Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
♣ Messages : 609
♣ Date d'inscription : 09/09/2012
♣ Age : 18


MessageSujet: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Jeu 31 Oct - 11:46

A l'automne des saisons ce sont les feuilles qui tombent,
A l'automne de la vie, ce sont nos souvenirs.


L'automne encore. Malgré les pleurs, les cris, les joies et les douleurs il reviendra toujours, triomphant sur l'été radieux comme le printemps triomphe sur l'hiver. Colorant les feuilles de teintes chatoyantes d'un coup de pinceau habile, une bourrasque de vent les étalent au sol, tapissant le chemin de terre. Des cris des pleurs, j'en ai connu. J'en ai souffert aussi mais c'était il y a longtemps. Désormais je suis sourde à ces bruits de disputes. Les voix de honte, de culpabilité dans ma tête se sont tues. S'ils veulent s'entretuer, se déchirer grand bien leur fasse. Tout ce que je demande c'est de ne pas être là, qu'ils sachent faire semblant d'être heureux en ma présence. Je ferai pareil et tout ira bien. Dès que j'aurai claquer la porte ils pourront de nouveaux se disputer et se mutiler l'esprit. Avant ça me détruisait, aujourd'hui ça ne m'importe plus. Je suis cruelle me direz vous. Non je suis juste blasée. Je suis lassée de pleurer seule dans le noir, lasse de faire des nuits blanches ne pensant à eux, ces égoïstes que leurs disputes de gamins occupent. Aujourd'hui je redresse, la tête me débarrasse de ces chaînes, de ces bourreaux et de ces chimères devenus familiers et avancent, libre de mes mouvements. Car c'est ce que je suis, libre. J'avance, seule mais en silence sans ses cris de haines qui emplissent mon crâne. J'avance, pendant que se grave sur mes lèvres, le goût de la liberté.

Elle marchait seule, silhouette frêle et fragile sur ce long chemin bordés d'arbre. Elle profitait du bonheur désormais familier d'être seule. Réchauffée par sa veste épaisse, les doigts à l'abri du vent joueur, elle marchait seule. D'un rythme souple et balancé, avec la grâce d'un biche elle se sentait légère, prête à s'envoler avec ses feuilles orangées et dorées qui volaient en l'air. Sous ses pas, le sol dur et presque glacé craquait, seul perturbateur du silence. De temps à autre, un corbeau se posait près d'elle. Elle s'arrêtait et le regardait pensivement jusqu’à ce que, d'un battement d'ailes, il s'envole et disparaisse au dessus des cimes aux teintes automnal. Les cris d'oiseaux se faisaient de plus en plus perçant à mesure qu'elle laissait l'académie derrière elle. La nature reprenait ses droits volés et ça lui convenait. La piste était marquée par des empreints de sabots et elle se dit qu'elle avait bien fait de ne pas venir ici à cheval. Excitée par la brise, il se serait sans doute mis à ruer à la moindre occasion et elle aurait fini par terre le souffle coupé par la chute. Elle aurait dû se relever et le suivre en courant, jusqu'à ce qu'il daigne de s'arrêter. Non, très peu pour elle. Finalement elle était bien ainsi, sous le couvert des arbres à écouter le vent murmurer à son oreille. Elle était bien ainsi à marcher seule.

Elle se demanda pourquoi elle était venue ici, dans cette même clairière qui avait abritée sa rencontre avec Pauline il y a désormais un an de cela. Toujours aussi magnifique, éclairée ainsi par le soleil qui déclinait déjà à cause de la saison, le lieu semblait paisible. Après cette longue journée de cours, Naia avait ressenti le besoin de s'éloigner un peu, de souffler. Et ces pas l'avaient conduite ici. Elle soupira longuement et se détendit enfin, libérant cette fichue pression qui l'empêchait de dormir depuis quelques jours. Elle comprit qu'elle avait eu raison de revenir ici, là où sa première et plus puissante amitié dans cet internat avait commencé. Elle s'avança en silence et se mit à chanter doucement, appréciant les échos de sa voix entre les arbres. Le vent agitait ses boucles brunes et elle poussa un soupir de bien être. Aujourd'hui elle était de tous ses liens. Elle profitait enfin d'une liberté de mouvement nouvelle. Libre, elle se sentait libre.

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Valentin Hemson
Elève Habitué ♪
♣ Messages : 126
♣ Date d'inscription : 24/06/2012
♣ Age : 19
♣ Localisation : In my dream


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Ven 29 Nov - 22:49



Le soleil déjà haut dans le ciel ralentit la marche du chasseur...
Œdipe le Maudit


Lorsque les journées se raccourcissent, que le soleil est moins présent, et que les arbres perdent leurs feuilles et les déposent, roussies par le soleil d'antan, sur un lit de terre rugueuses où bientôt le givre se déposera, l'écrivain émerge de sa tanière. L'automne. N'est ce pas une merveilleuse saison pour écrire ? Les week end sont longs et l'envie de fêter quelque chose comme l'été sur la plage, l'hiver autour du feu, non cette envie est bien loin... Et puis l'automne c'est la mort. Les arbres ploient sur le poids de leurs feuilles mourantes, courbent leurs branches et en une révérence figée comme en dernier hommage à leurs compagnes qui bientôt, se décomposeront à même le sol, sans sépulture digne de leur beauté.
L'automne de la vie, précédant l'ultime souffle, les dernières minutes, la fin, l'arrêt du monde, pour vous, pour votre famille, un jour pour chacun de nous. Mais la vie est longue et les printemps nombreux, avant que celui qui nous a créé, nous rappelle à ses côtés. Nombreuses seront les joies ou les peines d'un cœur endommagé, mais toujours les minutes défileront pour atteindre le seul but d'une plénitude inaccessible aux mortels de ce monde. Pourtant cette saison reste la plus belle. Avec ses arbres aux milles feuilles dont les multiples couleurs nuancées varient du rouge à l'or en un dégradé splendide. Les hommes ne voient pas cette splendeur, les écrivains, les poètes ils voient tout. De l'enfant qui jouent dans la boue à la chenille qui dévore le contour d'une feuille, l'écrivain voit tout, note tout, écrit tout : vit tout.


