Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Bal de Givre 2013

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Aldébaran de Beauséant
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MessageSujet: Bal de Givre 2013   Mer 25 Déc - 20:56

Noël.

Noël était le genre de soirées où, de façon tout à fait traditionnelle - et surtout lorsque cela était possible- toute la famille était réunie afin de s'échanger ses voeux de bonheur. Il s'agissait d'une fête religieuse, mais adoptée par toutes les catégories socio-culturelles. Dans l'imagerie populaire, la soirée de Noël est généralement agrémentée d'une épaisse couche de neige sur les toits, cependant dans l'Hémisphère Sud, il était courant que cette fête soit célébrée sur la plage, notamment en Australie.

Mais pour les élèves de l'Artistic Academy, et surtout ceux qui y restaient pendant les vacances, Noël était synonyme de tout autre chose. En effet, le 25 décembre, chaque année depuis l'ouverture de l'école, avait lieu le Bal de Givre, célébrant également l'arrivée de l'hiver - bien que celui-ci soit arrivé bien plus tôt -, et permettant aux internes et aux membres du personnel qui choisissaient - ou non - de rester, de partager une soirée ensemble parés de leurs plus beaux atours. Il s'agissait d'une nuit très attendue pour la majeure partie de ceux qui y participaient. Souvent, les étudiants appréciaent le moment de danse qui suivait le très traditionnel et très "normal" discours de la directrice, mais d'autres préféraient tout simplement passer du temps avec leurs amis et ceux qui partageaient l'année scolaire avec eux. D'autres, plus rare, trouvaient parfois cette soirée affreusement barbante dans son ensemble et auraient préféré rester dans leur chambre à grignoter des chips tout en écoutant du Viking Metal, mais ça, c'était une autre histoire.

Une fois qu'elle fut assurée que personne ne manquait à l'appel, la directrice s'avança sur l'estrade comme toutes les années, et, comme toutes les années, prononça son discours que, comme toutes les années, pratiquement personne n'écouta. Mais, comme toutes les années, la directrice savait exactement ce que son public attendait, et, une fois de plus comme toutes les années, donna le coup d'envoi du bal.

L'amusement pouvait dès lors commencer.

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Emma Hathaway
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Jeu 26 Déc - 21:13




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Dansons





Tout le monde à déjà rêvé d’être sur le devant de la scène, tout le monde à aussi un jour voulu être une princesse, la reine de la soirée. Mais Pauline ne voulait pas. Bien sur elle voulait en jeté pas mal et elle le faisait au quotidien mais aujourd’hui en cette soirée de noël c’était plutôt avec une certaine retenue  qu’elle se préparé. Elle était sortit de la douche depuis un moment, ses cheveux avaient été séché naturellement.  Sauf que Mademoiselle Hemson les avaient bouclés.  Ça changeait de d’habitude mais que voulez-vous Noel c’est fait pour changer. Ses yeux gris avaient beaucoup foncé ce qui ne l’arrangeait guère pour sa tenue qu’elle avait assorti avec ses yeux au moment de l’achat extrêmement gris clair. Enfin niveau accessoires. Etait-il important de s’attarder sur la tenue de la jeune fille ? Si elle n’était pas décrite ci-joint il y aurait des représailles. Elle enfila sa  robe en dentelle bleu nuit. Celle-ci possède aucune manche autant le dire tout de suite. La robe s’arrête au niveau du poitrail et tout le reste n’est que dentelle. Elle s’arrête un peu au dessus des genoux.  Elle est composée que de dentelle dans le dos. En commencent par le cou pour finir au milieu du dos. Elle est cintrée à l’aide d’une ceinture argenté. Et d’une chaîne en argent, la même que l’année passé. Mais elle y tient à cette petite chaîne c’est pour cette raison  qu’elle ne la lâche jamais. C’est son grand frère qui lui à offert : Valentin. Enfin grand frère, il ne lui semble pas que c’est le cas. Il se rapproche plus du frère presque jumeau. Oui bon d’accord il y a aussi son autre frère Stanislas. Mais arrêtons son histoire familial. Ses oreilles avaient comme poids inhabituelle des petites boucles en argentés. Ses yeux sont soulignés de crayon noir, discret mais qui donne un regard mystérieux….Ouais enfin vu sous différents angles. La jeune fille blonde enfile des talons qui la grandisse de 7 cm à peu près. Et elle se met en route. Ses cheveux légèrement bouclés tombe sur ses épaules et plus loin encore. Elle avance avec souplesse et est accueilli par le froid mordant de l’hiver lorsqu’elle passe dans un couloir. Demi-tour droite, elle prendra un autre chemin car mademoiselle à trop froid. Cette année elle c’était promis d’arrivé à l’heure pas comme l’année passé. Ou après être arrivée en retard, il y avait eut une embrouille a cause « d’amis » et Andrew ; Andrew. Son meilleur ami. Il était partit et ça faisait drôle. Très drôle. Elle n’arrivait toujours pas à sans remettre d’ailleurs. Elle secoue la tête faisait virevolter ses cheveux. Enfin la salle de bal apparait au détour d’un tournant du grand bâtiment. Elle y rentre avec une hâte très bien caché. Qu’est ce qu’il va se passer en ce soir de Noel ? Encore une embrouille ou un souci quelconque. Elle espérait que ce soit le contraire. Elle s’installa prêt de la porte et observa la salle regorgeant déjà d’élèves surexcités. Allez Pauline, il faut profiter aujourd’hui. Elle affiche un sourire de façade que la jeune Molière espère bientôt devenir vrai. En attendant, elle écoute le discours de la directrice avec les habituels mots qu’elle a déjà connu. Comme mot de fin : c’est Noel, profitons.

Spoiler:
 

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Persée T.-M. Brown
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Ven 27 Déc - 12:03


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« Danses avec les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je aussi ajouter que l'on doit être capable de danser avec la plume ? »

Je dansais, virevltais, pirouettais, sautais. Echappées, pirouettes suivies, grand jeté. Il faut être polyvalent savoir incarner les quatre éléments à la fois. Etre léger, absent et doux comme une brise. Comme l'air. Puis se faire présent et souple, prêt à rugir eten étant présent. Comme l'eau. Savoir être présent, faire des mouvements au sol, être là comme le bois qui craque à chacun de tes pas. Puis devenir colérique et rebelle. Embraser ton coeur d'une falmme éternelle. Comme le feu. Puis devenir toi même et laisser ton instinct guider tes mouvements, la musique marquer le temps de chaque pas. Etre une phrase, un mot, une lettre. Etre une mélodie, une portée, une note, une idée. Ne plus penser. Laisser les émotions qui te traversent te guider. Laisser le corps parler.

Je me laisse tomber à la fin de la musique. Nous sommes le 25 Décembre. J'aurais pu, comme beaucoup, me préparer pour le Bal et passer l'après-midi enfermée dans ma chambre. Mais non, j'avais préféré m'entraîner, m'entraîner jusqu'à ne plus sentir sur quoi je marche, jsqu'à ne plus savoir où je suis, en pas reconnaître la musique en mélodie, et laisser mon corps parler. Car c'est ce qui fait la grandeur des danseurs étoiles. Leur polyvalence et leur rapidité à passer d'un extrême à l'autre avec une grâce étonnante. Je bois un peu, je respire lentement. Mon coeur bat follement, je ne lui ai pas laissé de répit de tout l'après-midi, juste le tmps de me réhydrater. Mes cheveux frisent. Je jette un regard à l'heure. Il serait temps que je me lève et que j'aille me préparer. C'est donc ce que je fais. De toute façon, j'avais prévu qu'il n'y aurait personne. J'ai donc été tranquille toute la journée. J'ai posé sur mon lit tout ce dont je pourrais avoir besoin.

Une fois arrivée devant ma chambre, j'adresse un bref signe de la main à mes colocataires, attrape mes affaires, et m'enferme dans la salle de bains. Je lave mes cheveux et une fois pope, je sors de la douche et commence à me sécher. Je laisse mes cheveux se sécher d'eux-même pendant que j'enfile ma robe. De loin, elle semble faite de deux pièces, mais ce n'est qu'une illusion. Le haut est bleu turquoise, légèrement satiné, en bustier. Le bas est en tulle, une teinte plus claire et s'arrête au-dessus du genou. Tout à fait convenable. Avec, j'avais une paire de ballerines du même bleu que le bustier. Je séchai mes cheveux puis les bouclais à l'aide d'un fer. Je prenais tout mon temps. Jusqu'à ce queje me rende compte que j'avais pasé sous la douche plus de temps que je ne l'avais cru. Je me hâtai de sortir de la salle de bains, et sortis de la trousse d'une de mes colocataires,le maquillage dont j'avais besoin. Blush, crayon argenté, mascara, fard à paupières. J'appliquai le tout de manière à donner un résultat discret et qui me mettait bien en valeur. Pas de font de teint, ni de gloss, je n'aime pas ça. Finalement je n'aurais pas le temps de faire la coifffure que j'avais prévue. Tant pis, je suis jolie comme ça aussi.

Je dévale les escaliers de mon bâtiment à toute allure. Je vais rater le discours de la directrice finalement. Ca ne se fait pas. Mais bon, tant pis. Je n'ai même pas pensé à prendre de veste. Je cours pour ne pas attraper froid. Je finis par arriver dans la salle de Bal. MPes yeux parcourent la foule du regard, à la recherche de quelque personne de ma connaissance même si une avirait plus mon coeur qu'une autre. Il ne peut pas avoir oublié. Il ne peut pas. Pas aujourd'hui. Même s'il arrive en retard... Bon, je lui laisse une quinzaine de minutes avant de commencer à lui faire latête. S'il oublie ce jour là... Mais ça se fait pas ! On oublie pas le jour à partir duquel on a comencé à sortir avec sa copine ! Nan mais !

Puis je vois Pauline, un peu plus loin, dans une jolie robe bleu nuit e dentelle, tout à fait convenable. Elle lui va parfaitement bien. Elle a également bouclé ses cheveux, comme moi Ca change. Ca lui va super bien. Je m'approce avec un grand sourire franc aux lèvres.
"-Salut belle-soeur !"

U.C (en réécriture)
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Dernière édition par Ambroisia C. Trendle le Dim 29 Déc - 19:22, édité 3 fois
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Frida Calloway
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Ven 27 Déc - 16:23

le bal de givre
25 Décembre 2013 à 20:49 ~ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ~ 736 mots
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J'avoue que je n'apprécie pas les bals. Tout simplement car c'est la cohue dans les dortoirs que tout le monde se demande un khôl, que les filles crient en voyant la robe de l'autre, que d'autres hésitent et puis finalement choisissent la robe qui leur va le mieux. Fort heureusement la plupart des filles à papa sont retournées dans leurs familles pour fêter Noël mais la plupart des étrangères, des orphelines, ou de filles aux familles loin ou brisées sont restées pour Noël à l'académie et de ce fait participer au bal. Cette excitation ne parcours pas mon corps et je sais que la directrice va faire son discourt et que pendant ce temps j'aurais toute la salle de bains pour moi. Je sais déjà que je vais porter une robe bleu (celle que je porte une fois sur deux) avec des chaussures que j'ai emprunté à une fille en échange de mes ballerines noires. Tant qu'elle est contente tant mieux mais celles qu'elle m'a prêtées sont à talon. J'en porte assez souvent hors de l'académie mais pas à l'intérieur ça fait un peu vulgaire (me direz vous "mais n'est-elle déjà pas suffisamment vulgaire celle-là ?") mais je me fixe des limites. Bref heureusement c'est le bal donc tout ou presque est permis. Je suis posée sur mon lit avec mes écouteurs quand j'entends que toutes les filles sont vu l'heure et se précipitent vers la salle de bal spécialement décorée pour l'occasion. Mais elles sont toutes en avance ma parole ! J'en profite pour filer à la salle de bains et à l'heure à laquelle commence le bal j'entre dans les douches et ne perds pas une seconde. Tant pis si j'arrive dix minutes en retard, au moins je suis certaine que tout aura bien commencé ! Je sors de la douche, le sèche rapidement le corps, m'habille dans ma robe de bal et essore mes cheveux pour enfin les sécher. Vient ensuite le maquillage que je fais simple (pour une fois pas trop noir) avec un peu de doré pour les yeux, j'ajoute un peu de mascara et du crayon au dessous des yeux et me limite à cela. Je brosse mes cheveux qui ont terminé de bien sécher jusqu'aux pointes et termine par me mettre une goutte de parfum en échantillons que j'ai retrouvé dans ma trousse de toilette. Après cela je file mettre mes chaussures et me rend enfin au bal.
La salle est sublime comme d'habitude. Les décorations blanches brillent de partout et un sapin trône au centre de la pièce, avec ses lumières qui étincellent. Je suis ébahie quelques instants avant de me rappeler que ce n'est pas pour rester la bouche grande ouverte de stupéfaction que je suis ici. Je me dirige vers le buffet et prend un verre de ponche, du moins je suppose que c'en est. Mince c'est du jus d'orange. Je sors ma petite bouteille plate et ajoute un poil de vodka pour la route. Un bal sans une pointe d'alcool n'est pas un bal digne de ce nom ! Bref je termine mon verre et regarde sur la piste les danseurs et les danseuses se déhancher. On reconnaît direct les cygnes avec la grâce en plus. J'suis méchante, les autres maisons ne font pas ça tous les jours et n'en feront pas leur métier donc on ne critique pas Frida ! Je n'ai pas trop envie de danser donc je cherche des visages familiers et tombe sur le cygne blanc qui à l'air de commencer une discussion avec une blondinette très belle dans une robe bleu nuit. Je décide de m'approcher d'elles avec mon miteux verre de jus rallongé. « Hum, pardon de vous déranger, ça vous gêne si j'prends part à votre discussion ? » Commençai-je doucement accompagnant mes paroles d'un sourire. Bah oui c'est Noël donc je souris ! « Frida, enchantée Blondie. » Dis-je à la blondinette. J'aime bien donner des surnoms. « Ça va toi le cygne blanc ? Ta robe est superbe. Au fait ton chéri doit pas venir ? Tu m'avais promis que je le rencontrerai ! » Terminai-je en avalant de ma boisson. Grimace. « Vous voulez goûter ? » Le partage les amis, c'est Noël !

