Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona

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Tugdual d'Harrock
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MessageSujet: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Dim 16 Fév - 19:54

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Silence

Tugdual regarde dehors. Il ne fait pas trop mauvais, il ne pleut pas. Pourquoi ne pas aller visiter les alentours de cette académie qui est devenue depuis la veille sa nouvelle maison ? Après tout nous sommes dimanche, personne ne viendra l'embêter où qu'il soit pour lui dire qu'il a cours. Peut être devrait il se renseigner sur ses emplois du temps. Rien à foutre, on verra les cours plus tard. Attrapant son violon au passage, le Beethoven sort de son dortoir, il a un peu peur de ne plus s'y retrouver dans ce dédale de couloirs. Ses yeux furètent tout autour de lui, il se raccroche à une image, une porte où il est écrit : Tu rentres tu crèves, le genre de porte qu'il ne passerait jamais. Arrivé à l'entrée, il sort les mains dans les poche de son pantalon. Où pourrait il aller en premier ? Il n'en avait pas la moindre idée. Alors Tugdual décida qu'il irait où le hasard porterait ses pas. Il s'engagea le long d'une allée recouverte de graviers blancs, entourée d'un gazon bien entretenu. En plus de visiter les lieux, le brun aimerait se trouver un lien silencieux où il pourrait jouer tranquillement, sans qu'on le regarde bizarrement. Un garçon lui avait montré la salle commune mais bon, il y avait toujours d'autres Beethoven pour faire de la musique lui avait il appris. Les autres, ce n'était pas une bonne idée de les rencontrer un violon sous le bras. On le prendrait encore pour un taré. M'enfin, l'habitude quoi.

Les pensées du garçon divaguaient hors du temps, hors de l'espace. Il se demandait combien l'académie comptait d'élèves, de professeurs, de gens sympa. Avec un domaine aussi grand il devait bien y avoir de tout. Le vent frais lui apporta une odeur de sous bois. Mais les bois étaient un lieu sinistre, le garçon bifurqua donc dans un petit chemin terreux où il bousilla ses nouvelles vans. Tant pis, il en achètera d'autres plus tard. Tuc avança le long de ce chemin et tomba nez à nez avec : un cimetière. Et lui qui voulait visiter l'académie, la première chose sur laquelle il tombe : un cimetière bizarre. Enfin, si ça se trouve c'est là qu'on enterrait les élèves morts. Un frisson parcouru sa colonne vertébrale. Cet endroit avait l'air paisible en tout cas. Et si il jouait un morceau pour les morts ? Le brun pris son violon, s'installa et se mit à jouer une mélodie calme, un peu triste mais pas trop, histoire de redonner du baume au cœur à cet endroit tout en restant respectueux. En s'exécutant, il marcha le long des allées. Certaines tombes étaient neuves, d'autres plus ancienne, avec des dates comme 1947 ou bien même 2014. Les prénoms des jeunes gens et leur ville d'origine étaient inscrits dessus. Les pauvres jeunes. Certains étaient morts sans même avoir atteint la majorité. Tugdual respira un bon coup et pensif continua son petit tour à travers le cimetière silencieux. Pas un âme vivante ne l'entourait. Au début ce silence lui avait semblé lourd et pesant, maintenant il se sentait pousser des ailes. Il aurait voulu jouer ici du matin au soir, pour des gens qui le méritent, qui n'entendent d'habitude que prières, pleurs et lamentations sur leur sort.

*Et moi ? Serais je ici un jour ? Vais je mourir demain ? Ou bien le monde me réserve t-il une longue vie pleine d'action ? Et tous ces gens, tous ces élèves, profs aussi, qui sont morts ici ? Putain c'est la merde. J'aimerai pas crever et être enterré ici. C'est la dèche quand même. Personne ne vient te voir si ce n'est quelques élèves, et au bout de quelques mois plus personne. Ta famille ? Elle ne sait même pas que t'es mort ça se trouve. Je n'imagine même pas la tête de Père et Mère si on leur apprenait que j'étais mort. Ils n'en auraient rien à faire j'imagine. Enfin je pense. Et si un de mes proches mourait maintenant ? Je ferais quoi ? Je me sentirai con quand même.*

Changeant de mélodie, le garçon se dirigea vers le coin le plus éloigné du cimetière, là où se trouvait un petit jardin avec une grande stèle, comme les monuments commémoratifs que l'on trouve sur les places. En haut trônait une magnifique statue de pierre, représentant le buste d'un homme. Mais qui était cet homme ? Sur la stèle était inscrit : Henrick Van der Rohe, fondateur de cette magnifique académie suivaient ses dates et autres... Ouahh, la classe. Il semblait dominer tout le cimetière de là où il était. Conscient que sans lui et son académie Tuc serait toujours dans sa chambre au château, et dans sa miteuse école, il se décida à lui jouer son plus beau morceau. Il s'assit sur une pierre qui ressemblait à un siège et commença son morceau, plein de respect pour ce grand homme, se demandant si lui aussi un jour il ferait quelque chose d'extraordinaire, pour que son père enfin le remarque et s'intéresse à lui. Pour qu'enfin on lui dise qu'il est le fils aimé de ses parent, qu'enfin on remarque qu'il a des talents.

