Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Bal de Givre 2013

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Lexy McKinon
Elève Habitué ♪
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mar 31 Déc - 18:58



Winter is coming...

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Il enlève mes mains de ses yeux, sans un mot, et m'adresse un sourire béat qui traduit la joie, l'accomplissement le plus grand. Wahou, je fais tant d'effet que ça ? Je sais que j'ai mis une robe, ce qui est parfaitement inhabituel, mais quand même... Ce beau blondinnet me prend la main, et ce seul geste traduit tout ce qu'il ne dit pas. Il m'entraîne vers le fond de la salle, où j'étais quelques instants plus tôt -oui je vais pouvoir continuer à mater les petits fours !-. Je soupire de soulagement alors qu'il ouvre la voie à travers la foule d'étudiants qui se presse au centre de la place.

« Comment va ma sublime Anglaise ? »

« Comme quelqu'un qui n'a pas mis de robe depuis ses douze ans... »

J'ai à peine le temps de formuler ma réponse qu'il disparaît de nouveau. Autant ne pas bouger, on risquerait de se perdre. Je pivote sur moi-même et essaye d’apercevoir quelques visages connus dans l’assistance. Valentin et Ambroisia dansent, les yeux dans les yeux, Pauline, Frida et Naia discutent devant ce qui semble être de l'alcohol, vu les regards que Frida y jette régulièrement, et la crinière rousse d'Antarès se déplace au loin, à l'autre bout de la pièce. Nate est juste devant, et tous deux ont les épaules voutées et les yeux au sol. Souvent, ça ne présage rien de bon... Mon regard se porte sur la foule, pour en avoir une vue globale. les premiers sur la piste de danse sont bien évidemment les Cygnes, facilement reconnaissables à leur port de tête et leurs mouvements gracieux. Si seulement je savais danser comme eux... Mais voilà mon prince charmant qui réapparaît comme par magie avec des boissons. Qui a dit que le Bal de Givre n'était pas un conte de fées ?

« Je suppose que je peux toujours rêver pour une petite danse… »

Conte de fées, d'accord, mais faut pas pousser le bouchon trop loin quand même... Devant mon air contrit, mon adorable petit ami utilise sa technique ultime : les yeux de chat mignon, ou de chien battu, au choix. Comment résister à ça ? En plus, il sait bien qu'il peut tout me demander, le lui refuser m'est impossible... Parce que je suis littéralement raide dingue de ce beau mec blond qui ressemble actuellement à un bébé lapin perdu dans une forêt très sombre et très noire. Je lui souris d'un air impuissant.

« Je ne peux pas te dire non... Mais juste un peu plus tard. »

Il sourit et me tend quelque chose à boire. Que c'est agréable d'avoir un magnifique copain aux petits soins pour soi... Comme pour ponctuer mes paroles, ou plutôt mes pensées, il ajoute :

« J’aime pas la foule… Il y a trop de monde, on sort ? »

Alors là on est sur la même longueur d'ondes ! Pour toute réponse, je me dirige vers la sortie, en glissant furtivement ma main dans la sienne, comme une invitation à me suivre. Ce serait le moment idéal pour lui offrir son cadeau... Son cadeau. Ma prise de tête depuis un mois. C'est tellement plus facile d'offrir quelque chose à une fille ! Fleurs, bijou, parfum... Si ça vient de lui, que ce soit une maison ou une paire de chaussette, c'est parfait. Je prends enfin une grande inspiration de cet air nocturne et glacial. Je pose mon verre dans la main tendue d'une sculpture pas du tout prévue à cet effet, et fais quelque pas qui m'enfoncent dans l'épaisseur sombre de la nuit.

___________
« Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »
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Nathanaël Von Arlex
Administratrice Sherlock
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mer 1 Jan - 23:30

Nate fit son maximum pour demeurer impénétrable, et il s’en sortait d’ailleurs plutôt bien. Antarès n’émit aucune résistance, et il lui fut reconnaissant de proposer de s’éloigner ; en effet, il n’était pas question d’avoir une conversation sérieuse au beau milieu de la salle de bal, entourés de regards indiscrets et de l’insupportable vacarme produit par cette horde d’adolescents joyeux. La voix d’Antarès était différente, perturbée. Pas la moindre once d’assurance ne se fit entendre. Etait-il maître de ses esprits, à cet instant ? Avait-il peur de la suite ?
Car Nate, quant à lui, avait réellement peur. Une boule s’était formée dans son estomac. Antarès était sa faiblesse, il était le seul être au monde qui soit capable de lui faire perdre instantanément ses moyens d’un simple geste, d’un simple mot, d’un simple regard. Ça avait toujours été comme ça entre eux, depuis le tout début. Ca l’avait toujours fasciné et effrayé en même temps. Il avait pensé que ça finirait par disparaître, qu’il s’y habituerait ; et pourtant ça n’avait absolument pas changé.
Nathanaël hocha la tête et suivit Antarès, en s’efforçant de respirer calmement. Il serait peut-être temps qu’il décide de mots qu’il allait utiliser. Le rouquin l’entraîna dans un coin un peu plus tranquille de la pièce, alors qu’une valse commençait, ce qui jouait à son avantage puisqu’il ne serait pas obligé de parler trop fort.

- Allons-y.

Nate lança un ultime regard panoramique sur la salle avant de poser les yeux sur son compagnon, qui visiblement avait tout simplement décidé d’accepter son sort. Il se tenait là, sans même le regarder, prêt à écouter, prêt à encaisser. Prévoyant visiblement de se contenter de subir, comme un enfant au bord des larmes à qui on fait la morale pour une bêtise de trop. Il y eut un temps de flottement, durant lequel Nathanaël ne savait plus trop s’il devait dire quelque chose ou simplement abandonner l’idée. Tout cela lui paraissait tellement stupide, à présent. Il avait envie de fuir cette salle trop remplie, bruyante et mal éclairée, de se cacher dans un coin tranquille et de se rouler en boule pour le restant de ses jours, seul dans sa bulle protectrice qui avait au moins le mérite de le faire se sentir en sécurité.

- Regarde-moi.

Son ton était non seulement dénué de tout sentiment, mais également bien plus dur que d’ordinaire, comme pour se redonner le courage de faire ce qui était à faire.

- Regarde-moi, et dis-moi ce que tu as fait du vrai Antarès.

Sa voix vacilla légèrement à la fin de sa phrase et fut à moitié couverte par le bruit de la salle, alors qu’il inspirait profondément pour s’efforcer de rester impassible. Oh, ça aurait été tellement facile de se laisser aller, d’arrêter de s’imposer ce contrôle absolu qui lui paraissait tellement stupide, parfois. Mais c’était impossible. Celui qui se tenait en face de lui n’avait pas le droit de savoir qu’il était bouleversé. Autrefois, il avait pu baisser sa garde devant lui, parce qu’il était en confiance. Mais aujourd’hui, il était en face d’un inconnu qui ne méritait pas de voir qu’il avait peur, qu’il avait mal, et qu’il était désespérément amoureux de quelqu’un qu’il ne connaissait plus.

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James Greyhope
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Jeu 2 Jan - 19:00



Winter is coming...

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Alors, je m'habille comment ? Pfff, quelle question, costard-cravate, comme tous les mecs. C'est les filles qui se prennent la tête avec leurs robes, plein de robes dans tous les sens, on en entend parler des mois à l'avance. Nous, c'est le même costard toute notre vie, ça se trouve je le porterai à mon mariage ce truc. Me marier. Beuuuurk. Une petite vie bien rangée, une maison comme dans les catalogues IKEA, une bombasse en sous-vêtements en train de me faire à manger, deux chiens dans le jardin et une femme au sourire Colgate partie au parc avec les gosses. Beurk. Pour l'instant, toute la panoplie de l'homme parfait est rangée dans mon armoire, bien au chaud, et je suis en caleçon sur mon lit, à écrire et à fumer. Je me demande comment elle sera. Comment une fille comme elle peut être ? Une fille torturée... Elle est différente... Le prédateur préfère le gibier qui résiste, il est toujours meilleur à la fin... Naia est une proie très intéressante. Coriace à l'extérieur, mais la chair n'en sera que plus tendre à l'intérieur, et plus délicieuse. Je jette un coup d’œil au réveil maudit qui fait mon malheur chaque matin. 10 minutes pour me préparer. Je me lève péniblement et enfile mon costume. Très classe. Je me mets une goutte de parfum et m'observe dans le miroir. La cravate n'est pas mal, et mes chaussures cirées réfléchissent l'éclat de lumière projeté par le vieux néon grésillant collé au plafond. La chambre est miteuse. Je ne sais pas si c'est un traitement spécial pour les Baudelaires, parce que les écrivains torturés soi-disant adorent les endroits sales ou je ne sais quoi. Ou peut-être que je suis juste bordélique.
Je tire un grand coup sur la porte, elle-même un eu rouillée, et la ferme. Il n'y a plus un bruit dans le couloir, ils sont tous au Bal. La musique me parvient de manière étouffée comme si j'avais du coton dans les oreilles. Mes pas résonnent sur les marches glacées du somptueux escalier qui donne sur l'entrée. Une jeune demoiselle d'une douzaine d'années tourne dans le couloir des filles, lui tapissé d'une épaisse te confortable moquette. Elle pousse un petit cri, à mi-chemin entre l'admiration et l'étonnement, et j'ai juste le temps d'apercevoir les plis de sa jupe disparaître au coin d'une chambre, alors que ses colocataires émettent des glapissements aigus et stridents. Je ne comprendrais jamais rien aux filles. Peut-être sera-t-elle en jupe. Je pousse la porte vitrée à double-battants, et l'air glacé me frappe au visage. Brrr... c'est pas mon climat, je viens d'un pays chaud moi ! Je me dépêche de rejoindre la salle où se déroule le Bal, tout en prenant soin de ne pas marcher dans les nombreuses flaques de boue qui s'étendent ça et là. S'il se met à neiger en plus... En Australie il fait 35° le jour de Noël, les cadeaux arrivent en surf et non pas en traineau... Pas la peine d'être nostalgique, mes chaussures vont bien. Je suis sûre qu'elle portera des ballerines, je la vois mal mettre des talons. C'est plus pratique pour danser. Je me trace un chemin au milieu de la foule pour tenter d'apercevoir ma cavalière. Elle est en train d'observer un petit groupe qui a l'air de bien se connaître. Pauline, que je connais déjà, ses longs cheveux blonds artistiquement lâchés dans son dos. une jeune fille brune avec une bouche en cœur et un regard doux qui se tient incroyablement droite, dont chacun des mouvements est empreint de la grâce inimitable des Cygnes. Je retrouve cette même posture chez une autre fille avec des cheveux jais et des yeux très bleus, mais ses traits sont plus durs, sa bouche plus fine, et son corps est celui d'une femme plus que d'une adolescente. Enfin, un peu en retrait, il y a un garçon (ou serait-ce une fille ?) roux avec les cheveux très longs et ondulés. Mes observations s'arrêtent là, puisque tous se dissolvent en petits groupes. Valentin, un étudiant de ma maison, attrape la douce fille brune par la taille et l'emmène danser. Ce doit être Ambroisia, sa petite amie, dont il est fou. Le garçon roux se fait traîner dans un coin par un autre gars blond aux cheveux très courts, comme à contrecœur. Les deux restantes se dirigent vers le buffet, sûrement pour se désaltérer. Bien que dans son coin, mon invitée rayonne de toute part, capte et illumine les gens qui la frôle. Je m'approche presque timidement, et demande d'une voix assurée :