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Dernière édition par Frida Calloway le Ven 27 Déc - 22:20, édité 1 fois
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Persée T.-M. Brown
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Ven 27 Déc - 20:31


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« Danses avec les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je aussi ajouter que l'on doit être capable de danser avec la plume ? »

Je venais tout juste de saluer Pauline qu'une autre jeune fille arriva. Frida. Elle était mon amie, en quelque sorte. Elle porte un maquillage moins sombre que d'habitude et le doré qu'elle a appliqué met ses yeux en valeur. Sa robe bleue lui donne un aspect moins glauque : elle lui va bien. Pour une fois elle semble déambuler dans le même monde que nous, et je suis sûre qu'elle a cloué le bec de nombreuses personnes lançant les ragots.

« Hum, pardon de vous déranger, ça vous gêne si j'prends part à votre discussion ? »

Elle sourit, et je me demande pourquoi elle ne fait pas ça plus souvent. Je secoue la tête et l'invite, au contraire, à venir. Le cygne noir est sympathique quand on la connait un peu mieux. Je sais qu'elle connaît mon prénom -il me semble du moins. Elle se présente à Pauline en l'appelant Blondie. Blondie, il me semble que c'est une chanteuse des années 90. Mais moi et le chant... Je connais mieux les musiques que les chanteurs. Je me fiche de savoir combien de maris et de gosses a pu avoir a chanteuse, du moment que la mélodie est bien et dansable. Oui, dansable. C'est un mot qui n'existe sûrement pas, mais vous en avez compris le sens.

« Ça va toi le cygne blanc ? Ta robe est superbe. Au fait ton chéri doit pas venir ? Tu m'avais promis que je le rencontrerai ! »


Je rigole. Trois questions en même pas une minute, c'est un record. Nan mais... On dirait pas, mais elle est super curieuse.

"-Oui, ça va, Black Swan. Et toi ? Et oui, mon copain est censé venir. Sauf que je ne le vois toujours pas pointer le bout de son nez et que s'il ne vient pas, il va en entendre parler pendant un moment. Ca se fait pas ! N'est-ce pas Pauline ?"


Nan, ça se fait pas. On oublie pas le jour depuis lequel on sort avec sa petite-amie ! Ca se fait pas ! Et Pauline sera certainement d'accord avec moi. C'est quasiment ma meilleure amie et on s'entend sur beaucoup de points, notamment pour contredire Valentin. Parce que c'est tellement drôle de le voir bouder pour de faux. Il est super mignon. Bon, d'accord, il est toujours mignon. Après ça dépend du point de vue... Frida nous tend un verre. Ca ressemble à du jus d'orange. Ca a la couleur du jus d'orange. Mais j'ai l'intuition que c'en est pas. Peut-être parce que la première fois que je l'ai rencontrée elle m'a fait boire de la vodka. Ca a vraiment un goût horrible et... Dégueulasse. J'suis juste pas faite pour l'alcool je crois. J'aime pas ça du tout.

« Vous voulez goûter ?
-Non merci Black Swan. C'est gentil mais... Non.»
Je rigole.
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Cassiopeia Crydamoure
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Sam 28 Déc - 0:06




Antarès se rapprochait, il était certain. De plus en plus proche. De plus en plus proche, de quoi ? Du Juge. Antarès se rapprochait du Juge. Il le cernait. Il l'encadrait. Il définissait ses limites, son esquisse, il transposait son esprit sur ses planches, sur ses feuilles, à travers ses pinceaux. Transposait-il l'esprit du Juge, ou bien son propre esprit ? Le Juge pouvait-il être parfait ? Il se le devait. Mais est-ce qu'Antarès le pouvait ?

Cet être parfait avait volé ses nuits, certaines de ses journées, il avait même volé sa vie. Avait-il volé Antarès au monde ? Il ne sortait plus de sa chambre. Il s'était enfermé. Son compagnon de chambre ? Parti. Il devait avoir trouvé un autre lit. Tant mieux. Antarès pouvait dorénavant penser jusqu'à pas d'heure, quand il voulait, n'importe quel jour, peu importe. Ce n'était pas comme s'il avait encore une notion du temps, de toutes manières. Tant qu'il se rapprochait. Tant qu'il retrouvait le Juge.

"Antarès je t'en prie, sors de cette chambre, au moins pour ce soir. ", demanda Aldébaran derrière la porte.

Il tourna la tête en sa direction. Yeux ébahis, comme si l'on venait de le voir en train de cacher un cadavre. Il accrochait simplement l'une de ses peintures au mur. La dernière en date. "Justice n°42", il l'avait appelée. A ses yeux, il s'agissait du discernement, de la morale sans faille et de l'absence totale de corruption. Objectivement, cette feuille de papier était d'un noir plus ou moins foncé.

"Qu'il y-a-t'il ce soir ?
- Oh, sérieusement. Tu sais très bien. Le Bal de Givre. Tu n'es même pas sorti pour Noël.
- ... Noël..? "


Antarès ouvrit les rideaux pour la première fois depuis une semaine. Le monde sembla tourner au ralenti. Il vit le sol couvert d'une épaisse couche de neige, qui n'était pas là la dernière fois qu'il avait mis son nez dehors. Cette étendue blanche l'éblouit, lui qui ne connaissait plus que la lumière artificielle. Il vit des personnes vivantes, animées, descendre le long de l'allée. Ces personnes avaient l'air heureuses. Elles souriaient. Tout un groupe de gens, dehors, sous la neige, souriaient comme si tout était normal, tout avait toujours été normal. D'autres, plus loin, semblaient plus mornes. L'une, jeune fille, avait le visage tordu de douleur. Des larmes. Du chagrin, sûrement. Cette même personne était assise sur un banc, deux autres l'entouraient. Antarès n'arrivait pas à voir leurs visages, mais leurs corps lui parlaient. Tout un genre d'expressivité qu'il avait oublié. Ces corps exprimaient le réconfort, la chaleur.

Combien de temps Antarès avait-il été froid ?

"Ecoute, le bal est prévu pour vingt heures. Ca t'en laisse trois pour te préparer. Il faut absolument que tu voies de vrais gens. Je n'insisterai pas plus, tu es grand maintenant..."

Antarès laissa le rideau ouvert, et fit un peu de place sur son lit, entre ses feuilles remplies de graphite et ses pinceaux qui n'étaient pas encore tout à fait secs. Il s'assit seul contre le mur, laissa son frère partir de l'autre côté de la porte, et il réalisa. Mais pour une fois, il ne réalisa pas à quel point son existence était futile dans ce monde. Il ne réalisa pas quel nombre incroyable de défauts il devait corriger. Il ne réalisa pas que toute sa vie, de façon consciente ou inconsciente, il avait été guidé par la Justice. Il avait réalisé cela depuis bien longtemps déjà, et depuis sa vie avait pris un tournant tout à fait différent.

Il réalisa simplement qu'il était humain. En tant que simple humain, il réalisa qu'il avait le droit de ressentir les larmes couler sur ses joues.

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Antarès sortit de sa chambre. Il savait pertinemment que ça serait sa dernière chance de renouer un contact avec le monde extérieur. Il s'était rendu compte de l'énormité de la chose, et il ne voulait pas se laisser aller dans son propre cercle vicieux. Il voulait au moins laisser ça pour plus tard, une fois qu'il serait sorti de l'Académie, c'était sa dernière année ici d'ailleurs. Dans tous les cas, il voulait remettre sa folie à plus loin, le plus tard possible, car il savait qu'elle reviendrait de toutes façons.  

Il se fraya un chemin parmi toutes les jeunes filles en jolies robes qui couraient dans les couloirs, qui se demandaient du maquillage, un fer à lisser, un fer à boucler, des chaussures, un collier, qui s'échangeaient des regards pleins de jalousie ou qui envoyaient des messages de dernière minute à leur cavalier ou leurs amis. Pas de jolie robe pour Antarès cette année. Seulement une paire de bretelles, un pantalon noir, et l'une de ses fameuses chemises blanches largement ouvertes sur le torse. Il avait accroché un manteau sur ses épaules, noir aussi, pour quand il aurait à sortir, lui qui craignait le froid. Et une fleur qui relevait une partie de ses cheveux au-dessus de son oreille gauche.

Antarès finit par arriver dans la salle de bal une fois que la directrice eut fini son discours et que les gens présents dans la salle eurent débuté leurs activités, soit danser, manger, discuter avec leurs amis. Il croisa le regard de son grand frère, qui avait sûrement surveillé l'entrée, et peut-être perdu l'espoir de le voir arriver. Dans tous les cas, il n'était pas tant en retard que ça. Antarès commença à chercher dans la foule, sans pour autant chercher qui que ce soit en particulier. Il essayait juste de savoir s'il pouvait reconnaître quelqu'un qu'il connaissait déjà. Quitte à faire son grand retour dans le monde réel, autant le faire avec des valeurs plutôt sûres. Il remarqua un groupe de trois jeunes filles qui était un peu détaché des autres, et il put voir que ce groupe était composé d'Ambroisia et de Pauline, qui étaient plus ou moins ses amies, ainsi que d'une troisième personne à qui il n'avait jamais parlé. Antarès décida de s'approcher du groupe.

"Bonsoir. "


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Emma Hathaway
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Dim 29 Déc - 1:00




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En beauté





Elle sourit en entendant la voix tellement familière de celle qu’elle appelle Belle-sœur. A vrai dire ce n’est pas vraiment ça belle sœur car pour qu’elle soit réellement ça il faudrait qu’elle soit mariée à son frère et même si elle l’a trouvé géniale et super et qu’elle la considéré comme sa meilleure amie, elle trouvait que la le mariage ça visait haut comme même. Un peu trop a vrai dire. Elle sourit à Ambroisia un vrai sourire plein de vie. La voir lui redonnée du baume au cœur.  Une jeune fille vint bientôt se joindre à elles. Ambroisia semblait la connaitre mais pour Pauline c’était une inconnue. Parfaite inconnue. Mais enfin, elle était ici aussi pour faire des connaissances pourquoi pas.

« Hum, pardon de vous déranger, ça vous gêne si j'prends part à votre discussion ? Frida, enchantée Blondie. Ça va toi le cygne blanc ? Ta robe est superbe. Au fait ton chéri ne doit pas venir ? Tu m'avais promis que je le rencontrerai ! »

Blondie ? C’était pour elle. Tans qu’à faire Pauline acceptait ce nouveau surnom venant de la part de Frida. Elle lui sourit et lança un salut tout en lui faisant une place pour pas qu’elle soit en dehors.  Elle écoutait d’une oreille distraite car elle ne voulait pas trop se mêler à leurs histoires jusqu’à ce que le mot : Ton chéri atteigne l’oreille de la Molière. Elle chercha dans la salle mais son grand frère ne semblait pas être encore arrivé. Il n’était pas changeable. En tout cas il était en retard c’était un fait. Un fait qu’il allait regretté comme venait si soigneusement de le souligner  Pauline hoche la tête en signe d’accord et se doit quand même de le défendre un peu. Ça reste son frère, elle ne va quand même pas l’enfoncer.

-T’inquiète pas Ambroisia, je suis sûr qu’il est en train de se faire tout beau pour toi et puis c’est impossible qu’il oublie cette soirée, je lui ai rappelais un million de fois. Vous êtes ravissantes toutes les deux les filles.

La jeune blonde ce devait de le dire. Car c’était la pure vérité. Peu de temps après  qu’elle est parlée Frida propose de sa boisson. Pauline à prit pour habitude de toujours refuser quand elle ne sait pas le continu exact de ce qu’il y a dans la boisson. Alors en même temps qu’Ambroisia elle refuse poliment.  Mieux valait car si elle ne se trompé pas il y avait une petite odeur d’alcool dans l’air. Enfin ce n’était pas sur, le « stand » à boisson n’était pas loin et ça pouvait très bien venir de là. Une présence ce fit de nouveau à ses cotés.

"Bonsoir. "

Antarès ce tenait là, tranquille. Enfin tranquille. Elle le trouvait plus pâle que d’habitude encore. Un sentiment d’abord de malaise s’insinua en elle mais pourquoi donc ? Après tout c’était Antarès ce garçon qu’elle avait rencontré un jour alors qu’elle se baladait à la recherche de quelqu’un et que lui dessinait tranquille contre un arbre. Cette année Antarès avait abandonné la robe pour un costume plus simple.  Elle sourit chassant à jamais le sentiment de malaise. Après tout ce garçon ne ferait pas de mal à une mouche.  Elle ne savait pas pourquoi juste comme ça oui c’était surement le cas mais elle le prit dans ses bras un court instant. Juste le temps d’un câlin rapide et amicale.

-Contente de te voir Antarès !


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Naia Egan
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Dim 29 Déc - 15:24

Pour fêter Noël, il faut avoir foi dans les beaux jours à venir.

