Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Une Nouvelle sur le Thème d'Halloween...

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Alexander Mc Cold
Elève Habitué ♪
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MessageSujet: Une Nouvelle sur le Thème d'Halloween...   Ven 8 Nov - 20:19

Imaginez-vous, à la place de Samantha…

              « Allez Samantha ! Sois pas une poule mouillée ! A part si t’en es une… là, on pourra rien faire pour toi ! »

Il ricana. Tu entendis des gloussements puis des imitations vraiment médiocres de poules. M’enfin, la danse qu’ils faisaient en accompagnement n’était pas a plaindre, mais les cris étaient vraiment mal fait ! Tu imitais mieux les poules qu’eux tous réunis !



              Tu t’appelles Samantha, tu as aujourd’hui même quinze ans. Et aujourd’hui, ce n’est pas un jour comme les autres. Aujourd’hui, c’est « Halloween », le soir de la peur, des bonbons et des farces idiotes. Aujourd’hui, tu aurais dû suivre la tradition de ton collège : tout le monde doit être fariné, avant, le jour même, ou encore après s’ils n’ont pas pu. Et pas que. On lançait des œufs, de la farine, de l’eau, et même des fois, du beurre ! Une super omelette à faire cuire ! Elle va être contente la maman ! Et pourtant, ça ne t’es pas arrivé… Peut-être avaient-ils oublié ? Tu ne leur avais jamais dit la date de ton anniversaire, tu avais trop peur de ce qu’ils pourraient faire. Tu n’étais pas trop du genre à aimer te faire asperger de farine… -Comme tout le monde soit-dit-en passant !-  Et cette année, pourtant, ils avaient appris la date de ton anniversaire à cause d’un prof… Ton prof principal qui plus est ! Il demandait à l’oral si les dates de naissances étaient les bonnes… mais personne n’y prêtait attention… Sauf quand tu avais remarquée que la date qu’il avait dit n’était pas la bonne… Et là, tu étais obligée de dire la vérité. Sinon, tu ne pourrais pas faire le stage en entreprise de 3e…  

Et donc, cette année, ils avaient bien insisté pour que tu viennes fêter Halloween avec eux… « Eux » ? C’est bien évidemment certains idiots de ta classe… Ils étaient cinq. Cinq sur une classe de vingt-trois élèves –oui, il y avait eu des départs à peine un mois après la rentrée.- ça faisait beaucoup ! Il y avait parmi ces cinq élèves ; Marine, une petite blonde qui embête tout le monde, même les profs –oui oui- , Lisa, une jeune fille qui se croyait plus intelligente que tout le monde, mais qui au final, n’avait pratiquement rien dans le cerveau, Maxime, un p’tit gars bien sympa mais pas avec grand-chose dans le petit pois, Tom, un gars qui passe son temps à faire des bêtises et à rien faire en classe alors qu’il a de grandes capacités et Damien, sur lui, tu n’à rien a dire, sauf qu’il suit les autres, il n’a pas de personnalité à proprement parler…  

Ils t’avaient amené devant une maison, une grande maison, une trop grande maison… Il paraissait qu’elle était hantée. Il y avait eu une interview, vous savez, ses interviews sur les maisons ou lieux « hantés » ! Où il y avait des interventions de chiens qui s’asseyaient là où il y avait « des esprits ». Tu n’en croyais pas un mot, mais, aller dans cette maison, ce soir, par cette nuit, gelée et effrayante, seule… Tu n’étais pas rassurée. Oui, parce qu’ils t’avaient demandé d’aller dans cette maison, et d’y trouver une de ses créatures qui n’existent que dans les livres ou dans les films, du genre, loups-garous, vampires, monstres effrayants de film d’horreur….
Trop gentils !

              Tu te retournas, les regardas. Ils te tendirent un appareil photo, du genre qui coûte pas plus de cinq Euros ! A bah, tu allais réussir à prendre quelque chose avec ça ! C’est sûr ! Tu regardas d’un œil surpris l’appareil. Oh ! Comme c’est mignon ! Il y avait des petits chiens dessus !! Tu levas les yeux au ciel. Un ciel sans étoiles, sans nuages, juste une lune, ronde, pleine… Tu t’avanças vers l’entrée du jardin.



