Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Stars are never sleeping (Mael ouaiche)

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Aldébaran de Beauséant
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MessageSujet: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Jeu 13 Juin - 22:39

Stars are never sleeping
Dead ones and the living


We live closer to the earth
Never to the heavens
The stars are never far away
Stars are out tonight


Finalement, peut-être qu'Aldébaran n'était pas fait pour la vie de professeur. C'était du moins ce qu'il commençait à penser depuis quelques semaines, alors qu'il était supposé être habitué à ce genre de choses depuis pas mal de temps - après tout, il était arrivé en janvier, soit six mois auparavant - et qu'il commençait à lâcher prise doucement. Les examens de fin d'année qu'il devait faire passer à certaines classes n'y étaient certainement pas pour rien, d'un côté. Et il avait pu remarquer un certain relâchement chez ses collègues également... Certes, les vacances approchaient, mais tout de même ? Il avait l'impression d'être le seul (ou l'un des seuls) à se détendre autant avant même que l'année ne soit terminée. Il n'avait pas pour habitude de traîner dans les bars pour se distraire, mais il le faisait actuellement, et en pleine semaine en plus de ça.

They watch us from behind their shades
Brigitte, Jack and Kate and Brad
From behind their tinted window stretch
Gleaming like blackened sunshine

Stars are never sleeping
Dead ones and the living


Bah, peut-être que ça lui faisait du bien, d'un certain point de vue. Il fallait bien qu'il laisse s'échapper la pression de temps à autres, et puis il était un adulte responsable, il pouvait bien se permettre ce genre de petites "folies". Il n'avait pas prévu de se mettre particulièrement mal, ce soir, et au pire des cas, le lendemain matin, l'aspirine serait son amie. Assis au bar, bière devant lui, il constatait que l'ambiance n'était finalement pas si pourrie que ça, malgré la quantité invraisemblable de fumée qui commençait à l'oppresser, et... La musique. Du Bowie. Si encore c'étaient ses vieux titres, Aldébaran aurait pu apprécier, mais il n'aimait pas vraiment ses dernières chansons.

Il décida de faire un petit tour dehors, après avoir terminé sa bière et avant de gerber ses tripes. Il ne supportait vraiment pas l'odeur trop prononcée de la cigarette.

Waiting for the first move
Satyrs and their child wives
Waiting for the last move
Soaking up our primitive world

Stars are never sleeping
Dead ones and the living


Une fois dehors, la musique semblait un peu plus sourde, et l'air un peu plus pur. Il put remarquer que la légère brise présente était très appréciable, comparé à la chaleur lourde qu'il avait fait pendant la journée, et en particulier dans la salle de danse, dont les pauvres petites fenêtres pouvaient difficilement faire courant d'air avec la porte, qui devait rester un minimum fermée pour ne pas déranger les autres cours du bâtiment. Décidément, la nuit était sa partie préférée de la journée.

Their jealousy's spilling down
The stars must stick together
We will never be rid of these stars
But I hope they live forever

And they know just what we do
That we toss and turn at night
They're waiting to make their moves
But the stars are out tonight


Aldébaran profitait de la faible intensité de lumière pour jour à faire jouer les ombres sur sa main, avant que la douleur qui avait commencé à se profiler dans son crâne s'envolait doucement maintenant qu'il pouvait reposer un peu ses sens. Le seul lampadaire présent dans la ruelle donnant sur le bar était à une bonne dizaine de mètres, et il s'était placé suffisamment loin des fenêtres du bar pour avoir une lumière plutôt intéressante. Son ombre sur le sol s'allongeait, et il s'amusait à imaginer quelle espèce de monstre pouvait avoir ce genre de forme. Le Dieu-spaghetti, peut-être. Il avait presque l'impression qu'il allait voir à tout moment une espèce de tueur masqué débarquer dans la ruelle. Rorschach peut-être ? Il avait lu trop de comics quand il était plus jeune.

Here they are upon the stairs
Sexless and unaroused
They are the stars, they're dying for you
But I hope they live forever

They burn you with their radiant smiles
Trap you with their beautiful eyes
They're broke and shamed or drunk or scared
But I hope they live forever


Tous ces éléments réunis, Aldébaran n'avait pas tout à fait envie de retourner dans le bar bruyant, plein de fumée de cigarette et de lumières éblouissantes. Dans tous les cas, il devait forcément y remettre les pieds, puisqu'il n'avait pas payé le barman... Et qu'est-ce qui l'empêchait de partir sans se faire remarquer, et sans payer son dû ? Peut-être son sens un peu trop élevé de la justice. Il aurait mauvaise conscience, et il détestait être malhonnête. Tout comme son petit frère. Petit frère, qui, s'il avait été à ses côtés ce soir, le forcerait à rentrer dans ce bar à nouveau et à payer sa consommation, avec un "gardez la monnaie" qui lui semblait tout à fait évident. Bah, il y retournerait... Plus tard. Quand il se serait bien habitué à l'extérieur.