« Et moi ? Suis je celui qui mérite de vivre, d'observer les interactions de la nature ? Ou mon destin en est il tout autre ? Mes yeux doivent ils se fermer à la beauté des rencontres, à la signification d'un regard et aux floraisons de la vie ? »

Valentin ouvre les yeux. Il est allongé sur le dos, les cheveux dans la mousse fraîche du sous bois, une main sur son ventre, tandis ce que l'autre parcourent les brins d'herbe qui l'entourent. Ses yeux fixent le ciel, à travers les branches dénudés qui le dominent. Le jeune homme est immobile, silencieux. Rien ne vaut le silence et la paix, le calme de la forêt comme endormie en cette fin d'après-midi. Aucun bruit, les oiseaux ont tu leurs chants jusqu'aux fleurs prochaines, les souris se terrent dans leurs trous pour échapper au froid qui bientôt sera mordant et les écureuils récoltent les dernières noisettes comestibles pour terminer leurs réserves. Le Baudelaire respire lentement, pourquoi se dépêcher lorsque les aiguilles de l'horloge ont cessé de tourner ?

L'académie est bien loin de la pensée du jeune homme. Il est dans le bois et c'est sous ce même arbre qu'il était adossé lorsqu'il a rencontré Ambroisia, la magnifique cygne quelque peu timide et dont il s'est épris dès le premier regard. Pourquoi être venu au même endroit aujourd'hui ? Pour se rappeler sa solitude d'antan, ou simplement pour conserver ce sentiment de bien être ? Les deux sûrement y sont pour quelque chose. Le sentiment d'être esseulé inspirait grandement le jeune garçon dans tout ce qu'il écrivait. Les malheurs constituaient une routine si ennuyante que seul le fait d'évoquer le bonheur intriguait l'entourage de ce dernier. Vivre heureux ? Impossible. Aimer ? Possible, mais irréalisable. Avoir un mariage d'amour ? Impossible. Aimer ses enfants ? Impossible. Ne pas battre sa femme ? Impossible. Ne pas boire ? Impensable. Ne pas se droguer ? Inimaginable. S'interposer entre les les "belligérants" qui hurlent à trois heures du matin en bas de chez toi ? Tu ne les entends même plus. Refuser de donner ton argent à des racketteurs ? Tu le fais tous les jours. Te faire insulter par des hommes que tu n'as jamais vu et qui cherchent à te provoquer ? Tu en croises chaque jour. Vivre en sachant que ta sœur à peur de sortir de chez toi ? C'est la vérité. Avoir de l'autorité, dominer ou être dominé ? C'est ton monde. Être un animal ? Choisir son camp, choisir celui des lions ? C'est toi. Car les autres resteront les proies, et toi si tu es le prédateur, tu peux choisir de faire le bien ou le mal, mais si tu es la proie, le dessert : tu subis. 

___________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ambros <3:
 

Line <3:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.la-guerre-des-clans.forum-gratuit.be
avatar
Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
♣ Messages : 609
♣ Date d'inscription : 09/09/2012
♣ Age : 18


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Jeu 5 Déc - 12:20

Recherche de Solitude.

Sa voix résonnait dans un écho cristallin qui augmentait au fur et à mesure qu'il se cognait contre les arbres. Son pur, juste et reflétant l'état de paix qu'elle ressentait à cet instant. Les douleurs passées de l'été commençaient à disparaître d'elle. Désormais ils devaient se contenter de ricocher sur sa peau à défaut d'y pénétrer. On lui avait souvent dit qu'elle chantait bien. Cependant elle n'était pas d'accord. Elle trouvait sa voix banale, comme les autres. Elle n'avait pas la prétention de penser que sa voix était, ne serait-ce qu'un peu, supérieur à la normale. Malgré cela, malgré sa certitude, certes fausse, de chanter de manière tout à fait commune, car oui elle possédant un don pour le chant qu'elle n'avait jamais exploité, elle aimait chanter. C'était pour elle un autre moyen de se libérer. Elle chantait constamment. Lorsqu'elle dessinait, lorsqu'elle se sentait bien, lorsque son coeur pesait dans sa poitrine, quand elle riait, quand elle pleurait, quand elle était seule. C'était un moyen de meubler le silence. Elle ne se voilait pas la face : en se moment les chansons qu'elle fredonnait étaient des chansons tristes, aux sonorités mélancoliques, qui correspondaient à sa nostalgie. Elle ne se définissait pas comme malheureuse, seulement blessée, trahie. Par ses propres parents. Mais elle ne voulait pas revenir là dessus. Au moins cette histoire déchirante lui avait permis d'y voir clair, de se rendre compte des chaînes qui la retenait prisonnière. Toute seule, par sa propre volonté elle ne avait trouvé la clé. Et désormais elle était libre. Elle était sortie de sa prison dorée. Elle n'avait plus besoin d'eux. Elle avait abandonné sa cellule de souffrance et désormais elle avançait libre de ses mouvement en claironnant cet unique mot, qui la définissait parfaitement. Liberté.