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Tu sais, il m’arrive parfois de rêver que je vole. Je commence par courir très très très vite, comme si j’étais surhumaine. Et le terrain devient de plus en plus rocailleux et pentu. A la fin je cours si vite que mes pieds touchent même plus le sol. unbreakable.
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Arizona Manel
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Mer 26 Fév - 10:38





ARIZONA & TUGDUAL




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"IL ne faut jamais dire que l'espoir est mort,
ça ne meurt pas, l'espoir."




Il fait assez beau, aujourd’hui. La pluie a cessé de tomber et les nuages se sont dispersés. Il ne fait pas si froid pour cette fin de février. Elle est là, seule, assise au milieu des tombes, les bras autours de ses genoux. Elle regarde au loin, le regard perdu dans le lointain. Elle a les joues striée des larmes qu’elle vient de versé. Elle pense à lui. A leur rencontre. A leur amour. A leur rupture si précipitée. A sa solitude. A leur avenir qu’elle est certaine d’avoir gâché. Autour d’elle, le paysage est gris, mort. Ci et là, les tombes ont étés garnies de fleurs aux couleurs éclatantes qui essaie vainement de remettre un peu de joie et d’espoir dans ce lieu de fatalité. Les gravillons qui ornent le sol lui endolorissent les cuisses mais elle n’y fait pas attention. Tout son esprit est ailleurs. Je suppose qu’elle tente de le connecter au sien. Mais il est si loin à présent. Si inaccessible. Si elle l’aime ? Comment ? Si elle l’aime ? Bien sûr ! Quelle question. Elle donnerait tout pour le retrouver. Pour qu’il soit de nouveau là à ses côtés. Pourquoi elle a gâché leur avenir ? C’est un peu plus compliqué que cela. Les larmes ruissellent de nouveau sur ses joues à peine sèches. Elle doit se demander pourquoi tout retombes sur elle. Surement qu’elle se pose milles questions. Mais au fond c’est ainsi. Elle ne peut pas revenir en arrière. Elle ne peut qu’imaginer comment cela aurait pu être. Comment cela aurait dû être. Elle pense au bonheur. Regrette de l’avoir connu. Et espère au fond d’elle un jour le revoir. Elle ne rêve que de rire à nouveau dans ses bras. Elle rêve de liberté, celle de pouvoir faire tout ce qu’il lui plait. Elle rêve d’espoir, d’espérer et ne jamais retomber à genoux. Elle rêve d’amour, de lui, d’eux.
Peu à peu, les larmes se tarissent. Les songes s’envolent et ses forces la  délaissent. Elle se sent glisser sur le côté. Sa tête vient doucement heurter le sol et ses yeux se ferment délicatement. La fatigue commence à l’emporter. Cela fait des mois que ces nuits sont entrecoupées de cauchemars. De leur si horrible rupture. De cette voiture et d’elle au milieu de la chaussée. Maintes fois, elle a tenté de modifié cette triste vérité. Même en rêve. Tant de fois elle s’est tournée vers lui et lui a crié de ne pas bouger. De ne surtout pas bouger. Mais toutes ces fois, comme ce jour-là, il se jette sur elle et la pousse loin de cette voiture. Toutes ces fois-là, elle hurle et se débat. Toutes ces fois-là, la voiture le percute. Et toutes ces fois-là, elle se réveille en sursaut les joues baignées de larmes et le cœur déchiré comme au premier jour. Tandis qu’elle sombre enfin dans un véritable sommeil. Elle ne pense plus à rien. Ni à son image à laquelle elle tient tant. Ni à ses habitants de l’académie qui rient surement bien au chaud dans leurs chambres. Ni même à sa famille dont elle ne peut supporter le bonheur et l’insouciance. A cet instant rien de tout cela ne la préoccupe. Son esprit est si loin. Peut-être pas si loin en fin de compte.