Their jealousy's spilling down
The stars must stick together
We will never be rid of these stars
But I hope they live forever

And they know just what we do
That we toss and turn at night
They're waiting to make their moves on us
The stars are out tonight

The stars are out tonight
The stars are out tonight


Par chance, la chanson se terminait maintenant. Finalement, Aldébaran avait peut-être un petit peu envie de revenir à l'intérieur, juste pour savoir quelle chanson allait suivre. Il allait s'acheminer vers la porte, quand une ombre allongée se délimita sur le sol, derrière lui.

"There must be some kind of way outta here"
Said the Joker to the Thief


Tiens, du Hendrix.

___________
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Dernière édition par Aldébaran de Beauséant le Ven 14 Juin - 12:02, édité 1 fois
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Mael McCandless
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Ven 14 Juin - 10:54



    Prof de sport … parfois il se demandait ce qui lui avait pris de choisir de faire ce foutu métier … Mais après tout, quand on ne vagabonde pas, il faut s’établir, et pour s’établir il faut du blé. Et étant donné que la seule chose qu’il maîtrisait c’était son corps, il allait de soi que cette seule compétence puisse lui rapporter de l’argent. Mais pourquoi diable professeur ? Mael avait toujours été impulsif, violent, cru, et n’était pas un modèle de chasteté pour les jeunes. Eh bien, peut-être parce que dégoûté des Hommes, il ne voulait plus avoir affaire à eux, et que lors de ses années d’incarcération et de voyages, il lui était apparu que seuls les enfants et les jeunes avaient une once de lucidité. Seuls eux se souvenaient des choses réellement importantes dans ce monde, et ils étaient le salut de la société. Ils étaient son seul espoir pour la rendre meilleure. Alors notre jeune homme avait senti le besoin de s’en rapprocher. Il avait autant à apprendre d’eux qu’il avait à leur transmettre en tant que jeune adulte. Il faut dire qu’entre ces deux « tranches d’âge » la cloison était mince, et que Mael avait toujours un pied dans l’un et un pied dans l’autre.
     
    Quoi qu’il en fut, l’anglais était assis dehors, sur le rebord de sa fenêtre, les pied dans le vide, et fumait un cigarette en écoutant les rires des élèves dans les dortoirs voisins. Depuis que la semaine dernière il était sorti avec Sacha et avait passé la soirée avec Frida autour de la fontaine de la place de la ville, il n’avait pas osé ressortir. Ce n’était pas très sérieux ce genre d’escapades nocturnes. Mais il avait besoin de bouger, de découvrir, de rencontrer, besoin de se dépenser. Il tourna la tête vers l’intérieur de sa chambre, et la trouva aussi froide et austère que d’ordinaire. Il poussa un long soupir et cigarette bien coincée entre les lèvres, il se laisse tomber du troisième étage, se réceptionna sur l’épaule gauche, roula sur lui-même et se releva tranquillement 3 mètres plus loin. Le free-running, un pur bonheur. Il sourit d’aise, puis les mains dans les poches, il se dirigea vers le portail de l’Académie. Il fallait qu’il apprenne à vivre seul, et surtout sans dépendre de Sacha. Il était assez grand et fort pour sortir tout seul tout de même non ? Avec son badge de professeur il ouvrit le portillon, pris bien soin de le refermer derrière lui pour qu’aucun de ces gamins ne soit tenté de faire une escapade, et s’en alla vers le centre ville. La nuit était douce, sombre et calme. En longeant les maisons il entendait parfois des cris, des éclats de rire ou de la musique. Les gens, bien protégés entre leurs murs, vivaient leurs vies, comme tout le monde. Il arriva bientôt devant la fontaine de la dernière fois. Il s’assit sur son rebord, finit sa cigarette puis regarda autour de lui. Quelques couples et groupes parcouraient les lieux et s’évanouissaient dans une ruelle. Il se décida à suivre de loin l’un de ces groupes, et ses pas le menèrent jusque vers un bar, d’où s’échappait de la musique. Cette vision lui rappela son Angleterre. Là-bas, les pubs étaient toujours ouverts et constamment remplis de monde. Devant la façade de l’établissement, une silhouette seule se détachait de la lumière du réverbère. En s’approchant, Mael pu reconnaître la musique qui commençait, All along the Watchtower.  Décidément, c’était soirée souvenirs pour lui ! Il ne tarda pas non plus à reconnaître Aldébaran, un autre professeur de l’académie qu’il avait déjà aperçu dans leur salle commune. Mael se mit à chanter en s’approchant de l’homme.
     
