Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Le Poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ♦ Laure Sadovski & Lilieth

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MessageSujet: Le Poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ♦ Laure Sadovski & Lilieth   Mer 23 Nov - 14:52

LE POÈTE EST SEMBLABLE AU PRINCE DES NUÉES QUI HANTE LA TEMPÊTE ET SE RIT DE L'ARCHER

Blasphème. Mensonge. Les flocons éparses qui s'envolent, touchent les nuages, tempête machiavélique qui se moque de nous. Oh ! Pourquoi ce grand froid ? Ce grande vide ! S’immisce dans mon coeur, jusqu’à mes entrailles, là-bas cette lumière qui ne m'éclaire plus, car tu m'as quittée. Pourquoi ! N'étais-je pas assez bien pour toi, pas assez importante pour que tu restes ? Je n'ai jamais pleuré, je ne t'ai jamais pleuré, mes yeux sont restés secs si longtemps, j'ai gardé mes pleurs au fond de mon être, et jamais je ne les en ai sortis. Mon coeur est restée vide, une abysse aride, remplit de glace. Glace qui ne fond pas, qui ne fondra jamais, car jamais je n'ai pleuré, moi qui chaque soir te supplie de revenir, toi que je hais tant, que j'aime tant. Pourquoi es-tu donc partie ? Cette douleur, implose en moi, combien de temps encore pourrais-je la contenir ? Jusqu'à quand mes larmes resteront figé au fin fond de mon coeur ? Serais-je avec toi ? Hein, serais-je avec toi ? Pourquoi la vie a été si cruelle, pourquoi as-tu été si cruelle pour me quitter ? Est-ce ma faute à moi, moi qui n'ai rien fait pour que tu reste, moi qui n'a pas versé une seule de mes larme ? Est-ce ma faute .. ? Je te hais !

Le vent se lève. Les bourrasques soulèvent les pans de ta jupes, s'emmêles dans tes cheveux fins, noués en deux petites couettes. Pourtant, tu marches toujours aussi lentement, serrant ton blouson gris tout contre toi. Ton écharpe bleu foncée s'envole dans les airs, dansant tout autour de toi. Tes bottines martèles le sol en un rythme régulier. Tu frissonnes, le froid t'envahit. Tu commences à accélérer. Bientôt tu cours aussi vite que tu le peux. Quelques larmes s'échappent des tes yeux, causées par le froid. Les arbres déformés, filent en même temps que tes pas, leur couleur sombre se démarquent sur le ciel agonisant en un florilège pourpre. Les ténèbres emporte le jour en une grande flaque de sang. Et toi, tu cours toujours, gelée par le froid. Tu es partie en début d'après midi dessiner les arbres dénudés, peindre leurs longs doigtes sinueux. Et tu n'as pas vu le temps passer, le soleil a commencé à se coucher, et enfin tu t'es décidé à rentrer. Mais maintenant, ce n'est plus le vent qui souffle, juste une mini tempête qui te gèle jusqu'aux os. Bien entendu, à la météo, ils l'avaient pas dis qu'il y aurait autant de vent. Tu te mets à penser que ces gens sont vraiment des incapables.. Mais si t'avais regardé la météo au moins ? Ce n'est pas ta faute petite poupée, ce n'est pas ta faute. Tellement de choses..

Tu aperçois au loin le sommet du bâtiment central. Tu vas enfin pouvoir te mettre à l'abris.. Tu accélères, tu sais que bientôt tu rentrera dans l'école. Mais le vent continue de souffler. De plus en plus fort. Tu commences à avoir mal aux jambes. Tu est essoufflée. Inspiration. Expiration. Ta respiration devient saccadée. Expiration. Inspiration. Les larmes sur tes joues, coulent de plus belle. Quand soudain tu trébuches sur une pierre. Tu t'étales de tout ton long sur le sol dur, poussiéreux. La douleur explose dans ton poignet, ton bras, puis ton épaule. Elle se propage telle un parasite tout le long de ton flanc gauche, termine sa route dans ta hanche. Les larmes se mettent à perler de tes yeux, un petit cris sort de tes lèvres fendues. Tu te relèves péniblement, t'aidant de ta main droite. Une fois debout tu ramasses le contenu de ton sac qui s'est éparpillé à terre. Tu saisis en premier ton carnet de croquis. Ouf ! Plus de peur que de mal. Tu amasses vivement le reste de tes affaires, ranges le tout dans ton sac. Tu examines l’ampleur des dégâts. Ton poignet te fait horriblement mal, pourtant tu peux le bouger il n'enfle pas.Juste un simple traumatisme. Par contre, il y a de fortes chance qu'un gros bleu s'épanouisse sur ta hanche. Tu grimace en passant la main dessus. Tu mets ton sac sur ton épaule, enlèves tant bien que mal la poussière de tes vêtements et arranges tes petites couettes à présent de travers. Le vent s'est calmé, tu essuies le sang qui coule de ta lèvre inférieur et continue ta route.

Tu passes devant l'écurie. Tu t'arrêtes devant le bâtiment. Tu aimes bien les chevaux, il y en avait là où tu habitais. Des troupeaux de chevaux sauvages, tu les regardais au printemps, derrière ta petite fenêtre ronde. Un jour, maman avait dit qu'elle t’emmènerai les voir.. Malheureusement, elle n'aura jamais eu le temps de tenir sa promesse. Encore une chose qu'elle n'a pas fait, te dis-tu. Tu regardes les grandes bêtes de loin. Ils sont magnifiques, il y en a des bruns, des blanc, des noirs, des tachetés.. Tu ne t'approches pas, tu n'as pas envie de les déranger. Tu sors habilement ton carnet ainsi qu'un crayon de papier et une gomme, et tu commences à les dessiner.. Histoire de terminer cette journée par quelque chose qui t'emplit de joie.