Sous ses pas les feuilles craquaient dans un bruit sec. Ce bruit, celui de ses pas qui heurtaient le sol à une cadence régulière, et le frottement des feuilles humides se mélangeait à sa chanson légère. Elle tendit un bras et effleura de ses doigts l'écorce rugueuse d'un chêne. Elle regarda autour d'elle, les yeux aux aguets cherchant quelconque trace de vie animale. La fourrure flamboyante d'un écureuil, les yeux délicats d'une biche, les ailes colorées d'un oiseau. Mais tout semblait désert. Elle était seule parmi les arbres. Si autrefois cela l'aurait effrayé aujourd'hui elle s'en contentait et se surprenait même en appréciant cette tranquillité.
Soudain elle se stoppa. Elle avait de toute évidence tiré des conclusions bien trop hâtive. Dans la clairière qu'elle venait de rejoindre, allongé sur le sol ce tenait un garçon qui devait avoir son âge. Lui aussi était seul et semblait apprécier cette tranquillité. Elle rougit, consciente de l'avoir sans doute dérangé. Avec son chant il était obligé qu'il l'ait entendue. Et puis on ne peut pas dire qu'elle ait essayer d'être discrète. Elle n'esquissa pas un pas, restant immobile et indécise. Elle laissa ses yeux le dévisager pendant plusieurs secondes. Il avait des cheveux bruns foncés, mais ils étaient plus foncés que ses propres boucles brunes. Dans les formes de son visage il lui rappelait vaguement quelqu'un. Elle n'arrivait pas à mettre de nom et se creusa la tête pendant un moment qui lui sembla interminable. Ce fut peine perdue. Tout à coup elle prit conscience que le dévisager ainsi n'était sans doute pas très poli. Elle s’empourpra à nouveau, bien qu'elle ne sache pas s'il la voyait vu qu'elle était légèrement derrière lui. Elle finit par hausser les épaules se disant que ce que pouvait penser ce parfait inconnu n'avait pas grande importance. Elle se contenta de s'excuser d'une manière lamentable qui l’embarrassa encore plus :

« - Euh ... Désolée de t'avoir dérangé. Elle adressa un piteux sourire contrit. Je vais te laisser. »

| C'est tout pourri. D: |

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Valentin Hemson
Elève Habitué ♪
♣ Messages : 126
♣ Date d'inscription : 24/06/2012
♣ Age : 19
♣ Localisation : In my dream


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Ven 20 Déc - 20:40



Ferme les yeux et tu verras le monde


Tout écrivain prend en note ses pensées, comme tout autour naturaliste prend en note ce qui l'entoure. Mais les poètes, que seuls le sentiments perturbent et inspirent, où puisent-ils cette connaissance des choses ? Eux qui sont le centre du savoir, le puit de la connaissance, tant du bien que du mal... Leurs pensées où trouvent elles leur ancrage, et leurs mots, où apprennent ils à prendre tant de force, tant d'ampleur ? Leurs vers, d'où viennent leurs puissance, leur vérité ? Toutes ces questions sans réponse que le meilleure scientifique ne pourra jamais démontrer sont celles que chaque romancier, chaque poète dans l'âme doit se poser. Quoi qu'il écrive, s'il ne s'est pas posé ses questions, où va t-il ? Où ses pas le mènent-il ? Nulle part et partout. La réflexion n'est jamais assez profonde pour celui qui se pose trop de questions. Et il doit s'en poser, tout le monde le doit, un monde sans question n'en est pas un.

Les feuilles roussies craquellent sous les assauts des ongles du garçon. Le son de leur froissement berce doucement le jeune homme qui semble profondément endormi dans cet atmosphère automnal. Rien ni personne ne pourrait troubler cette plénitude qui emplie son corps et son âme. Rien ? Personne ? Ce terme est pourtant si volatil... Ulysse lui même n'a t-il pas eu la prétention de se dire être personne ? Et si personne était une voix ? Une voix tout d'abord puis une silhouette se découpant au loin entre les arbres fruitiers perdant leurs feuilles et se parant de leurs manteaux d'hiver. Nous sommes donc dans ce silence léger et idyllique lorsque un écho lointain se répercute sur les troncs ébène des arbres pour atterrir dans l'oreille à l'ouïe développée du garçon. Il saisit quelques notes, une mélodie, la voix enchanteresse d'une jeune fille qui chante son bonheur dans le vent, pensant être seule avec la brise qui porte son chant. Maintenant, en se fixant sur cette idée, le brun peut entendre les pas de la jeune fille, qui se font légers sur les feuilles mortes qui tapissent le sol du sous bois. Enfin le timbre d'une voix est distingué, alors que la jeune fille doit être tout prêt. Elle s'excusa du dérangement. Comment une voix si douce pouvait elle perturber ce moment parfait ? La clairière entourée d'arbres n'était sûrement pas la propriété du Baudelaire qui ne put s'empêcher de se redresser sur les coudes avant d'ouvrir les yeux et de lui répondre avec un sourire :

« - Ne t'enfuis pas princesse, viens plutôt près de moi. »
Et comme pour qu'elle exécute ses paroles, il s'adossa au tronc d'arbre et la fixa intensément. Elle était très belle, c'était indéniable. L'apprenti écrivain s'adonna à son jeu favoris, la contemplation des inconnus, la connaissance des choses, l'apprentissage de l'autre, et surtout la description d'une personne dès le premier regard. Jeune, plus que lui en tout cas, grande, trop peut être pour une fille, ce qui pourrait être un complexe pour certaines. Elle avait de beaux cheveux bruns bouclés qui retombaient en cascade sur ses épaules et couvraient son cou dépourvu de toute parure. Sa peau était halé par le soleil, mate comme celle d'une vacancière, sauf que cette couleur semblait permanente. Dans son regard on lisait une détermination immense, et ses grands yeux noisettes étaient aussi profond et impénétrables que les coffre-forts des banques. Elle avait des traits fins, cette belle inconnue, et un corps bien proportionné, comme tiré d'une esquisse. Quelques peu de trois quarts, le garçon observa la courbe de son dos finement dessiné.