    "There's too much confusion, 
    I can't get no relief. 
    Businessman they drink my wine, 
    Plowman dig my earth 
    None will level on the line, nobody offered his word, hey"

     
    Il avait fini ce couplet quand il se retrouva en face de lui. Il pria pour que celui-ci le reconnaisse. Puisque c’était de coutume dans le coin, il lui tendit la main en disant :
     

    Bonsoir, Mael, je ne sais pas si je te rappelle quelque chose. Ah et excuse moi si je parle pas très bien, mais j’ai encore du mal avec votre français.

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Aldébaran de Beauséant
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Ven 14 Juin - 14:08

Aldébaran, sans se retourner, tenta d'analyser l'ombre qui lui parvenait sur le sol, bien qu'il savait qu'il n'arriverait sûrement pas à reconnaître qui que ce soit sachant que la forme était beaucoup trop allongée. Une fois que tout un buste se profilait par terre devant lui, il se décida à jeter un coup d'oeil derrière son épaule. Il pouvait d'ores et déjà dire qu'il s'agissait d'un homme, jeune, avec une carrure peut-être pas très imposante mais plutôt vigoureuse. Dans la pénombre, il ne distinguait pas vraiment son visage.

"There's too much confusion,
I can't get no relief.
Businessman they drink my wine,
Plowman dig my earth
None will level on the line, nobody offered his word, hey"


Alors qu'il se serait attendu à entrendre la voix d'Hendrix sur ce passage, celle du jeune garçon la couvrit. Un anglais flawless. Il se retrouva finalement face à Aldébaran, à la fin du couplet, et les traits de son visage se faisaient plus précis. Au premier coup d'oeil, il avait la vingtaine, si ce n'était moins, il n'en était pas vraiment sûr. Certains adolescents faisaient en effet parfois beaucoup plus que leur âge, et pour cette raison, le roux ne se risquait pas à des évaluations trop poussées de ce point de vue. La dureté dans son regard, du moins de ce qu'il pouvait en distinguer, ne l'aidait pas vraiment à se faire un avis. Dans tous les cas, il ne savait pas si c'était les relents du bar quelques mètres plus loin ou si c'était vraiment lui, mais il pouvait sentir une légère odeur de cigarette, surtout d'ailleurs quand il lui tendit la main pour se présenter.

Mael. Mael. Mael. Aldébaran chercha dans sa mémoire, pour voir s'il connaissait un Mael susceptible de le tutoyer - dans tous les cas sûrement pas chez ses élèves, qui passaient leur temps à l'appeler "Monsieur de Beauséant" à son plus grand dam - et d'avoir un léger accent anglais, en assurant avoir du mal avec la langue française. Peut-être un ami de Mal', au pays de Galle ? Non, il n'en avait pas rencontré tant que ça, il s'en serait souvenu. Assurément, ça ne lui disait rien. A part peut-être ce professeur de sport, arrivé il y avait peu de temps, qu'il avait forcément dû croiser quelques fois, à force de courir partout ? Eventuellement. D'un côté, maintenant, ça le fixait sur son âge : il était bel et bien adulte. Jeune, mais adulte. Eh bien, enchanté, Mael. Il lui serra la main, sourire amical en coin.

"Le Français... Bien trop compliqué pour dire pas grand chose. Aldébaran. Tu dois être ce nouveau professeur dont on m'a parlé. "

"No reason to get excited",
The Thief he kindly spoke
"There are many here among us
Who feel that life is but a joke
But you and I, we've been through that
And this is not our fate
So let us not talk falsely now, the hour's getting late"


Il se rendit compte un peu tard que son enchaînement de phrases - si c'étaient vraiment des phrases, étant donné le manque évident de verbes entre les divers éléments - était sans queue ni tête, et que ça n'allait sûrement pas aider son interlocuteur à le comprendre, surtout s'il n'était pas français d'origine. D'un côté, on apprend souvent une langue dans ce genre de situations, mais il aurait quand même pu parler de façon un peu plus compréhensible... Bah, il n'allait pas changer pour si peu.

"Je te paye un verre ? J'allais rentrer - dans le bar, je veux dire. Si tu as le temps, bien sûr. Enfin, d'un côté, qu'est-ce que tu viendrais faire là à cette heure, si c'était pas pour traîner ? A moins que tu aies des affaires personnelles à régler. Dans une ruelle sombre. Seul. En plein milieu de la nuit. Auquel cas je ne veux pas savoir quelles sont tes affaires personnelles. "

Au moins, il n'avait pas perdu sa capacité à raconter un nombre invraisemblable de conneries à la minute. Aldébaran ne savait pas s'il devait se sentir rassuré ou désolé pour Mael qui allait peut-être devoir le supporter.