Le soleil est haut dans le ciel lorsqu’une douce mélodie s’élève dans le cimetière. Elle inonde l’espace et réveille l’amour qui entoure cet endroit. Du violon. Arizona se réveille tranquillement. C’est du violon. Elle le sait. Son père adorait le violon. Et du temps où ils vivaient ensemble, il l’emmenait toujours dans les rues pour écouter du violon. Un sourire nait sur c’est lèvres. Un véritable sourire. Pas un sourire hypocrite qu’elle lance à qui veut bien le voir. Au son de cette douce mélopée, elle se lève. Une force intérieure offerte par ce sourire s’impose en elle. Elle ouvre son sac qu’elle avait abandonné près d’elle, en sort une brosse, un miroir et tout son attirail de maquillage. Elle veut redevenir belle. Elle songe à ce que penseront les autres s’ils la voyaient ainsi. A ce qu’il penserait lui. Elle entreprend de démêler ses cheveux platine, essuie les traces noirâtres laissées après le passage de son chagrin. Elle replace une couche rouge sur ses lèvres. Elle s’observe une dernière fois et sourit de nouveau.  Elle range son matériel, lisse sa robe bleue nuit froissée du plat de la main et se met en chemin.

Elle danse. Comme avant. D’abord timidement. Puis de plus en plus facilement. Tout lui revient instinctivement. Elle déambule autours des tombes, le sourire aux lèvres en dansant au rythme de l’air qui mélancoliquement, égaye ce lieu. Elle ne cherche pas à savoir d’où il vient. Elle ne veut pas le savoir. Elle veut juste que jamais cela ne s’arrête. Rien dans son comportement ne laisse entendre que  quelques heures à peine, elle était allongée au sol, l’esprit torturé par de terribles souvenirs. Regardez la danser. Elle adore cela.  Elle s’en ressource, elle s’abreuve de ce rythme qui l’entraine. Elle est belle, forte, animé d’une rage de vivre, comme avant le drame. Elle tournoie et soudain, au détour du chemin, le voit. Il est là, le visage concentré devant une statue de pierre, le violon coincé entre sa tête et son épaule. Elle s’arrête et le dévisage. Elle ne distingue qu’une petite partie de son visage. Il a des cheveux noirs et la peau mate. Enfin, il relève la tête et elle les voit. Ses yeux. D’un bleu à vous couper le souffle. Si profonds que vous vus y noieraient si vous n’y faites pas attention. Elle reste là, quelques instants, les yeux plongés dans les siens.



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Tugdual d'Harrock
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Lun 3 Mar - 20:30

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Es tu capable de croire en toi ?

S'il ne s'arrêtait jamais ? Si la musique continuait de bercer sa vie ? Ce serait merveilleux n'est ce pas ? Comme Tugdual aime cette musique, si parfaite qui lui permet de tenir dans les pires moments de sa vie. Une musique pourtant longtemps répudiée par son père. Comme il la déteste, et comme les deux hommes se haïssent, comment peut on être aussi différent de son père ? Père. Les pères sont sensés être des hommes doux et attentionné, qui aiment leurs enfants et les gâtent. Mais son père à lui, il était si mauvais, toujours sur son dos, toujours à le réprimander, à lui dire que rien n'allait. Comment pouvait il être si horrible avec son seul et unique fils. Il aurait du le chérir plus que tout, mais non, la haine emplissait son cœur à chaque instant à l'égard de son fils. Et pourtant, Tugdual avait tout essayé, vraiment tout pour le combler, mais rien n'avait marché, et c'est à partir de là que le vrai Tuc est né. Le connard, celui qui boit un peu trop souvent avec un peu trop de filles différentes. Le Tuc sans âme et sans amour, celui qui ne veut des filles que parce qu'elle sont facile à attraper...

Tugdual continue de jouer. Pourquoi s'arrêter lorsque tout va bien ? Il tourne alors la tête et voit dans l'allée une jeune fille. Elle danse, enfin elle tournoie sur elle même au son de ce violon. Elle est assez jolie, mais de loin il ne la distingue pas très bien. Que fait elle au juste, le regarde t-elle ? Ou tente t-elle de fuir son regard bleu océan ? Non, elle le fixe, leurs yeux se croisent, un message est délivré. Elle aime l'entendre jouer. Tu aimes cela n'est ce pas ? Et bien soit, ne nous arrêtons jamais alors ! Le brun contemple la jeune fille avec un sourire sur les lèvres. Les anges peuvent ils tomber dans les cimetières et s'offrir au commun des mortels ? Le jeune homme se demandait si les anges avaient tous les droits. Mais existent il réellement ? Personne ne le sait avant d'en devenir un n'est ce pas ? Et lui, pauvre garçon désorienté, deviendra t-il un ange un jour ? Ou bien le démon qu'il a toujours été ? Les pas de la jeune fille se rapproche, mais pourtant semblent plus léger, comme si elle ne touchait pas le sol. Mais que se passe t-il donc ? Les rêves prenaient parfois le dessus sur la réalité. Parfois il arrivait que l'on s'endorme quelques instants et que l'on rêve de choses bizarres, irréelles. Mais le sommeil était tellement court, qu'au final on ne pouvait plus distinguer le rêve de la réalité, l'imaginaire du réel. Et puis on hésitait, on ne voulait pas poser de questions pour ne pas paraître stupide, absent, mais pourtant nous l'étions.

