discret. Il finit par rompre le silence en plaçant un léger :

"-Je m'appelle Valentin, et je suis effectivement un Baudelaire. Cygne ?
-En effet. Nos maisons se ressemblent. La poésie est la danse des mots et la danse est la poésie du geste. Tout ce qui est beau est de la poésie."

Je en savais pas d'où je sortais ces mots. Ce n'était pas comme ça que je parlais habituellement. En tout cas, quelque part, je savais que j'avais raison. Après la danse, j'aimais beaucoup lire. Lire et dessiner, même si mes dessins étaient loin d'être à la hauteur de ceux des Baroques. En réalité, je ne m'étais jamais vraiment intéressée au dessin jusqu'à ce que j'en voie un, fait par n élève de cette maison. Il était simplement magnifique, et avait touché mon coeur au plus profond de mon être comme l'aurait fait un poème. Alors j'ai essayé de le reproduire, et avec sa magie. Ce n'était pas très réussi. Le niveau de l'artiste n'était pas à ma portée. Alors j'en ai pris d'autres, j'ai fait la connaissance de Google Images et je me suis peu à peu améliorée Quant aux livres, dès que j'avais su lire, ma mère m'avait transmit sa passion. Des livres simples d'abord, mais ils 'ennuyaient. Les contes que je lui demandais étaient toujours les plus longs, et je n'aimais pas tant les images. Le premier livre qui avait connu mes larmes était l'histoire d'un ballet : Le Lac des Cygnes. Bien évidemment, je n'avais pas compris toute la profondeur, mais je m'étais mise à la place de chacun des personnages et avait ressenti leur souffrance. Je savais que si je devais le danser un jour, c'était ce qui devait le plus apparaître. Et en grandissant, j'avais appris à aimer le Cygne Noir. Elle était au coeur d'une manipulation de son père et avait été crée à l'image d'une autre jeune fille. Quoi qu'il se passât, elle n'aurait jamais pu être elle-même et faire ce dont elle avait envie. Même si le sorcier venait à mourir, elle resterait le jouet des manipulations de son défunt paternel.

"-La neige est une pluie d'étoile que même le sang ne parvient pas à tâcher. Êtes-vous d'accord ? "

Même si elle était toujours plus assurée que ma salutation, ma voix était toujours timide. Je ne restais dans un état de timidité, habituellement, que quelques secondes. Ca durait depuis plusieurs minutes maintenant, et je ne comprenais pas ma réaction. Qu'est-ce que ça pourrait bien être ? Aurais-je attrapé une quelconque maladie ? Si c'était les cas, je vivrais ma vie à fond, sans me soucier des médecins, et cela jusqu'à ma mort, car c'était ça qu'il fallait faire. Même. Il faudrait vivre sa vie à fond même si notre corps est sain, parce que s'il y a bien une chose de fixe dans l'avenir, c'est la mort. Elle viendra, tôt ou tard, pour différentes raisons... Mais elle viendra.

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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Jeu 3 Jan - 16:53

Les pensée qui s'entrechoquaient, des souvenirs ressurgissant peuplaient ma mémoire dans ses heures noires, alors que mon interlocutrice elle aussi, devait réfléchir à d'autres choses. Mais à quoi ? A la neige, à la danse, son attribut si l'on puit dire. Sa passion, son cœur, sa vie ? Ou à des parents qui lui manquent, au contraire des miens qui ne méritent que le mépris de l'autre et la froideur d'un cœur de pierre. Elle sourit, démontrant une rangée de belles dents blanches parfaitement alignés, qui seraient digne de la meilleure pub de dentifrice. Je me taisais, préférant le silence à la parole, alors que tant de questions sur cette inconnue se posaient dans mon esprit comme les flocons de neige sur la terre dénudée. Je sentais ma main frémir, comme si elle aurait voulu se poser, tenir, réchauffer, une autre main. J'écartais cette pensée de mon esprit, comme pouvais je arriver à ce genre de conclusion ? Je me trompais surement, non, je suis sur que j'étais dans le faux, l'impasse.

"-En effet. Nos maisons se ressemblent. La poésie est la danse des mots et la danse est la poésie du geste. Tout ce qui est beau est de la poésie."