              La porte se referma sur toi en un bruit sourd. Tu t’y étais attendue. C’était le bon cliché de tout film d’horreur… Tu t’avanças un peu plus loin dans la maison, contempla les pièces sombres. Le plancher grinçait sous tes pieds. La lumière de la lune illuminait les quelques coins près des fenêtres, si elles n’étaient pas du mauvais côté, ou que les volets usés et rouillés ne cachaient pas la lumière qui était la seule source de vie dans ce grand manoir. Ils t’avaient amenés ici pour rien. Tu voulais ressortir mais, tu ne savais déjà plus où tu étais.



              Tu frissonnas. Tu avais senti une présence, derrière toi. Comme si on te soufflait dans le cou. Tu détestais ça ! Tu te retournas, personne.  Tu fulminas. Ce ne devait être que le vent, mais tu étais tellement en colère… en colère d’avoir eu peur de seulement cette petite brise… Tu étais entrée dans le manoir depuis environ une demi-heure. Cela faisait une demi-heure que les autres t’avaient laissé entrer dans cette immense maison, cela faisait une demi-heure que la porte s’était refermée sur toi. Le temps passait lentement. Tu avais l’impression que tu étais là depuis des heures et des heures que tu étais entrée dans cette étrange maison. Le plancher grinça. Tu grimaças. Tu te demandas alors si les autres étaient restés ou s’ils étaient allés chercher des bonbons… Tu ne préférais pas savoir, et continua ton chemin, cherchant quelque chose d’intéressant dans cette obscurité.
La présence revînt alors.  Plus forte cette fois. Tu te sentis défaillir. Tu te figeas alors et te collas contre le mur le plus proche, espérant que la présence ne reviendrait pas. Mais elle réapparut  tout de même, à droite, à gauche, en haut, vers le bas… Tu te sentais seule et toute petite dans cette immense pièce dont tu ne percevais pas le moindre meuble à cause de cette obscurité. Une idée te traversa alors l’esprit. Ton téléphone. Tu avais ton téléphone dans ta poche !! Tu le sortis en tremblant comme une feuille morte. Il vibra. « BATTERIE FAIBLE ». C’était bien ta veine ! Tu soupiras et remis ton téléphone dans ta poche. Tu restas néanmoins troublée par ce qui venait de se passer. Tu avais rechargé ton téléphone à peine deux heures plus tôt… Tu regardas autour de toi, inquiète.

«  Sssahmh… Sssahmhenhtah… »

Ton prénom. On t’appelait. Mais qui ? Tu frissonnas. Tu avais peur. Tu te sentais prise au piège. Que faisais-tu là ? Pourquoi avoir accepté ? Tu te doutais qu’il se passerait quelque chose, et pourtant… On te réappela. Tu regardas autours de toi, la prunelle inquiète. Tu aurais dit que ce son venait de partout, c’était un chuchotement que tu entendais dans tous les recoins de la pièce. Autant d’en haut que sur les côtés. Tu te bouchas les oreilles et fermas les yeux. Tu t’accroupis alors, quelques larmes perlèrent sur ton visage.



              Tu te levas alors, essuyant tes larmes du revers de la manche. Ton nez coulait. Tu t’en fichais. Tu voulais sortir d’ici au plus vite. Tu étais restée accroupi quelques minutes, tu avais trop peur de te relever et d’ouvrir les yeux. C’était à ce moment là, dans les films, que le monstre apparaissait.  Mais là, il ne s’était pas manifesté. Tu fus soulagée, et en même temps, inquiète. S’il ne se montrait pas maintenant, ça serait après. Après, oui, mais quand exactement ? Tu soupiras, encore. Ton regard se posait sur tous les coins et recoins des pièces que tu traversais. Tu avais peur. Tu serras l’appareil, dans la poche de ton manteau. Tu enfouis ta tête dans ta grande écharpe de laine noire et continua.