Allait elle fuir telle la princesse de la Belle au Bois Dormant ? Et lui ? Allait-il poursuivre Aurore entre les arbres afin de lui tendre la main et de lui demander son nom ? Allait-il me la jouer Don Juan romantique ou bien garçon perdu qui recherche un peu de compagnie dans cette solitude désormais étouffante ? Il se demanda comment réagirait un Molière, l'option qu'aurait choisit n'importe quel garçon de son âge et en couple, et opta pour l'idée opposée. Peut être qu'une nouvelle opportunité se présenterait-elle à lui...

___________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ambros <3:
 

Line <3:
 


Dernière édition par Valentin Hemson le Jeu 2 Jan - 19:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.la-guerre-des-clans.forum-gratuit.be
avatar
Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
♣ Messages : 609
♣ Date d'inscription : 09/09/2012
♣ Age : 18


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Lun 23 Déc - 10:31

Se laisser aller, enfin.
Il se redressa vivement, s'appuyant sur les coudes pour la dévisager. Gênée par l'attention qu'il lui portait, elle tourna la tête et suivit distraitement du regard une mésange qui sautait de branches en branches. Elle essaya d'oublier le regard posé sur elle qui la brûlait et de se concentrer sur les sauts gracieux du volatile. Ses espoirs furent réduits à néant quand celui-ci s'envola brutalement après un souffle de vent trop fort. Elle poussa un léger soupir, perceptible uniquement par sa propre personne. Elle reposa enfin ses prunelles sur le jeune homme qui la dévisageait toujours. Elle n'était pas habitué à une telle insistance ou du moins, elle n'était pas habitué à être obligé de la soutenir. Elle se débrouillait en général pour, comme elle l'avait fait précédemment, regarder ailleurs quand on la fixait de la sorte. Mais où qu'elle pose son regard, celui-ci était inéluctablement attiré par les prunelles attentive du jeune homme. Elle sourit doucement. Il essayait de lire en elle c'était certain. Elle ne se croyait pas assez belle pour être digne d'une si grande attention. Il sourit, plus convaincant qu'elle. Elle nota mentalement qu'il avait un très beau visage mais ne dit rien. Elle avait totalement oubliée quelle était censée lui ficher la paix, le laisser tranquille... Elle n'arrivait pas à se détourner de son regard qui était bien trop inquisiteur.

« - Ne t'enfuis pas princesse, viens plutôt près de moi. »

Pour appuyer ses paroles, il se redressa et s'adossa contre un tronc. Princesse, vraiment ? Son sourire devint une moue un peu sarcastique. Elle n'avait pas l'habitude qu'on lui parle de cette manière. De toute évidence elle avait devant elle un garçon qui savait parler aux filles pour les avoir à ses pieds.... Pathétique. Cette première impression la laissait amère. Elle n'avait jamais vraiment apprécier ce genre d'homme imbus de leur propre personne, pensant qu'ils pouvaient tout avoir avec un simple sourire. Plus encore elle détestait ces filles idiotes qui tombaient sous leur charme idiot, roucoulaient et gloussaient quand elles avaient droit à un sourire.... Elle n'était pas comme ça. Elle était plus réaliste. Elle croyait en l'amour mais ne l'avait jamais ressenti si bien qu'elle commençait à en douter fortement. Elle gardait les pieds sur terre, attendant de trouver la bonne personne, celle qui l'aimerait vraiment pour ses qualités et ses défauts, pour ce qu'elle était. Pas pour son corps, certes beau (même si à ses yeux il ne l'était pas). Mais existait-il quelqu'un comme ça ? Quand elle voyait ces couples s'embrasser elle sentait sa poitrine se serrer d'envie, de désir inassouvi. Un coeur elle en avait un, bien qu'il soit réduit en lambeaux par ses problèmes récents. Il battait dans sa poitrine et, en ce moment même, le bruit mat de ses pulsations emplissaient son crâne.

Soudain une idée chassa ses pensées. Ou plutôt, en ramena d'autres. Et si, pour une fois elle cessait de tout contrôler ? Si elle se laissait aller, qu'elle se lâchait la bride et acceptait d'être idiote rien qu'une journée ? Elle se rendit compte que c'était ce qu'elle voulait. N'était-elle pas libre de faire ce qu'elle voulait ? Oui, elle le pouvait. Oui elle le voulait. Elle redressa la tête et se rendit subitement compte qu'elle avait réussi à oublier le regard qui la parcourait. Bien évidemment ses réflexions n'avaient durées que quelques secondes, ce que le jeune homme aurait pu prendre, a juste titre, pour de l'hésitation à le rejoindre. Elle sourit, vraiment cette fois-ci et ses yeux furent contaminés par cet entrain. Repoussant ses cheveux que le vent avait déposé devant ses yeux et le rejoignit en quelques enjambées et appuya son dos contre l'écorce rugueuse avant de se laisser glisser doucement au sol. Elle ne laissa paraître aucune expression quand l'humidité du sol traversa son jean, se contentant de ramasser une feuille orangée sur le sol et de la déchirer avec ses doigts fins. Elle était censée dire quelque chose non ? Le problème était que rien ne lui venait. Se présenter serait bien non ? Elle se sentit un peu ridicule de ne pas l'avoir fait avant. Elle était assise là, dans la forêt, loin de tout, avec un garçon qu'elle n'avait jamais vu et dont elle ne connaissait même pas le nom. Le ridicule de la situation la frappa mais elle n'en eut que faire. Elle ne réfléchissait pas aujourd'hui. C'était bon pour une fois. Elle tourna la tête et plongea dans les prunelles de l'autre :

« - Je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un ici... Puis-je savoir pourquoi tu es là ? »

Ce n'était pas du tout ce qu'elle avait espéré dire. D'ailleurs elle se demanda pourquoi elle avait prononcé ces mots. Mais bon soit passons. Mettons ça sur le compte de l'inhabitude à se laisser aller ainsi. Ce n'était pas si grave, si ?