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Mael McCandless
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Ven 14 Juin - 20:48

L’autre professeur lui sourit et accepta sa main en la pressant dans la sienne, tout en rétorquant :

 Le Français… Bien trop compliqué pour  dire pas grand-chose. Aldébaran. Tu dois être ce nouveau professeur dont on m’a parlé. 

Les paroles de l’homme roux le firent d’abord froncer les sourcils : il n’avait pas compris grand-chose, hormis le prénom de l’Autre, et la mention d’un professeur, lui-même en l’occurrence. Mais rapidement, en serrant une dernière fois la main de son interlocuteur avant de la lâcher, il poussa un éclat de rire : on avait été chaleureux avec lui. On ne l’avait pas dévisagé, on ne l’avait pas rejeté, on le l’avait pas engueulé. Un inconnu lui avait serré la main, et lui avait souris. Un adulte qui plus est. Des gens honnêtes et bon il n’en avait croisé que durant son voyage aux Etats-Unis, mais c’étaient des gens totalement détachés de la société, qui vivaient reclus ou en communautés spartiates. Des gens de la Nature et des Dieux. C’est pour cela que Mael sourit. L’accueil que lui avait fait cet Aldébaran représentait pour lui des bras tendus, une invitation au voyage dans la vie, la vie avec les autres. Et c’était cette pensée qui emplissait le cœur de l’Anglais d’allégresse.
Derrière, en fond, la musique continuait, et son refrain entêtant intimait au corps du jeune homme de bouger, de danser, de suivre le rythme. Il se retenait, après tout il ne fallait paraître trop étrange pour une première vraie rencontre avec un homme plus ou mois respectable. Le bonheur de Mael que fit que s’amplifier lorsque l’homme lui proposa :

Je te paye un verre ? J’allais rentrer –dans le bar, je veux dire. Si tu as le temps, biensûr. Enfin , d’un côté, qu’est-ce que tu viendrais faire là à cette heure là, si c’était pas pour traïner ? A moins que tu aies des affaires personnelles à régler. Dans une ruelle sombre. Seul. En plein de la nuit. Auquel cas je ne veux pas savoir quelles sont tes affaires personnelles.

Cette fois-ci, bien que le discours eut été décousu, il comprit tout. Il était ravi. Le ton d’Aldébaran, chaleureux et maladroit, ainsi que son haleine quelque peu imbibée de bière arrachèrent un nouveau rire au professeur de sport. Il lui sourit et ce fut à son tour d’ajouter :

On m’a fait croire toute mon enfance que les français était grincheux et égoïstes, on m’a menti. Toi tu es gentil. Et ça serait un crime de laisser Hendrix chanter tout seul, c’est un mythe ce gars. On y va !

Il se tourna vers la porte, incitant l’autre à se tourner dans la même direction. Cependant il n’entra pas, après tout ça nétait pas lui qui avait lancé l’invitation, mais il reprit à tue-tête et cette fois sans retenue :

All along the watchtower
Princes kept the view
While all the women came and went
Barefoot servants, too.

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Aldébaran de Beauséant
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Jeu 20 Juin - 22:27

Un autre éclat de rire de la part de son interlocuteur, Mael, qui en avait déjà lancé un premier à la précédente réplique fracassante d'Aldébaran, notre rouquin préféré. A vrai dire, avec son cerveau un peu lent ce soir, il avait un peu de mal à comprendre si le jeune homme se moquait de son allure un peu émêchée, de son sens de l'humour un petit peu vaseux ou de sa façon de parler totalement saccadée et peu syntaxée. Ou peut-être qu'il n'avait absolument rien compris depuis de début de la conversation, auquel cas il ne serait pas trop avancé. De toutes façons, s'il ne savait rien de tout cela, c'était certainement parce qu'il n'avait même pas pris le temps d'y penser, et qu'il avait été un peu trop occupé à étudier comment son rire sonnait. Plutôt bien. Enjoué ? Eventuellement. Dans tous les cas, Mael formula une réponse aux interrogations qu'Aldébaran ne s'était même pas posées.

Des français grincheux et égoïstes... Bah, c'était le stéréotype de base, effectivement. Et puis d'un côté, chaque pays avait ses cas de grincheux et égoïstes. Ou alors toute l'humanité pouvait être grincheuse et égoïste, certaines par intermittence, d'autres de façon tout à fait permanente. Au fond, essayer de définir un peuple de façon tout à fait objective et vérifiée n'était pas vraiment chose facile, et c'était pour cette raison qu'Aldébaran estimait que se fier à ce genre de choses pouvait être relativement idiot. Mais d'un autre côté, l'espèce d'émerveillement de Mael face à un français-pas-grincheux-pas-égoïste était assez amusant à voir. Oui, on allait dire ça.