« Naia ? »

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Emma Hathaway
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Jeu 2 Jan - 22:46




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Fin.





Un idiot arrive, cet idiot c’est Valentin. Cet idiot est encore arrivé en retard comme d’habitude. Idiot, il ne le resterait pas longtemps car Ambro lui avait déjà pardonné du moins en apparence non mais dans son regard depuis longtemps il avait une excuse. Pauline leva les yeux au ciel et regarda Frida. Son visage lui rappelait quelque chose mais pas moyen de se rappeler. Sur ce coup là Pauline tu n’assure pas du tout. Enfin cette jeune fille semblait aussi…A non, elle elle paraissait complètement…Dégoûtée. Vision de couple oui c’est ça les apparences. Enfin elle ne dira rien car c’est avant tout son grand frère et que tout ceux qui avait un copain ou une copine ressemblait à sa. Après il y avait des stades plus ou moins élevé d’amour. Eux ils étaient très loin. Un discret coup d’œil à son frère mais celui-ci est loin, et il est heureux. Et cela la rendait encore plus heureuse. Antarès avait prit ses affaires et était partit, sans grand mot. Mais celui qui était venu le voir semblait tourmenté…Du moins c’est l’impression qu’il donnait. Qu’est ce qu’Antarès avait fait comme bêtise…Ce n’était pas son genre d’ailleurs, il semblait plutôt très cool, simple. Antarès quoi. Enfin maintenant elle se retrouvait avec deux pigeons dans son dos et Frida en face. Celle-ci semblait sur le point d’exploser, il fallait trouver un truc…Frida. C’est bon ! Elle se souvient de ce qui c’était passé, pourquoi elle lui semblait si familière. Un jour elle l’avait rencontré. Cela n’avait pas fait long feu ou plutôt si un grand feu de désaccord. Finalement Frida me parle et je l’écoute. Du moins j’essaye vu qu’il y a un tas de monde autour de nous.

« Je te ramène un truc à boire ? Sans alcool promis. »

Pauline la suit. Car elle n’a que ça à faire d’ailleurs. Et puis de préférence autant être avec elle qu’avec personne. Elle prend le verre que finalement Frida à ramenait. Coca qu’elle lui précise. Bon d’accord un peu de confiance envers cette fille. On oublie la rancune et les gestes fait sous le coup de la mauvaise journée. Soudain elle sent le regard envieux de Frida derrière son épaule. Est-ce que la jeune Molière souhaite se retourner ? Pour voir quoi sérieusement ? Des partenaires qui dansent encore et encore ? Ce n’est pas la direction qu’à prit sa belle sœur. Belle sœur c’est étrange comme surnom. Mais quand on aime le ridicule on s’en fou. Elle regarde de nouveau celle qui se trouve en face d’elle.

« Une danse très chère ? »

Euh…Pourquoi pas. Pauline savait danser c’était déjà ça. Quand elle était petite, elle avait fait de la danse. Elle aimait bien ça mais ses talents n’étaient pas aussi évident que chez les cygnes c’est sur. Enfin du coup elle était à la hauteur, c’est globalement ce qu’elle voulait dire. Et puis pour ce qui est des mauvaises langues, ils sont tous trop occupé à baver sur les garçons célibataires de la soirée c’est une bonne chose ouais. Oui parce que c’est plutôt les filles qui font ça. Les mecs…non pas eux. Ils restent en bande comme les poissons et attendent leurs heures. La danse se fini, et les deux jeunes filles se séparent. Frida l’avait fait danser plus énergiquement que les autres mais dans le fond Pauline avait trouvé cela super. Ouais les gens c’est cool de danser avec Frida alors écouter Pauline mesdames et messieurs aller la voir cette fille. Dans le fond elle est sympa. Pauline hésite à la rejoindre, peut être après qui c’est pour l’instant elle s’isole le temps d’un moment pour réfléchir. Réfléchir à cette soirée. En fait elle n’est pas si loin de Frida que sa. Mais a-t-elle envie d’y aller ? Elle réfléchit et puis elle dit quoi après.


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James MacBond
Prof de Mathématiques, Sac.
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Ven 3 Jan - 15:08


IT'S WINTER DANCE, now I only have to learn how to do...
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James se traînait derrière la directrice, une mine boudeuse sur le visage. Qu'on lui demande de participer à un bal c'était une chose, qu'on l'y force sans était une autre. Quelle fourberie ! Comme si sa présence avait une quelconque importance. Il savait à peine danser ! C'était un des nombreux problèmes de James. Sa propre disposition dans l'espace lui avait toujours posé problème, il était bien souvent mal à l'aise et encore plus lorsqu'il avait à accomplir un truc de danse ou d'équilibre. A tous les coups, s'il montait en piste, il se casserait lamentablement la figure. Il était arrivé au tout début de la fête et était partis boudé dans un coin. De toute façon, la plupart des personnes présentes étaient des élèves qui ne rêvaient que d'une chose, c'était ne pas parler à leur professeur de math. En tout cas, c'est ce que lui aurait voulu pour fêter l'événement.

En faites, au début, James avait eu comme projet de se terrer dans sa chambre et de ne plus en sortir avant que recommence les cours. Sauf que cela ne servait à rien de ruminer dans son coin et qu'il savait qu'il ferait mieux de sortir malgré le regard noir qu'il avait adressé à sa supérieure un peu plus tôt. Il serait toujours temps de s'enfuir durant la fête si cela devenait trop pénible. A une époque, James aurait adoré ce genre d'ambiance, les blagues entre amis, tous ces trucs. Mais aujourd'hui, James était d'humeur grognon et ne semblait pas vouloir en changer. Il voulut s'appuyer sur une table garnie de boissons fraîche mais cette dernière vacilla dangereusement et le professeur se décala avec empressement. Normalement à cette période de l'année, il retournait à Londres, chez son oncle et sa cousine et il fêtait l'événement en famille joyeusement mais lorsqu'il avait reçu l'invitation, il n'avait pas le coeur a ça et s'était excusé auprès de sa famille, trahissant leurs petites habitudes bienheureuses. La routine avait repris ces droits depuis la rentrée scolaire mais des pensées sombres ne cessaient de tourmenter le jeune professeur lorsqu'il se laissait le temps d'un peu pensée à ce qui lui arrivait. Beaucoup de choses étaient effiloché ces derniers temps.

Il entendait le discours de la directrice sans vraiment l'écouter, ni même y prêter attention. Il restait là, dans son coin, étrangement immobile à côté des boissons. Il avait revêtu un costume sobre et noir, qu'il mettait depuis pas mal de temps déjà, mais avait laissé tombé la cravate, trop flemmard pour trouver un moyen de faire un noeud correcte. En général, il finissait par regarder des vidéos sur youtube lui expliquant la chose et cela tournait très mal, alors le mieux était de ne pas en porter plutôt que risquer s'étrangler avec. De toute façon, il avait décidé qu'il ne voulait pas venir alors il s'en fichait, continuant à râler dans son coin, comme un vieil ermite qu'on aurait obliger à déménager. Ce n'était pas du tout le genre de James et ce dernier s'en rendait bien compte mais une lourdeur en lui l'empêchait de laisser émerger la partie guillerette qui l'habitait. Par pour l'instant du moins. Au pire, il finirait par se décoincer au fut et à mesure de la soirée, ça serait une bonne chose.

La pièce avait été complètement redécoré pour l'événement et tous le monde semblait s'être mit sur son trente et un, cela faisait des jours que l'école bourdonnante ne parlait plus que de ça. Il voyait les élèves des rattrapages de math des vacances ne cessant de se chuchoter des avis sur leurs futurs tenues ou cavaliers si bien que peu s'était concentré sur le cours. Mais James ne leur en voulait pas du tout, bien au contraire. Il trouvait cela follement agréable de voir tous ces petits minois excités et épanouis. Jusqu'à ce qu'il se retrouve lui même obliger de participer à la fête bien sûr. Ces derniers temps, lui, le roi de la fête toujours prêt à s'amuser, c'était trouvé être totalement incapable de s'amuser sur une durée de presque 4 mois, c'était pour lui une totale métamorphose dont il ne métrisait pas les changements. C'était sans doute la raison de son refus de vouloir participer. On avait beau dire, le professeur était sacrément têtu et décidé à ne rien laisser entendre.

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Naia Egan
Modératrice à l'essai Pear ♣
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Ven 3 Jan - 15:37

Maigre sourire, grand espoir.