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Valentin Hemson
Elève Habitué ♪
♣ Messages : 126
♣ Date d'inscription : 24/06/2012
♣ Age : 19
♣ Localisation : In my dream


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Sam 25 Jan - 11:49




L'âme est un coffre fort


Pourquoi la forêt abrite t-elle toujours des rencontres ? Est-ce ce genre de lieu parfait où je rencontre tour à tour les personnes que j'aime le plus ? Est-ce le lieu qui m'est lié, lié à mon cœur et à mon esprit et le lieu où que du bonheur peut m'arriver ? Le bois. Ce lieu est pourtant assigné à toutes les choses les plus horribles, les enlèvements, les disparitions... Si bien que ce lieu peut être idyllique a été souillé de mauvaises choses. Avant les jeunes filles couraient dans les bois à la recherche du prince de la Belle au Bois Dormant, maintenant elles restent chez elles, enfermées comme dans une tour d'ivoire impénétrable. Et la forêt s'est refermée sur elle même, comme si au fond elle avait une conscience, la conscience d'être délaissée pour toujours ? Mais moi, j'aime le doux couvert des branches qui se penchent au dessus de ma tête, comme avec le désir de lire ce que j'écris sans pour pouvoir comprendre les vers et les mots.

Le Baudelaire fixe la jeune fille, elle a les yeux dans le vague, ne regarde pas vraiment devant elle, sa vision doit être flou. Mais à quoi peut elle bien penser ? Quelles sont les pensées des filles, celles dont les portes restent closes aux hommes... A quoi bon se le demander, jamais un homme ne pourra totalement comprendre une femme. Elles sont si imprévisibles, d'une humeur si changeante, et pourtant, c'est ce qui les rend attirantes. Qui voudrait d'une fille qui dit oui à tout, qui ne s'entête pas pour une robe ou une paire de chaussures ? Quoi qu'il en soit étudier l'âme d'une jeune fille doit être complexe... La jeune inconnue finit par sortir de sa torpeur et vint s'asseoir à côté de Valentin qui la regardait un sourire aux lèvres. Elle même ne semblait pas malheureuse, Valentin se demanda ce qu'elle était venue faire dans ce bois, à la recherche de la solitude sûrement, mais pourquoi s'isoler ainsi ? Il la laissa parler la première, ayant remarqué qu'elle n'avait toujours pas ouvert la bouche et que le brun ne connaissait le son de sa voix qu'à travers son chant mélodieux.


« - Je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un ici... Puis-je savoir pourquoi tu es là ? »

Normal. La jeune fille attrapait quelques feuilles rousses qu'elle déchirait entre ses doigts comme l'on brise un coeur. D'un coup sec et précis, elle brisait quelque chose qui ne se recollera jamais. Mais quel sentiment inspirait cette envie de détruire ? La haine ? La tristesse ou la colère ? Valentin croisa son regard, et cette fois-ci elle ne se déroba pas et supporta le poids des yeux verts du jeune garçon sur son visage. Celui-ci haussa un sourcil le temps d'un court instant et réfléchit à commencer formuler sa réponse, pendant quelques secondes. La forêt est tout simplement un lieu de calme et de silence où le Baudelaire aimait s'exiler pour travailler. A vrai dire il pensait que les ermites devaient aimer écrire car rien n'est mieux que le silence pour cela. Cette quiétude évitait le plus gros syndrome imaginable pour quelqu'un comme lui : la page blanche. Il se sentait si démuni lorsque les mots ne venaient pas, qu'il ne pouvait rien écrire et que sa page de cours restait indéniablement blanche, sans se colorer de l'encre bleu et sans se charger des mots qui ne sortaient pas, qui s'embrouillaient dans son esprit.

Le garçon passa une main dans ses cheveux et rangea le carnet de cuir qu'il avait posé à côté de lui. Ce carnet c'était son âme, ses pensées, ses sentiments, tout son être y était dévoilé, de long en large ce carnet c'était Valentin. Personne ne pouvait l'ouvrir, personne ne devait l'ouvrir, personne ne pouvait lire, personne n'en avait le droit et personne ne le devait, même les êtres les plus chers à son coeur, et surtout eux... Le brun sourit à la jeune fille et lui répondit :

« - Pour la même chose que toi j'imagine. Je ne t'ai jamais vu ici, pourtant je viens souvent, c'est un peu l'endroit où je peux être moi. »

Valentin rejeta sa tête en arrière et l'appuya sur le tronc en regardant au loin, il ramena ses genoux contre lui et passa ses bras autour. Il était bien, en sûrement bonne compagnie, posé, au calme. Rien ne le dérangeait à l'instant et il s'amusa à deviner les formes que prenaient certains nuages dans le ciel. Ils reflétaient des points de vue tellement différent, là une personne voyait un canard tandis ce que pour le même nébuleux un autre voyait totalement le contraire. C'était une sorte de jeu auquel il s'adonnait lorsqu'il était petit. Un jeu enfantin mais quelque part qui avait de l'esprit et qui restait un jeu d'enfant mignon comme tout comme aurait dit les vieilles tantes. Et pourtant il ne voyait pas pourquoi il avait dit que cet endroit lui était cher à l'inconnue. Une étrange impression l'avait submergé lorsqu'il avait rencontré la jeune fille, il se sentait en sécurité, et étrangement, en confiance.


Spoiler:
 

___________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ambros <3:
 

Line <3:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.la-guerre-des-clans.forum-gratuit.be
avatar
Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
♣ Messages : 609
♣ Date d'inscription : 09/09/2012
♣ Age : 18


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Dim 22 Juin - 19:27

Façades et apparences.