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MessageSujet: Re: Le Poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ♦ Laure Sadovski & Lilieth   Mer 7 Déc - 19:40



« You tell me that you love me then you go and leave me.. I'm love sick. »


Hier. Aujourd'hui. Demain. Et ça fait toujours aussi mal. Te regarder dans les yeux. Et voir cette lumière cruelle. Alors que la mienne s'allume amoureuse... Je ne te déteste pas. Je t'aime. Oui. Mais ça me fait mal. Et savoir que toute cette mise en scène est fausse, ça me fait souffrir.. Et toi tu ris.. J'aime bien quand tu souris. Mais cette fois, c'est fini.

1, 2, 3, 4, 5, 6,... 50. Environ 50 planches de bois au plafond. Allongée sur le lit, Laure contemplait d'un oeil distrait le dortoir des Beethoven. Une jeune fille brune feuilletait un magazine. Elle semblait très absorbée et tournait les pages avec frénésie. De ce qu'à pu lire la jeune russe, elle avait entre les mains le dernier Mensuel des Jeunes Musiciens. Laure tourna la tête. Il n'y avait personne d'autres dans l'immense salle. Tous était dehors, porfitant du "beau temps". Il fallait qu'elle bouge. Elle se leva péniblement, s'habilla et mit des bottes cavalières. Elle savait déjà où elle allait. Des gants en cuirs noirs étaient entreposés sur la table, sur un piedéstale. Elle s'en empara, les enfila en dévalant les escaliers, ses longs cheveux blonds ondulés voletant derrière elle.

Les salles du château défilant derrière elle, elle atteignit vite fait le parc où quelques activités y étaient proposées. Laure regarda vite fait sa montre. Le bâtiment devrait être encore ouvert. Dévalant les pentes douces, le vent fouettait son visage, un vent aussi glacé que sa peau aux reflets blafards. Le soleil n'allait pas tarder à virer au rouge, recrachant les rayons colorés sur le ciel encore blanc et pure. Le rouge se transformera bien vite en noir d'encre, et les étoiles parsemeront le ciel, et la lune, toujours aussi belle, dirigera le temps de la nuit. Et le drap nocturne se soulèvera le matin venu.. Et le cycle recommencera. Encore. Et. Encore.

En lettre d'argent, sur un panneau de bois s'étendait les lettres suivantes :

ECURIE

Elle poussa le portail et jeta un coup d'oeil sur le près. Cette atmosphère chevaline la combait déjà, il ne manquait qu'une toute petite chose pour corriger l'imperfection. Son cheval Pégase. Elle ferma amèrement les yeux et repensa à la robe douce de ce pachyderme, ses yeux noires si profonds. Elle aurait tellement aimer le monter. Mais elle n'avait pas eu le courage de demander au directeur si elle pouvait emmener son cheval ici pour qu'il séjourne à Artistic Academy. De toute façon, de quel moyen parviendrait-il sinon ? Elle l'imaginait mal sur un bateau.. Très mal.

Finalement, la russe traversa la clairière aux lueurs orangées et arriva près des écuries. Là où les cheveaux dormaient. Elle ouvrit une des box , et regarda héler un grand cheval blanc. Il ressemblait terriblement à Pégase. Une longue robe blanche, des sabots noirs de jais et des jambes puissantes. Seul ses yeux trahissaient le terrible masque : Ils étaient vides. Ce n'était pas Pégase. Elle s'approcha quand même et entreprit de caresser la bête. Elle se laissa faire, tout d'abord timide, puis plus assurée. Le doux pelage de la bête ramenaient quelques pâles réminiscences jamais oubliées. Elle s'assit sur la paille couleur soleil. Des larmes tâchaient à présent le sol.

Le vent tombait. La paille se réchauffait. On était oppressé. Le tourbillon de la vie continuait. Parfois, elle avait tellement envie d'en finir. Ras le bol des sourires mensongers, de la fausse bonne humeur, des rires jaunes. Elle se lève. regarde encore une dernière fois ce pauvre cheval. Elle fait quelques pas sur la paille, sort du box. Le vent reprend, lui fouette le visage, rentre dans ses vêtements, refroidi ce corps déjà glacée de nature. Elle n'a pas froid. Habituée à la Sibérie. Elle lève la tête. Le pâle Soleil est caché derrière les nuages. Baisse la tête. Ferme les yeux. Les rouvre. Et continue sa marche.. vers la lumière.

Comment si peu de choses peuvent changer une personne ? Comment le temps peut-il passer entre nos doigts, nous filer et partir si loin. L'aurore couleur du temps s'éveille, un autre jour se lève, mon coeur se serre, et là, tout est clair : Je t'aime.


|| Daube \o/ ||


Dernière édition par Laure Sadovski le Mer 30 Mai - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ♦ Laure Sadovski & Lilieth   Dim 4 Mar - 11:03

|| Je réponds dès que je le peux, excuse. >< ||

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MessageSujet: Re: Le Poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ♦ Laure Sadovski & Lilieth   Dim 22 Juil - 19:49

|| Désolé d'avoir jamais répondu O_O je crois qu'il vaut mieux locker.

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MessageSujet: Re: Le Poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ♦ Laure Sadovski & Lilieth   

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