*Comment est ce qu'elle s'appelle ? Qu'est ce qu'elle fait là ? Sur quelle tombe est elle venue pleurer ? Mais est elle seulement venue pleurer sur une tombe ? Ou simplement regarder ces statures de pierre comme moi ? Est elle différente ? Ou banale ? Est elle gentille ? Ou atrocement ennuyeuse ? Comment serait elle si elle me connaissait vraiment ? Quel est son âge ? Avons nous le même ? Pourquoi est ce qu'elle me regarde ? Suis je bizarre ? Ou juste différent ? Est ce que les gens aiment la différence ici ? Ou la rejette t-il ? Sont ils aussi dérangés que moi ? Aiment ils les cimetières et les fêtes jusqu'à point d'heure ? Aiment ils les soirées et les filles un peu trop bourrées ?*

Elle s'est stabilisée sur ses deux pieds, tel un animal guettant une proie et ayant entendu du bruit. Elle semble à l'affut de la moindre chose comme si il y avait un prédateur tout près. Etait ce Tuc le prédateur ? Ou quelqu'un d'autre ? Ou même le fruit de son imagination. le Beethoven la regarde. Elle est gracieuse et élancée, une cygne à coup sûr. Le garçon arrête de jouer et se lève pour aller la saluer. Mais il hésite. Va t-elle s'enfuir comme une biche aux abois ? Ou va t-elle rester pour... un brin de causette dans un cimetière trop glauque ?

"-Qu'est ce que tu fous là ?"

Ouaou. T'as rien trouvé de mieux ? Sérieux Tugdual, même pas un bonjour, ou encore un enchanté je m'appelle Tugdual je suis nouveau mais tu peux m'appeler Tug ou Tuc ? Heureusement que son ton n'était pas agressif, sinon comment est ce qu'elle l'aurait pris ? Mais allez Tuc rattrape toi fais quelque chose, bouge, dis lui que t'es désolé, allez, fais le, maintenant !

"-Euh désolé... Je voulais pas dire ça comme ça euh je me disais que personne ne viendrait ici."

Gêné, le garçon se passa une main dans les cheveux. Aujourd'hui n'allait pas être son jour. Sérieux mais quel con il avait fait ! On parle pas à une fille comme ça, surtout pour la première fois. Mais le remords du petit garçon gêné c'était vraiment bien trouvé. Techniquement parlant il ne se souciait pas vraiment de comment il avait parlé mais plutôt de comment il avait loupé la manière de l'aborder. Ca allait pas le faire si il draguait toutes les filles de l'académie de cette manière. Bon bah tant pis pour celle-là, la carte de la sincérité était jouée maintenant il fallait sortir sa carte du pauvre petit nouveau un peu sur les nerfs à cause de papa... Le jeune homme sourit, ça promettait d'être marrant.

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Arizona Manel
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Ven 7 Mar - 20:03



La mort est une fin en soi.

♦ ARIZONA et TUGDUAL




Il s’est arrêté de jouer. J’ai arrêté de valser.  Le silence s’est installé dans le cimetière. La mélancolie a repris sa place en mon être. Pourquoi a t’il cessé de jouer ? Pourquoi laisse-t-il de nouveau le désespoir s’emparer de cet endroit ? Je ne veux pas qu’il s’arrête. Je n’aime pas ce silence.  Je n’aime pas le silence. Je veux que jamais ne s’arrête la musique. Je veux que le bruit entoure ma vie et que jamais je n’en manque. Je ne veux pas retomber à genoux, devant cette immonde créature qu’est la mort. Je ne veux plus subir ses sournoiseries. Je veux la combattre. Je veux gagner et prouver que je n’ai pas besoin de tous ces psy. Je veux aller bien et pouvoir l’affirmer sans mentir. Je suis faible, hein. C’est ça, je le sais. Inutile de tenter encore et encore de me leurrer. J’ai besoin de la musique d’un parfait inconnu pour me sentir bien, et d’un court silence pour replonger dans l’abîme. Je pensais être différente de toutes ses filles. Mais au fond. Qu’est-ce qui me différencie d’elles ? Je suis faible. Elles le sont. Je ne pense qu’à moi. Elles font de même. J’ai besoin d’une présence en continue. Elles aussi. Je.. Ah, oui. J’ai trouvé. Je suis une meurtrière, elles non. Ca fait toute la différence en fait. Elles peuvent se morfondre,  se reprocher milles et unes choses. Mais la mort de quelqu’un. Elles ne peuvent pas se la reprocher. La famille de leur unique amour ne viendra jamais l’accusée d’un homicide. Ca fait tout la différence.  Une différence qui s’amplifie au fil des années. Qui grandit dans mon cœur et détruit tout le reste. Une différence intouchable. Destructrice.