Le jeune homme me fixa longuement, semblant réfléchir. Restant forte, je ne détournais pas le regard subissant en silence l'examen qu'il me faisait subir. Puis il passa sa main dans ses cheveux, ébouriffant un peu ceux-ci au passage ce qui me fit sourire. Puis il déplaça sa main et s'empara d'un objet qui traînait au sol et que je n'avais pas remarqué. Il s'agissait d'un petit carnet qui devait tenir dans une poche, à la couverture de cuir manifestement usée par les ans. Une fois de plus je souris alors qu'il le rangeait dans sa poche. Ce simple geste me permit tout de suite de déduire dans quelle maison il était. Pour tenir autant à un carnet et le posséder depuis si longtemps c'était soit qu'il dessinait soit qu'il écrivait dedans. Ne l'ayant jamais vu dans les couloirs de la maison Baroque que j'habitais depuis maintenant plus d'un an c'était forcément qu'il appartenait au bâtiment des Baudelaires. Comme James. Une grimace traversa mon visage au souvenir peut agréable de ce garçon mais je la fis rapidement disparaître, les sentiments avec. Pas aujourd'hui, je préférais me consacrer entièrement au moment présent comme j'ai pris l'habitude de le faire en ce moment. Tant pis pour le passé, tant pis pour plus tard. En ce moment même je voulais juste être heureuse et souffler un peu. Je voulais juste être libre.

« - Pour la même chose que toi j'imagine. Je ne t'ai jamais vu ici, pourtant je viens souvent, c'est un peu l'endroit où je peux être moi. »

Je restai silencieuse quelques instants réfléchissant à ses paroles. Pendant ce temps, lui appuya sa tête contre le tronc, repliant ses jambes et passant ses bras autour de celles-ci, contemplant le ciel et les nuages moutonneux qui le traversaient. J'étais un peu étonnée qu'il m'ait confié à quel point cet endroit lui était cher tout de suite. Peut-être était-il de ses gens qui faisaient confiance à tout le monde sans s'inquiéter d'être trahis ensuite. Mais j'écartai vite cette hypothèse car il avait dit qu'ici il pouvait être lui-même. C'était donc que lui aussi avait l'habitude de se cacher derrière un masque pour ne pas paraître trop faible face aux autres. C'est donc qu'au final nous avions quelques points communs. Finalement peut être que son attitude de tombeur de tout à l'heure était une de ses façades. Je choisis de lui laisser le bénéfice du doute. Ne parlant toujours pas, je réfléchis à comment lui répondre. Il m'avait confié une partie de lui, il me semblait normal de faire de même, mais comment ? Je n'étais pas du genre à tout déballer au premier venu. Pas du genre à déballer tout court pour être précise.

« - Je te comprends. Moi aussi j'aime cet endroit. J'y ai passé de bons moments alors revenir ici ça me permet d'y repenser en toute tranquillité. »

Je marquai une courte pause, contemplant moi aussi les nuages, tendant un bras comme dans de le vain et enfantin espoir de les toucher. Je souris à nouveau, amusée par ma propre bêtise et repoussai une boucle brune qui me tombait devant les yeux. Me redressant un peu pour avoir une position plus confortable, je repris la parole, continuant de fixer le ciel :

« - Je suppose que ton carnet est aussi précieux pour toi que l’est mon propre calepin ? »

| Pardon… pardon… >-< |

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Valentin Hemson
Elève Habitué ♪
♣ Messages : 126
♣ Date d'inscription : 24/06/2012
♣ Age : 19
♣ Localisation : In my dream


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Dim 4 Jan - 19:58




Give me something




J'aime le couvert de la forêt. Pourtant je me souviens avoir lu un livre il y a peu, qui m'en a un peu dégouté. La forêt est si mystérieuse dans les livres. Enchanteresse, enchantée, maudite, noire, sombre, c'est un lieu plein de mystères et de secrets. Je me demande si je fais parti de ces secrets que portent les bois. Je viens souvent, peut être suis je devenu une partie du décor. J'espère avoir trouvé ma place ici. C'est un endroit si reposant et calme, lorsqu'on ne parle pas de fugues et de cadavres retrouvés çà et là dans des forêts. Je suis interdit lorsque les gens disent qu'il ne faut pas y aller, que c'est dangereux. C'est totalement faux, et des fous ne s'y cachent pas pour vivre seuls et reclus, ce sont des ermites, et ils sont adorables si vous les rencontrer. Les gens ne connaissent rien et ils jugent. Tout le monde juge, c'est ainsi qu'est fait l'homme.

Elle regarde les nuages tout comme le Baudelaire à ses côtés. Est ce qu'ils pensent les mêmes choses ? Est ce que leurs pensées sont toutes tournées vers leur enfance ? Ou pense t-elle à autre chose ? A s'enfuir loin d'ici. Valentin la regarde tandis que les yeux de la jeune fille sont tournés vers le ciel. Elle est assez joli et a un profil simple et mignon. Il sourit. Si toutes les personnes pouvaient lui inspirer le calme et la paix comme elle le faisait il bénirait les autres. Le brun ne savait pas pourquoi il se sentait en confiance... naturellement et simplement. Alors qu'elle ne demandait rien et qu'il ne connaissait pas même son nom


« - Je te comprends. Moi aussi j'aime cet endroit. J'y ai passé de bons moments alors revenir ici ça me permet d'y repenser en toute tranquillité. »

Le garçon avait l'impression de la comprendre. De comprendre ce désir de solitude et de retrouver le couvert protecteur des bois. Cet endroit était comme un petit paradis sur terre. La petite clairière semblait toute droit sortie d'un des contes qu'on lit aux enfants. Ensoleillée, avec une herbe verdoyante et splendide, quelques gouttes de pluie restée accrochée aux brins d'herbes... Les photographes se seraient plu ici. L'éclairage ombrageait les arbres, clarifiait le centre où se trouvait un amas de rocher. Le paysage était à couper le souffle, et les bruits des oiseaux qui chantent de temps en temps, qui parlent et se répondent, vous donnaient l'impression d'être dans un rêve.