La tête appuyée contre le mur, assise sur son lit, elle laissait les larmes rouler sur ses joues sans retenue. Elle savait qu'elle aurait dû être heureuse. Sans en avoir vraiment conscience, elle le sentait toutefois dans sa poitrine à la place de ce qui avait été son coeur. Elle aurait dû sourire, elle aurait dû rire. Elle n'aurait pas dû être ainsi recroquevillée sur elle même en priant le ciel pour que la foudre ait la bonté de la frapper de plein fouet. Elle n'aurait pas dû se sentir ainsi écartelée par les souffrances qui émanaient sans s'arrêter de sa poitrine. Ces vagues déchirantes lui faisait serres les mâchoires pour ne pas crier. Elle avait envie de hurler, de cesser de faire semblant juste aujourd'hui. Elle avait envie de se montrer au grand jour, de s'affirmer. Elle avait pourtant cru qu'elle en avait fini avec ses tourments. Elle croyait les avoir définitivement refoulés, qu'elle les avait chassés assez loin pour qu'ils ne reviennent plus jamais jusqu'à elle. Ses histoires ridicules de famille brisée, de coeur réduit en miette, de confiance rompue elle avait cru que cela appartenait au passé. Pourtant ce soir là tout lui revenait en pleine face avec une force qu'elle n'avait soupçonné. Tout ce qu'elle avait ignoré, tout ce qu'elle avait choisi de laisser derrière elle remontait à la surface avec une vivacité impressionnante. Elle avait l'impression qu'une forte qu'elle ne voyait pas essayer de la broyer vivante. Ses doigts étaient crispés sur le bois clair tandis que ses joues étaient tournées vers les plafond. Elle murmurait des paroles incompréhensibles, dont elle-même ne saisissait pas le sens. Elle savait simplement que c'était une prière. Pas au Dieu qu'adopte certaines personnes. Elle n'était pas croyante. Elle ne pouvait croire en un Dieu qui ignorait les cris de douleur de toutes ces personnes qui souffraient sur Terre. Non elle ne priait, ou plutôt elle n'implorait rien en particulier. Elle suppliait seulement que sa souffrance cesse le plus vite possible. Victime d'un nouvel accès de douleur qui se transforma en spasme, elle se laissa glisser sur le matelas trempé de ses larmes par endroit et se blottit dans une position fœtale, visant à se calmer. Elle se força à maîtriser ses halètement pour qu'ils se transforment en respirations profondes et un peu plus sereines. Elle ferma les yeux et laissa la lassitude s'emparer d'elle. Cette sorte de léthargie lui faisait du bien. Elle sentait une sorte de brume l'envelopper mais c'était toujours mieux que l'horrible douleur qui l'étreignait il y a encore quelques minutes. Les rivières larmes qui perlaient au coin de ses yeux commencèrent à se tarir pour finalement se stopper. Elle resta ainsi de longue minute profitant de la quiétude qui s'était installée dans la pièce. Soudain la raison de sa récente crise de larme, le déclencheur de son accès de désespoir. Ce soir c'était Noël.

Qu'était-elle devenue ? Cette journée devait être jour de fête, de réjouissance et les seuls cris qui avaient le droit de retentir étaient les exclamations surprises des enfants devant les cadeaux, les rires amusés des parents. Ce jour devait être célébrer avec sa famille, et être placé sous le signe du bonheur. En famille... Comment fêter dignement Noël, quand au moment où l'on parle, celle-ci vole en éclat ? Quand elle se délite et devient poussière qui se disperse sous les souffles, même léger du vent. Quand la famille n'existe plus, Noël disparaît également. Les sourires se transforment en rictus et les rires en pleurs. Le bonheur se teinte des couleurs ternes du passé et laisse place à un vide effrayant et douloureux. Seul, dans le noir on a tout le temps de se remémorer les moments joyeux qu'on a pu vivre en ce jour autrefois bénis. Alors on pleure, on craque, on laisse éclater notre chagrin, ruisseler sur notre peau et chuter au sol. Si certains peuvent penser que, puisqu'on le rejette hors de soi il diminue, ils se trompent. Au contraire, plus on l'extériorise, plus la partie restante s'agrandit et s'intensifie si bien qu'il devient plus dur qu'avant de garder la tête haute.

Des cris la firent réagir. Elle se redressa, étira ses muscles endoloris et se leva. Elle partit s'appuyer contre la fenêtre et regarda, à la faible lumière des lampadaires, la scène qui se déroulait devant elle. Tout était tapissé d'un épais tapis blanc. Quelques flocons retardataires, pressés de rejoindre les leurs continuaient de virevolter dans la lumière jaune. Plusieurs personnes couraient en riant, les cheveux maculés de neige. Deux filles aux yeux maquillés avec soin, chaussé de haut escarpins fuyaient les attaques d'un garçon qui tenait dans sa main une boule blanche, froide. Les rires montèrent crescendo pour venir cogner contre sa croisée. Prise d'une subite crise de claustrophobie, Naia l'ouvrit et respira à plein poumon l'air glacial qui l'enveloppa, chassant ses idées noires. Elle fixa, toujours dans le noir, plusieurs groupes se diriger vers la salle de bal. Étrangement, elle n'avait pas envie d'aller au Bal de Givre cette année. L'année dernière elle avait valsé avec un garçon qu'elle n'avait pas revu depuis mais qui étrangement connaissait son nom. Ces souvenirs semblaient trop loin, trop heureux pour le moment. Alors que le vent agitait ses boucles brunes elle réfléchit à nouveau. Si elle restait ainsi le désespoir allait la regagner c'était certains. Elle se sentait trop faible pour subir un second assaut de ses démons. Poussant un soupir, elle referma la fenêtre et se dirigea dans la salle bain. Elle prit un douche, laissant l'eau chaude dénouer ses muscles crispés. Quand elle se sentit mieux, elle sortit et se dirigea vers son armoire, une serviette enroulée autour de son corps fin. Elle n'avait pas de robe prévu pour cet événement. Pour tout dire elle n'avait vraiment pas envie d'en vêtir une. Mais plus que tout elle ne voulait pas détonner parmi tout ces filles à talons-hauts et au visage sur-maquillé. Poussant un soupir, elle s'empara d'une robe bustier argentée, avec un ruban de même couleur servant de ceinture. Elle l'enfila, et frémit au contact des volants léger sur ses cuisses. La robe s'arrêtait au dessus de son genoux, mais elle n'était pas excessivement courte. Voilà qui devrait lui permettre de se fondre dans la masse. Elle lâcha ses cheveux acajous, attachés pendant sa précédente douche, qui tombèrent en boucle soyeuse sur ses épaules nues. Elle retourna dans la salle de bain et se maquilla en quelques minutes à peine. Un train de crayon noir en haut, un autre en bas, du mascara et c'était tout. Pas besoin de faire plus. Elle noua les lanières des ses escarpins et prit tout de même le temps d'attacher autour de son cou le collier argenté que lui avait offert une de ses anciennes amies de son ancienne vie, loin de l'internat. Cela remontait à longtemps mais elle y restait profondément attaché. Un bracelet offert par son père pour Noël (envoyé par la poste, pas le temps d'une visite). Elle était prête. Il s'était à peine passé quinze minutes. Elle sortit en claquant la porte, les yeux fixés sur le sol. Elle était seule dans les couloirs désert. Elle devait être dans les dernières à se rendre au bal. Il avait déjà commencé, c'était certain. Tant mieux, elle pourrait se fondre dans la foule sans qu'on la remarque. Un peu de répit, c'était tout ce qu'elle voulait.

Quand elle dut sortir cela se compliqua. Elle n'avait pas pris de veste et il faisait très froid. Elle n'avait pas envie de remonter dans sa chambre, si bien qu'elle se mit à courir, laissant des traces dans la neige immaculé qui étouffait tous les autres bruits. Elle se précipita dans la salle en grelottant, les bras serrés autour de sa poitrine. A l'intérieur il faisait plus chaud. La déco était somptueuse comme tous les ans. L'odeur de résine embaumait la pièce. Elle provenait du sapin qui trônait au milieu de la pièce. Encore tremblante, elle se faufila entre les personnes qui bloquaient l'entrée et s'enfonça dans l'obscurité, évitant soigneusement la piste de danse. Elle reconnut dans un coin Pauline, son amie, une autre fille, Ambroisia lui semblait-il et une dernière personne qu'elle avait déjà vu dans le coin de la maison des cygnes mais son prénom lui échappait. Juste derrière elle se trouvait Antarès. Naia sourit en voyant qu'il était habillé normalement cette année. Cependant  il était pâle (par là je veux dire plus que d'habitude) et il semblait un peu ailleurs... Elle crut se voir dans son visage. Rougissant elle passa devant eux, faisant comme si elle ne les avait pas vu et s'adossa contre le mur dans un coin sombre, près du radiateur. Elle avait vraiment froid. Elle avait envie de solitude. Elle avait les idées floues. C'était étrange comme sensation. Elle se sentait vide, fatiguée comme tout le monde après avoir pleuré. Elle parcourut la pièce du regard, pensive et laissa ses idées dérivées. Se laisser aller un peu, c'était tellement bon.

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« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
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Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 


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Anna Wall' Stood
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Dim 29 Déc - 20:26



Bal de Givre

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Noël. Joli mot auquel on associe souvent famille. Mais en fait non. Pour Anna Noël c'est l'académie, le bal annuel, le discours ennuyeux que la directrice ne ce décide pas à changer et les "mondanités" entre les étudiants de son académie. En vérité, la jeune fille se rendrait à la soirée en retard, car elle n'aimait pas arriver à l'heure, fâcheuse manie qu'elle avait prise depuis sa plus tendre enfance. La jeune blonde était allongée sur son lit, et fixait le plafond blanc dont la peinture crème s'écaillait. Ses grands yeux verts scrutait les fines traces de ciment qui s'effritaient. Elle se demandait si sa vie ressemblait à un mur qui s'effritait, qui perdait ses souvenirs comme des pans de peintures colorées. Anna se leva, et lorsque ses pieds nus se posèrent sur la moquette, elle frissonna comme au contact d'une dalle de carrelage froid. Les cheveux emmêlés et le regard vague, la danseuse se dirigea vers la salle de bain. Elle devait encore se doucher, et surtout se maquiller, la pire invention du monde, ce qu'elle détestait par dessus tout.
Anna entra dans la douche et laissa l'eau chaude couler le long de son corps, lui procurant une sensation de bien être. Elle lava ses cheveux et passa une serviette avant de saisir une brosse et un sèche cheveux. Elle se souvenait de sa mère qui lui disait souvent ; souviens toi ma Anna, il faut toujours se sécher les cheveux la tête en bas, comme ça ils auront du volume. La jeune blonde exécuta ce geste avec un sourire sur les lèvres. Tellement peu de souvenirs, elle en possédait tellement peu... Mais ils étaient les morceaux de plâtre qui ne se décolleraient jamais du mur. Jamais elle n'oublierait ce visage penché sur elle en lui chantonnant une comptine pour l'aider à s'endormir. Elle soupira, retourna dans sa chambre et attrapa la robe blanche qui reposait sur le lit de sa compagne de chambre, qui avait déjà quitté le nid pour retrouver les autres jeunes à la fête. Elle la passa, chaussa ses ballerines blanches et remonta ses cheveux blond en un chignon parfait. Sa Nounou les faisait si bien... Anna alla "s'admirer" si l'on puit dire, devant son miroir de plein pied. Sa robe bouffante, telle celle d'une princesse, semblait la mettre en valeur. Elle se tenait droite, mais ne voulait pas paraître narcissique aux yeux des autres, ce n'aurait pas été correct et personne n'avait rien à lui envier. Anna pris un peu de mascara et le passa sur ses cils noirs, elle recula quelque peu, cela devrait amplement suffire.

La danseuse sortit de sa chambre et marcha dans le couloir de son dortoir avant de sortir pour rejoindre la salle de bal, où bon nombres d'élèves devaient déjà se trouver. Lorsqu'elle poussa les battants la Salle, la musique lui parvint comme assourdissante et elle entendait les nombreux bruits de pas et de dialogues qui animaient la fête. Ne sachant où donner de la tête, Anna chercha des visages connus au milieu de cette foule apprêtée. Elle finit par trouver Frida, en pleine discussion avec Ambroisia, une autre cygne. Elle se dit qu'elle pourrait les rejoindre. Pourtant elle ne voulait déranger personne n'y en aucun cas s'incruster dans une conversation, dans laquelle les deux jeunes filles semblaient plongées. La blonde se décida donc à aller au balcon, là où il y avait un peu moins de monde, et où l'air frais remplaçait la chaleur étouffante de la Salle. Elle resta à la fenêtre, à regarder les étoiles scintillantes qui peuplaient le ciel. Anna espérait ne pas s'ennuyer toute la soirée, se demandant si quiconque oserait venir parler à la jeune fille s'ennuyant à la fenêtre.