Je continue de fixer le groupe de mes amis, sans les rejoindre. Antarès est rejoint pas un garçon blond, que je croise par moment dans les couloirs de mon bâtiment. Il est souvent seul, comme isolé des autres si bien que je n'ai jamais réussis à connaître son nom. Puis arrive Valentin. Il enlace Ambroisia et l'embrassa doucement dans le cou. Ce garçon je l'avais rencontré dans la forêt. Il est le frère de Pauline apparemment, ce qui explique son caractère aussi agréable. Et malgré ses airs de dragueur, il cache une personnalité tout à fait extraordinaire qui m'a séduite si bien que je peux presque le considérer comme mon meilleur ami. Alors oui, bien sûr, je suis ravie qu'il sorte avec Ambroisia. Cette fille à tout pour le rendre heureux, mais les voir ainsi ça me rappelle ma propre situation... et bordel ça fait mal. Mon coeur se serre douloureusement et je détourne le regard, incapable de soutenir cette torture plus longtemps. Pas envie, après ma crise de folie de tout à l'heure, d'éclater en larme de nouveau. Déjà ce serait trop humiliant de le faire devant eux (j'avoue avoir l'habitude de garder mes sentiments pour moi), et ensuite je n'ai pas envie de me gâcher cette soirée qui promet d'être tranquille. Personne ne fait attention à moi, et regarder les autres vivre leur vie me convient parfaitement. Je suis vide, fatiguée mais pourtant bien consciente et, dans ce bruit assourdissant où je ne suis rien, je me sens apaisée. La foule ne me gêne pas, elle me permet de me fondre dans la masse, d'être personne. Mais j'avoue avoir un penchant pour la solitude... Pas besoin d'être une fausse personne, inventée de toute pièce. Être moi suffit dans ces cas là.

« - Naia ? »

... Merde. Bon sang, comme j'avais fait ? Comment avais-je pu oublier cela ? Un instant, je n'ai qu'une envie, prendre mes jambes à mon cou et retourner dans ma chambre. Mais retourner dehors... sans veste ... Je frissonne derechef. Non plutôt rester ici. Prenant mon courage à demain et après avoir fait disparaître toute trace de mon précédent chagrin de mes traits,  je relève la tête. Il est devant moi, plus éblouissant que jamais. Comme toujours, sa voix est assurée. Il est maître de lui, sûr de son coup. Bordel pourquoi j'ai accepté qu'il soit mon cavalier déjà ? Ce que j'avais complètement oublié bien sûr, volontairement peut être. Je n'aime pas ce garçon, ces attitudes de dragueur, ce poseur à deux balles. Alors bordel pourquoi ? Je ne suis pas tombée sous son charme quand même ? Puis la mémoire me revient. Ah oui, pour avoir la paix c'est vrai. J'espérais qu'après m'avoir accompagné ici, une fois qu'il penserait que je suis folle de lui il me lâcherait comme une catin, ce qui me soulagerait. Pourquoi il avait jeté son dévolu sur moi je n'en savais rien. Je n'ai rien de ces blondes platines qui tombent dans les bras du premier beau garçon venu. Rien du tout. Je déteste ces filles, comme je déteste ces garçons. Cependant, voilà j'ai accepté je ne compte pas revenir sur ma parole. J'ai de l'honneur tout de même. Et puis un peu de compagnie ne peut pas me faire de mal, au contraire... même si elle vient de lui. Alors je lui souris gentiment. Pas un sourire visant à l'éblouir, un simple sourire, un peu timide et réservé. Un sourire qui me représente. Je me redresse, quittant le mur contre lequel je m'appuyais et le parcours brièvement du regard... Comment fait-il pour avoir l'air aussi décontracté dans un costume pareil ? Moi j'ai l'air d'une princesse déchue dans cette robe... D'une voix bien moins assuré de la sienne je lui réponds.

« - Salut... Joyeux Noël. »

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
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Cassiopeia Crydamoure
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Sam 4 Jan - 14:15



Seconde de silence. Dieu ce qu'Antarès détestait ce genre de moments, où son esprit était si vide qu'il faisait durer chaque seconde d'une façon insoutenable. D'un côté il était vide, et de l'autre il y avait le fait qu'il l'avait fermé à chaque élément extérieur sans importance. Le bruit de la salle, le mouvement des gens autour d'eux, la pièce en elle-même avait totalement disparu de ses pensées. Toutes ces informations étaient devenues de simples ombres auxquelles Antarès ne prêtait plus attention. C'était lui, Nathanaël, et ce qu'ils avaient à se dire.

Pas de sentiments dans la voix de Nate. Pas de tristesse ni de colère ou de tendresse, il s'agissait de simples déclarations injonctives, froides et sans état d'âme. Antarès comprit qu'il s'agissait d'une façade lorsqu'il prononça son prénom. De toute évidence, Nathanaël ne lui faisait plus confiance, et au fond peut-être qu'il avait raison. Pourquoi faire confiance à quelqu'un que l'on ne connaît pas ?

Comme demandé, Antarès regarda Nathanaël. De plus, ce dernier avait laissé entendre qu'Antarès n'était plus lui-même, et donc qu'il parlait à une personne différente. Peut-être voulait-il avoir une petite discussion avec le Juge ? Non, pas maintenant, il avait déjà eu assez de mal à s'en débarrasser seulement pour une soirée, ce n'était pas pour le laisser revenir au galop dès qu'une occasion se présentait à lui. Non, pas maintenant...

"C'est vrai que son esprit est un peu chaotique ces derniers temps, je m'en excuse, je pense que ça ne durera pas", répondit le Juge avec l'assurance qu'Antarès admirait tant, lui qui d'ordinaire ne disait rien. "D'ailleurs quand je dis "son", j'entends bien "mon". Après tout je suis bien la même personne... Je suppose, et j'espère, car sinon je fais une gigantesque erreur. Cette histoire est un peu complexe, j'ai moi-même du mal à mettre des mots là-dessus. Antarès a... J'ai toujours préféré m'exprimer avec des images ou des concepts. "

Malgré ses hésitations, le Juge était capable de s'exprimer en toute confiance. Les doutes n'étaient pour lui que de la simple réflexion, des problèmes qu'il règlerait au fur et à mesure. Mais quand bien même il adorait ce personnage, Antarès ne voulait pas le laisser revenir ce soir. C'était un problème beaucoup trop complexe pour être décortiqué en une soirée, et même s'il essayait d'expliquer, il était encore beaucoup trop confus de toutes façons. Il avait décidé de remettre ce genre d'affaires à plus tard et il n'avait pas envie de rechuter maintenant, alors qu'il avait enfin réussi à reprendre un semblant de vie sociale normale. Il inspira un bon coup, laissa ses démons de côté et tenta de redevenir Antarès, le peintre, le simple élève à l'Artistic Academy qui aimait bien la philosophie et qui sortait avec Nate.

"C'est encore beaucoup trop complexe dans mon esprit. Je pense que je me cherche, s'il s'agit bien de moi. Si je sais une chose, c'est que je ne pourrai pas m'en sortir seul... Mais je ne sais pas si j'ai envie de m'en sortir. "

Anti l'indécis, qui ne voulait pas perdre sa vie normale, mais qui ne voulait pas non plus perdre son modèle.


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Adrian Kjerstin
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Dim 5 Jan - 22:24




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Sans regret





« Je ne peux pas te dire non... Mais juste un peu plus tard. »

L’avantage dans un couple lorsque l’amour est réciproque c’est que les deux s’amusent à se manipuler chacun leurs tours. Enfin manipuler c’est un bien grand mot pour décrire se que fait Adrian et Lexy. Lui n’a pas spécialement envie de danser, ce n’est pas un cygne, il n’en a pas la grâce n’y la mentalité. Il préfère retenir des textes que des pas. Il préfère flânait plutôt que de travailler H24 sur une représentation. Bref le Russe n’aimait pas la danse à proprement parler. Mais il aimait la jeune anglaise et il adorait la pousser à faire ce qu’elle ne voulait pas faire. Il ne pouvait plus embêter sa sœur fallait bien trouver une nouvelle cible. Et Lexy est une cible adorable et évidente. D’ailleurs l’adorable cible s’enfuit. Ah oui faudrait la suivre espèce d’andouille. C’est ce qu’il fait d’ailleurs, après que sa main rencontre celle de Lexy. Elle l’entraine dehors et sa souffle légèrement. Ça fait du bien de respirer de l’air pur, à l’intérieur on étouffe. Le Molière regard aux alentours, c’est étrange aucuns pions pour surveiller. Ils doivent tous être occupés à l’intérieure. Les pauvres peuvent pas profiter, sont obligés de supporter une bande de jeunes survoltés qui pour l’instant se tienne bien. Mais ça peut dégénérer et ils le savent c’est pour ça. Ils sont comme les flics. Partout près à bondir et te mettre une amende ou pire encore. Malgré ce qu’on pourrait penser Adrian à beaucoup de respect pour les profs et les surveillants. Il sait à quel point ce n’est pas cool parfois. Mais ici ils ont un avantage sur les autres. Ce de l’académie viennent tous de milieux bourgeois ou sont du moins bien élevés alors pas trop de problème. Ils auraient pu tomber pire…Lexy laisse son verre sur une statut. C’est pour le moins original c’est clair. Adrian hésite à le laisser, non pas qu’il est vraiment attaché à se verre. Après tout c’est juste un gobelet en plastique avec du coca dedans. Finalement il suit son exemple et le pose. Ça donne un coté œuvre d’art très…pas glamour plutôt original. Il la rattrape aussitôt. Devant eux s’étend l’académie, avec ses grands espaces verres, son cadre idyllique et ses élèves pleins de vie. Bon d’accord il cite la pub mais ça reste accrocheur. Il passe ses bras autour de la taille de Lexy.

- Si je n’étais pas venu je ne t’aurais jamais rencontré…Et j’aurais fait la plus grosse connerie de ma vie.


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Merci les filles <3


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James Greyhope
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mer 8 Jan - 20:41



Winter is coming...