Lorsqu'elle disait "cet endroit" pensait elle à la forêt en général ? Ou bien à celle ci en particulier ? Quoi qu'il en soit, il savait que cela ne semblait que positif. Repenser aux moments de solitude. Le brun le faisait souvent avant de s'endormir le soir, cela l'apaisait et lui faisait faire des rêves merveilleux où il se voyait d'extérieur, comme sous l'effet de la drogue.

« - Je suppose que ton carnet est aussi précieux pour toi que l’est mon propre calepin ? »

Le jeune homme sourit. Il regarda son carnet. Effectivement, il était précieux. C'était sa soeur qui lui avait offert, et il continuait de le remplir inlassablement, chaque jour, pensant qu'il ne se terminerait jamais, que les pages blanches à la fin ne cesseraient de se rajouter pour qu'il puisse écrire à l'infini. Valentin n'avait jamais arraché ne serait ce qu'une page de ce carnet. Bien sûr il y avait des ratures, des gribouillis, et des esquisses de ce que l'idée était dans son esprit, mais les pages jaunies par le temps étaient trop précieuses pour être découpées, arrachées, violentées de la sorte.

« - En effet. Au fait, je m'appelle Valentin. »

Le baudelaire voulait mettre un nom sur ce nouveau visage, et quel est le meilleur moyen de mettre un nom, une étiquette, sur quelqu'un, que de lui donner le sien ? Au début de leur conversation, elle avait semblé sur la défensive, essayant de s'enfuir lorsque les yeux du garçon étaient encore clos. Quel nom aurait elle pu porter ? Quelque chose de doux, d'exotique plutôt. Le garçon continua de contempler la jeune fille en souriant.

___________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ambros <3:
 

Line <3:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.la-guerre-des-clans.forum-gratuit.be
avatar
Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
♣ Messages : 609
♣ Date d'inscription : 09/09/2012
♣ Age : 18


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Mer 11 Fév - 10:22

« - En effet. Au fait, je m'appelle Valentin. »
Un joli sourire au visage, le jeune homme me dévisage. Détendue à présent, je lui rends son sourire, le visage doux. Je me sens étonnement bien maintenant. Ce garçon n'est pas aussi prétentieux qu'il en avait l'air tout à l'heure alors je décide de me laisser aller l'espace de quelques secondes. Juste pour voir, juste pour profite, juste pour s'ouvrir.
Je retourne la tête vers le ciel, appuyant celle-ci contre le tronc de l'arbre. Le ciel est incroyablement beau aujourd'hui. Ou alors est-ce parce que je le regarde d'ici ? La dernière fois que je suis venue avec Pauline je ne me souviens pas y avoir jeté ne serait-ce qu'un seul coup d'oeil tant la jeune blonde me captivait. Cette école est remplie de personne extraordinaire, la jeune Molière en fait partie. Jamais je n'aurais cru pouvoir approcher une personne aussi sincère ni aussi droite. Je ne peux m'empêcher de ressentir de l'admiration pour la jeune fille. Au fond de moi je sais que, quoi qu'il arrive, je ressentirai toujours de l'amitié pour elle.

« - Naia. Enchantée. »
Pas besoin de faire plus long. Simplement donner mon prénom suffit non ? Ce prénom, je n'ai jamais vu quelqu'un d'autre le porter. Ce n'est pas comme Valentin qui est un prénom assez courant. Des personnes nommées de la même façon j'en ai connu plusieurs. Alors que jamais quelqu'un m'a dit s'appeler Naia. Je ne sais pas où mes parents sont allés le chercher mais j'avoue plutôt bien l'aimer. Peut être que cette originalité fait de moi quelqu'un d'unique. Est-ce possible ? Être unique de par son nom ? A vrai dire je n'en sais rien. Et pour je ne sais quelle raison je me sens obligée de demander l'avis de Valentin. « - Penses-tu que notre prénom peut nous rendre unique ? » Bravo, il doit me trouver vachement bizarre avec mes questions maintenant. Bon au moins j'alimente la conversation, c'est donc un mal pour un bien. Je n'ai pas trop envie que s'installe le traditionnel silence gênant des gens qui ne se connaissent pas. Je sais qu'une fois cela fait je n'arriverai plus à le briser.

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Valentin Hemson
Elève Habitué ♪
♣ Messages : 126
♣ Date d'inscription : 24/06/2012
♣ Age : 19
♣ Localisation : In my dream


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Sam 28 Mar - 11:52



Je pense que la vie vaut la peine d'être vécue. Et que le bonheur n'existe pas. Que le Bonheur avec un grand B ce n'est rien d'autre qu'une invention des hommes qui tentent de chasser avec optimisme et grande ferveur, tous les maux de cette terre. Mais les petits bonheurs, ceux qui font que votre journée va mieux, ce sont eux qui sont la réelle définition de la joie de vivre. Et ce lieu si calme et reposant, cette forêt si obscure et fascinante, elle était pour moi un peu de mon bonheur.[/i]


« - Je te comprends. Moi aussi j'aime cet endroit. J'y ai passé de bons moments alors revenir ici ça me permet d'y repenser en toute tranquillité. »

Elle appuie sa tête contre le tronc d'arbre et les deux jeunes gens semblent en parfaite harmonie avec la nature. Figés par le temps, l'un et l'autre sont les emblèmes du lien entre la nature et l'homme. Ils sont calmes et posé, assis sans rien dire les yeux tournés vers le ciel. Si un baroque était là, il les peindrait sûrement, mais dans cette solitude complète, ils n'étaient l'un pour l'autre qu'une ancre les ramenant à la réalité de la vie humaine.