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Merci ma Teny <3
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Nathanaël Von Arlex
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Dim 29 Déc - 23:47

Un soupir.
Ce fut le seul bruit qui troubla le calme de la chambre baignée de lumière. Un soupir chargé de peine, un soupir douloureux. Un soupir d’incompréhension.
Nate se redressa dans son lit et se dirigea vers la fenêtre. Celle-ci donnait sur la rue, qui venait d’être déneigée. Il se trouvait dans l’appartement de sa mère. Il était rentré chez lui, ou plutôt chez elle, ce vendredi, dès la fin des cours. D’habitude, il n’aimait pas rentrer dans sa famille pour les vacances, même s’il n’avait pas toujours le choix. Mais pour Noël, il s’y était résolu, et sans vraiment protester à vrai dire. Etre à l’académie ne lui faisait pas beaucoup de bien, ces derniers temps.
Il ne savait pas trop quand ça avait commencé. Un mois ? Plus, moins ? Un peu moins, peut-être. Le regard d’Antarès avait commencé à changer, peu à peu. Il s’était assombri, il avait perdu ses éclats de malice, sa douceur s’était envolée. Le calme de ses iris, si précieux à Nate, s’était atténué, jusqu’à disparaître. Et Nathanaël avait cessé de comprendre. Il s’était trouvé face à un autre homme, tout simplement. Parfois, Antarès (tel qu’il le connaissait) ressurgissait, comme si tout cela n’avait été qu’un affreux cauchemar. Puis il sombrait à nouveau, dans l’univers tourmenté de son esprit, et Nathanaël se trouvait alors totalement impuissant à l’en sortir.
Ils ne s’étaient pas vu depuis un peu plus de deux semaines. Le blond avait cessé d’aller vers cet étranger qu’Antarès était devenu. Cet étranger inquiétant qui avait le don de lui tordre le ventre et d’écraser son cœur d’un simple regard déserté par la vie. Et Le rouquin n’était plus venu vers lui non plus. Nathanaël l’avait aperçu de loin, quelquefois, sans s’en approcher. Et quand il avait appris que son petit-ami (l’était-il encore ?) ne quittait plus sa chambre, il n’était pas allé frapper à sa porte. Ça lui faisait trop mal. Après un peu plus d’une année passée à ses côtés, cet être frêle et délicat lui était devenu plus qu’essentiel. Il était omniprésent dans la vie de Nate, c’était son pilier, sa source de bien-être, son ami le plus cher. Le voir comme ça, sans rien pouvoir faire, sans parvenir à communiquer, c’était bien trop dur. Pourquoi était-il devenu comme ça, qu’est-ce qui lui arrivait ? Etait-ce à cause de lui ? Etait-il déprimé à cause de la perte de sa famille ? Ou bien était-ce autre chose encore dont le blond n’était absolument pas au courant malgré leur proximité ? Nate était passé par l’incompréhension, la colère, le désarroi, la tristesse. Sans parvenir à s’exprimer ces émotions à lui-même, parce qu’il n’avait jamais su gérer ça. En parler à quelqu’un ? Impossible. Même si le jeune dessinateur s’était socialement amélioré, et d’autant plus depuis qu’il était avec Antarès, comment aurait-il pu discuter, avec quelqu’un d’extérieur à la situation, d’un problème dont il n’était même pas certain de faire partie et qu’il ne comprenait même pas ?

- Nate, à table !

Il sursauta. C’était sa petite sœur qui venait de l’appeler à travers la porte. Elle était repartie aussitôt, vers la cuisine. Il n’avait vraiment, vraiment pas faim. Il n’était pas beaucoup sorti de sa chambre depuis son arrivée, mis à part pour les repas, et s’était montré… taciturne. C’était dans son habitude, pourtant il sentait lui-même qu’il s’était refermé, depuis qu’Antarès avait commencé à s’égarer.
Nathanaël colla son front contre la vitre froide et soupira à nouveau. Ça ne pouvait plus durer. Il n’était pas capable de passer les vacances comme ça, sans savoir. De toute façon il n’aimait pas son beau-père, sa sœur l’agaçait plus qu’autre chose, et sa mère, la seule avec qui il s’entendait à peu près, était toujours occupée avec l’un ou l’autre des protagonistes précédents. Et après-demain il devrait partir chez son père, ce qui serait encore pire.
Non, ça ne pouvait plus durer. Le jeune homme consulta sa montre. Il était midi et quart. Ce soir, c’était le soir du Bal de Givre. Il n’y était jamais allé, lui qui détestait la foule, le bruit, et qui n’avait jamais dansé de sa vie. Est-ce qu’Antarès y serait ? Il y était allé l’année dernière, mais les conditions étaient différentes. Il était forcément à l’académie, en tous cas, avec son frère. Son frère, tiens. Il allait forcément l’obliger à se bouger, non ? Et si lui-même n’y arrivait pas ?
Nathanaël s’éloigna de la fenêtre. Il était encore temps de retourner à l’académie, d’aller voir Antarès, de l’obliger à lui parler. Il fallait qu’il comprenne, sinon il allait devenir fou. Et même si le rouquin risquait de lui dire des choses qu’il ne voulait pas entendre, il préférait que ce soit clair entre eux plutôt que de laisser la situation s’aggraver.
Nathanaël prit son sac et le remplit à la va-vite avec quelques affaires, puis sortit de sa chambre. L’académie n’était qu’à quelques heures de route, mais si personne ne voulait l’y conduire, il prendrait le train. Et au pire il ferait du stop. Il fallait qu’il y aille.


- Merci, dit-il à sa mère en la regardant droit dans les yeux.

Elle lui caressa affectueusement la main et lui adressa un doux sourire. Nate demeura impassible, comme à son habitude, même s’il était réellement reconnaissant envers sa mère d’avoir accepté de lui trouver un billet de train pour l’académie le plus tôt possible et de l’amener à la gare en début d’après-midi le jour de Noël sans trop poser de questions.

- Tu m’appelles demain, ok ?

Il acquiesça d’un signe de tête. Elle lui tendit un paquet.

- Joyeux Noël.

Il entra dans le wagon.
Durant le trajet, il ouvrit le paquet de sa mère. C’était du matériel de dessin, dont un crayon qui correspondait exactement à son crayon fétiche et qui était emballé à part. Il n’avait pas intérêt à oublier de l’appeler, demain…
Enfin, il arriva à la gare de Lorient, et se rendit à l’académie à pieds puisqu’en ce 25 décembre, très peu de bus s’y rendaient. Maintenant, il fallait qu’il retourne à sa chambre et ait le courage d’aller à ce fichu bal, d’y trouver Antarès et de lui parler. Il était dix-neuf trente heures et les gens s’agitaient dans le bâtiment baroque, euphoriques. Nate fila directement à sa chambre pour se préparer. Il resta en jeans puisqu’il n’avait rien d’autre, et fit tout de même l’effort d’enfiler sa seule et unique chemise, que sa mère l’avait obligé à acheter pour « le cas où » ; simplement pour ne pas se faire remarquer, puisque tout le monde serait bien habillé.

Enfin, le bal. Il y avait du monde, trop de monde. Le discours de la directrice n’avait pas encore commencé. Nate se glissa dans un coin de la salle en espérant ne pas se faire repérer par des connaissances : ce n’était vraiment pas le moment de venir lui parler.
Alors que la directrice entamait son inintéressant discours, le jeune homme scrutait impassiblement la salle remplie de jeunes parés de leurs plus beaux habits de soirée, à la recherche d’Antarès. Il aperçut le frère de celui-ci, qui devait probablement jouer les chaperons lors de cette soirée, comme les autres professeurs. Pas d’autre crinière rousse en vue. Mais qu’allait-il pouvoir lui dire ? Lui qui n’était pas très doué pour parler, il n’avait pas vraiment réfléchi à cela. Il était en train de se triturer les méninges sans se défaire de son visage de marbre, lorsque la directrice cessa de parler, que la musique commença à jouer, et qu’Antarès de Beauséant fit son apparition.

Nate ne bougea pas pendant un instant, observateur. Il regarda son ami faire son entrée, traverser la salle d’un air cadavérique et absent, se diriger vers trois filles que le blond connaissait juste de vue. Nathanaël hésita face à la difficulté de plonger dans la foule pour atteindre Anti, et hésita franchement à abandonner. Mais son désir de savoir, et la souffrance qu’il ressentait en voyant l’homme qu’il aimait dans cet état étrange, le poussèrent à se faire violence. Il se fraya un chemin parmi les autres élèves, sans réfléchir davantage, et s’arrêta à la hauteur du petit groupe.

- Bonsoir, fit-il à l’attention des trois jeunes filles avant de poser les yeux sur Antarès.

Il resta planté là quelques secondes, légèrement déstabilisé bien que serein en apparence – dévoiler ses sentiments devant Antarès, passe encore, mais devant cette foule, sûrement pas – et demanda le plus calmement possible :

- Est-ce qu’on peut discuter, Antarès ?

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Marc-Antoine Reynolds
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 4:48


THIS IS MY KINGDOM COME

L'hiver avait déjà commencé à engloutir les rues et les trottoirs de son énorme manteau blanc, alors que celui n'était arrivé à peine quelques jours plus tôt. Chaque bouffé que je prenais glaçait mes poumons, et chaque expiration en ressortait comme un doux nuage de vapeur blanche. J'avais beau avoir froid sous mon pauvre manteau d'automne et dans mes Converses noirs, -qui, je vous l'assure, n'étaient pas adaptés pour cette saison- l'hiver avait tout de même quelque chose de rassurant, de calme, comme cette poudreuse lorsque nous étions petits et que nous faisions des anges dans de grands mouvements, étendus à même le sol. Ces hivers là, personne ne les oubliera. J'avais beau être pressé de rentrer je voulais observer le paysage qui continuait à se recouvrir de blanc. La main enroulée autour de la poignée de ma valise, je marchais sans bruit dans l'allé centrale, en direction de la porte d'entrée. Je respira une dernière fois l'air glacial de l'extérieur en ce 25 Décembre, puis je poussa la porte de l'Académie.

○●○
J'avais finalisé toute la paperasse de mon inscription dans l'avion. Je glissa l'enveloppe dans la fente du bureau, puisque personne n'était présent. C'était évident, personne ne voulait passer son Noël dans un bureau à travailler comme un crétin. Cette pensée me serra le cœur. Je ne passais pas Noël avec ma famille cette année. Probablement avec personne d'ailleurs. Je n'avais pas eu le temps de parler à qui que ce soit, ne serais-ce un bonjour et un joyeux Noël. C'était mon choix de toute façon. Je voulais avoir le temps de défaire mes valises et visiter l'endroit pendant les vacances... J'aurais le temps de rencontrer ceux qui n'étaient pas parti. En attrapant ma valise et ma clé de chambre, je remarqua un petit bout de papier dépassant de la porte du bureau fermé. Je tirai sur le coin, et le papier s’avéra être une affiche pour le Bal de Givre de ce soir.

« Bon. Je pourrai peut-être aller voir de quoi il s'agit... » murmurai-je à moi-même.

Tout en déverrouillant maladroitement la porte de ma chambre, je regarda l'heure: 19h40.
J'avais donc vingt minutes pour avoir l'air présentable. Je balança ma valise sur mon lit, sans même regarder l'état de ma chambre. La grandeur, ni même la beauté m'importais. C'est vrai quoi, ce n'est qu'une chambre... Je farfouilla dans mon bagages avant de trouver ce que je cherchais: une jolie chemise blanche. Bon. J'aurais plutôt opté pour quelque chose de mieux, mais c'est tout ce que j'avais pour l'instant. Je fourra à nouveau ma main dans mon sac et en ressorti une cravate noire. Je pris rapidement ma douche, une douche chaude, bouillante presque... avec toutes ces heures de vol, assis dans un siège inconfortable, c'étais le bonheur total. Je m'habilla rapidement, nouant ma cravate avec difficulté, si bien qu'elle fut plutôt de travers. Tant pis. Je pris le temps de ranger un peu mes vêtements pour ne pas devoir le faire à la fin de la soirée, épuisé. Je fouilla longtemps dans mes affaires, cherchant mes verres de contacts. 19h50.
Merde, plus le temps. Je me résigna donc à mettre mes lunettes. Lunettes plutôt hispter, elles me font plutôt bien et me donne un certain charme, mais ciel, pas pour un bal...
Bon, normalement, j'aurais pu prendre 5 minutes de plus pour chercher, mais sachant pertinemment que j'allais chercher mon chemin, je barra la porte de ma chambre, ramassa mes lunettes et me mis en route.

○●○

Un couloir, un deuxième, un troisième, un détour et mauvais chemin, on reviens sur ses pas et on tourne en rond! Digne d'une danse country! Je finis enfin à atteindre la salle, les académiciens s'agglutinant dans l'estrade pour écouter la directrice. N'étant pas un amateur de discourt, je me glissa près de la porte et contempla la salle:
des couleurs resplendissantes, des décorations, de la nourriture et une ambiance féerique. Ça donnais une bonne première impression. Le discourt se termina, les gens bougèrent et l'air de la salle se réchauffa. La musique débuta, les discussions s'entamèrent. Trois gracieuses filles s'entassèrent et discutèrent. Je ne voulais pas les déranger, moi, le pauvre type qui venait d'arriver avec une cravate mal nouée. Une autre demoiselle, aussi gracieuse que les précédentes, entra dans la salle. Blonde coiffée d'un chignon, une jolie robe blanche et bouffante. Je la vis se rendre au balcon. Dans un petit sourire, je me demanda si elle me trouverait débile de lui demander de nouer ma cravate correctement ou si elle me trouverait drôle. Peut importe, j'avais envie de le faire. Je me glissa sur le balcon à mon tour et je lui toucha l'épaule du bout des doigts:

« Excuse moi... Je viens d'arriver ici. Tu veux bien discuter un peu avec moi?...»
Je lui souria et je pris ma cravate entre mes doigts.
« Comme tu vois, je suis nul en nœud de cravate, tu veux bien m'aider?... Je sais j'ai l'air con de te demander ça mais si personne ne m'aide on me surnommera "le mec à la cravate de travers" jusqu'à la fin de mes jours.»
Sur ses paroles purement philosophique un petit rire chaleureux s'échappa de ma gorge, balayant la fine gène qui m'entourait.