J'aimais cette voix, j'aimais sa façon de penser et de parler, pourtant c'est tout ce que je connaissais d'elle, un raisonnement qui sort de l'ordinaire, du réel, du concret et du rationnel, de tout ce qui est possible et vivant. J'étais d'accords avec cette phrase, la poésie est la danse du mot et la danse est la poésie du geste, cela pouvait signifier tellement de chose, toute chose pure, la délicatesse même. A cette phrase j'ajouterais que l'art est la joie de la vie, car si personne ne danse, ne lit, n'écrit, n'écoute ou produit de la musique, alors nulle joie ne s'émane de cette personne. Je pensais à mon père. Homme sans pitié dont le seul "hobbie" est l'alcool, et dont la seul raison de vivre vit dans une bouteille de vodka. Un homme qui n'a connu comme seul bonheur une femme qu'il a préféré quitter, dont les enfants, trois pour être plus exact, ne lui sont que répugnance et dégout. Un homme qui ne connait que la bêtise, qui hait la musique autant que le propre fruit de ses entrailles, un homme qui ne sait peut être ni lire ni écrire, sauf les étiquettes de bière, un homme qui tibute à chaque pas, alors danser il ne faut pas y penser. Cet homme doit avoir une vie bien dure pour oser être tel qu'il est. Je pris mon carnet et griffonais cette idée, histoire de la poser lors d'une interrogation, au milieu de la question que penser vous de la poésie par rapport à la danse ou encore autre. J'arriverai bien à la mettre; Je souris et murmurait un merci à peine audible que la brise emporta comme son seul secret, que je lui livre, sur de son silence.

"-La neige est une pluie d'étoile que même le sang ne parvient pas à tâcher. Êtes-vous d'accord ? "

Jolie phrase, bien que le sens puisse échapper à des esprit simples. Sang, l'étoile étant en fait une météorite en fusion, sa couleur est la même que celle du feu, dont le sang se rapproche fort. Pour moi ce serait plutôt, la neige symbolise la pureté, que nulle imperfection ne peut atteindre. Mais bon, tant que sa phrase lui fait plaisir, ne le lui ôtons point de peur de recevoir la foudre divine qu'on les femmes lorsque les hommes les contredisent. Néanmoins, je ne connaissais toujours pas le nom de la jeune fille, et cette chose m'échappait, tant et si bien que je savais que je ne pourrais mettre la main sur le prénom que j'avais pourtant sur le bout de la langue, j'en étais sur, il viendrait, mais ce serait alors trop tard car la colombe blanche aurait rejoint son nid de plumes. Cette jeune inconnue au visage de porcelaine parlait beaucoup, pourtant, dans sont timbre de voix, on percevait les gouttes de la timidité. Seuls les Molière arrivaient à vaincre cette timidité, sur les planches, devant nous, ils n'étaient plus eux, ils incarnaient un Sganarelle dans le Médecin Malgré Lui, un Jean Valjean dans les Misérables, et jamais le son de leur voix ne vibraient, sauf s'ils jouaient un malade ou une vieille femme à la voix chevrotante. Cette timidité qui se terre au fin fond de nous, n'attendant que le moment propice pour se montrer.

"-Vous pouvez me tutoyez."

A quoi cela servirait de me vouvoyer si elle ne m'appelle que par mon prénom. Autant me donner du Monsieur Hemson si l'on pousse la vérité jusqu'à ses extrémités.

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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Jeu 3 Jan - 18:27

"-Vous pouvez me tutoyez."
-Toi aussi. Oh, au fait, il me semble que tu ne connais pas mon nom. Je suis Ambroisia Trendle."

Quelque fois, j'ajoutais mon deuxième prénom parce que je le trouvais... Classe. Oui il l'était. Presque aussi rare que le premier. Il n'empêche qu'il devait y avoir plus de Cristal que d'Ambroisia. Tout ce que je savais c'était que mes deux prénoms avaient été choisis par mon père, ma mère n'accordant pas beaucoup d'importance à ce genre de choses. La signification et la raison de ce prénom étaient parties avec lui. Non pas que je m'en désolé, après tout, je n'ai presque pas connu mon père, et je n'en ai absolument aucun souvenir, mais j'aurais bien voulu savoir ce qu'il voulait dire.