Tout mon corps est tendu. Il m’observe.  Mes sens en alerte, je suis telle une voleuse  prise sur le fait. Je panique. Il ne dit rien et ne semble même pas le remarquer. Son instrument pend le long de son corps. Je n’arrive pas à me détacher de son regard. Autour de nous, le silence me semble devenir pesant, insupportable. Il est comme un vent trop froid et trop fort qui m’oppresse. Mon esprit divague. Je repense à toi. Non. Laisse-moi. Juste un instant ou deux. Laisses-moi être heureuse. Juste une minute ou deux... Je me bats pour ne rien laisser paraitre mais en moi, c’est une catastrophe.  Ma respiration se saccade et je prie intérieurement pour qu’il dise quelque chose. N’importe quoi. Je m’en fiche

« Qu’est-ce que tu fous là ? »

Hein ? J’avoue que la, je ne m’y attendais pas du tout. Mais bon. Je voulais qu’il parle. Il l’a fait. De quoi je me plains. Mon souffle se calme et mon cœur s’apaise. Lui, il semble déstabilisé. Normal, je suppose. Il passe une main dans ses cheveux bruns. Il est brun. Brun aux yeux bleus. Les plus beaux à ce qu’on dit. Oui. Il est beau. Je ne pourrais pas dire le contraire. Qui le pourrait. Il sourit timidement. C’est vrai que comme approche, j’ai vu mieux. Au moins, il ne se voulait pas méchant. Je l’aurais senti dans le ton de sa voix si ça avait été le cas. Surement juste surpris. Il a dû dire la première chose qui lui ait venue à l’esprit pour combler ce silence.  Il tente de se rattraper et me lance :


« Euh, désolé... je ne voulais pas dire ça comme ça. Euh, je me disais que personne ne viendrait ici. »

Moi non plus, en fait. Je ne pensais pas te trouver là, je ne pensais trouver personne. Mais tu es là. Et ça me plait. Et toi ? Je te gène ?  Je suis de trop ? Un sourire s’est formé sur ses lèvres. Je recule de quelques pas, étonnée. Je ne sais pas quoi faire. Il attend que je réponde. C’est certain. Mais que répondre à cela. Que veut-il me dire. Je ne sais rien de lui. Je ne connais même pas son nom. Une brise fraiche balaye le cimetière. Mes cheveux se soulèvent et je souris aussi. Nous sommes dans un cimetière. Nous discutons le plus calmement du monde tandis que sous nos pieds gisent des cadavres d’inconnus. Je baisse les yeux un instants et les replantent dans les siens :

« Je me promène. »


Je lui ai dit ça le plus simplement et le plus normalement possible. Après tout, c’est courant que l’on se promène dans un cimetière. Les autres ne le feraient pas certes. Mais je ne suis pas les autres. Une différence nous oppose. Et toi ? Es-tu comme les autres. Tu viens pleurer quelqu’un ? T’es nouveau ? Je ne t’ai jamais vu auparavant. Je ne cherche pas à connaître tout le monde. C’est vrai.  Mais je t’aurait vu, toi. Fin, je pense... Tu as quelque chose de différent. Alors je lui lance, en tendant tranquillement une paume ouverte devant moi :

« Arizona Manel. Je suis de la maison des cygnes. »


Je le fixe de nouveau.

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Tugdual d'Harrock
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Sam 29 Mar - 12:24

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Es tu capable de croire en toi ?

La jeune fille recule de quelques pas. Je hausse un sourcil. C'est pas comme si je j'allais la manger non plus. Je garde un sourire sur mes lèvres. Elle n'a pas l'air bien méchante cette jolie fille qui baisse les yeux, comme si elle était gênée de me voir séant. Elle me reposa son regard dans le mien? J'y lisais un semblant d'inquiétude, une once de bonheur mais sur un fond de tristesse. Son visage avait l'air terni par l'absence de quelque chose, de quelqu'un. J'aurais juré qu'elle se retenait de pleurer, de rire, de faire quoi que ce soit. Comme si elle retenait son souffle, comme si les battements de son cœur venait d'être mis en suspens. Je la regardai en me demandant ce qui pouvait provoquer tant de tumulte dans son petit cœur de femme.

« Je me promène. »

Me répondit elle avec une voix cristalline. Se promener dans un cimetière ? Il fallait vraiment avoir des goûts morbides et aimer le glauque pour se "promener" dans un lieu où les seules personnes présentes sont les morts et ceux qui viennent leur rendre visite. Lorsqu'on pense "promenade", on imagine jolis chemins en gravier blanc bordé de gazon verdoyant, où les lapins sautillent gaiement. Mais qu'est ce qui avait donc poussé la jeune fille à venir se réfugier dans un endroit sinistre et noir comme le cimetière. Je me le demande puis je me remémorai que moi aussi je m'y trouvait. Et pourquoi étais je là déjà ? Ah oui, pour être un peu seul. Côté solitude je crois que c'était raté déjà, mais bon rien ne vaut une bonne rencontre. Enfin, je pense que je pourrais apprendre beaucoup de choses de cette jeune inconnue du cimetière.