Quoi qu'il en soit, il avait parfaitement raison de ne pas laisser ce pauvre Jimi brailler tout seul dans son coin, par conséquent il le suivit jusqu'à la porte, avant de prendre une grande inspiration (la fumée de cigarette, toujours se préparer avant la fumée de cigarette) et d'entraîner Mael à l'intérieur par le bras, comme s'ils étaient amis depuis une bonne dizaine d'années. Quelle différence ?

All along the watchtower,
Princes kept the view
While all the women came and went,
Barefoot servants too


Tout en espérant que personne ne lui ait pris sa place entre temps, il s'achemina jusqu'au bar, là où il était assis avant de sortir. Malchance. Quelqu'un s'était effectivement assis à cet endroit, et tout ce qu'il lui restait à faire était de prendre son verre (enfin le verre qu'il pensait être le sien) et d'amener son nouveau meilleur ami de la soirée jusqu'à une table libre, si toutefois il y en avait une. Allez. Il allait forcément y en avoir une dans tout ce bordel. En cherchant un peu, à droite, à gauche... Un peu plus au fond, peut-être ? Ah, bingo. Juste à côté d'une espèce d'aération, en plus de ça. Trop de chance, je vous dis.

Outside, in the cold distance,
A wild cat did growl
Two riders were approachin'
And the wing began to howl


Le rouquin s'assit avec grand fracas sur son nouveau siège, après avoir bien sûr posé délicatement son verre sur la table, histoire d'éviter tout dommage collatéral. Et tout en relevant de devant ses yeux une mèche folle qui s'était égarée là de façon tout à fait inconsciente de sa part (non mais c'est vrai, pourquoi cette mèche était-elle venue se loger à quelques centimètres de sa cornée, la menaçant de ses pointes acérées de venir s'y coller à tout moment, lui causant une douleur, certes plutôt faible comparé au fait de se faire briser les os en plusieurs morceaux distincts, mais très gênante), Aldébaran demanda à son vis à vis :

"Sinon, tu bois quoi ? "

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Mael McCandless
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Dim 23 Juin - 17:01

Décidément, il avait affaire à un personnage fort sympathique. Le grand roux l’attrapa et bras dessus-bras dessous, ils rentrèrent ensemble dans cet océan de fumée. Pour cet homme un peu éméché, cet océan était parsemé de dangers : le bar semblait être un phare pour tous ces clients, les guidant vers la Lumière salvatrice de l’alcool, les hommes dans la salle des récifs aux rocs acérés sur lesquels il ne valait mieux pas se briser, sous peine de se faire éventrer, les femmes des sirènes envoutantes auxquelles si l’on ne prenait pas garde on pouvait offrir la totalité de son porte-monnaie sous forme de verres, et enfin les tablées, des îles désertes où les marins échoués mourraient de soif. C’est d’ailleurs vers une des ces îles qu’Aldébaran les mena, après un détour au phare pour récupérer sa lanterne de lumière. Le marin-professeur-roux se laissa tomber sur le sable chaud de l’île comme si ses muscles étaient entièrement détendus. Il finit par se tenir droit sur cette moelleuse banquette. Derrière, les sirènes accrochées à leur récif continuaient de chanter :
Outside in the cold distance, 
a wild cat did growl, 
two riders were approachin', 
and the wind began to howl.
-Sinon tu bois quoi ?
De tout. Mael buvait de tout. Dans son autre vie, avant de vendre quelque substance à un gros client, il avalait une rasade de vodka. Avant d’aller tabasser un créancier en retard, il sifflait un verre de whisky. Avant d’accoster l’une ou l’autre jeune fille, rencontrée dans un bar mal famé, qu’il aurait pu prendre sous son aile, il buvait un cocktail bien arrosé. Avant d’offrir un superbe premier voyage au-delà de la raison à au pauvre paumé, il se noyait dans un verre d’absinthe. En prison, il avait l’habitude de s’abreuver au regard illuminé de Sacha qui venait leur rendre visite, elle était un oasis dans leur quotidien. A sa sortie, il s’était laissé enivrer par la colère et la soif de vengeance. A la mort de son frère, s’étaient ses propres larmes qu’il buvait. En y repensant oui, Mael avait tout essayé, tous les alcools, et tous ces autres venins qu’il avait laissé s’infiltrer dans son sang. Alors dans quoi pouvait-il plonger ce soir là ? Il était en bonne compagnie, une compagnie agréable, avec qui il ne risquait rien, et ça, c’était rare. Ce qu’il estimait rare se devait d’être fêté. Il esquissa un sourire et annonça :
-Tequila. Avec juste un glaçon.
La chanson d’Hendrix touchait à sa fin. Ce fut Depeche Mode qui prit la relève avec « People are People ». Ils étaient gâtés ce soir. L’établissement était presque bondé, au bar plusieurs hommes étaient accoudés, seule une autre table dans la salle était vide, et un espace au centre avait été dégagé pour libérer une piste de danse où une quinzaine de personnes se déhanchaient. L’ambiance était au rendez-vous, la lumière était rouge orangé et tamisée. Pour rencontrer une personne, Mael estimait qu’il était préférable de se voir une première fois dans une pièce un peu sombre, qui masque quelque peu les émotions, les défauts, l’identité pour ainsi dire de la dite personne. Il s’y sentait plus en sécurité. C’était un homme de la nuit et du froid. A l’été et son ciel bleu immaculé il préférait l’hiver à l’horizon voilé, au soleil éblouissant la lumière décomposée par l’humidité de l’air. Lorsque le barman lui apporta son verre, le jeune Anglais regarda droit dans les yeux son ami du soir et trinqua en disant :
-Santé !