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Elle sursaute en entendant son prénom, mais ne relève pas la tête pour autant. Appuyée contre le mur, elle semble un ange déchu. Elle est tombée de son siège sans s'en rendre compte, c'est la tête qui a commencée, un peu lourde à pencher vers le bas. Puis les mains, serrées sur les accoudoirs de pierre, se sont relâchées peu à peu, comme la proie qui se laisse faire entre les crocs du fauve. Puis le dos s'est courbé lentement, entraîné par le poids du crâne. Les membres se sont décontractés, elle pendait, telle une poupée de chiffon fantomatique, sur le fil entre la conscience et la folie. Puis elle est tombée, tirée en avant par la fatigue de lutter. La statut qui se croyait intouchable a chuté, son socle restant vide sous le regard des autres sculptures de marbre. Elle lève les yeux. Sa peau n'a pas perdu son éclat passé. D'un blanc rosé, froid, et doux, parcouru de petites veines dorées. Ses yeux brillent encore de cette étincelle, de cette gloire perdue. Mes doigts se tendent, effleurant le côté droit de nez, où un canal bleu se détache. Ils glissent sous son œil, atteignant presque déjà l'oreille, alors que mon pouce reste sur le rebord, suis la trajectoire d'une larme mal effacée jusqu'au bord du cou. Les autres doigts rejoignent, formant une boucle dans le creux doux de sa nuque, puis reviennent, tous, vers l'angle de sa mâchoire, repartent, osant à peine caresser cette peau qui embrasse mon épiderme.

Je retire brusquement ma main. Qu'est-ce qui me prends ? Toucher quelqu'un est extrêmement impoli, son visage encore plus. Je tiens mes doigts vers, comme si je m'étais brûlé. En effet, il me semble être en feu, comme si une flamme remontait le long de mon bras en me dévorant.

« Salut... Joyeux Noël. »

La chaleur m'enveloppe les épaules et le crâne.

« J'ai quelque chose pour toi... »

Les vapeurs brûlantes me prennent à la gorge, j'ai l'impression de bouger au ralenti pendant que je prends quelque chose dans ma poche. Je ne veux pas la regarder, ni ses cheveux ni ses yeux ni sa bouche ni sa robe ni ses superbes jambes... Je lui tends rapidement la boîte, qui contient je ne sais quelle babiole en diamant d'une boutique de bijoux, tout en prenant garde à ne surtout pas la toucher. Ne m'approche pas...

« Tiens, c'est pour toi, j'espère que ça va te plaire. »

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Lexy McKinon
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mer 8 Jan - 21:12



Winter is coming...

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Je m'avance dans la nuit sombre, il fait froid, c'est normal me direz-vous, c'est l'hiver. Quoique dans certains pays, les saisons ne font aucune distinction, printemps été automne hiver, les maigres plantes qui y pousse meurent brûlées sous la chaleur étouffante et le soleil de plomb. Dans d'autres, la neige ne bouge pas alors que les jours se succèdent, semaines après semaines, mois après mois, années après années. Dans mon pays, il pleut seulement pendant six mois, à peu près deux fois par an. Si à un moment la pluie cesse, l'air est le plus pur qui soit, et les photos prises sont magnifiques. Pour éviter toute attaque à leur fière patrie, les Anglais se sont forgés une arme qu'ils manient avec une technique redoutable : l'humour so british. Des blagues noires qu'eux-mêmes comprennent, des expressions auxquelles ils sont les seuls à rire, une originalité qu'ils arborent avec fierté, et pourtant une attitude absolument charming. Je me demande comment c'est dans son pays. Est-ce comme dans les contes pour enfants ? De la neige tout le temps, des grands palais d'or et d'ivoire à coupole, des princesses blondes aux yeux bleus qui portent des toques et des manteaux de fourrure...

J'esquisse quelques pas de danse maladroits, manque de tomber, rétablie mon équilibre in extremis et souffle. Mon agilité laisse à désirer. Ce que j'aimerais pouvoir virevolter avec grâce comme les Cygnes... En passant devant une salle, un jour, j'ai longuement contemplé un de leur cours. Les voir sauter ainsi, pas de bourrés, on enchaîne avec un entrechat, bien haut les jambes, le tout parfaitement en rythme.. Il y a de quoi y perdre sa vue et sa vie. Je suis soudainement sortie de mes pensées par des mains chaudes et douces qui m'attrapent par la taille, et un petit nez glacé qui vient chercher le réconfort de mon cou.

« Si je n’étais pas venu je ne t’aurais jamais rencontré…Et j’aurais fait la plus grosse connerie de ma vie. »

Je suis surprise et, je peux le dire, charmée par cette déclaration. Mon petit Russe, d'habitude si calme et pacifique voir, ahem, peu réactif... Son aveu me remplit d'étonnement et de joie. Je me laisse aller contre lui, j'ai l'impression d'être dans un immense océan de coussins...

« I won't pretend nobody ever loved someone like I love you... But it feels so unreal... »

| Je suis avec passion le feuilleton Anti-Nate. What a Face|

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Nathanaël Von Arlex
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mer 8 Jan - 23:07

Antarès s’exécuta. Sa tête se releva, ses yeux rencontrèrent ceux de Nate pour s’y figer. A cet instant, Nathanaël oublia la salle, oublia le bruit, oublia les gens. Plus rien n’existait à part ce regard mordoré offert à lui, plus rien n’avait d’importance à part ces pupilles noires dans lesquelles il se plongea sans réfléchir.
Antarès ouvrit la bouche. Ou plutôt, le substitut d’Antarès ouvrit la bouche. Car même si la voix en elle-même était identique à celle du jeune homme, son intonation était tout autre. Totalement assurée, presque froide. Avec ce petit quelque chose d’indéfinissable qui n’appartenait pas au garçon que Nathanaël connaissait. Et en l’écoutant ainsi se perdre dans les pronoms, Nate éprouva soudain la réelle et totale sensation qu’il venait tout juste de rencontrer cette personne, et qu’ils étaient en train de faire connaissance, comme deux étrangers.
Littéralement capturé par cette idée, Nate scanna machinalement le regard de… De la personne qui se tenait face à lui, comme il l’aurait fait pour n’importe quel inconnu. Ses sentiments personnels passèrent au second plan, puisqu’il n’était pas en face de celui qui tourmentait son esprit, et il se trouva tout à coup fasciné par ce personnage. Qui était-il ? Charismatique, sûr de ses mots, le regard droit et ferme, inflexible. Les temps morts dans son monologue étaient très courts, et contrôlés. C’était un homme empli de convictions, de valeurs, d’idées. Son âme était moins difficile à observer que celle d’Antarès lors de leur première rencontre. Parce que cet homme-là n’avait rien à cacher. Il était totalement convaincu d’être parfaitement et irrévocablement juste.
Mais le regard de l’homme vacilla à la lueur d’un combat intérieur. Antarès refit surface. Nate cligna des yeux, réalisant qu’il était allé si loin dans sa contemplation qu’il avait à peine écouté ce que le rouquin lui disait. Complexe dans son esprit. Il se cherchait. Il n’était pas sûr d’être lui-même… Ça, Nate pouvait le confirmer.

- … Si je sais une chose, c'est que je ne pourrai pas m'en sortir seul... Mais je ne sais pas si j'ai envie de m'en sortir.

La dernière phrase secoua Nathanaël. Maintenant que le vrai Antarès était devant lui, il éprouvait le désir lancinant de tout faire pour le garder, pour l’empêcher d’être absorbé par… Par qui que ce soit. Et le fait qu’Anti avoue ne pas savoir s’il voulait sortir de cette situation était inconcevable aux yeux du blond.
Peut-être que quelqu’un d’autre que lui, se serait jeté à genoux devant le rouquin pour lui faire une déclaration d’amour émouvante et passionnelle pour lui dire qu’il serait prêt à tout pour l’aider à s’en sortir, peut-être même qu’il aurait pleuré un peu, crié, que tout ceci se serait soldé par un baiser ardent et chargé d’émotions, comme dans un film à l’eau de rose répondant à tous les clichés possibles.
Mais Nate n’était pas ce genre de personne. Il était le genre à hocher doucement la tête, à ravaler ses émotions, à réfléchir en silence. Et c’est précisément ce qu’il fit.
Après quelques instants de silence absolu entre eux durant lequel leurs regards restèrent entrelacés, Nate soupira légèrement et déclara de son habituel ton posé, bien que tout de même un peu moins froid que tout à l’heure :

- Antarès, j’ai envie que tu t’en sortes…

Une hésitation. Rapidement reprise :

- J’ai envie de t’en sortir. Que tu le veuilles ou non. Je veux au moins t’aider à comprendre… Ce que j’ai vu, tu… Tu dois me dire. Qui est-ce ?

Il s’était légèrement rapproché de son ami sans s’en rendre compte, absorbé par son regard, à cet instant déserté par la présence de l’homme. Ses sentiments envers Antarès étaient à cet instant mêlés avec la curiosité maladive qu’il portait aux yeux des gens. C’était peut-être un peu malsain, mais étant donné que toute cette situation l’était, cela n’avait au fond pas vraiment d’importance.

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Aldébaran de Beauséant
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Jeu 9 Jan - 22:46




Oh come on.

Bon, d'accord, c'était son premier bal de Givre en tant que professeur et ça faisait un certain temps qu'il n'avait pas vécu ça, mais Aldébaran avait tout de même cette drôle d'impression, comme si ç'avait tout de même été toutes les années la même chose... Oh, sûrement parce qu'absolument rien n'avait changé depuis le temps. La décoration, qui variait tout de même un minimum - une guirlande par ci, une autre par là -, restait dans le même esprit que dans ses souvenirs. Le discours de la directrice était toujours rempli des mêmes choses, les élèves étaient tous remplis de la même excitation, et la musique que les musiciens jouaient était remplie de la même monotonie, d'ailleurs il ne savait même pas s'ils avaient réellement changé de répertoire depuis toutes ces années. Finalement, le seul grand changement dans sa perception des choses était le fait qu'il n'était pas en train de danser avec les élèves, mais plutôt du côté des professeurs à les surveiller.

Oh, come, on.