« Arizona Manel. Je suis de la maison des cygnes. »

Elle me regarde. Je la regarde. Nos regards s'effleurent, nos vies se croisent. Je souris. Elle est plutôt mignonne, à la grâce des jeunes cygnes et la beauté d'une fleur. Ouah, je devrais peut être aller chez les Baudelaire en fin de compte. Je pense qu'ils me prendraient. Bon d'accords, ils me rejeteraient comme on jette une vieille chaussette sale et dépareillée. Je me demande toujours ce qu'elle fait ici. Les cygnes rayonnent de bonheur, ils sont la joie de vivre et tout ce qu'il y a de plus heureux dans la vie d'habitude. Alors pourquoi est elle si triste dans ce cimetière, et pourquoi danser et tournoyer comme le font les saltimbanques au son de mon vieux violon et de ses cordées usagées ? Je me remémore la scène en essayant de la voir à travers les yeux de quelqu'un d'autre. Deux jeunes gens sont dans un cimetière. Ils ne se connaissent pas et ne se voient pas, au début. Seule la douce musique d'un violon emplit l'air calme. La jeune fille se met à bouger, elle sautille, elle bondit, elle danse maintenant, au son de la musique. Le garçon est assis sur une pierre, il la voit, il sourit, il s'arrête. Ils se regardent en chien de faïence, ou en jeunes inconnus étonnés de trouver quelqu'un séant. Il ouvre la bouche, elle lui répond. L'embarras se lit sur le visage du garçon, il se rattrape de justesse, elle le fixe. Tout est mort. Plus rien ne bouge. Le violon pend sur le côté gauche du garçon, le bout dans sa main. De l'autre il remet ses cheveux en place. Elle. Est immobile dans le soleil. Le vent fait voleter ses cheveux, on pourrait croire à de la magie. Plantons le décor. Cimetière, comme je l'ai dit. Cet endroit est vieux, il y a des tombes neuves comme des anciennes, recouvertes de la mousse annonceuse du temps qui passe. Seules les allées semblent ordonnées. Le reste n'est que confusion. Qui sont ces gens enterrés ici ? Des élèves. Des professeurs, des gens qui devaient mourir, qui ne le devaient pas. Tous ceux qui ont connu cet endroit et y ont vécu. Comme les deux jeunes. L'atmosphère devrait être tendue, mais non, ils sont tous les deux calme. Joli tableau. Enfin, je trouve. Mes pensées se dissipent et je garde mon regard plongé dans celui d'Arizona. Joli prénom, un peu bizarre, jamais entendu. Mais côté prénom bizarre, je ne me prononcerai pas. Je n'ai rien à dire de mon côté, m'appelant Tugdual. Ca c'est clair, je vais pas lui dire tout de suite, de peur de la faire fuir peut être. Sûrement.

« Enchanté. »

Je ne sais pas quoi dire de plus. En fait je n'ai rien à dire, pour l'instant. J'ai fait le premier pas. Maintenant c'est son tour de tout me dévoiler. Je la regarde et je me dis que je veux tout savoir d'elle. Sa famille, ses amis, ses ennemis, son plat préféré, le nom de son premier chien, ses peurs et ses désirs, ses souffrances et ses peines, ses joies et ses chagrins, ses ex et son petit ami, sa vie d'avant l'académie, sa vie à l'académie, ce qui la pousse à se promener dans un cimetière, si elle aime le violon, si elle en joue. Je veux tout savoir. Mais d'où me vient cette idée ? Je ne suis pas du genre érudit pourtant. Je sens en moi que je dois la connaître. C'est plus fort que moi. Je ne veux rien dire d'autre. Pour l'instant. Je veux qu'elle se dévoile d'elle même. De son propre chef. Je veux qu'elle me livre ses secrets les plus intimes. Et pourtant je suis tellement persuadé qu'elle ne le fera pas. Mais une voix en moi espère. Une voix un peu psychopathe, une voix que je n'aime pas. La voix de celui que je hais : mon père. Ce malade ne doit jamais entrer dans ma tête. Pas maintenant Tug, tu t'es éloigné, alors maintenant s'il te plait, oublie le. Y penser ne fera qu'augmenter ta peine. Concentre toi sur cette fille. Elle est là, pour t'aider à oublier. C'est son but, c'est pour ça que Dieu l'a mise ici. Heii, Tug réveille toi ! Je ne crois pas en Dieu de toutes les manières. Je continue de la regarder, et elle me semble de plus en plus belle dans la noirceur de ce cimetière, comme les anges tombent du ciel. Certains se retrouvent aux mauvais endroits, et d'autres aux mauvais moments, mais celui-là, est le plus beau des anges que je n'ai jamais vu.