Mes pensées revinrent se poser sur la danse. Certains professeurs me rabâchaient que je me concentrais pour faire ressortir la haine et la colère, délaissant l'amour. Comme ils me répétaient souvent "Pour devenir cette grande danseuse que tu pourrais être dans l'avenir, il faut que tu maîtrises chacun de ses sentiments."
Oui, mais excusez moi, chers professeurs, je ne sais pas ce que fait l'Amour. C'est une chose qui me paraît... Superficielle. Je e vais pas le chercher. Je sais qu'il me viendra sûrement naturellement. Je ne sais pas le montrer. De toute façon, je ne comprends pas les héroïnes des ballets. Elles sont souvent naïves. Ou du moins dans les ballets les plus célèbres. Elles n’attendent que leur Prince Charmant. Je trouve que l'Amour est un sentiment creux. La haine, la rancune, la colère sont des sentiments bien plus forts. Il y a à chaque fois une raison, et souvent bien plus émouvante que l'Amour lorsqu'on la comprend. C'est pour ça que j'aimais le Cygne Noir. Et puis il y avait une force chez elle que je ne retrouvais pas chez Odette. Je ne comprenais pas Juliette non plus. Pourquoi ne pas s'enfuir de chez elle avec Roméo plutôt que de lui faire croire qu'elle est morte ? Je n’aimais pas tellement ces personnages. De toute façon, je n'ai jamais vraiment jamais aimé les gentils. Les méchants sont toujours plus classes. Et les garçon ténébreux et mystérieux au camp changeant. Les garçons dont nombre de filles étaient folles. Ce n'était pas mon cas. Je les préférai simplement au gentil garçon de base, au héros. Et ouais, je suis bizarre. Et je vous embête. Un moment de silence passa. Chacun devait être plongé dans ses pensées. J'avais envie de relancer la conversation, cette fois pour en apprendre plus sur le garçon en face de moi.

"-J'ai 16 ans, et toi ?"

C'était un truc simple et basique. Que n'importe qui pouvait sortir en n'importe quelles circonstances. Je me sentais plus à l'aise maintenant que je le tutoyais. Bah oui, il m'a pas l'air d'être un adulte, je ne vois pas pourquoi je devrais lui parler comme s'il était de dix ans mon aîné.

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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Dim 6 Jan - 12:43

Elle répondit du tac au tac :

"-Toi aussi. Oh, au fait, il me semble que tu ne connais pas mon nom. Je suis Ambroisia Trendle."

Effectivement, jusqu'à maintenant elle était l'inconnue, la jeune fille ou la demoiselle, mais pas Ambroisia. Je ne connaissais aucune jeune fille qui portait ce nom. Je ne sais pas pourquoi mais il me faisait penser à Fantasia ou Framboise. Mh les framboises, oui je sais je peux paraitre bizarre d'insinuer qu'un prénom ressemble à un fruit mais que voulez vous, je suis gourmand. J'adore les framboises, elles sont sucrés, quelque peu acides sur la langue et leur jus est délicieusement doux. Le silence se fit pendant quelques minutes. Un moment, un vide, qui me permit de remettre mes idées en place. J'étais arrivé là pour trouver la solitude, une voix c'était fait entendre, envoutante, chantante. Je lui avais dit de venir à mes côtés alors que je désirais être seul, mais pourquoi j'avais fait ça. C'est complètement délirant, incohérent. Je ne me compris même pas moi même. Il était certain qu'elle m'avait fait un truc. Mais quoi je ne saurais le dire. Maintenant elle se taisait et fixait l'horizon comme si son regard flouté allait déceler ce qui se cachait derrière les grandes pins aux épines qui piquent. Ce fut Ambroisia qui brisa le calme forestier qui nous entourait.

"-J'ai 16 ans, et toi ?"

A vrai dire, l'âge m'importe peu. Tout est une question de maturité. Je la regardais, cela se voyait sur son visage. Elle n'avait pas le visage enfantin d'une fille de quatorze quinze ans mais n'avait pas celui concentré et fixe parfois blagueur de ceux de dix sept dix huit ans, elle était donc au milieu des deux, ni trop jeune pour comprendre quoique ce soit à la vie, ni assez vieille pour passer son bac, elle avait la meilleure année de sa vie qui allait se dérouler, la même que la mienne. Je voudrais que mes seize ans continuent et se répètent, je n'ai pas envie de vieillir, d'avoir dix huit ans, des responsabilités des obligations, je veux rester jeune et insouciant, sans aucun problème. Mais la vie est la vie, elle ne serait pas la même si on bloquait notre croissance à seize ans, et elle vaut la peine d'être vécue, puis il faut savoir changer de cap, gagner en maturité et en sagesse, tout mon contraire.

"-La même.