La directrice était encore en train de déblatérer les idioties inchangées que personne n'écoutait jamais, et Aldébaran n'avait toujours pas vu son cadavre de petit frère débarquer. Il lui avait pourtant dit de descendre ce soir. S'il ne faisait pas au moins cet effort, alors il entendrait parler de monsieur le professeur de danse. Après tout, à quoi est-ce que ça lui aurait servi d'être venu à l'Acacémie pour prendre soin d'Antarès, s'il ne prenait pas soin d'Antarès ? Prendre soin comprenait autant les réprimandes que les explosions affectives, naturellement. Il fallait bien que quelqu'un remette Anti à sa place de temps à autres. Bon, c'était décidé, demain ils auraient une petite discussi... Oh tiens le voilà en fait. Et il rejoignait des amis, sûrement. Bon, ben tant mieux, au moins il aurait une vie sociale ce soir. C'était au moins une bataille de gagnée pour Aldébaran, mais ce n'était peut-être toujours pas la guerre...

OH COME ON NOW

Oui non parce que d'un côté, maintenant qu'Antarès était arrivé et qu'Aldébaran était sûr que tout irait bien pour lui, ben du coup il n'avait plus rien à faire et il avait prévu de gromeller dans sa barbe toute la soirée parce qu'Anti ne serait pas venu, ou quelque chose de ce genre. Ce qui voulait dire que du coup, il n'avait plus de raison d'être de mauvaise humeur, et ça l'embêtait un peu parce qu'il aimait bien se donner un air sérieux de temps en temps, histoire qu'on ne le prenne pas pour l'espèce d'imbécile heureux qu'il était. Tout ce qu'il lui restait à faire, c'était surveiller la salle et faire en sorte que personne n'introduise de bouteille d'alcool, même si dans tous les cas il partirait sûrement en emprunter à l'élève en question si ça arrivait. Bon, quitte à ne rien faire de particulier, autant ne rien faire de particulier avec quelqu'un d'autre.

Aldébaran observa la salle à la recherche d'un quelconque membre du personnel qui lui était sympathique. Pas de Fauve, pas de Mael ni de Sacha ni de qui que ce soit, à croire qu'ils avaient tous trouvé un genre d'alibi pour déserter cette soirée. Bon, eh bien il l'avait trouvée, sa raison d'être de mauvaise humeur. En signe de frustration extérieure peut-être un peu sur-jouée, Aldébaran lâcha le plus gros soupir de sa vie - qui malheureusement fut couvert par la musique - et se mit à regarder des deux côtés, parce que ça, si c'était pas un signe d'énervement, il ne savait pas ce que c'était. Et il remarqua James à trois mètres de lui. Et il ne l'avait même pas remarqué. Et il se sentait stupide et du coup il ne savait plus où il devait ranger son effet "cool".

"Bonsoir mademoiselle, vous traînez souvent par ici ? ", lui lança-t-il de la manière la plus classe possible pour Aldébaran, surtout quand il arborait son fier sourire absolument sarcastique.

Il se rangea à côté de James histoire de faire comme s'il surveillait la salle avec lui, ce qu'il ne faisait bien évidemment pas.


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Naia Egan
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Sam 11 Jan - 11:42

Résiste.

Ses doigts sont déjà sur ma peau, effleurant mon visage. Ils sont étrangement hésitants, comme s'il avait peur que je me brise au moindre geste. Ce contact devrait me mettre hors de moi, me faire crier et je sais que je devrais m'écarter et l'engueuler parce qu'il me touche. Cependant, sans doute à cause de mon esprit embrumé, je ne le fais pas. Dans ces gestes, dans son regard il y a une sorte de retenue inexplicable. Comme si je l'intimidais Je souris intérieurement. Je suis parfaitement ridicule. La seule chose qui peut intimider ce garçon c'est son reflet dans la glace... Et encore. Il doit plutôt avoir tendance à s'admirer, à se trouver démesurément beau. Ce qu'il est, il faut bien l'admettre. Ses doigts se referment un court instant autour de ma nuque et je crus qu'il allait rapprocher son visage du mien pour m'embrasser. Il n'essaierait pas ici, devant tout le monde. Sa main se déplace vers ma mâchoire pour brutalement s'arracher à ma peau. Je tressaillis. La magie de l'instant vient de s'évanouir, incendiée. Soudain je me demande pourquoi je n'ai pas repousser sa main dès le départ. C'était idiot de lui laisser croire que j'avais craqué. Je resterai forte. Toujours.

« - J'ai quelque chose pour toi... »

Il sort de sa poche une petite boite recouverte ce qui pourrait être du velours. J'arque un sourcil étonnée. Je saisis le cadeau, sursautant au contact de sa peau qui me semble brûlante et l'ouvre délicatement, le coeur battant soudainement plus vite. Quand je découvre le contenu, je reste ainsi à le fixer bêtement quelques secondes avant de redresser la tête, la bouche légèrement entrouverte. Doucement j'essaye de me reconnecter, de faire en sorte que tout fonctionne. Un diamant... Un diamant ! J'avais devant moi, entre mes mains, en ma possession un véritable diamant. Et vu le détachement avec lequel il me l'a offert j'en conclus que c'est assez courant pour lui de manipuler ce genre de bijoux que jusque là je n'avais qu'entre aperçu dans les vitrines des bijouteries. Putain de fils à papa. Un instant je me demande ce que je dois faire... Lui faire la bise, le serre dans mes bras, le remercier ? Ouais le remercier ce serait déjà pas mal. Allez Naia réveille-toi bon sang tu commences à avoir l'air idiote là ! Je secoue la tête brièvement, faisant valser mes boucles brunes et balbutie, l'étonnement et la stupéfaction teintant, malgré tous mes efforts pour les dissimuler, ma voix :

« - Euh... Je... Merci beaucoup... Je ne sais pas quoi te dire, c'est vraiment trop... »

Pitoyable. Je parcours une nouvelle fois la pièce du regard, les joues rouges de gêne. C'est pas possible d'être aussi ridicule bon sang. Je ferme les yeux quelques secondes et réfléchis très rapidement. Je lui avais acheté quelque chose j'en étais certaine. Preuve que je n'avais pas totalement oublié qu'il devait être mon cavalier. Mais où était-il ? Soudain, brève illumination, la mémoire me revient.

« - J'ai laissé ton cadeau dans ma chambre. Je vais le chercher, je reviens. »

Je le contourne, et traverse la salle rapidement, le regard fixé par terre. Ne pas regarder les autres surtout et ne rentrer dans personnes. Je passe devant les profs qui nous surveille sans même les voir et m'arrête brusquement devant la porte. Il fait froid, c'est vraiment pas possible qu'il fasse aussi froid. Rassemblant mon courage je me prépare à courir sans tomber avec mes chaussures à talons. Je donnerai n'importe quoi pour les enlever. Soudain des bruits de pas me font me retourner. Il ma suivit évidemment. Bon après tout ce n'est pas grave, j'en ai pour une minute à peine, juste lui donner son cadeau et redescendre. Rien de grave non ? Soudain je sens un tissu agréable effleurer mes épaules nues. Je frémis et constate qu'il a ôté sa veste pour me la donner. Trop fatiguée pour lever les yeux au ciel je me contente de le remercier d'un vague sourire et de me mettre en marche, regardant la neige tomber, se poser sur mes cheveux quelques secondes avant de fondre. Les flocons sont gros, épais et le silence de la nuit est totale. Dehors il ne semble y avoir personne. Je me dépêche de rejoindre le bâtiment Baroque, et monte les marches à toutes vitesse. Normalement les élèves des autres maisons ne sont plus acceptés à cette heure. Tant pis c'est Noël. Et puis ce n'est pas comme s'il le bâtiment était désert. Malgré la veste je frisonne. Une fois devant la porte de ma chambre j'hésite. Je dois le laisser entre ? Un garçon, surtout un homme comme lui, dans ma chambre ça me déplait pas mal. Mais je ne vais quand même pas le laisser dehors. J'ouvre et allume la lumière. Cette chambre à beau être une chambre pour deux, Ruby étant partie je suis désormais seule ici. Tant mieux, ça me convient parfaitement. J'ai entassé sur son bureau tous mes affaires de cours, sur le mien mon matériel de dessins, mes croquis et tout mon bordel. Bon à part les bureaux c'est à peu près rangé, pas d'affaires gênantes qui traîne c'est déjà ça. Je me dirige vers ma table de chevet gardant sa veste noire sur moi. Son odeur est omniprésente, entêtante. Difficile de rester concentrer avec ça. J'ouvre l'unique tiroir et en ressort une petite boîte noire, allongée. Je n'ai nullement les moyens de lui offrir quelque chose d'aussi beau ce son présent. Mais j'espère au moins que ça le contentera, histoire ne pas être trop ridicule. Il s'est avancé, se tenant au milieu de la pièce. Je retourne devant lui, levant un peu la tête pour bien le voir. Je lui tends le cadeau souriant à nouveau, toujours avec retenue :

« - Tiens, j'ai cru comprendre que tu aimais bien écrire. »

___________

« C'est comme de jouer au tetris,
c'est de plus en plus dur jusqu'à ce que tu crèves.
»
Nathanaël Von Arlex, 01h05 le 04  janvier 2013
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Je n'aurai jamais assez de mots pour vous dire à quel point je vous aime. ♥ :
 
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James MacBond
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 13 Jan - 18:58


IT'S WINTER DANCE, let us open the dance...
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Si T est une théorie du premier ordre cohérente, récursivement axiomatisable et contenant l’arithmétique de Robinson (PA ), alors T est incomplète, en ce sens qu’il existe une formule close G dans le langage de T telle qu’aucune des formules G et ¬G n’est conséquence des axiomes de T . Si T est une théorie du premier ordre cohérente, récursivement axiomatisable et contenant l’arithmétique de Peano (PA), alors la formule « ConsT » (qui dans le langage de T exprime la cohérence de la théorie T ) n’est pas une conséquence des axiomes...