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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Lun 23 Juin - 17:59

ARIZONA & TUGDUAL
LE CIMETIERE




La mort est une fin en soi..



Tu ne réponds pas tout de suite. Tu ne sembles pas t’en rendre compte, trop loin dans tes pensées. A quoi réfléchis-tu ? A moi ? A tes potes ? A toi ? A ta vie ? Es-tu du genre philosophe qui se pose sans cesse des millions de questions que beaucoup jugeraient inutiles ? Pourquoi ne me parles-tu plus ? Pourquoi laisses-tu de nouveau le silence s’installer entre nous. Je te regarde droit dans les yeux. Cela ne semble pas te gêner plus que ça et tu continues à laisser divaguer ton esprit vers je ne sais quels lieux. Tu as un léger sourire aux lèvres quand enfin tu te décides à me lancer un simple :


« Enchanté »



C’est donc tout ce à quoi j’aurais droit ? Une simple salutation. Je ne mérite donc même pas de connaître ton prénom ou ton âge ? Dis-moi un truc ! Cesse de me regarder ainsi, tu me le rappelle. Lui. Il me regardait avec les mêmes grands yeux bleus rieurs et pensifs que toi. Arrête. Tu ne vois donc pas mon mal-être ? Je vais me mettre à pleurer devant toi et tu ne pourras plus rien dire. Je le sais. Tu me prendras pour une folle comme tous les autres et tu partiras. Si j’ai de la chance, tu n’en parleras à personne et tu m’éviteras une nouvelle crise avec ma mère. Mais non. Tu ne réagis pas.


Je regarde autour de moi. Cherchant quelque chose auquel me raccrocher. Le soleil avec son faible éclat continu sa laborieuse course vers l’ouest. Je ne peux le fixer bien longtemps et je baisse les yeux sur les gravillons qui recouvrent le sol du cimetière. Je suis dans un cimetière. C’est étrange. Je l’aurai presque oublié. Je tente faiblement de me rappeler pourquoi je suis là. Mais il semble que je n’ai pas de réponse. Je me demande comment j’ai pu en arriver à là. A fréquenter des cimetières et à m’endormir dans l’un d’eux, j’entends. Je me souviens de mon anicienne vie. Celle que je menais avant que tout ne s’effondre autour de moi. J’étais heureuse. Bien sûr. J’avais tout ce que je voulais. Je vivais en princesse en voulant toujours plus et en obtenant toujours plus. J’avais assez de fringues pour ne jamais avoir à remettre deux fois la même tenue en un an. Je ne pouvais compter mes exs sur les doigts de mes deux mains et le moindre de mes plus extravagants désirs était satisfait. Un triste sourire nait sur mon visage tandis que j’y repense. Je revois le jacuzzi aux bulles colorées que j’avais installé dans ma chambre. La cascade au-dessus de la piscine et mon immense piste de danse installée dans une pièce adjacente à ma chambre.


Mais aujourd’hui voilà à quoi cela m’a servi. Mes amies n’en étaient pas. De simples hypocrites jalouses de mes succès et envieuses de ma personne. A la seconde ou ma réputation est tombée, écrasée par la mort, une autre a pris ma place en haut de ce trône d’inepties. Aucune n’a tentée de me revoir ou de m’aider. J’étais partie et elles ne voyaient en cette disparition qu’une opportunité de monté en puissance. Elles ne voyaient qu’une rivale en moins. Quelle aubaine ! Et dire que ce fut la plus belle période de ma vie... Le dégout m’accable et me serre la gorge. Ce putain de silence m’obsède et je ne vais bientôt plus pouvoirs contenir les larmes de dégoût et de culpabilité qui menacent de couler.


Je repense à cette joie et à cette force qui m’avait envahi alors que je m’étais réveillé. A maintenant je vais me mettre à pleurer. Je suis folle. C’est ça ? Ils ont raison au final. Je devrais être internée ? Tu le penses toi aussi ? Tu penses que je suis folle ? J’en suis sûre. Qui ne le penserais pas. Une larme s’échappe sans que je n’aie le temps de la retenir. D’autre suivent doucement. Je baisse la tête et la cache dans mes mains. Je ne veux pas que tu me vois comme ça. J’ai honte. Mais c’est trop tard. Je ne suis pas si bête. Je sais que tu les as vu ses gouttes de merde qui inonde à présent mon visage. Je me déteste et je te déteste. Pourquoi, ne m’as-tu pas parler ? Pourquoi as-tu cessé de jouer du violon ?


D’une main tremblante, je désigne ton violon et te demande d’une voix suppliante :


« Je suis désolée, je ne voulais pas te déranger. Continues comme si tu ne m’avais pas vu... Je ne reste pas plus longtemps. »



Je me mets à reculer, presque à l’aveugle. Je ne te vois presque plus à travers mes sanglots. Et comme si je n’en avais pas eus assez pour la journée, je trébuche sur une pierre et m’affale sur le sol sans plus parvenir à me relever.