Plic, Ploc…

De l’eau ? Impossible… L’évacuation avait été coupée depuis le départ de l’ancien locataire. Oui, tes parents te l’avaient dit, lorsque tu avais demandé comment ferais les habitants pour boire et manger ! Tu avanças un peu plus…

Plic, Ploc…

Tu avalas ta salive. D’où est-ce que cela provenait ? Tu sentais que ça se rapprochait. Non. Tu t’en rapprochais. Tu regardas devant toi, à droite, à gauche…

SPLASH

Ton pied venait d’atterrir dans une flaque. Une très grosse flaque. Sombre, liquide, mais pas comme de l’eau. Des éclaboussures furent légèrement visibles un peu autour de la flaque. Et ce n’était pas toi. Une goutte tomba alors sur ton front. Qu’est-ce que c’était ? De l’huile ? De la rouille ? Impossible à savoir. Une autre goutte atterrit alors sur ton front. Tu levas les yeux. Au plafond, des poutres soutenaient le toit ancien. Et il y avait quelque chose qui pendait aux poutres. Tu plissas les yeux essayant de discerner ce que c’était. Tu sursautas. C’était… Un homme… Un homme pendu et égorgé… Tu faillis vomir et t’essuyas au plus vite le front. Mais, tu ne cessas pas de regarder le corps. L’homme semblait ne pas être là depuis longtemps. Et à en croire le sang qui perlait encore, il n’avait pas été tué depuis très longtemps. Tu frissonnas. Tu étais arrivée ici à peine une demi-heure après !  Tu secouas la tête et sortis de la salle le plus vite possible. Tu devais trouver un… monstre, le prendre en photo, et le ramener à la bande.  Tu te retournas alors pour fermer la porte derrière toi, au cas où, vous savez, le cadavre ne devienne un mort-vivant et te suive puis finisse par te tuer en mangeant tes boyaux ! Tu grimaças et ferma les yeux quelques secondes. Lorsque tu les rouvris, tu te retrouvas nez à nez avec un homme.  Mais, pas un homme basique, non ! Loin de là ! Il avait de grands yeux amplis de veines sanglantes. Les paupières, tirées vers les extrémités pour rendre les yeux grands étaient tenus par des aiguilles. La chair avait pourrie autour. Il te souriait. Pas un sourire gentil et bienveillant, mais un sourire forcé ! Oui, des aiguilles tenaient aussi sa bouche de manière à le faire sourire. C’était un sourire effrayant. Tu jetas un coup d’œil au cadavre en haut. Il était encore là. Tu regardas l’homme et le détailla, le plus vite possible. Il était habillé d’un simple tee-shirt malgré tout déchiré et sale. Il tenait dans sa main droite… Un couteau ! Du sang coulait sur la lame. Tu ne réussis soudain plus à respirer. Tu voulais crier, mais tu avais le souffle coupé. Tu regardas l’homme les yeux ronds. Il te regardait, le visage toujours figé… C’est alors qu’il leva sa main gauche. Il l’approcha de toi. Tu repris alors ton souffle et cria de toutes tes forces. Tu étais effrayée. L’homme fut distrait quelques instants et cela te permis de te dégager et de courir aussi vite que tu le pouvais. Comme si ta vie en dépendait ! Mais, suis-je bête ? Ta vie en dépendait vraiment !



              Essoufflée, tu t’arrêtas. Tu regardas derrière toi. Tu l’avais semé. Tu étais malgré tout inquiète. Non. Effrayée. Tu ne savais pas ce qui allait te tomber dessus désormais ! Tu te retournas et regardas devant toi. Des taches blanches un peu plus loin se dirigeaient en ta direction. Tu plissas les yeux, une fois de plus. Tu avais peur de ce qu’il allait se passer, mais tu étais trop curieuse pour résister à l’envie de savoir ce que c’était. Des… « Momies » se dirigeaient vers toi. Oui, on peut dire que c’était des momies. Tu les regardas s’avancer d’un pas lent. C’était des femmes.  Leurs bouches étaient cousues elles aussi. Mais là, les deux lèvres étaient cousues l’une a l’autre, collées. Leurs regards étaient… Elles n’avaient pas de regards ! Enfin… Il était caché par les bandes sales et vieilles qui surplombaient leurs corps. Les tissus qui étaient entreposés devant le trou des yeux était empli de sang. Du sang noir et dégouttant ! Tu regardas ces nouveaux monstres avancer vers toi. Tu grognas. Oui oui ! Tu venais de grogner ! Tu t’étonnas toi-même, mais n’y fis pas attention. Tu devais traverser. Derrières ces femmes, il y avait une porte. Une grande porte. Elle menait a une sortie, à un jardin. Tu serais enfin sortie de cette horrible maison si tu réussissais à t’en échapper. Les Femmes étaient désormais à moins de cinq mètres de toi. Tu ne t’étais même pas rendue compte qu’elles avançaient à cette vitesse. Ton cœur s’accéléra. L’une d’elle s’agrippa à toi. Tu crias. Elle te lâcha, puis retenta sa chance. Tu la repoussas autant que tu pouvais, mais elle te griffa. Les autres arrivèrent sur toi très vite. Elles te griffaient et te poussait. Essayant d’attraper tes cheveux, ton nez, ta bouche… tes yeux ! Tu hurlas de toutes tes forces. Tu te levas et courus, bousculant les femmes sur ton passage. Elles continuaient néanmoins à s’agripper à tes habits. L’une d’elles réussi à avoir ton écharpe. Elle tira dessus. Tu sentis l’étreinte de la laine se refermer sur ton cou. Tu pivotas de manière à ce que l’écharpe s’enlève de ta nuque. C’est alors que tu sentis ton manteau se déchirer. Le bras droit plus précisément. L’une des femmes avait réussi à l’attraper et en tirant un peu, la manche s’était décousue.  Tu t’en fichais, et continua à courir vers la sortie…