Quelques chose vient troublé les pensée du jeune professeur de math qui avait décidé d'entreprendre l'étude du théorème de Godel avec un de ses cousins et décidé de vérifier que ces connaissances sur le sujet était encore imprimer dans son esprit histoire de bien expliquer. Il venait de repérer dans la salle rempli de gens un visage familier du corps enseignant. Tient ? Il n'était donc pas le seul à être forcé de venir, à moins que le professeur de danse ne soit venu de son plein gré ce qui pouvait paraître tout à fait possible étant donné qu'ils étaient justement à un bal. Il semblait regardé autour de lui en embrasant la salle. Peut être qu'il surveillait que ces cygnes étaient capable de danser correctement en public ce qui aurait pu être dans le cas ou ils dansaient comme des pieds un peu gênant pour lui. James n'osa pas l'interpeller, de peur de le déranger, puis aussi parce que le professeur de mathématique était d'humeur maussade. Il n'était pas du genre à aller foutre une ambiance pourrie et embêter tout le monde par pur égoisme juste parce qu'il ne s'amusait pas comme les autres. Il reporta son attention sur un élève qui venait de trébucher et de renverser son verre sur une demoiselle qui lui voulut lui assener une baffe retentissante mais le jeune garçon s'excusa platement, tandis sa main à la jeune fille et tous deux sortir dehors sous le regard gognard du professeur.

Ses yeux se tournèrent à nouveau vers son ami mais il tourna vivement la tête, une chaleur désagréable lui montant aux joues. Il n'aimait pas quand les gens le surprenaient à les observer. Il ne savait si c'était par peur de les déranger ou d'attirer une quelconque attention sur lui. A moins que ce ne soit par simple timidité. Il avait tendance à se poser beaucoup de questions sur ce que les autres pouvaient penser de lui ou pouvaient penser tout court ce qui le menait parfois à se conduire bizarrement en société ou à avoir des réactions trop spontanée. L'instinct lui soufflait que le jeune professeur de danse continuait de le fixé alors il entreprit d'observer le sol comme si il pouvait y découvrir tout un monde, ce qui à priori n'était pas faux étant donné le nombre d'acariens ridiculement petit qui devaient grouiller par terre. Il savait que sa réaction manquait clairement de maturité mais il ne savait pas trop quoi faire d'autre. Aborder son collègue ? Ce n'était pas vraiment dans sa nature. Il n'eut pas le temps de se questionner plus que ça car la voix de son ami retentit, manquant de faire sursauter l'anglais.

'Bonsoir mademoiselle, vous trainez souvent par ici ?'
La question était poser avec légèreté et lorsque James tourna son regard, il pu apercevoir le sourire moqueur d'Aldébaran. Il était là, parfaitement à l'aise, plein d'un charisme qu'il n'avait guère besoin de forcer et le professeur de math se demanda où il pouvait bien puiser cette incroyable attitude qui le caractérisait tout entier. Un secret qui le resterait sans doute encore longtemps. Il se posta à côté de l'anglais, posant un regard négligeant sur la salle de bal ou les élèves continuaient de s'amuser sur la piste de danse ou en petit groupe. Le professeur n'avait pas autant de facilité que son collègue pour la conversation. Qu'était il sensé répondre à une réplique si bien formulé sans être prit pour un parfait idiot ? C'était ça le problème de James, il avait tendance à réprimer son instinct, les réponses qui lui venaient sans rien demander pour tenter de trouver la meilleur alternative qui n'était pas souvent la bonne. Le problème, c'était que dans ce genre de situation, ses connaissances ou son cerveau ne l'aidait guère à formuler quoi que ce soit de correcte. Mais valait il mieux répondre quelque chose de notoirement inutile ou ne pas répondre du tout ? S'il ne répondait pas, il manquerait forcément de politesse. Son esprit tournait à plein régime et il ne mit que quelques secondes à répondre à Aldébaran décidant de sélectionner la réponse instinctive avec quelques légères rectifications.

'Vous vous seriez souvenu de moi si ça avait été le cas bel inconnu'
James eut un sourire taquin et repoussa la mèche blanche qui avait repris sa place devant un de ses deux grands yeux bleus qui observait Aldébaran, attendant de voir sa réaction, espérant que sa réponse soit satisfaisante.

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Cassiopeia Crydamoure
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Dim 19 Jan - 1:28



Et à nouveau, le silence.

Pause dans les questions et réponses, sûrement un moment de réflexion pour Nate, logique vu l'incompréhensibilité de ce qu'il venait de se produire sous ses yeux. Antarès se dédoublant ? Début de crise schizophrénique ou quelque chose d'encore un peu plus complexe ? Et surtout, que répondre à cela ? N'importe qui aurait sûrement été complètement perdu, et n'aurait peut-être même pas cherché à comprendre. Cependant, Nate était différent d'un simple "n'importe qui", et ça Antarès le savait, et il obtint confirmation lorsqu'il observa plus profondément son regard.

Ainsi, au bout de quelques secondes d'absence, Nate exprima son point de vue comme s'il tentait de décider pour Antarès. Après tout, il avait raison : si Anti lui-même ne savait pas ce qu'il allait devenir par la suite, autant que quelqu'un le sache à sa place, et si possible d'ailleurs en faisant le bon choix. Mais d'un côté, comment savoir quel choix serait le meilleur, surtout dans ce genre de situations ?

Nate parlait de "l'aider à comprendre". Et visiblement, il en avait déjà compris une bonne partie lui-même, puisqu'il faisait un genre de distinction entre Antarès et ce... personnage qui était apparu plus tôt, et d'ailleurs, il voulait savoir de qui il s'agissait. Difficile à dire. Etait-ce réellement une autre personne, d'ailleurs était-ce seulement une personne réelle, et non pas un mythe auquel Antarès se raccrochait aveuglément ? Il était difficile de le définir autrement que par...

"Le Juge. "

Le regard presque dans le vide, en fixant Nathanaël sans vraiment le voir, comme s'il ne saisissait pas l'ampleur de ses mots, ni même leur sens. Il avait l'impression de découvrir cet homme en même temps que Nate, c'était d'ailleurs la première fois qu'il prononçait un nom. Auparavant, il ne s'agissait que d'un genre de concept, qui aurait pu être nommé mais qui ne l'était jamais vraiment, peut-être parce qu'il n'en avait pas vraiment besoin. Il s'imposait à Antarès comme une évidence, une évidence qu'il forgeait lui-même avec son propre esprit, ses propres mains lorsqu'il peignait, et sa propre voix lorsque le Juge prenait sa place.

"Le Juge est loin d'être un homme de bien, mais il ne fait pas non plus les choses par mal. Il les fait parce qu'il est convaincu que c'est la bonne voie, le meilleur moyen ou la seule issue envisageable. Il cherche à savoir, mais avant tout il cherche à comprendre. Il connait la peur, le doute et l'incertitude, et il sait en tirer parti. "

Il avait l'impression d'exposer ses théories à propos de Jéhovah sur le pas d'une porte.

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You are so strong, you weave yourself a flower crown
Why then do you look so sad now ?

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Aldébaran de Beauséant
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 20 Jan - 21:17




Réponse pratiquement immédiate de la part de James. Il avait l'esprit vif ce soir, tiens, du moins c'était l'impression qu'il donnait puisqu'il suivait Aldébaran dans sa connerie. Ce qui était d'ailleurs plutôt étrange, car ce dernier avait remarqué chez le professeur de mathématiques un genre de mauvaise humeur assez semblable à la sienne, et également un style vestimentaire qui exprimait toute sa flemme de ce soir : en gros il n'avait pas spécialement envie d'être là, et Aldébaran non plus. Bah, c'était plus sympathique d'être chiants à deux, le rouquin lui adressa donc un sourire impertinent.

"Que vous êtes sûre de vous ma douce. Je présume que vous ne voudriez pas danser avec un pauvre hère tel que moi ? "

Bien sûr, Aldébaran se doutait que James ne savait pas danser, tout le monde ne pouvait pas être un prof chez les Cygnes, et il s'imaginait que s'ils se mettaient à danser tous les deux ça donnerait un très charmant bordel chaotique. D'ailleurs il ne lui posait même pas réellement cette question, il n'avait pas spécialement envie de se bouger ce soir. Enfin, il avait toujours envie de bouger, seulement là maintenant tout de suite l'ambiance était beaucoup trop molle. Il enseignait naturellement le plus large éventail de styles possible, mais il avait une préférence personnelle pour ce qui n'était pas trop soporifique.

Après, si James voulait vraiment danser, hein... Peut-être qu'il ferait un petit effort, allez.

Mais juste pour dire, il rigolait, quoi. Non mais vraiment, il rigolait, il n'avait pas réellement envie de danser, voilà. En plus, il avait prévu d'être de mauvaise humeur, tiens.

On va dire, ouais.

Aldébaran reprit son sourire plein de dents dès qu'il eut fini ce petit argumentaire dans sa tête, histoire de se donner un air un peu idiot. Il aimait bien avoir l'air idiot, ça donnait l'impression aux autres qu'il ne se passait rien dans son cerveau, et c'était tant mieux. Peut-être aussi parce qu'il savait que ce qu'il se passait vraiment dans son cerveau était encore plus stupide que son sourire, donc d'un côté ça lui donnait aussi un air intelligent, d'un certain point de vue un petit peu capillotracté.  

Non mais sérieusement en fait, plus il observait la salle, plus il se disait que ce bal était encore plus mou que dans ses souvenirs. Il avait beau chercher dans la salle, il y avait énormément d'élèves, et pourtant il ne se passait pratiquement rien de particulier. Pas de détail qui capterait son attention le temps d'une seconde, pas d'élèves un peu plus fous que les autres à première vue, pas d'ennuis. En gros, s'il voulait faire quelque chose d'intéressant, il allait devoir s'en remettre à James. Au pire, il y avait bien d'autres professeurs pour surveiller la salle, donc si jamais par miracle il y avait un incident, les autres pourraient s'en occuper.

'Pas que ça le dérangeait de toutes manières.