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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 9:42



Bal de Givre

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Accoudée à la rambarde du balcon, Anna regardait l'immensité du paysage plongé dans le noir d'encre de la nuit. Elle réfléchissait. Pourquoi la directrice s'obstinait elle à garder ce vieux discours long et barbant que tout le monde commençait à connaître par cœur ? Par tradition, ou par flemme ? Quoiqu'il en soit cette fête annuelle, enfin ce bal, semblait ravir une multitude de personne, et cela lui faisait penser à d'anciennes soirées qu'organisaient son père, et qu'il doit d'ailleurs toujours organiser, dans leur château aux abords de Londres. Anna plissa les yeux, en fait elle n'était qu'une enfant gâtée parmi tant d'autres, et cela la bouleversa profondément. Elle ne voulait pas passer pour la fille unique d'un riche anglais qui dépenserait sans compter pour elle. Même si c'était le cas, même si sa famille possédait de l'argent, sa vie n'était pas rose, mais ça, personne ne pouvait le comprendre. Elle sentit seulement une main se poser sur son épaule droite et l'effleurer, avant d'entendre une voix masculine lui demander :
« Excuse moi... Je viens d'arriver ici. Tu veux bien discuter un peu avec moi?...»

La danseuse le se retourna et dévisagea rapidement son interlocuteur. C'était un garçon blond avec des yeux d'un bleu pas trop clair et il semblait perdu dans cet endroit si grand, pourtant il avait souri. La blonde se demanda si, comme les trois quarts des personnes qu'elle rencontrait, ils allaient devenir amis, pour qu'ensuite il disparaisse, meurt, tombe dans le coma, comme tous les autres avant lui. Cette perspective lui noua le ventre, mais elle essaya d'oublier cette affreuse vision des choses qu'elle avait à chaque rencontre.
« Comme tu vois, je suis nul en nœud de cravate, tu veux bien m'aider?... Je sais j'ai l'air con de te demander ça mais si personne ne m'aide on me surnommera "le mec à la cravate de travers" jusqu'à la fin de mes jours.»
Le jeune homme ne put réprimer un rire, à ses propres mots, autant dire que, véritablement, c'était assez comique, ou pathétique peut être, à regarder. La jeune fille esquissa un sourire lorsqu'il fini sa phrase. Comme si la tragédie allait le suivre jusqu'à la fin de ses jours et que c'était : grave. Anna s'approcha un peu de lui et saisit la cravate entre ses mains tout en se disant que les hommes mettaient des cravates qu'aucun d'eux ne savait nouer. C'était mignon, les femmes nouaient les cravates de leurs maris lors des grandes occasions, et les lycéennes celles de leurs amis qui, dégourdis comme ils étaient tous à dix huit ans, ne savait rien faire de leur dix doigts, que de jouer à la PS4. Lorsqu'elle eut fini son "nœud de cravate", la jeune fille lui sourit en disant :
« Comme ça personne ne te surnommeras le "mec à la cravate de travers" jusqu'à la fin de tes jours. Et en haussant les épaules avec un clin d'œil. Même si ça te donne un style. »
Anna rejeta son regard sur le parc endormi, et contempla le manteau blanc qui recouvrait tout, de la moindre brindilles au plus grand arbre, en passant par tous les bancs de l'académie, les murs les toits des dortoirs. En fait, beaucoup d'élèves restaient à l'académie pendant les vacances, c'était : bizarre de ne pas se sentir être la seule privée de sa famille pendant les périodes de fête. Elle se demanda si le jeune inconnu était pareil  et hasarda :
« Je peux te demander quelque chose qui pourrait paraître indiscret pour certaines personnes ? »
Elle le questionna du regard. Peut être venait il de loin et n'avait il pas le choix de venir maintenant ou plus tard, peut être ses parents ne lui avaient ils pas laisser le choix, peut être ses parents venaient ils de décéder et il se devait de venir plus tôt que prévu pour avoir un toit et échapper aux tourments du deuil. Beaucoup de choses étaient possibles alors qu'une simple question résolvait souvent tout. Anna jeta un coup d'œil dans la salle ; tout le monde semblait oublier, ou tentait d'oublier, ses soucis pour la soirée, ou pour Noël entier peut être.

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Valentin Hemson
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 10:20



Bal de Givre 2013

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Ah merde je suis en retard ! Je regarde ma montre. Ambroisia va me tuer c'est sûr, bon allez Val bouge toi un peu là, pour le discours c'est pas grave, tu le connais par cœur, mais tu ne peux pas arriver trop tard. Put** Val ça fait un an, allez dépêche toi ! Je rajuste ma cravate, j'attrape ma veste, me saisis de mon parfum voilà c'est bon, j'ai oublié un truc, j'en suis sur, ah oui merde mon cadeau ! Mais où est ce que j'ai bien pu le mettre !? Pas dans le placard, pas sous le lit, pas dans les tiroirs de mon bureau mais bordel où est ce qu'il est ! Bon Val t'as plus le temps, maintenant t'y vas, avec ou sans cadeau... Ah il est là, purée mais réfléchis tu l'as laissé par terre t'as failli l'écraser t'es stupide ou quoi ? Allez mais ramasse le au lieu de te contenter de le regarder bêtement comme si c'était un ange tombé du ciel. Oublie pas d'aller chercher Adrian, sinon ils seront deux à te tuer. Val tu te remues un peu là !

Le jeune Baudelaire fouille ses tiroirs, renverse sa couette et finit par trouver le petit paquet qu'il range précieusement dans sa veste. Il se regarde une dernière fois devant le miroir ; cheveux ok, mocassins ok, cravate ok, le pantalon beige et la veste ok, voilà il ne lui manquait rien, pas même sa chemise, ni le cadeau d'ailleurs. Il devait passer prendre Adrian dans sa chambre, en espérant que ce dernier ne soit pas déjà parti, impatient de son retard. Courant dans le couloir, Valentin changea de dortoir et vint toquer à la porte de la chambre de son ami :
“-Adrian bouge toi on est en retard Ambroisia va me tuer !”
Valentin attend devant la porte que son ami arrive. Noël, sérieux Val c'est Noël, il ne s'en rend même plus compte. Pour lui Noël c'est Ambroisia, elle emplie son cœur et ses pensées, et il se fiche de ne recevoir aucun cadeau de la part de sa famille puisqu'il a ... famille ? Put** merde le cadeau de Line ! Mais il est stupide ma parole. Allez Val, chemin en sens inverse. Il retourne dans sa chambre, là, il sait où il est, sur la commode, près de la photo de sa fratrie. Il l'attrape. Et si Adrian était sortit entre temps, il fallait décidément qu'il se dépêche, ce soir il ne faisait que courir. Lorsqu'il revint devant la chambre, il appela son ami qui lui répondit qu'il arrivait. Ouf, il n'était pas encore parti. Il avait failli oublier la seule famille qui lui restait, enfin la seule qui n'avait jamais cessé d'être dans son cœur en fait. Jamais Valentin ne s'était senti si proche de sa sœur, leurs années d'écart, ne représentaient rien, elle était comme sa jumelle, remplaçant un frère absent et choyé de tous, arrachant aux autres l'amour maternel pour le conserver pour lui seul. Ah Stan, mais comment lui dire qu'en fait leur vie est mieux sans leurs parents ?
Le jeune homme émergea de son antre quelques minutes plus tard, prêt à se rendre au bal. Valentin voulait se dépêcher, mais il ne pressa pas son ami qui marchait simplement. Il pensait en lui même *Ambroisia pitié ne me tue pas* avec un petit sourire en coin. Il regarda Adrian, il était plutôt bien habillé lui aussi, comparé à certains qui étaient venus en jean et tee shirt l'année précédente.

***

Lorsqu'il entra dans la salle de Bal, Valentin fut assourdi par le flot de parole continu qui lui parvint. Il chercha une personne du regard, une seule, et la trouva finalement en  grande discussion avec sa sœur, et une autre fille. Sa petite amie était dos à lui, et ne semblait même plus le chercher du regard. Lui, s'avança vers le groupe de jeunes filles, en donnant des épaules et des coudes pour se frayer un chemin dans cette cohue d'élèves. Lorsqu'il arriva à leur hauteur, il passa ses deux mains autour de la taille de sa petite amie et l'embrassa dans le cou : “-Bonsoir ma belle.” Il fit un clin d'œil à sa sœur qui avait sûrement du apaiser le courroux d'Ambroisia quelques minutes plus tôt. Il serra la danseuse dans ses bras quelques instants. Comment aurait il pu oublier ce que sa sœur ne cessait de lui rappeler, ce que son cœur ne cessait de lui rappeler ? Depuis plus d'un mois il cherchait le cadeau parfait et il avait enfin trouvé. Pas une bague, s'eu fut trop... symbolique. Les bracelets étaient réservés à Line, et les boucles d'oreilles faisaient trop : adulte. Il avait donc opté pour un collier en argent auquel était accroché un flocon de neige. Et bien quoi ? Ils s'étaient mis ensemble en hiver non ? Il n'allait pas lui offrir un cœur puisqu'elle avait pris le sien...

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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 15:06


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« Danses avec les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je aussi ajouter que l'on doit être capable de danser avec la plume ? »

Je grommelle quelque chose en réponse à Pauline. C'est simple, s'il a oublié, je lui fais la tête (pour le torturer) puis je l'achèverai. Et comme Juliette, je finirais par me jeter d'une fenêtre, de désespoir. Jolie tragédie. Nan mais ! Je remets une mèche derrière mon oreille. Le bal n'a pas encore réellement commencé. Beaucoup attendent ou recherchent leurs cavaliers, n'en ont pas encore ou discutent avec les autres en n'en voulant pas. Antarès arrive et nous salue.

"-Salut Anta."

Je regarde le monde autour de nous bouger, et essaye de percevoir la voix de chacun dans tout ce brouhaha. Je réussis même à entendre la musique. Cette musique qui vous entraîne dans un autre monde. Qui vous fait vous sentir libre. Qui dicte chacun de vos mouvements. Qui vous accompagne sans cesse. Pour un danseur, vivre sans musique, ce n'est que de la survie. Voilà la raison pourquoi j'ai toujours un Ipod avec moi ou une musique profondément ancrée dans ma tête. Soudain, deux mains se posent sur ma taille. En temps normal, j'aurais frappé la personne qui aurait osé faire ça. Mais là, c'est différent, car c'est un retardataire très attendu qui fait ça. Il m'embrasse dans le cou.

“-Bonsoir ma belle.”

Je frissonne légèrement. Même au bout d'un an, ce contact me fait toujours autant frissonner. Et il le sait, en use et en abuse. Et c'est pas moi qui vais l'en empêcher. Je me retourne vers lui et dépose un court baiser sur ses lèvres. Juste pour lui dire bonjour.

"-Bonsoir mon coeur."

Je prends soudainement une expression entre la moue boudeuse et la simili-réflexion. Je glisse mes mains dans les siennes et entrelace nos doigts, comme je le fais habituellement. Je plisse les yeux. J'aime jouer à le faire s'interroger, qu'il ne sente pas mon regard sur lui, un court instant, et que je le puisse le contempler.

"-J'hésite à te mettre des pénalités de retard..."

Je prends mon air de petit ange innocent que je suis presque. Puis soudainement, je défais mes mains des siennes et me retourne en souriant à Pauline. Elle avait raison finalement. Il n'a pas oublié et c'est tant mieux. En même temps, j'aurais jamais pu lui faire le moindre mal. Juste le bouder. Le bouder énormément, pendant toute une semaine. C'est long, une semaine, on dirait pas...

"-T'avais raison Belle-Soeur ! "

Je regarde mon copain en souriant et en articulant silencieusement un : je t'expliquerai plus tard. J'observe une dernière fois le monde réel autour de moi avant de plonger dans cet univers parallèle dont les seules portes d'accès sont les yeux de mon petit-ami. Un monde où aucune des personnes autour de nous, ni ce lieu. Un endroit fait d'une chose unique. De notre amour. Un monde où nous serions toujours en hiver. Un monde parfait. Un univers dont il est facile d'entrer mais en sortir brise le coeur à chaque fois. L'amour, c'est pire qu'une drogue. Et pourtant c'est légal. C'est une drogue qui vous vient naturellement, c'est la plus forte et la moins chère. Je souris au garçon que j'aime. J'écoute la musique un instant. Une valse ? Merveilleux.

"-Tu veux danser ?"
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Adrian Kjerstin
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 15:29




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Sublime





Il ne se doutait pas de la pression qui s’exercé sur son ami Valentin. Celui-ci devait venir le chercher d’un moment à l’autre, le garçon blond le lui avait demandé car avec son coté un peu cool il pouvait très bien louper l’heure. Adrian pendant ce temps là de réflexion  c’était préparé. Sans se presser comme à son habitude, on ne le changerait pas du jour ou lendemain. Adrian était quelqu’un d’assez…Passif et il prenait son temps tout le temps qu’il voulait et il était connu pour ça…Aussi ses taquineries et sa grande capacité d’écoute et d’aide à la personne. Car c’est ce qu’il savait le mieux faire. Il était vêtue au final car c’était bien le final qu’il fallait décrire et non les préparatifs. Stop on arrête de dévier de la trajectoire. Il portait un pantalon noir avec une chemise blanche et une veste noir. Costard cravate en gros. Chaussure bien cirée, la grande classe.  Il vit passer des gars en jean alors qu’il passait sa tête à la recherche du brun qui devait lui servir de « rappel » mais aussi que c’était un bon ami. Enfin au sujet des gouts vestimentaires chacun son style comme beaucoup disaient. Il savait que Lexy l’aurait tué s’il était arrivé dans cette tenue et ce n’est surement pas ce qu’il aurait fait de toute façon. En parlant de Lexy…Il ne l’avait pas vu aujourd’hui. Elle devait être soit en train de finir de se préparer soit sur la route ou là-bas déjà à la soirée. Il jeta un regard à sa montre c’était à 20 h et il n’en été pas loin que faisait Valentin ? Peut être est ce qu’il l’avait oublié… Oui c’était peu être le cas. Et il allait le chercher si jamais lui ne venait pas.