Sur ce, il engloutit d’un trait le contenu de son verre. Un feu d’artifice dans son cerveau. La soirée allait être gaie et surtout bien arrosée. Il ne doutait absolument pas du dernier point.

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Aldébaran de Beauséant
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Mar 2 Juil - 22:01

So Tequila it would be. Avec un glaçon, donc, et un sourire au passage. Aldébaran n'avait pas vraiment fière allure avec sa bière, à côté de lui, mais c'était le breuvage le plus raisonnable qu'il pouvait ingérer. Il savait à quel point il tenait mal l'alcool, ce qu'il trouvait d'ailleurs plutôt gênant. Combien de fois s'était-il réveillé dans le jardin des voisins à la suite d'une petite soirée un petit peu trop arrosée chez des amis ? Combien de bleus avait-il pu compter au petit matin, dont il ne pouvait expliquer la provenance ? Même son corps était plutôt en forme et bien entretenu, son métabolisme était toujours celui d'un gringalet, et avoir l'habitude ou non de boire n'y changeait pas vraiment grand chose; au bout du second verre de quoi que ce soit, sa tête commençait déjà à lui tourner, et si par malchance on le laissait devant le saladier de lagon bleu sans surveillance, ce n'était même plus la peine d'espérer entendre une phrase cohérente sortir de sa bouche. Et le pire dans tout ça, ce devait sûrement être que son cerveau, dans ce genre de moments, fonctionnait tout à fait correctement, et il avait pleinement conscience de ses actes, aussi biaisés étaient-ils, mais il n'en était que spectateur, et non plus maître. Tout ce qu'il pouvait faire était se taper la tête contre le mur une fois qu'il avait dessaoulé, en se souvenant de toutes les imbécilités qu'il avait pu accomplir.

Il profita que le serveur passait devant leur table pour commander le premier verre de Mael, tout en vérifiant que le sien était encore assez plein, ce qui était le cas. Allez, il ne boirait pas trop, ce soir. Peut-être assez pour être "pompette", mais sûrement pas assez pour finir par terre à dire n'importe quoi. Tiens donc, le serveur était déjà de retour ? Il avait fait vite. Tout comme Hendrix, d'ailleurs, qui finissait sa chanson pour laisser sa place à... à... Depeche Mode ? Il n'était pas sûr de reconnaître. Enfin, maintenant que Mael avait sa tequila, ils pourraient trinquer plus rapidement.

"Santé ! ", lui répondit-il en levant légèrement son verre, et toujours avec un grand sourire scotché aux lèvres. S'il continuait à montrer ses dents comme ça, il ne serait pas capable de boire son verre.

---

How do I get through one night without you ?
If I had to live without you
What kind of life would that be ?


Seigneur, que ce chanteur chantait faux. Maintenant que pratiquement tout le monde avait quitté le bar, on n'entendait plus que lui, et sa voix résonnait dans les pauvres oreilles d'Aldébaran. Oreilles qui bourdonnaient. Et qui lui faisaient d'ailleurs remarquer que dans tous les cas, le guitariste était bien pire. Le batteur, aussi. Il n'avait aucune idée de quelle chanson il s'agissait, ni de quel groupe en particulier, il savait juste que le début de cette chanson le déprimait complètement, et qu'il avait la fin de cuite triste, et qu'il ne se souvenait plus très bien mais il avait sûrement dû pleurnicher à un moment de la soirée dans tous les cas, donc ce n'était pas la peine d'en rajouter une couche. D'ailleurs, combien de temps avait-elle duré, cette soirée ? Ca non plus il ne se souvenait plus, mais à vue d'oeil, et sachant que la fermeture était assez proche, il se doutait qu'il devait être dans les trois heures du matin, ou quelque chose comme ça.