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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Mar 21 Jan - 9:16



  • L
    a nuit tombait, tandis que les légers flocons se détachaient des nuages de coton. Augustin terminait les préparations avec son peigne fin. Il avait beau être lent, il savait comment être élégant. Sa cravate pendait sur son costard noir. Aucun plis ne se percevaient sur ses vêtements, de la tête aux pieds. Une fine couche de neige se trouvaient à quelques mètres du bâtiment central. Ses baskets s'enfonçaient légèrement dans la neige blanche. Peu de temps après, Augustin se retrouva à l'intérieur du bâtiment. La joie rayonnait de partout et semblait éclairer la fête d'une lumière rougeâtre. Le jeune homme se déplaça à travers la pièce et se dirigea vers une table en bois. Quelques moisissures se situaient sur un mur près de la piste de danse. Heureusement, personne ne pouvait le remarquer, à part notre cher Mister Augustin. Son œil perçant restait toujours le même. Tandis qu'il avançait vers le balcon, les autres élèves se donnaient de tout cœur pour danser sous les projecteurs. La nourriture coulait à flot pour l'événement. Cependant, Augustin ne pouvait manger. Son ventre gargouillait, certes, mais à chaque fois qu'il s'approchait des victuailles, ce même ventre se contractait. Sans doutes un dégout pour la nourriture. Les yeux chaleureux, Augustin s'approcha d'une horloge. Le temps semblait s'être figé afin que tout le monde profite de cet instant d'intimité qui les relie tous. La nuit présente, Augustin s'élança vers un bureau avec une agilité incroyable. Il traversa la salle grâce à une glisse d'une impressionnante vitesse. Le parquet avait été nettoyé il y a peu de temps on dirait. Les pupilles du jeune adolescent se dilatèrent. Leur ton bleu-gris se déploya, tel un battement d'ailes d'oiseaux.


  • L
    e  bal poursuivait son cours, laissant les jeunes vaquer à leurs occupations. Augustin se sentit obligé de retourner à sa maison. Il reprit le chemin de l'allée en sens inverse. En arrivant, il avait une envie pressante de se doucher. Il prit ses affaires de rechanges et entra dans la douche. Il déposa une serviette au sol et ses vêtements sur celle-ci. Avec la paume de la main, il referma les portes de la douche. Puis, en prenant son d'agir avec l'autre, il attrapa la poire de douche et ouvrit l'eau. Au début elle demeurait froide, mais elle se réchauffa peu à peu. Il pivota l'outil vers lui et se rinça jusqu'à être mouillé jusqu'aux os. Ensuite, il referma le conduit et récupéra une noisette de shampoing qu'il se tartina sur les cheveux et le corps. Cette opération dura quelques secondes, pas plus. Ensuite, il fit la même manipulation qu'avant et se trempa de nouveau. Après qu'il eut fermé le conduit, Augustin prit sa serviette et se sécha puis sortit de la douche. Il s'élança vers ses vêtements et les enfila en deux temps trois mouvements. Peu de temps après, le jeune homme s'avança jusqu'à son frigo et en sortit des pâtes et un bouillon de légumes. Il prit soin de mettre sa casserole sur la plaque de cuisson et versa les pâtes à l'intérieur de l'outil de cuisine. Il rajouta ensuite de l'eau chaude et le bouillon. Cinq minutes après, le repas était servi. Il dégusta avec répugnance le plat. Dommage qu'il n'y ai rien d'autre à manger. Ensuite, Augustin chevaucha la maison jusqu'à la sortie. Il avait décidé plus tôt qu'il grignoterait deux trois choses au bal.


  • A
    rrivé à la même pièce, notre Mister se dirigea vers un adolescent aux cheveux bruns. Ils avaient la même carrure, cependant, l'autre était plus grand que lui. Augustin ne semblait pas impressionné. Ses yeux bleu-gris pivotèrent vers l'autre jeune homme qui était de dos. L'adolescent de dix-sept ans souris. Augustin lui tapota sur l'épaule et annonça de sa fine bouche:

    -Salut Marc, ça fait longtemps.

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Marc-Antoine Reynolds
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Jeu 23 Jan - 1:03


THIS IS MY KINGDOM COME


« Peut être n'aurais-tu pas valsé avec moi, mais est ce que ça en vaut la peine ? »
Son ton malicieux et ses yeux pétillants me frapèrent encore, comme un coup, un choc. Un bon coup. C'est ce genre de choc qui forme les souvenirs...
Mon éternel sourire n'avait pas quitté mon visage. Je glissa ma main près de son oreille, doucement, calmement, coinçant une petite mèche blonde entre mes doigts. Je la replaça derrière son oreille et reporta mon attention sur elle:

« Oh que oui, ça en vaut largement la peine. » chuchotais-je, sûr de moi.

Les pas s'enchainèrent, nos deux corps collés presque. La musique nous portait tous deux. Un silence, les voix derrières moi s'éttoufèrent, la musique diminua, j'étais seul dans ma tête j'étais bien. Si je fermais les yeux, je pouvais revoir le soleil chaud du Québec lorsque je travaillais dans la cour, une bière à la main. Je pouvais sentir cette chaleur, ce doux picotement que l'on ressent... Le décor que j'imaginais changea, les éclats de rires des enfants de ma famille fusèrent dans ma tête, je les voyais, courrant dans la maison familliale à Noël, les parents qui jacassaient, les oncles qui commençaient à boire un peu trop, les cantiques de la radio qui jouaient à tue-tête, l'odeur de la dinde et de la tourtière, de toute cette nourriture digne de ma grand-mère... Dire que je manquais tout ça. Je rouvris les yeux, et la fille sur laquelle mes yeux se posèrent me firent oublier tout cela. Mon sourire ne m'avait pas quitté. Tout ça, toute cette belle famille qui célébrait Noël sur l'autre continent... elle pouvait fêter sans moi. Le changement n'avait jamais tué personne. D'ailleurs, un improvisateur doit savoir s'adapter à toute les situations. N'étais-je pas ce que j'étais en train de faire?

Félicitations Marc, à peine une heure que tu es arrivé et tu as déjà une fille dans les bras, pensais-je, me retenant de rire à mes propres pensées.

La musique se fit plus mouvementée, la valse se termina, laissant place aux rythmes forts et accrocheurs. Je me détacha de ma nouvelle amie, et haussant le ton pour qu'elle m'entendes, j'hasarda:

« Tu veux bien me montrer où il y à des choses à boire, pour que je puisse te proposer quelque chose? » ma phrase se perdit dans un éclat de rire, remarquant à quel point cette phrase était ridicule.

Un petit tapotement sur mon épaule me fit sursauter et je pivota sur moi-même pour voir qui me demandait attention. J'écarquilla les yeux devant mon interlocuteur.

« Salut Marc, ça fait longtemps. »

Cela me prit un certain temps avant de me souvenir.

« Augustin! Tu parles que ça fait longtemps, tu as tellement changé! »

Wow. Plusieurs années s'étaient déroulées depuis la dernière fois que je l'avais vu. Oui, très longtemps. Nous étions jeunes à l'époque...

Je regarda la demoiselle, lui quémandant du regard de m'attendre, ne serait-ce que quelques minutes...
 

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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Jeu 23 Jan - 11:29


Depuis le temps!

La musique se fit de plus en plus forte, entraînant ainsi les jeunes qui dansaient sans s'arrêter. Quand le jeune homme se retourna pour visionner Augustin, un léger sourire dessina ses traits sur un visage. Les adolescents se contemplèrent quelques instants, observant ainsi comment l'autre avait changé depuis le temps. Une parole vint tromper l'étrange silence:

-Augustin! Tu parles que ça fait longtemps, tu as tellement changé!

Oui, ça tu peux le dire mon cher Marc. La dernière fois qu'on s'est vus doit être il y a trois ans. Si je me souviens bien, nous demeurions toujours ensemble. Minuit presque et les retrouvailles chaleureuses ne cessaient d'accroître le contentement d'Augustin. Son visage pâle prit un ton plus foncé. Il pencha la tête de côté et aperçut une jeune fille à la robe immaculée de blanc. Ses cheveux blonds resplendissaient au clair de lune. Marc se retourna sans doutes pour lui demander de patienter quelques temps l'instant qu'il discute avec son camarade. Augustin sourit et discerna une lueur chaleureuse dans les pupilles de son ami. Augustin poursuivit la conversation, impatient de savoir ce que pouvait lui dire Marc:

-Pareil pour toi! Mais dis-moi, qu'est-ce qui t'amène ici?

Les yeux bleu-gris d'Augustin se reflétèrent sur la lumière infinie qui transperça les yeux du jeune homme. Ses cheveux bruns coupés semblaient secs et desséchés. Augustin remonta sa cravate et regarda Marc d'une vision amicale.

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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Sam 25 Jan - 18:57