“-Adrian bouge toi on est en retard Ambroisia va me tuer !”

Dis de cette manière le garçon aux cheveux blond ne pouvait que ce dépêchait d’avantage mais quand il sortit la tête  Valentin avait fait demi-tour et il disparaissait au tournant. Euh…Il était censé faire quoi le Molière là ? Attendre comme un c*n devant la porte ? A croire que oui. Qu’avait bien pu oublier Valentin pour que celui-ci s’enfuie en courant. Ba il reviendra bien au bout d’un moment. L’âme pacifiste du dortoir rentra dans sa chambre. Contrairement à se qu’on pourrait croire celle-ci était parfaitement rangé. Rien ne trainait, les affaires étaient rangées à leurs places et tout était clair dans la chambre du jeune homme, on voyait le sol, on le voyait très bien d’ailleurs. Enfin bref le parfait contraire de l’imaginaire des autres d’une chambre d’un garçon de 17 ans. Monsieur avait tout prit. Ce qui était une grande première. Dans la poche de sa veste il y avait ce pour quoi il avait passait une journée entière de boutiques.  Il avait failli craquer ce jour mais finalement il avait trouvé quelque chose.  Le jeune russe n’aimait pas faire les boutiques, c’était vraiment un calvaire pour lui. Mais pour celle qu’il aimait il était prêt à faire tous les sacrifices. Comme celui de rester à l’académie alors que toute sa famille était en Russie. Et même lorsque sa sœur Ira était repartit il était restait. Fidèle au poste comme un brave chien. Être comparé à cet animal n’était pas flatteur mais il survivrait vu que c’était lui-même qui le faisait.

Le second appel de Valentin Hemson raisonna et Adrian répondit par un oui énergique. Il sortit de sa chambre après avoir éteins la lumière et fermé la porte. Il était prêt pour cette soirée de Noel qui tenant temps au cœur de certaines personnes. Son Noel il le passait à la fois loin des siens mais prêt aussi. Car en cette académie il avait trouvé une nouvelle famille. Qui posait beaucoup moins de problème que la sienne, la véritable. Celle du sang. Il marche à une allure un peu plus tranquille et rigole de l’air pressé que prend son ami. Il se décide enfin a accélérer l’allure à son tour car sinon Valentin va le tuer pour sa lenteur. Et personnellement si lui il meurt Lexy tue Valentin et elle se retrouve avec la petite amie et la sœur sur son dos. Vive les liens de l’académie qui font qu’au fond on est tous liés. Il suit Valentin dans la salle pleine de jeunes excités. Le russe hésite, il n’a jamais été très friand de bousculade et de bain de foule. Mais le Baudelaire trace une voix au milieu de la foule tels Moise. Enfin est ce que c’est lui ? Adrian se rapproche plus d’athée que toutes autres religions. Bref il arrive quand même malgré tout à se rapproché du groupe que son pote forme avec trois autres filles et aussi d’autres personnes. Dans les filles il reconnait la sœur, la petite amie et une autre que le jeune à vu parfois. Il se trouve que monsieur à une grande capacité pour retenir les visages qu’il croise  et donc ça permet beaucoup d’aide. On s’en fou. Oui  on s’en moque de tes capacités à reconnaitre les gens. Bouge-toi le cul et trouve plutôt ta petite amie pauvre imbécile. Il fait un tour du regard de la salle mais aucune trace de celle qui fait battre le cœur de l’autre pas doué. Que faire…Partir dans la foule c’est comme allait à la noyade. Heureusement ils étaient prêt de la porte si elle n’était pas encore passait il pourrait peut être la voir. Franchement il fallait prévoir des GPS ici pour retrouver ses amis.  Mais pour l’instant il allait rester avec eux, enfin avec Valentin qui se rapprochait le plus d’un ami ici par rapport aux autres qu’il ne connaissait que de vu. Le russe se tient droit et adorable.  Et il détail les personnes qui l’entour, il observe les filles qui se sont mit sur leurs trente et un. D’ailleurs les relations de Valentin sont toutes très jolies. C’est dans sa tête qu’il se dit ça, pas envie de représailles merci bien. Ses yeux aux miles couleurs observent car dans le fond c’est ce qu’il sait faire de mieux.


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Marc-Antoine Reynolds
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 17:30


THIS IS MY KINGDOM COME



La demoiselle me glissa un charmant sourire, puis elle s'approcha de moi. Elle attrapa le morceau de tissu et en fit un nœud parfait. Je lui souria tout en déchiffonnant ma chemise que quelques mouvements de la main.

« Comme ça personne ne te surnommeras le "mec à la cravate de travers" jusqu'à la fin de tes jours. »
Je lui souria à nouveau en signe de reconnaissance.

Elle me fit un petit clin d’œil en haussant les épaules.
« Même si ça te donne un style. »

Je ne pu m'empêcher de rire sur son commentaire. L'image de moi, prochain top model sur le magasine Vogue me vint en tête. Pfff.
Je suis vraiment étrange parfois, surtout après six heures de vol, fatigué, mais heureux.

La jolie blonde retourna à ses rêveries le nez collé à la fenêtre. Je cru qu'il fallait de je débarrasse. Alors je me retourna à mon tour pour entrer dans la salle de bal. À ma grande surprise, elle me coupa dans ma marche:

« Je peux te demander quelque chose qui pourrait paraître indiscret pour certaines personnes ? »

Je souris, heureux que cette conversation ne soit pas terminée, puis me retournai vers elle. Je m'approcha, puis lentement je m'appuya contre la fenêtre. Ses yeux me fixaient, tentaient de percer mon histoire, mes origines. Elle serait déçue de savoir que je ne suis pas le genre de gars qui à vécu des aventures folles et des épreuves insurmontables dans mon enfance. J'ai seulement été un garçon heureux, satisfait. Elle jeta un œil à la salle, et je m'empressa de lui répondre, un sourire en coin:

« Il n'y à rien de vraiment indiscret que tu pourrait me poser, je suis un livre ouvert... Mais demande quand même, je suis toute ouïe. »  

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Anna Wall' Stood
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 18:52



Bal de Givre

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Anna regarda le jeune homme qu'elle semblait avoir arrêté dans sa course. Il s'était retourné pour lui parler. Enfin quelqu'un s'arrêtait et lui portait un minimum d'attention. Ce n'était pas trop tôt, un peu plus et elle s'ennuyait toute la soirée à cette fenêtre à regarder les jeunes sous la neiges, qui se souriaient et riaient aux éclats. Anna était trop curieuse et elle le savait, mais c'était plus fort qu'elle, les questions fusaient sans même qu'elle s'en rendent compte et parfois même elle importunait les gens en posant des questions indiscrètes qui pour elle était si normale, si banale et insignifiante.

« Il n'y à rien de vraiment indiscret que tu pourrait me poser, je suis un livre ouvert... Mais demande quand même, je suis toute ouïe. »

Un livre ouvert ? Les gens qui se disaient être comme cela, sans secret ni rien étaient souvent ce qui en cachaient le plus. Faire semblant de ne pas avoir de secrets pour en cacher plus encore, pour que les questions les plus ardues ne soient pas posées, pour que tout soit détourné afin de protéger un unique secret, ou même plusieurs, mais un homme sans secret n'est pas un homme. Tout le monde possède un secret, plus ou moins important, plus ou moins grave, mais personne ne peut être un livre ouvert. La face cachée de l'homme se révèle parfois être la plus dangereuse. La blonde se hasarda alors à poser sa question, qui en fait était des plus normales si elle ne cachait pas un lourd problème familial.

« En fait, c'est stupide comme question mais pourquoi tu n'es pas venu après les vacances, genre, à la rentrée comme tous les nouveaux ?»

Comme tous les nouveaux qui arrivaient après les fêtes, pour pouvoir passer ces dernières en famille et pas à l'académie. Mais qu'est ce qu'Anna ne donnerait pas pour avoir ne serait ce qu'une journée avec son père pendant les vacances. Pourtant sa vie de petite princesse anglaise n'était pas la meilleure qui puisse exister. En effet, on pouvait penser d'elle qu'elle n'était qu'une fille à papa qui possédait tout ce qu'elle voulait, et c'était le cas, car elle était fille unique qui plus est, mais son père n'était jamais présent pour elle, il travaillait constamment et la cavalière n'avait jamais eu connu la chaleur familiale. Alors qu'elle tendait l'oreille en interrogeant le garçon du regard, la danseuse entendu une valse démarrer, toute calme et silencieuse au début, puis de plus en plus forte et vivace. Elle tendit la main à l'inconnu.

« Oserais-tu ? »

Un jeune nouveau oserait il faire danser une cygne qui avait choisi de faire de la danse son métier ? Et savait il danser au moins ? Ou Anna devrait elle le guider, lui apprendre les pas de base qui suivaient tout simplement une simple monotonie, un deux trois un deux trois. Elle lui sourit et lui lança un sourire malicieux et un regard narquois. Qui plus est ce jeune homme était craquant. Anna lui tendit la main pour qu'il la prenne délicatement.

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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 18:59



Winter is coming...

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Pfffff. Ce Bal est-il obligatoire ? Non. Alors je vois pas pourquoi j'y vais. Sûrement parce que TOUT LE MONDE y va. Autant se résigner, il va falloir que je mette une robe. Argh. Vie, que tu peux être cruelle envers moi... De quoi j'ai l'air en robe ? Va savoir, cela fait des années que je n'en pas mis, et c'était bien avant que mon corps ne commence à changer. Ok. Ffffff... Inspirer, expirer. Longue ou courte ? C'est bon, je suis morte. Je me jette sur mon téléphone et compose le numéro d'Allison. Je connais cette anglaise depuis près de treize et, toute sympathique qu'elle est, elle a un goût prononcé pour les robes et le maquillage, et elle aura au moins un milliard de conseils en poche. J'aurais peut-être dû demander son avis à Adrian... Tiens, mais celui-là ! Je fais l'effort de me mettre en robe, il a intérêt à être en costard-cravate ou je l'étrangle purement et simplement. Réponds Allison, réponds... Je suis sauvée !

« Allo ? »



Bon, je crois que j'ai peur de mon miroir. J'ai suivi ses conseils à la lettre, et je ne sais pas si c'est normal, ou si c'est un désastre. Je frotte mes joues pour faire disparaître quelque peu le rose qui les auréole. Argh. C'est trop girly. C'est pas moi. La robe bustier noire est trop courte, tout est trop fille. Ça va aller pour ce soir. Hors de questions que je porte des talons, ils peuvent toujours courir. Marcher juchée sur des aiguilles de dix centimètres, non merci, sauf si je veux absolument m'écrouler devant tout le monde. J'adorerais pouvoir enfiler mes bonnes vieilles baskets, seulement ça ne va jamais passer... J'opte pour les ballerines que Sio' a oublié, elles sont confortables et pas pleines de paillettes et de rubans.

Il est là, au milieu de la salle, tournant la tête de tous côtés. Je suis au fond, comme à mon habitude... La danse, c'est pour les Cygnes. Moi je préfère feindre la fille qui n'a pas faim alors que je salive intérieurement devant l'immense buffet. Il ne va jamais me trouver. Je laisse à mon grand regret les petits fours, pour lui sauter sur le dos, mettant mes mains sur ses yeux. Mon petit bout de nez froid se glisse vers son oreille.

« Qui c'est ? »

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Cassiopeia Crydamoure
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 19:20



Aussitôt, Pauline prit Antarès dans ses bras pour le saluer, c'était un peu comme si elle avait été au courant de son absence. Peut-être avait-elle appris quelque chose à son sujet ? Non, ç'aurait été absurde. Peu de bruits circulaient sur lui. Il était un garçon discret malgré son excentricité... Ou peut-être était-il discret à cause de ça. Dans tous les cas, il était rarement un sujet à rumeurs, et sa disparition n'aurait pas pu faire grand bruit. Il était le genre de personnes que l'on ne remarque pas lorsqu'elles sont parties, tout du moins si on ne les avait pas remarquées quand elles étaient là. Seul quelqu'un de très proche de lui se serait rendu compte qu'il n'était plus là. Ca n'était donc qu'une simple coïncidence, Pauline aurait dû être plus qu'une simple connaissance pour savoir quoi que ce soit. Elle aurait dû être aussi proche que... Nate.

Nate, qui venait d'apparaître comme par magie à côté du groupe, peut-être avec d'autres personnes qui étaient venues rejoindre les filles mais Antarès était trop occuper à remarquer que Nathanaël Von Arlex, lui qui était du genre à détester la foule et qui ne se présentait pratiquement jamais aux grands évènements, était présent au bal, et en plus portait une chemise, et en plus s'adressait à lui de sa voix calme et froide, celle qu'il n'avait plus entendue depuis près de deux semaines, alors qu'il ne savait même plus son propre prénom.

"Est-ce qu’on peut discuter, Antarès ?"

Oh oui, et il savait parfaitement ce dont Nate voulait parler.