Peut-être assez pour être "pompette", mais sûrement pas assez pour finir par terre à dire n'importe quoi. Ha, ha, ha. Amusons-nous à compter les verres par heure, maintenant. Aldébaran tourna sa tête (qui était d'ailleurs fortuitement installée sur la table) du côté du mur, là où il avait amassé tous les récipients qu'il avait pu utiliser. De ce point de vue, ça lui semblait plutôt énorme, mais il se doutait qu'il avait un peu de mal à rationaliser lorsqu'il avait approximativement quatre grammes et demi dans le pif. Il se rendit compte alors qu'il s'apprêtait à parler (pour dire absolument n'importe quoi vu qu'il n'avait rien de spécial à dire) que sa gorge était horriblement sèche. Ah, voilà autre chose. Il n'avait aucune explication à cela, à part éventuellement le fait qu'il avait sûrement dû faire le moulin à paroles pendant un certain temps. Aaah, tant pis, hein, il n'était pas à ça près.

"Tu crois que... Je reprends un verre, ou alooors... "

Ou alors quoi, Aldébaran ? Ou alors tu rentres chez toi comme un gentil garçon ? Il n'avait pas envie de rentrer chez lui comme un gentil garçon. En fait, rien que le fait de penser à se lever un jour lui donnait le vertige, parce qu'il savait pertinemment que s'il se levait, sa pression artérielle augmenterait, et donc une plus grande quantité d'alcool arriverait jusqu'à son cerveau. Et d'un autre côté, s'il prenait un autre verre, ça aurait sur lui tout à fait le même effet. Ou alors il pouvait toujours prendre un verre d'eau, mais... Naaan. Il aimait à croire que son foie était résistant.

Without you, there'd be no sun in my sky,
There'd be no love in my life,
There'd be no world left for me,
Oh and I, baby I don't know what I would do
I'd be lost if I lost you
If you ever leave
Baby that'd take away everything that's real in my life


En fait, si, il avait déjà entendu cette chanson quelque part. Et elle sonnait quand même vachement mieux à l'époque... Sûrement parce que ce n'était pas du tout la même version. Oh. Oh, il se souvenait maintenant. C'était cette espèce de série B, avec Nicolas Cage, où il retrouvait sa femme et sa fille, à qui il offrait un pauvre petit lapin en peluche parce que c'était son anniversaire, et cette chanson jouait en fond, et ça faisait pleurer tout le monde dans les chaumières dans les années 90.

"And teeeell me nooow... Ho do I live without youuu... "

Non. Nooon. Il n'était quand même pas en train de fredonner cette... Aaarg. Nooon, jamais de la vie.

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Mael McCandless
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Jeu 8 Aoû - 22:14

    Depuis combien de temps étaient-ils sur cette banquette à s’enfiler les verres ? Il n’en savait foutrement rien. L’habitude ayant été prise très tôt, et la récurrence des beuveries l’avaient forgé : il était très résistant à l’alcool. La chance était telle que quelque soit son état, il pouvait toujours regagner sa chambre en fin de soirée, quelque soit la distance à parcourir, et ce sans vomir une seule fois. Sauf … qu’au bout d’un certain nombre de verres, s’il conservait ses facultés les plus importantes, il pouvait néanmoins faire des choses totalement absurdes, et les regretter par la suite. Heureusement, Aldébaran –Mael avait eu besoin de deux heures et trois teq’ paf pour arriver à prononcer correctement et retenir son prénom- avait l’air de lui aussi se laisser aller à sa connerie lorsqu’il était en état d’ébriété.

    Il se souvenait vaguement avoir proposé un jeu, dont la règle simple était fracassante pour la sobriété. Pour apprendre à mieux se connaître, le principe était simple : l’un pose une question à l’autre, si la réponse de ce dernier est positive par rapport à la question, il doit boire. Ils ont vite fait des découvertes et intéressantes et les langues se délient plus facilement au bout de quelques réponses positives. Le bilan de l’interrogatoire se trouvait maintenant sur leur table, sous forme de verres vides empilés.