              Tu regardas les escaliers que tu venais de descendre. La porte n’était pas fermée, mais les femmes ne sortaient pas. Pourquoi ? Aucune idée. Tu ne t’en plaindrais pas. Tu te tournas alors vers le jardin. Devant toi s’étendait à perte de vue des dizaines et des dizaines de tombes. Un cimetière ?! Tu n’avais décidément pas finis ton périple… Tu soupiras. Tu ne te souvenais pas qu’ils aient donné le détail que le jardin contenait un cimetière… A moins que les tombes aient étés placées là après… ?  Tu t’avanças. Louis Marys, 1807 – 1817…. Elisabeth Amort, 1735 – 1744… Catherine Armonltier 1785 – 1790… ! Tous n’avaient pas vécu plus d’une dizaine d’années. Ils n’étaient pas non plus de ce siècle… Tu frissonnas. Qui avait bien pu tuer des enfants ? Pourquoi ? Tu entendis alors un bruit. Un cri. Un Bébé. Un cri de bébé. Tu plissas les yeux. Malgré le brouillard qui survolait les tombes, tu réussis à discerner des ombres. Quelqu’un tenait un bébé. Il mit alors une main pleine de griffes crochues près de la poitrine du bébé. C’est alors qu’il reporta sa main à sa bouche. Tu crus que tu allais vomir… L’homme ou la femme venait de… manger quelque chose qui venaient du bébé. De son corps ! Ton cœur se serra lorsqu’il déposa l’enfant par terre. Près d’une pierre ovale. Une tombe. L’ombre parti alors…

Ahouuuuuu…

Un hurlement retenti dans le bois, se trouvant derrière le Cimetière… Un hurlement de loups ? Tu t’avanças, curieuse, mais effrayée. Tu laissais le cimetière, le bébé, la maison derrière toi… C’était une très mauvaise idée. Une trop mauvaise idée !

Une Brindille craqua sous ton pied. La lune, pleine, aucuns nuages, aucunes étoiles… Seule la lune. Tu te doutais bien qu’il  allait encore se passer quelque chose. Encore, tu allais tomber nez à nez avec un de ses monstres… Ce qui t’effrayait, c’était surtout de savoir quand et où ? Ce qu’il te fera…
Une autre brindille craqua. Non, ce n’était pas une brindille, c’était plus sec, moins mou… comme un os brisé. Tu fermas les yeux, priant pour que tout ceci ne fût qu’un mauvais rêve, et que tu te réveilleras, dans ton lit, en sueur, comme toutes ses nuits où tu faisais des cauchemars… Et là, ta mère viendrait, te rassurerai, et tu te rendormiras après avoir bu un verre d’eau, t’être calmée…  Mais non. Ce n’était pas un mauvais rêve, à ton plus grand désespoir… Non, c’était ton plus mauvais rêve qui se réalisait… en quelques sortes…
Tu rouvris les yeux, surprise et effrayée par un bruit qui ne venait pas de toi, un bruit de course, d’essoufflement… Puis un hurlement, proche, trop proche.  Tu n’osas regarder derrière toi…

«  Sssahmanhtah…. »