Il allait très certainement lui reprocher de l'avoir laissé tomber depuis quelques temps. De l'avoir oublié. Et aussi dur que ça pouvait paraître, c'était en partie vrai. Antarès avait tout laissé tomber, sans exception, pour son Juge, celui qu'il s'efforçait à imiter, à façonner, alors qu'il savait pertinemment qu'il n'en aurait jamais la carrure. A vrai dire, maintenant qu'il avait les idées peut-être un peu plus claires, Antarès ne savait plus si ce personnage, cette entité, cette idée valait le coup ou pas. Et s'il ne savait pas ça, alors il ne savait pas s'il s'en voulait ou pas. En toute honnêteté, Antarès avait vraiment envie de s'en vouloir, parce que ça voudrait dire qu'il était capable d'arrêter le massacre et de tout reprendre là où il l'avait laissé.

Cependant, Antarès n'avait pas l'impression de s'en vouloir.

"Je suppose que tu voudrais aller un peu plus au calme. "

Le ton de sa voix s'était frêle, inconsistant, un peu comme s'il avait eu une boule dans sa gorge mais pas tant que ça. Il savait très bien ce que leur discussion voulait dire. Quoiqu'il ne savait même pas s'ils allaient avoir une vraie discussion. Peut-être qu'il allait tout simplement laisser Nate parler et lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur, tout en hochant de la tête à chaque respiration. Faire profil bas. C'était dans tous les cas ce qu'il fallait maintenant, tout simplement faire profil bas. Antarès ne se soucia plus des autres personnes dans la salle ou de ce qu'il se passait, et il amena son ami dans un coin un peu plus isolé de la pièce, là où il n'y avait personne. Le balcon était occupé, de toutes façons.

"Allons-y. "


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Frida Calloway
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 30 Déc - 23:15

(on est deux Ice  No )
« Oui, ça va, Black Swan. Et toi ? Et oui, mon copain est censé venir. Sauf que je ne le vois toujours pas pointer le bout de son nez et que s'il ne vient pas, il va en entendre parler pendant un moment. Ca se fait pas ! N'est-ce pas Pauline ? » J'avais appelé Blondie Pauline en fait. Maintenant sa tête me revenait, on avait eu une dispute à propos d'un joint que je lui avais gentiment proposé mais qu'elle avait négligemment écrasé. C'est Noël, on pardonne ! Je continuais de sourire alors que la dénommée Pauline rassurait Ambroisia par rapport à son petit copain (dont j'ignorais toujours le prénom). « T’inquiète pas Ambroisia, je suis sûr qu’il est en train de se faire tout beau pour toi et puis c’est impossible qu’il oublie cette soirée, je lui ai rappelais un million de fois. Vous êtes ravissantes toutes les deux les filles. » C'était gentil de sa part et j'acceptai volontiers le compliment d'un hochement de tête. Après cela je proposai ma boisson améliorée qu’elles refusèrent. Tant mieux cela en fait plus pour moi d’une certaine manière. Sur ce j’en avale une gorgée de plus. Après ce verre j’arrête, je ne veux pas être bourrée en revenant dans mon dortoir. Enfin si j’arrive à mon dortoir car qui va me ramener ? Personne, comme d’habitude. Tout le monde s’en fiche de Frida après tout. Passons. Tout le monde semblait nous apprécier à ce moment vu qu’un jeune homme très pâle se joint à nous et nous lâcha un très beau « Bonsoir. » Directement Blondie répondit avec un grand sourire. « Contente de te voir Antarès ! » Je ne connaissais pas le gars en question mais il avait l’air différent donc il me plaisait déjà. Que prénom bizarre mais soit, je vais faire avec ! Après tout entre Frida et Antarès on se demande lequel est le plus bizarre. « Bonsoir. » Dis-je de façon très polie. Finalement je m’abandonnais quelques secondes à la conversation pour balayer la salle et voir s’il y avait de nouvelles personnes qui arrivaient. Là je reconnus Anna Wall’Stood une blonde ma maison qui était très sympa. Puis d’autres personnes enfin j’me souviens surtout des têtes et j’ai du mal à coller des noms à côté donc les surnoms sont mon arme à tout faire. Un blondinet s'approche de notre groupe nous salue et embarque cet Antarès. Bon, reste plus que nous trois. J'ai vraiment hâte de voir le petit copain de mon petit cygne blanc. Puis il arrive. Un brun qui a l'air très très sympathique qui la prend doucement par la taille et lui dépose un doux baiser dans son cou. Ce que j'aimerais que quelqu'un soit comme cela avec moi, même si ce n'est pas mon style rien que l'intention cela me toucherait... Mais non personne n'est là pour Frida la fille sombre et toujours avec sa cigarette dans les doigts. « Bonsoir ma belle. » Ils se papouille tout ça et je me retourne pour pas fondre de jalousie. Les couples ça me donne envie de tous leur mettre des droites. Pourquoi eux ont-ils un privilège et sont attentionnés entre eux ? Ce m'exaspère au plus haut point. Bref et puis j'entends : « Tu veux danser ? ». Là c'est limite pas si je brise mon goblet en plastique pour me retenir de leur mettre deux claques à chacun en hurlant "et les autres seuls vous y pensez ?" mais pourtant, je ne le fais pas et me contrôle. Ambroisia est mon amie. Donc amie signifie pas de mal. Ils partent en se chuchotant des mots doux et tout ça, je déglutis. J'en ai sincèrement marre d'être toute seule donc je demande à Blondie : « Je te ramène un truc à boire ? Sans alcool promis. » C'est vrai, j'suis pas bitch ce soir. Je me dirige vers les stands et sert deux verres de Coca Cola et j'en profite pour jeter mon verre à moitié bousillé. Je reviens vers ma blondinette préférée. « Coca Cola. » Annonçais-je avant d'avaler le liquide marron. Y'a des tas de bulles qui me font faire une grimace. décidément tout me fais grimacer. Bref. Je regarde mon White Swan danser la valse avec son cavalier, ils ont l'air heureux et il se débrouille à merveille pour ne pas être un cygne. Tout le monde danse ou presque autour de nous et je n'ai qu'une envie : les rejoindre. Je pose mon verre sur la première table et propose à ma camarade : « Une danse très chère ? » Non nous ne sommes pas lesbiennes ou n'importe quelle idiotie du genre, nous sommes juste jalouses du bonheur des autres. Hop nous voilà sur la piste, valsant plus rapidement que les autres, mes pieds se posant bien plus vite que ceux des autres. On s'en fiche après tout c'est que pour une danse ! Au pire je me calerai dans un coin toute seule après ça, et compterai les danseurs jusqu'à ce que quelqu'un me dévisage et fronce les sourcils, tentant de se rappeler mon nom ou examinant ma position biscornue. La danse se termine et j'abandonne ma cavalière. Comme convenu je trouve la première chaise et croise les jambes. Avec un peu de chance personne ne me reconnaîtra avec si peu de maquillage et on m'invitera à danser. J'aimerais tellement danser, je sais pas ce qui me prend. J'ai plus de coke c'est peut-être pour ça. Mais bon. Si j'avais su j'aurais pas v'nu !

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Marc-Antoine Reynolds
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mar 31 Déc - 4:15


THIS IS MY KINGDOM COME


Je voyais, le nez collé à la vitre, certains étudiants; vestons et cravates, robes et talons hauts, sortir dehors sous cette neige et ce froid. Leurs sourires de bonheur trahissaient leur amusement. Ils tournaient, ils criaient, il regardaient le ciel en riant. Heureux comme nous l'étions enfant lorsque la neige se mettait à tomber. Ce spectacle me fit sourire. C'était tout à fait mignon. J'expira une bouffée d'air chaud sur la vitre froide, créant une fine buée blanchâtre. Je l'essuya du revers de la main et me retourna vers la demoiselle, qui de sa voix douce me questionna:

« En fait, c'est stupide comme question mais pourquoi tu n'es pas venu après les vacances, genre, à la rentrée comme tous les nouveaux ?»

Je souris. La question m'avait été posée par mes amis, mes parents, mon entourage... Je n'avais aucune réponse claire. C'était flou. L'une des questions où aucune réponse n'y ai attaché. C'est quelque chose que je me devais de faire. Je me le suis imposé. Rien arrive pour rien dit-on.
Mais pour elle, j'essaya de trouver les bons mots pour exprimer ce que je pensais. Malheureusement, contrairement à mon habitude, aucune réplique me  vint à l'esprit. Ce sujet était confu, même pour ma propre personne.

Une douce symphonie rythmée démarra, les filles se trouvant un cavalier, les hommes trouvant dames à leurs bras pour valser. La blondinette me regarda dans les yeux avec un petit sourire narquois, puis me tendit la main, invitation que je ne pouvait vraiment décliner.

« Oserais-tu ? » me lança t'elle, une lueur de malice dans les yeux.

Je ris. Était-ce un défi, chère dame, que tu me lances? Je remonta légèrement mes lunettes d'une main, l'autre sur les hanches, pour me donner un petit style de comédien, lui lançant le même regard narquois qu'elle me lançais.

« Certainement que j'oserais. » Dis-je en déposant délicatement mes doigts dans les siens.
Puis je continua d'un ton amusé, terminant ma phrase sur un ton semblable à celui d'Elvis;
« Je suis un molière, un improvisateur, un comédien. Je ferais n'importe quoi... pour une jolie dame comme vous... »
Je ria, les yeux pétillants de malice.
Lentement, j'enroula mes doigts autour des siens, puis l’entraîna dans la salle, légèrement en retrait du milieu de la piste pour ne pas se faire bousculer par les autres. Je posa délicatement une main sur sa taille, elle, plaçant sa main libre sur mon épaule. Savait-elle se qu'elle faisait? Probablement.
Lentement, au rythme de la musique, nous nous guidâmes mutuellement. Je remercia silencieusement mon ex, ex petite copine de m'avoir montré la valse il y à de cela quelques années. Depuis, j'avais eu le temps de me pratiquer dans nombres de bals...
Je lui souria, mes yeux dans les siens. Nous avions l'air élégants. Elle dansant comme une reine, moi, me débrouillant, suivant ses pas. Oui. Oh oui elle savait ce qu'elle faisait. Peut-être avait-elle fait ça toute ça vie? Je souris un peu plus. Je dansais la valse avec une cygne, c'était écrit dans le ciel. Sa question se réanima dans ma tête, et je lui murmura ma réponse:

« Pour ta question, je crois que c'est que je devais le faire. Je m'y sentais obligé. Comme... un défi que je m'étais donné. Je m'étais dit que j'allais le faire, et qu'en plus j'allais être tranquille pour remplir tout mes documents, sans les autres nouveaux dans les pattes, remplissant la boîte mails de la direction de question puérils... Oui c'est ça. C'était un défi. Un "challenge"... Mais tu vois, même moi je ne suis pas certain de ma réponse... Si j'étais arrivé en Août, aurais-je valsé avec toi aujourd'hui? »
dis-je un sourire en coin et le regard amusé.
 

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Valentin Hemson
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mar 31 Déc - 10:40



Bal de Givre 2013

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J'ai le droit à un baiser un peu furtif. Mhh Val ton retard va te coûter cher... J'aimerais lui dire que je suis désolé et que j'ai eu des empêchements, mais c'est faux, j'ai juste glandé dans ma chambre toute la journée et je me suis endormi sur mon lit, donc je n'ai rien à dire pour ma propre défense. Je demande un avocat ! Bon ok elle ne me traînera sûrement pas en justice pour cela. Mais bon je me suis bien rattrapé tout de même, et ce n'est pas fini. Vous n'imaginez même pas combien de fois je me suis entraîné cette semaine pour valser un peu mieux, pour danser avec une cygne il faut bien être à la hauteur non ? Pour tout vous dire j'ai tenté lundi, puis j'ai abandonné. Mais j'aurais essayé au moins, elle ne pourra pas me le reprocher, et puis je suis un écrivain, rien d'autre qu'un griffonneur de papier moi !

Valentin laisse la jeune fille entrelacer leurs doigts et sourit à son contact chaud. Elle fait semblant de bouder et prend une expression maussade qui donne envie au Baudelaire de s'esclaffer. Il ne le fait pas, il ne tient pas à se faire assassiner ce soir tout de même. Pas maintenant en tout cas. La cygne semble avoir trouvé pire supplice que la mort elle même. Le brun trouve sa petite amie et sa sœur bien trop complices, mais est ce bien ou mauvais ? Valentin est pris de vertige, sa tête tourne, trop de bruit. Il a besoin de calme mais ne laisse pas transparaître son malaise, Ambroisia lui en voudrait tellement... Alors il la regarde, il sourit et accepte même de danser avec elle une valse.

"-Tu veux danser ?"

Les mots cognent dans son crâne comme un marteau sur une enclume. Pris d'une migraine, il secoue la tête pour se raviver l'esprit. Il murmure un oui presque inaudible et tente de rattraper le coup avec une de ses petites phrases de tombeur qu'il cale à toutes les demoiselles qu'il drague.

"-Comment refuser l'offre d'un ange ?"

Alors il l'attrape par la taille et glisse une main dans le creux de son dos. La petite main de sa cavalière vint se loger dans sa main et il essaie de suivre les mouvements de la jeune fille. Il réfléchit. Comment la danse peut elle être la vocation d'un homme ? Tout dans cette dernière incarne la féminité et la douceur. Quand il regarde Ambroisia danser par exemple, Valentin ne voit que de la beauté, de la grâce et du charme, de la magnificence aussi, mais ça, c'est particulier. Il ne peut à chaque cygne décerner cet adjectif si parfait, qui ne revient de droit qu'à celle qui fait battre son cœur. Le couple valse sur la piste, leurs yeux ne se quittent pas, ils sourient tous les deux à l'autre, en se remémorant sûrement leur année passée, ce Bal de Givre de 2012, où Valentin Hemson avait embrassé Ambroisia Trendle alors qu'il ne l'avait vu qu'une fois auparavant. Stupide ? Non, je dirais plutôt passionnel. Le coup de foudre est une chose que l'on ne peut pas prévoir. Peut être n'est il pas aussi puissante que les amours construits, qui passent d'abord par une amitié profonde, pourtant le leur semblait bien parti pour réussir. Et Valentin ne comptait pas le faire échouer. Cela avait été si dur pour lui au début de sortir de sa chambre, d'émerger de cette stupeur infernale dans laquelle feu Julia l'avait laissé. Et puis un matin il avait rencontré Ambroisia, la douce fille de la forêt.