Le Juge.
Antarès se mit à parler comme s’il récitait une encyclopédie, fixant Nate sans le voir, comme un être dépourvu d’âme, comme une machine. Comme si son discours était déjà tout prêt, comme s’il connaissait tout du « Juge ». Comme s’il était ce juge. Mais peut-être était-ce le cas, au fond, et c’était la seule réponse ayant vraiment du sens. Cette entité mystique et insaisissable, n’était-ce pas tout simplement une facette nouvelle et inconnue du peintre ? Une facette qui était soudainement apparue à ce dernier, et qu’il commençait tout juste à découvrir et à comprendre. Une facette qu’il avait élevée sur un piédestal et qu’il admirait, mais qui l’effrayait aussi. Une facette qui lui ressemblait peut-être plus qu’il n’y paraissait de l’extérieur, qu’il observait et qui l’observait, et qui menaçait aujourd’hui de l’engloutir.
Le Juge.
Les mots d’Antarès résonnaient dans l’esprit de son ami, et le silence s’installa entre eux. Nathanaël cherchait à ordonner les informations différentes qui tourbillonnaient dans son esprit. L’image d’une Cour implacable présidée par cet homme drapé de noir au regard dur et impartial s’imposa à lui. Mais qui était sur le banc des accusés ? Quel était le crime ? Quelle  serait la sentence ? Pourquoi un juge ? Pourquoi le Juge ?
Avoir mis un nom sur cet être créé de toutes pièces par l’esprit tourmenté d’Antarès n’avait fait qu’entraîner de nouvelles interrogations chez Nathanaël, qui était totalement perdu. Il se sentait démuni, incapable de répondre. Que répondre à cela, au fond ? Il semblait que tout avait été dit. Et pourtant, il avait des questions, tellement de questions qu’il ne savait par où commencer. Se raccrochant à ce qu’il savait faire de mieux, à savoir observer, le jeune homme s’obligea à se concentrer sur celui qui lui faisait face, et qui paraissait totalement absent. Qui était aux « commandes », à cet instant ? Antarès ou le Juge ? Personne. Les deux. Non. Le Juge. Quoique. Antarès ?
Le blond secoua la tête. Il n’arrivait pas à savoir et cela l’énervait profondément. Tout était confus. Il jeta un coup d’œil vers le reste de la salle de bal, dont il venait de se rappeler l’existence. Monsieur de Beauséant, professeur de danse et accessoirement grand frère d’Antarès, était dans en train de parler avec un prof de maths. Et lui alors, n’était-il pas là pour sortir son frère de cette situation insensée ? Une des filles avec qui Antarès se trouvait avant qu’il ne le réquisitionne était en train de danser avec son petit ami, et visiblement ils filaient le parfait amour. Les autres élèves faisaient la fête, insouciants. Tout le monde s’en foutait. Ils n’avaient aucune idée de ce qui se passait là. Durant un bref instant, Nate souhaita pouvoir être comme eux, s’en foutre de tout, avoir une vie normale, un couple normal, faire la fête normalement. Mais cet improbable désir disparut aussi vite qu’il était arrivé. Parce que Nate ne serait jamais comme eux, il n’aurait jamais une vie normale, un couple normal, et de toute façon il n’aimait pas faire la fête.  Il ne voulait pas de tout ça, au fond. Il aimait Antarès, et il n’était pas prêt de l’abandonner à cause de ce soi-disant Juge. Ils étaient tous les deux un peu tordus, peut-être. Quelle importance ? Puisque tout le monde s’en foutait, eux y compris.
Nathanaël reporta son attention sur Antarès. Il hocha doucement la tête, achevant d’intégrer ce que ce dernier lui avait dit. Il ne savait pas quoi lui répondre. Il chercha la solution dans les yeux de celui qu’il chérissait, et soudain, le reste de la salle disparut à nouveau. Il n'y avait qu'eux, seuls dans cette étrange bulle, et tout sembla alors si clair. Il ressentit au fond de lui un intense de besoin, celui de se livrer. Celui de mettre des mots sur tout ce que seuls ses yeux avaient su murmurer sans relâche depuis un peu plus d’un an. De dire ce qui lui avait toujours semblé indicible, d’accepter ce qu’il n’avait jamais accepté. Nate hésita un instant, puis déclara finalement, sûr de lui :

- Que tu sois d’accord ou non, je ne te lâcherai pas à cause de ça. Il est hors de question que je laisse quoi que ce soit t’engloutir. Laisse-moi t’aider à surmonter cela. Même si tu ne m’aimes plus, même si tu décides de suivre la voie tracée par ce Juge, je m’en fous. Je te suivrai jusque dans l’abîme le plus profond s’il le faut, et tu ne pourras pas m’en empêcher. Et si c’est ce Juge qui te domine, je lui tiendrai tête quoi qu’il en coûte. Si tu refuses de te battre, je me battrai à ta place. S’il faut que je sois « jugé » pour mon obstination, soit. Si ma sentence est de devoir souffrir ta haine à mon égard… soit.

Le dernier mot ne fut qu’un soupir. Le cœur battant à tout rompre, Nate demeura immobile, fixant Antarès dans une attente à la fois anxieuse et sereine d’une réaction de sa part.

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James MacBond
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Lun 3 Fév - 17:05


IT'S WINTER DANCE, just hold me in your arm my dear...
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La phrase d'Aldébaran était ponctué d'un magnifique sourire plein d'impertinence qui lui allait à merveille. James eut lui même un sourire, puisant un peu d'assurance dans le fait qu'il connaissait fort bien son collègue dorénavant. Il s'imaginait acceptant la proposition d'Aldébaran et de rejoindre les danseurs. Son collègue eut ensuite un sourire un peu idiot mais qui lui donnait un air décontracté que James lui enviait un peu. Il parcouru la salle du regard et le professeur de math en profita pour lui répondre, toujours moins nerveux lorsqu'il n'avait pas a affronté un regard, fus-ce celui d'un ami :

- Pensez vous ! J'en serais absolument enchanter mais je n'ai guère appris à danser. »

Voila que de plus, à présent il parlait en rime pour ajouter au comique de la situation ce qui tira un pauvre sourire au jeune professeur. Il avait beau paraître toujours absent ou perdu, il ne l'était pas tant qu'on aurait pu le croire. C'était surtout une impression qu'il donnait, comme un masque pour se protéger de la réalité, il savait bien que ça lui venait des épreuves qu'il avait vécu mais heureusement sa nature plus enjouée et d'éternel gosse remontait souvent à la surface et il avait bien plus de sens de la répartie qu'on aurait pu le croire au premier abord.

Il glissa ses mains dans les poches de son pantalon comme pour se donner un air décontracté ou indifférent. Mais sa main croisa un petit objet qu'il croyait avoir perdu depuis longtemps. Un objet circulaire de métal froid, il ôta sa main vivement comme si l'objet était brûlant. Il passa cette même main dans ces cheveux pour que le geste ait l'air plus naturel et se mit à tripoter les manches de son costume, un peu nerveux. Il aurait voulu que rien de tout cela ne soit arriver. Ce n'était pas de savoir qu'il était responsable de l'accident qui le rendait le plus malheureux mais bien la disparition de cette fille qu'il aimait réellement. Il regarda Aldébaran se demandant si il était déjà tombé amoureux, si pour l'instant il l'était et si tout allait bien pour lui. James se rendait compte qu'on ne connaissait jamais assez les gens qu'on aimait et même les amis proches et il se promit qu'un de ses quatre, quand l'occasion s'y prêterait il demanderai au professeur de danse si tout allait bien pour lui et lui dire que s'il devait parler de quelques chose, il serait là. Ca pouvait paraitre un peu bête mais c'est vrai que parfois on ne pensait pas vraiment à ces choses là. C'était le principe d'une amitié solide après tout. Le professeur de math se sortit de ses pensées et plongea ses yeux bleus pâle dans ceux pailleté du professeur. Difficile de savoir ce qu'il pouvait bien penser. Comme les hommes pouvaient être compliqué tout de même. On aurait dit qu'on faisait exprès de se rendre la tâche le plus dur possible. Il ajouta à l'adresse d'Aldébaran :

« Mais ce serai pour votre carrière de précepteur un défi de taille. »

Il avait lui même tenter de résoudre les grands mystères mathématiques mais hélas sans beaucoup de succès et avait très vite été complètement envahi par son rôle de professeur laissant de côté toutes ses questions sans réponses au profit de ses élèves. Parvenir à faire danser le professeur correctement relevait sans doute du miracle et surtout en publique. James continuait à être une personne peu sur de lui même s'il fut auparavant dans le cas opposé. Peut être que cela reviendrait aussi. Après tout, le temps aidait. Il savait qu'il n'oublierait jamais ce qu'il avait enduré mais aussi que la vie continuait et qu'il avait lui aussi droit au bonheur. Il savait que c'était là tout près et que s'il cherchait suffisamment, il finirait par trouver. Il regarda Aldébaran, les yeux brillant. Il savait qu'il pourrait tout deux compter sur l'aide l'un de l'autre en cas de coup dur.

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Adrian Kjerstin
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MessageSujet: Re: Bal de Givre 2013   Sam 8 Fév - 0:07




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Я люблю тебя





Il la sens se poser contre lui. Il ne dit rie, à vrai dire il ne pense à rien juste à plus tard. Il se demande se qui va se passer ensuite, dans un jour, deux jours. Combien de temps ? Des questions qu’il se pose avec crainte parce qu’on lui à déjà demandait. Et alors que le vent souffle son odeur, elle parle, il l’écoute attentivement comme il la toujours fait, laissant ses bras autour d’elle dans un geste protecteur.  

« I won't pretend nobody ever loved someone like I love you... But it feels so unreal... »

L’avantage avec l’anglais c’est que c’était une langue très parlé, il ne pouvait pas dire la même chose du Russe et n’avait jamais testé avec Lexy, l’accent lui convenait parfaitement et il avait eut assez de soucis avec. Soucis qu’il avait bien sur résolus…définitivement.  Bon évitons de parler de ses origines nordiques parce que ce n’est pas cool. Vous n’imaginez pas quel exercice mental il faut faire pour ignorer des imbéciles.

Пока не забыл, моя любовь Рождеством Христовым

Traduction : Avant d'oublier, joyeux noël mon amour. Il plonge sa main dans sa poche de veste. Il n’a pas froid, même chaud. Est-ce qu’il a bien fait ? Est-ce que c’est le bon choix. Maintenant qu’il doute, il n’ose plus bouger cette main qu’il a enfouie avec certitude. Pourtant il sait qu’au fond de lui il a choisi avec son cœur et c’est ça le plus important non ? L’important c’est que le cadeau vienne du cœur et non d’une vendeuse stupide qui pense tout savoir sur tout et qui vraiment casse les pieds avec ses petits aires de madame je travaille dans ce magasin alors je sais ce qu’elle veut et pas vous. M*rde ce n’est pas elle qui est avec cette fille, non elle, elle ne fait que conseiller des personnes sans gout n’y valeur, qui cherche le truc le plus cher ou le plus brillant juste pour qu’on voit leur porte monnaie ou simplement le bijou acheté. Elle ne peut pas savoir ce qui tourmente Adrian, elle ne peut pas comprendre ce qu’il sait passer.

-Pour toi…Я люблю тебя...Je t'aime en Russe

Il finit par sortir la main de cette poche. C’est drôle quand on y réfléchi mais sur les trois paroles qu’ils ont échangé ça a fait anglais, russe, français. Coïncidence…Oui c’est fort probable.  Adrian n’a jamais était aussi sur et pas sure de toute sa vie. Au pire si elle n’aime pas…Non laisse tombé triple buse elle va aimait.

Spoiler:
 

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Merci les filles <3


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