J'esquissais un demi sourire, bah oui, ce n'est pas parce que nous sommes des Baudelaire que nous parlons toujours avec un langage soutenu digne de Louis XVI. Nous sommes avant tout des adolescents fréquentant d'autres personnes de notre âge, nous parlons comme eux, il n'y a rien de plus normal et de plus naturel. Parfois nos amis s'amusent un petit coup, ils tentent de parler avec une voix distinguée et hautaine. C'est dans ces moments que je suis tordu de rire parce que seuls les Molière le font bien. Non mais quelqu'un à quand même un jour réussi à imiter ma voix, vous imaginez les conneries qu'il peut faire en se faisant passer pour moi maintenant ? Je sais qu'il ne le fera pas sous peine de représailles mais sérieusement, moi je ne me gênerai pas un instant pour inventer un bon nombre de débilités à son nom. C'est signé Valentin ça, tout le monde le sait que je suis le professionnel dans ce genre de chose. C'est limite si les autres ne viennent pas me demander ce qu'ils pourraient faire comme bêtises pour impressionner leur petite amie, pour se faire coller suite à un pari... Je devrais les faire payer pour ça. J'ouvrirai un commerce de vendeur de conneries, je pense que ça marcherait du feu de dieu chez les jeunes chenapans. Bon d'accords parfois j'ai un vocabulaire digne des vieilles personnes en maison de retraite mais bon, c'est un héritage que nous avons que la parole, il faut l'entretenir sinon elle meurt, c'est comme une rose qui fâne au court du temps.

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MessageSujet: Re: La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)   Mar 8 Jan - 19:37

"-La même."
Je souris, et il en fit de même. Il restait un ado de seize ans avant tout. Comme moi. Certes j'étais très stéréotypée comme danseuse (enfin, ça dépend de quoi on parle), mais je n'étais pas vraiment la fille à maman/papa. Je m'adossai contre l'arbre derrière moi, un chêne aux branches puissantes et majestueuses. Il devait être magnifique une fois ses bras habillés du vert feuillage printanier ou estival.
"-Tu as des frères et soeurs ? "
Moi je n'en avais aucune idée. Ma mère n'avait jamais eu d'autres enfants que moi, mais mon père... Je ne savais pas, et il n'existait pas beaucoup de moyens de l'apprendre. Je levais les yeux au ciel, comme pour tenter d'apercevoir un signe de mon géniteur, mais je ne vis qu'un corbeau, intrus, déplacé, tâche noire dans ce paysage blanc. Je pris un peu de neige dans mes mains, en fit une boule et la lançait sur l'oiseau. Je le manquai, et j'en fus contente. Ce n'était qu'une fois la boule de neige en vol que je m'étais rendue compte que je pouvais le blesser. Le corbeau croassa ce qui, en son langage, devait être une insulte, mais je fis comme si de rien était. La petite brise forcit et les beaux flocons, diamants taillés, se transformèrent en amas de minuscules glaçons, se désagrégeant au gré du vent. Malgré tout, ça restait magique. L'ambiance des fêtes de Noël peut-être. J'avais toujours aimé l'hiver pour la neige et les fêtes de fin d'année. Je trouvais ça magnifique quand le grand manteau blanc de l'hiver étreignait le panorama, et que dans chaque maison, une étincelle de joie et d'espoir brillait, accrochée à la guirlande du sapin. La beauté froide et glacée du paysage avait tout de même quelque chose de mystérieux. Quelque chose que je n'arrivais pas à comprendre. Je souris de mes pensées. A cause de la neige, je distinguais Valentin comme sur un télé mal réglée. Je me levais donc pour m'asseoir à côté de lui, alors que j'étais en face tout à l'heure. Je lui souris. Mon coeur reprit alors ses battements fous et désordonnés lorsque je me rapprocha du garçon. A croire que c'était sa présence qui me faisait ça. J'entendis comme une voix dans ma tête qui avait l'air désespérée que je ne comprenne rien. Dis, quand tu comprendras ce qu'il se passe, tu me feras signe ? C'est mieux avant ta mort tu sais...Je ne l'avais entendu que quelques fois. Mais je ne m'en souvenais généralement pas. Cette voix... Elle ressemblait à celle de la soeur d'Elijah, mon voisin, qui avait le même âge que moi. Comme son frère, c'était une assez bonne fréquentation, mais elle désespérait souvent en me voyant. Soi disant que je ne comprenais rien. Tout ce qui se rapportait à l'amour et au romantisme. Je m'étais toujours mieux entendue avec son aîné qu'avec elle. Mon côté garçon peut-être. Je repliai mes genoux contre ma poitrine, le regard perdu dans le vague. J'attendais que ce soit Valentin qui brise le silence cette fois.

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La musique apaise les moeurs, et la chanson favorise les rencontre (Valentin Hemson)

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