La voix était rauque, essoufflée. Comment connaissait-il ton nom ? Tu te retournas, tremblante. Ton appareil photo avait été pris par les femmes de tout à l’heure. Tu ne pourras plus avoir de preuves…
Tu te retournas. Devant toi, un loup-garou. Pas comme le beau Jacob dans Twilight ! Ou comme les loups-garous dans la Saga « Indianna Teller »… Non, c’était quelque chose de plus effrayant, plus horrible encore ; C’était un homme aux oreilles pointues et velues, aux dents longues et énormes, dégoulinantes de sangs… des habits à moitié déchirés, des poils pleins de sueurs et de sang mélangés… Et des yeux… Des yeux rouges, rouge sang… Des yeux ternes, qui brillaient d’excitation… Tu le regardas.

«  Que me voulez-vous ? »

Il ne répondit pas. Il sourit, ce qui dévoila une mâchoire énorme… Il continua à baver, puis il grogna… Il se remit à baver… Et cela continuait ainsi. Tu fis craquer tes doigts involontairement… Il tressaillit… ton regard fou se posa sur ton bras. Il saignait. Le loup ne cessa de le scruter, comme prêt à sauter sur sa proie… Tu avais peur. Tu respiras profondément. Tu te redressas et bougea un pied sans le vouloir. Il te sauta dessus.

              Comme prise au piège, tu regardas la salle blanche dans laquelle tu te trouvais. Dés gouttes de sangs apparurent alors sur les murs, des ombres, des monstres se dessinèrent sur les parois… Tu voulais crier, mais tu ne retrouvas pas ta voix. Tu voulais courir, mais tu restais là, bloquée, sans réussir à bouger… Tu voulais pleurer, mais les larmes ne montaient pas…Où étais-tu ? Pourquoi étais-tu ici ? Qu’avais-tu fais pour te retrouver dans cet horrible cauchemar… Tu poussas un cri… silencieux… dans ton esprit, tu te torturais.
Un visage apparut alors devant toi. Un visage que tu connaissais très bien… Le visage de ta mère. Tu souris.

«  Calmes-toi mon bébé ! Ce n’est qu’un mauvais rêve, un simple mauvais rêve… »

Sa voix devînt plus grave. Sa peau se rétrécit, elle craqua, elle brula, ses yeux bleus devinrent amplis de sangs… La chair brûla et dévoila les orbites… De sa bouche sortie alors des vers, des araignées, des serpents… tu crias. Non, tu essayais !
Puis, tout redevînt noir.

              Tu ouvris les yeux, le visage cerné de larmes, les cheveux trempés de sueurs et de crasse… Ton maquillage avait coulé, le sang s’était étendu… Tu étais toujours dans cet horrible jardin, celui de cette horrible maison, remplie par ces horribles monstres…

«  Sssahmanhtah…. »

Encore ce chuchotement. Il semblait venir de partout. Tu te bouchas les oreilles, t’accroupis, te balança et cria.

«  Laissez- moi !! Laissez moi … Ne me faites plus vivre ce calvaire ! »

Tu étais seule. Autours de toi, plus de bruit, plus de vie… Plus de maison, plus de jardin… Plus de tombes plus de monstres… Le néant ? Etais-tu condamnée à rester ici, seule… ?

              Tu rouvris les yeux. Tu étais dans le manoir, dans le hall. La porte d’entrée, ouverte. Tu te retournas et vis tes camarades, là, a t’attendre. Tu regardas la salle les yeux ronds. Avais-tu inventé tout cela ? Etait-ce le fruit de ton imagination ? Tu te retournas et te dirigeas vers tes amis. Tu souris, aucuns mots ne sortaient de ta bouche. Tu étais bien trop contente de les retrouver ! Eux, ils ne te regardaient pas. Pas un mot, rien. Ils ne t’avaient donc pas vue ? Tu leurs fis coucou, un sourire banane au coin. Toujours rien… Une brise passa et te glaça le sang. Tu passas ta main sur ta nuque. Ton écharpe n’était plus là ! Tu regardas ton bras instinctivement. Il saignait … Et il te manquait une manche… la manche droite.

              Tu te regardas, la tête basse, impossible de bouger, tes cheveux cachaient ton regard devenus noir. Que s’était-il passé … ?



___________
Alexander Mc Cold
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