« - « - Naia. Enchantée. »

Naia. Le brun se répéta le nom plusieurs fois dans sa tête. Il collait parfaitement avec l'image exotique et différente de la jeune fille. C'était un très beau nom, rare et peut être unique. Il esquisse un sourire, il ne peut pas en dire autant. Son prénom est très donné, banalisé, et pourtant si doux à l'oreille. Ce n'est pas un de ces noms qui vous râpent la gorge lorsque vous les prononcer. Valentin. Cela coule de source et donne un charisme certain au personnage. Mais ce prénom se perd dans l'immensité des foules, et personne ne s'en souvient, sauf comme d'une fête des amours. Valentin déteste sa fête. Il déteste le fait que choisir une date pour célébrer notre amour, pour être particulièrement heureux avec la personne que l'on aime, existe. Pour lui, tu dois aimer tous les jours de ta vie la personne avec qui tu as choisis de t'unir, et que ce soit la saint Valentin ou non, tu dois la contempler comme la prunelle de tes yeux et l'unique importance de ta vie.

« - Penses-tu que notre prénom peut nous rendre unique ? »  

En soi chacun est unique, mais la diversité des prénoms peut aider. Dans une classe, on est toujours choqué par le prénom inhabituel, différent, mais on s'en souvient. Ceux qui portent des prénoms si beaux devraient en être fiers. Certains trouvent que c'est une honte, se cherchent des surnoms. Mais les surnoms brisent la musicalité de la chose, et ne sont qu'une parcelle de nous, car un nom entier définit qui nous sommes et ce que nous voulons être. On associe souvent un visage ou un caractère précis à un prénom, mais cette idée du caractère vient d'une personne connue portant ce nom. Alors, c'est aux gens de faire changer cette vision, pour qu'on se souvienne d'eux et de leurs caractères plutôt que de celui d'un autre. C'est ce que pense Valentin, et c'est son défi de tous les jours. Ne pas disparaître dans la foule, être emporté par la vague de l'habitude.

« - Je pense qu'un prénom ne peut pas rendre une personne unique, mais qu'une personne unique peut rendre un prénom plus extraordinaire encore. »  

Le sien était très beau. Pour le baudelaire, Naia était un prénom de fée des bois, d'elfes courant nus pieds dans les prés, en chantant une chanson envoutante. Mais peut être le caractère de la jeune fille allait changer cette vision des choses. Et la naïade qu'il pensait qu'elle était n'était peut être qu'un simple masque de la vérité.

« - Je crois que l'on m'a déjà parlé d'elle. Oui oui, Pauline m'en a déjà parlé »

Chuchota t-il pour lui même. Il avait réfléchi à voix haute, cherchant dans son esprit qui avait déjà prononcé ce nom devant lui. Sans se rendre compte que sa voix avait porté au delà de ses pensées, Valentin caressa l'herbe à côté de lui pour s'imprégner de la beauté du lieu. Il était assis à côté d'une personne inconnue dont il était sûr de savoir les moindres détails. Peut être l'avait-il rencontré dans un rêve, qui sait ?

___________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ambros <3:
 

Line <3:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.la-guerre-des-clans.forum-gratuit.be
avatar
Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
♣ Messages : 609
♣ Date d'inscription : 09/09/2012
♣ Age : 18


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Sam 28 Mar - 16:40

« Je pense qu'un prénom ne peut pas rendre une personne unique, mais qu'une personne unique peut rendre un prénom plus extraordinaire encore. » Sa réponse est rapide, pas directe non plus mais il semble sur de ce qu'il affirme comme s'il y avait déjà réfléchi depuis longtemps. Après tout avec un prénom comme Valentin la question a déjà dû passer dans son esprit. J'y réfléchis quelques secondes et un sourire radieux illumine mon visage. Indéniablement je suis d'accord avec lui. On retient les prénoms avec des images, des souvenirs, des personnes. Une personne unique peut donc facilement imposée des images plus marquantes que les précédentes. Mon regard s'accroche à son visage, le même sourire toujours collé à mon visage. Je me demande seulement ce que mon prénom lui évoque comme images. « J'adore ce mode de pensée ! Oui c'est exactement ça ! Je lui lance un nouveau sourire radieux. Quelle intelligence très cher. » Ma voix se fait un peu plus chaleureuse.

Un rafale de vent soulève mes épais cheveux bouclés, une mèche acajou se collant devant mes yeux. Je m'affaire alors à réordonner ma tignasse, marmonnant à la fois contre ce vent et contre ces cheveux indomptables. En réalité je les aime bien mes boucles. De nombreuses filles aux cheveux bouclés voudraient qu'ils soient lisses mais j'affectionne les miens. Perdue dans mes cheveux, j'entends tout de même Valentin penser tout à haut à voix basse. Curieuse, je tends l'oreille mais la seule chose que j'entends c'est Pauline lui en a déjà parlé. Parlé de qui, de quoi ? De moi ? La seule Pauline que je connais ici c'est Pauline Hemson, ma meilleure amie. Je me redresse alors rejetant ma chevelure en arrière. Je la sens retomber en cascade souple sur mes épaules. Entendre le nom de ma meilleure amie dans sa bouche m'intrigue. Peut être que c'est une connaissance à elle, son meilleur ami peut être. « Tu parles de Pauline Hemson ? »

Désolée du Mini RP. .w.

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
♣ Messages : 609
♣ Date d'inscription : 09/09/2012
♣ Age : 18


MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   Jeu 14 Mai - 11:05

| Valou ? :c |

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson   

Revenir en haut Aller en bas
 

Recherche de solitude. |. ft Valentin Hemson

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Recherche de solitude. [PV Jeffrey]
» PAM GENTIL CANICHE ABRICOT 9 ANS recherche fa dans le 13
» recherche amie
» recherche chien/chienne de petit poids (environ 2-3 kg)REGLE
» recherche un ami

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Artistic Academy :: Le Bois-