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Anna Wall' Stood
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mar 31 Déc - 10:48



Bal de Givre

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Il avait un beau regard qui se voulut malicieux. La jeune fille se perdit quelques secondes dans son regard. Pourquoi les gens de l'académie avaient ils tous des beaux yeux qu'elle ne pouvait s'empêcher de scruter avec attention ?Anna sourit lorsqu'il releva son défi avec un ton théâtral propre à tous les jeunes gens de la maison Molière en prenant délicatement la main de la blonde dans la sienne.

« Certainement que j'oserais. Je suis un molière, un improvisateur, un comédien. Je ferais n'importe quoi... pour une jolie dame comme vous... »

Anna sourit. Un Molière tient donc ! Ce genre de gens qui savent prendre les tournures les plus dramatiques, ceux qui maîtrisent à la perfection les sentiments. La danseuse les admirait vraiment, elle qui ne cachait que difficilement ce qu'elle ressentait, elle qui était d'une nature timide, elle ne pourrait jamais se produire sur un scène et clamer des textes par cœur. Il faudrait ne pas oublier, regarder le publique, être majestueuse... Anna se laissa conduire sur le rebord de la piste et déposa une main sur l'épaule du garçon. Elle s'approcha un peu de lui et frémit au contact de sa main sur sa taille. Elle avait perdu cette habitude depuis trop longtemps... Pour une jolie dame comme elle... Etait elle déjà devenue une dame ? Elle aurait voulu rester une enfant, petite et chétive, que l'on se doit de protéger. Bientôt elle ne serait plus une adolescente, elle ne l'était déjà plus, elle était majeure maintenant... Elle n'avait plus le droit aux petites amourettes, au drague de soirée, à l'insouciance de l'adolescence... Anna laissa la musique l'imprégner et se laissa porter par le doux son qui résonnait à ses oreilles. Avant tourné, arrière, avant, tourné, arrière. Facile. D'une simplicité évangélique. Elle sourit au garçon qui la regardait. Il ne se débrouillait pas si mal. Il avait appris quelque part sûrement... Sa mère ? Sa sœur ? Sa copine ? Sa cousine ? Son ex ? Bonne question...

« Pour ta question, je crois que c'est que je devais le faire. Je m'y sentais obligé. Comme... un défi que je m'étais donné. Je m'étais dit que j'allais le faire, et qu'en plus j'allais être tranquille pour remplir tout mes documents, sans les autres nouveaux dans les pattes, remplissant la boîte mails de la direction de question puérils... Oui c'est ça. C'était un défi. Un "challenge"... Mais tu vois, même moi je ne suis pas certain de ma réponse... Si j'étais arrivé en Août, aurais-je valsé avec toi aujourd'hui? »

Un peu comme un pressentiment. Il fallait le faire, il l'avait senti à l'avance, inexpliquablement. Ca c'est sur que la boîte mails devait exploser les jours de rentrée. Les nouveaux étaient tellement perdus... Pourtant passer les fêtes en famille c'était l'habitude de tout le monde, où presque. Beaucoup de gens restaient à l'académie pendant les vacances, parce qu'ils habitaient trop loin, parce qu'ils ne pouvaient pas rentrer, comme elle. L'idée la frappa. Mais que serait elle en train de faire à ce moment là si cet inconnu n'était pas rentré au milieu des vacances ? Serait elle toujours à sa fenêtre ? Ou bien serait elle en train de boire au bar parce qu'elle s'ennuie trop ? Ou encore aurait rencontré quelqu'un d'autre ?

"-Peut être n'aurais-tu pas valsé avec moi, mais est ce que ça en vaut la peine ?"

Reprit elle avec malice. Bonne question, était elle digne des autres ou non ? Est ce que venir et danser avec elle en valait la peine ? La vie valait elle la peine d'être vécue comme elle vient ? Oui.

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Merci ma Teny <3
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Persée T.-M. Brown
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mar 31 Déc - 12:44

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« Danses avec les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je aussi ajouter que l'on doit être capable de danser avec la plume ? »

"-Comment refuser l'offre d'un ange ?"

Je lève les yeux au ciel. Pas besoin de me draguer Hemson, j'suis déjà sous ton charme. Et puis... Tu crois que j'ai pas perçu le minuscule "oui" que t'as dit y a même pas trois secondes ? Ah, les mecs et leur fichue fierté... Bon d'accord, sans, ils seraient peut-être moins mignons, craquants, à tomber. Sa main se pose dans le creux de mon dos, tandis que la mienne se place sur son épaule. Des gestes légers. Nos mains libres se rejoignent. Et nous commençons à valser. J'aperçois une légère amélioration. Mais aurait-il essayé de s'entraîner ? Et bien, c'est à croire que oui... C'est peut-être pour cela qu'il est arrivé en retard ! Mais dans ce cas il est pardonné. Au contraire... Ah, ce mec est capable de me faire tomber dans ses bras autant de fois qu'il veut. Je ne dirais pas qu'il est parfait, mais chacune de ses imperfections me rend.. Totalement accro à lui. Ouais, c'est bizarre. Je sais. J'arrive pas à comprendre, mais on va dire que je ne cherche pas trop non plus. Je l'aime. Point barre. Et quiconque essaierait de nous séparer se ferait rapidement mettre au tapis. Le regard vert de Val se fait lointain, vague. Il réfléchit. Je ne peux pas lui en vouloir. Je ne vais pas lui interdire de penser. C'est comme si on m'interdisait de danser. C'est impossible. Il est un écrivain, il a besoin de penser pour trouver les vers justes. Vers que je n'ai jamais droit de lire d'ailleurs, et cela est particulièrement injuste ! Et j'ai beau utiliser tous les moyens que je connais, je n'arrive jamais à lui dérober son carnet. Et j'ai tellement pas envie qu'on se dispute que j'évite, finalement. Ce qui n'enlève pas ma curiosité.

"-Je comprends mieux pourquoi tu es arrivé en retard, mon coeur... Merci de t'être entraîné... Ca me touche vraiment."

Sans cesser de valser -eh oui, c'est ça d'être un cygne on peut danser en faisant autre chose en même temps- je l'embrasse. Ce baiser est plus doux e plus long que le précédent. Pour le remercier. Je ne peux tout de même pas lui en vouloir trop longtemps. De toute façon, j'en serais incapable. Oui, comme je le disais avant, l'amour est une vraie drogue dont on ne peut se passer plus de quelques jours. La musique traverse mon esprit. Elle vient le réveiller. Je voudrais que cette valse ne se termine jamais. Pouvoir rester enfermée dans le monde des prunelles de Valentin. Mais je l'entends, ce n'est pas possible. La musique faiblit déjà. Cette mélodie se termine. C'est dommage. C'était tellement bien. Lorsque les dernières notes parviennent à mes oreilles, j'arrête doucement de danser, et l'embrasse de nouveau. Un véritable baiser passionné, comme ceux que nous avons échangé l'an passé, une fois la timidité affrontée. Ce bal, l'an dernier, avait été le plus beau de toute mon existence, loin devant les soirées mornes où je me contentai d'observer les danseurs. J'y allais pour l'honneur de ma maison, auparavant. Mais maintenant, les choses avaient changées. Je fermai les yeux et glissai un "Je t'aime" presque inaudible à l'oreille du Baudelaire. Et comme l'an passé, après un silence musical, un slow brisa l'atmosphère des soirées mondaines des siècles passés. Un slow, c'est romantique, c'est beau mais, en dépit de tout, ça ne me plaît toujours pas. Non, je ne m'y habituerai jamais. Cela faisait partie des choses que l'on ne pouvait changer chez moi. La salle se fit plus silencieuse, probablement pour respecter le romantisme de la musique... C'est pathétique. Après un bref regard, j'entraînai mon petit-ami dans un recoin plus calme que là où nous étions auparavant, mêlé aux discussions de notre groupe, mais également à toutes les autres.

"-Pauline m'avait promis que tu viendrai. Que tu n'avais pas oublié. J'ai eu tort de ne pas la croire. J'aurais voulu te donner ton cadeau maintenant, mais... Ce n'était pas pratique de l'emmener là. Je te le donnerai après si tu veux..."

Oui, le cadeau. Je ne l'avais pas oublié, loin de là. J'avais même mis un temps fou à le trouver. A trouver la bonne idée. J'avais même dû demander à Pauline ce qu'elle comptait lui offrir afin qu'il ne se retrouve pas avec un doublon, ce qui aurait été dommage. C'était à cause de ce cadeau que j'avais passé une journée entière dehors, par un froid pareil, à faire les boutiques. J'avais oublié à quel point c'est horrible le shopping. Je déteste ça aussi. Mais pour lui, je suis prête à affronter mes goûts.

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Adrian Kjerstin
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mar 31 Déc - 18:30




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My lady





« Qui c'est ? »

Il sent des mains délicate se poser sur ses yeux, il reconnait le parfum qui soudain embaume l’air, un parfum qu’il a pour habitude de sentir, un parfum qui le rempli de joie et de bonheur. Elle n’avait pas besoin de parler pour la reconnaitre. Il la reconnaîtra toujours. Comment pouvait-on devenir à se point « gaga » d’une personne ? Avant son arrivé le jeune russe aurait fint l’humour pour éprouver ce qu’il ressentait à ce sujet, mais avec elle c’était différent. Tout était différent. Il se sentait plus gauche que d’habitude, il devait surveiller ses paroles car il ne l’avait que trop blesser. Quel imbécile…Non il avait déjà eut se combat intérieur ou il s’insultait de tout les noms. Aujourd’hui c’était fini. Il porta ses mains jusqu’aux siennes et les décolla  de ses yeux. Avant de faire un tour pour se retrouver face à elle. Ils étaient perdus au milieu de tous ses inconnus. Les bains de foules s’étaient pas la grande classe c’était même trop horrible. Et il se doutait que Lexy non plus n’aimait pas ça. Il l’embrasse lui faisant un instant oublier cette foule qui s’amasse et se bouge au fil du rythme de la danse qui se déroule. Valentin à disparu du champ de vision mais il s’en moque. Il l’éloigne en posant sa main dans le creux de son dos et l’entraine vers ce qu’on appel le buffet. Bizarrement il y a moins de monde avantage pour le petit couple que forme nos deux amoureux. Enfin plutôt le toutou et le maitre. Adrian une fois de plus étant le chien. Un chien Russe qui à la langue qui pend…Pas. Arrêtons donc les illusions, et toutes ses bêtises dans le genre.

-Comment va ma sublime Anglaise ?  

 Il demande deux verres de cocas. Et une fois qu’il les a en ça possession, il retourne prêt d’elle. Maintenant il ne la lâche plus du regard, il la détail, il l’admire, il la dévore de son regard pété de couleur.  Et il sourit, un sourire d’amoureux. Un sourire idiot peint sur son visage angélique. Il ne sait pas si elle lui a répondu, il a du faire encore une boulette, il en fait toujours une au final. Quel imbécile. Il cherche du soutient dans sa boisson pétillante dont les ingrédients sont inconnu à par pour ce qui le fabrique. Et encore.  Et puis comment ils ont découvert cette recette ? Au pif par exemple : Salut Raymond aujourd’hui on va tester un truc, ça ça et ça. Ça se trouve se sera bon qui sait…  Il regarde son verre, non il n’y a pourtant pas d’alcool ici. Si il y a de l’alcool mais pas dans son verre, il sait qu’il y a de l’alcool.. C’est bien étonnant d’ailleurs, l’académie fait un effort. Qu’elle école irait bourrer ses étudiants lors d’une soirée… Ici. La fille qui vient de passer avec son verre en est la preuve.

-Je suppose que je peux toujours rêver pour une petite danse…

Il fit des yeux de mini chien battu. Il allait vraiment finir par devenir chien mesdames et messieurs. La preuve regardait il se traite, s’insulte, se déguise en sac à puce. Respect pour les chiens mes amis, fidèle compagnon de l’homme. Vous pouvez partir cinq minutes il pensera que ce sera une heure. Un chien n’a pas la notion du temps, un chien vous aime. Adrian est un chien. Un chien qui est gauche et manque profondément de tact. Voir d’intelligence en ce moment.  Il prend un gorgée de son coca, vous savez qu’une cravate c’est horrible. Un truc en tissus qui vous prend à la gorge. Vous mesdemoiselles vous avez de la chance, un fin collier, des bracelets mais rien qui vous étrangle. En parlant de collier. Monsieur le père no…Okay on abandonne le ho !ho !!ho !! Pour ce soir. Et puis on reprendra sa pour les enfants un jour. Ça part trop loin les gars. On parlait  juste du cadeau de Lexy là. Oui celui qui a fait arrachait des mèches caramel au garçon. Vous ne savez pas comment c’est dur. Il n’a pas l’habitude. Il se tue pour être à sa hauteur même s’il ne lui arriverait jamais à la cheville. Mon gars tu coule et elle elle s’envole.  

-J’aime pas la foule…Il y a trop de monde , on sort ?


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