    Il était dans un état planant. Il se sentait plus les poids de son corps, et voyait ses mouvements au ralentit. Quand il tournait les yeux, son champ de vision semblait être en proie à de fortes secousses. C’était grisant. Il planta ses coudes bruyamment sur la table, et se baissa pour planter son regard au niveau des verres. Lentement et avec la plus grande concentration, il commença à aligner au millimètre près les différents récipients. Le professeur de danse à ces côtés lui rappela sa présence bien malgré lui en faisant rouler sa tête sur le meuble et en décalant sa rangée de verre. Sa propre tête vacillait tant bien que mal plus ou moins au rythme de la musique. L’autre essaya d’articuler :

    -Tu crois que … Je reprends un verre ou alooors …

    Mael considéra la question, et laissa l’information faire son petit bout de chemin dans son cerveau. Dis donc, il en fallait du temps ce soir là ! Aldébaran se remit à chantonner par-dessus la voix crillarde du pauvre gars sur la scène. L’anglais avait été épaté du nombre de chansons qu’il connaissait. Il se tourna vers son interlocuteur en douceur, et planta son regard morne et rouge dans le sien.

    -Ben … Comme t’as posé deux questions contradictoires en même temps … la réponse peut que être positive. Donc, de toute façon on n’a pas vraiment le choix. Il faut boire.

    Son ton était tant persuadé que persuasif, et sa visage exprimait l’évidence et la consternation de la situation. Il se releva autant qu’il pu, soit juste assez pour se laisser retomber contre le dossier de la banquette, et leva les deux bras qu’il agita comme un marin perdu en mer qui voit passer un bateau. La serveur, lui cria par-dessus l’horrible musique qu’il avait compris, et il arriva bien vite avec deux verres trônant sur un plateau. Des verres de quoi, Mael n’en savait rien, mais tant que ça se buvait …

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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Jeu 29 Aoû - 18:02

Nick Smalley on guitar, ladies n' gentlemen !

Aldébaran prit le temps de se souvenir du petit jeu que Mael avait proposé il y avait déjà une bonne dizaine de verres plus ou moins dilués. Avec la musique (ou plutôt le fond sonore, en d'autres termes plus adaptés) qui lui occupait l'esprit, ça lui avait totalement échappé. Et une fois qu'il avait opéré dans sa tête une espèce de raisonnement qu'il pensait être de la logique, en effet, Mael avait raison, sa seule possibilité était de boire un autre verre. Foutu jeu. Toujours là pour l'obliger à boire alors qu'il n'en avait pas envie. Et dans quel état il serait le lendemain, hein ? Et est-ce qu'il en avait quelque chose à cirer, au final, hein ? Hein ?

"Hein ? "

"Hein" fut le bruit qui s'échappa malencontreusement des cordes vocales d'Aldébaran, après qu'il ait entendu le serveur vociférer quelque chose à Mael, et alors qu'il tourna sa tête de l'autre côté en faisant bien attention à ce que son nez ne finisse pas aplati contre la table, ce qui était un exercice tout de même bien difficile lorse que l'on avait deux grammes et que tout semblait tourner dans tous les sens autour quand bien même on n'avait bougé que de quelques centimètres. Il fallait une précision qui n'était pas donnée à tout le monde, et il fallait dire... Qu'Aldébaran ne possédait pas cette précision pour l'instant et qu'il se heurta finalement le nez à un verre. Il pesta. Comme quoi, il ne fallait pas pratiquer la beuverie comme si de rien n'était, il s'agissait en vérité d'un sport de haut niveau, et on pouvait se blesser très gravement si l'on ne savait pas gérer ses mouvements correctement. Oh, et puis il y avait les risques de vomissements et de coma éthylique mais c'était minime ça, ouiii.

Parmi le brouillard assez dense qu'Aldébaran pouvait voir se former devant ses yeux, il distingua le serveur qui s'était rapproché de la table, avec deux verres sur son plateau. Oh, bien, très très bien. Son cerveau n'arrivait pas très bien à comprendre la couleur exacte de ces verres, par contre, du coup il avait du mal à reconnaitre la boisson qui se trouvait à l'intérieur. Et il fut pris d'un sérieux doute, tout d'un coup... Peut-être qu'il ne devrait pas boire plus que ça ? Et s'il rentrait à l'académie, retrouver son lit, et que le lendemain matin il prenait sagement un petit doliprane ? Et si le prochain verre qu'il prendrait l'envoyait directement à l'hôpital ?

Aldébaran pris d'un élan de courage et de fureur, sauta sauvagement de son siège sur le serveur pour le faire tomber à la renverse, l'empêchant de délivrer l'elixir maudit. Il avait l'impression de sauver la vie de Mael, et la sienne en même temps, et s'il avait été encore plus chevalresque (ou plus à même de parler) il lui aurait sûrement lancé un fier "cours, Mael, cours, ne te retourne pas". Il avait l'impression, oui.

L'impression.

And tell me now,
How do I live without you ?
I want to know.
How do I breathe without you ?
If you ever go,
How will I ever, ever survive ?

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Ethan Collins
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MessageSujet: Re: Stars are never sleeping (Mael ouaiche)   Mar 22 Juil - 18:23

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