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Dim 6 Juil - 17:51

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Es tu capable de croire en toi ?

Je ne cesse de la regarder toujours et encore. Arizona. Joli prénom. Elle est la seule touche vive dans ce décor macabre. Le seul éclat de beauté incarnée dans un lieu sinistre. J'ai le sourire aux lèvres, et je me dis que des dizaines de jolies filles doivent aller dans les cimetière. Peut être devrais je y aller plus souvent... Mais en général elles sont dépressives. Logique, nous sommes dans un lieu où reposent les cadavres décomposés des êtres qui sont chers à notre coeur. Elle bouge. Le tableau se brise et se met en mouvement, comme au ralenti. Sa tête se détourne. Elle fixe le soleil. Ses rayons vont bientôt s'étendre, d'ici une heure ou deux la nuit arrivera et une enveloppe gantée de bleu marine recouvrira les cieux. Mille étoiles, scintillants comme des diamants, seront déposées sur ce rideau de velours, et de temps à autre, si la nature le veut, l'une d'elle filera plus vite que tout pour se consumer entièrement. Et peut être même que les quatre vents pousseront sur ce décor des nuages grisonnant qui fileront au gré de la brise. La pluie sera elle de la partie ? Je devrais peut être m'inscrire pour présenter la météo à la télévision, je suis sûr que je ferais ça très bien. Je ris mentalement à cette idée.

Son visage se détourne de l'astre, elle repose ses yeux dans les miens. Les siens sont emplis de larmes. Je fronce les sourcils. Pourquoi pleures tu ? Est ce ma faute ? N'aurais je du pas te parler ? Je suis désolé. Désolé ? Le suis je vraiment ? Je suis juste peiné pour toi mais surtout frustré. La frustration me gagne souvent dans ces moments là. Je ne te connais pas, et tu pleures devant moi. Je ne sais pas quoi faire. Te prendre dans mes bras serait le plus approprié, mais je ne te connais pas. Te laisser seule ? Impensable.

Arizona est au plus mal. Cela se voit, et lorsqu'elle se met enfin à parler, sa voix se brise en morceaux, comme si son coeur était en lambeau et que c'était lui qui parlait. Je voudrais que ses larmes s'arrêtent de couler sur son visage. Elle tend un doigt vers mon violon. Un doigt inquisiteur. Mince, peut être aurais je du continuer à jouer ma mélodie ? Suis je un crétin ? Ce morceau lui rappelait peut être trop de mauvais souvenirs...

« Je suis désolée, je ne voulais pas te déranger. Continues comme si tu ne m’avais pas vu... Je ne reste pas plus longtemps. »

Elle recule comme si elle voulait échapper à quelqu'un sans toute fois lui tourner le dos. Les larmes roulent sur son visage et elle n'en reste pas moins belle. Je fais un pas en avant pour la retenir. Soudain elle trébuche. Je la vois glisser sur le sol et s'étaler de tout son long. Elle retint un cri. Je pense que même si elle le voulait, elle n'arriverait pas à crier. Je m'approche d'elle à pas accéléré. C'est ma faute. J'ai toujours appris que les choses qui allaient mal étaient de ma faute. J'ai envie de m'enfuir et de me cacher pour m'éloigner de toutes ces choses qui m'opressent, mais je ne suis plus un gosse qui se cache. Maintenant je suis un grand garçon, un adulte, et je prends ma vie en main. Alors je m'approche d'elle et je m'accroupis en lui tendant la main. Je l'aide à se rasseoir. J'espère qu'elle ne s'est pas fait mal en tombant. Je regarde ses bras découvert, non elle ne saigne pas. Sa jambe porte une égratinure mais cela n'a pas l'air de la gêner plus que ça, c'est un petit mal être comme un autre. J'esquisse un sourire gêné.

« Tu n'as rien ? Ca n'a pas l'air d'aller. Pourquoi pleures tu ? »


Je ne peux m'empêcher de vouloir connaître son problème. Oh psychologue, un autre métier qui m'irait bien. Bon okay je draguerai toutes mes patientes, mauvaise idée. Je ne sais pas pourquoi, mon instinct et mon éducation reprennent le dessus. Je la soulève dans mes bras comme le font les princes charmants à la fin des films sauf qu'au lieu de la déposer sur mon beau cheval blanc, je l'emmène loin de ce lieu sinistre, lui confiant mon violon que je ne pouvais laisser là.
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Arizona Manel
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Dim 13 Juil - 18:09




ARIZONA & TUC
Le cimetière.




"La mort est une fin en soit."


Les larmes glissent le long de mes joues telles la pluie sur les feuilles d'un arbre et je me sens incapable de les retenir. J'ai honte. Terriblement honte. Quel triste spectacle je dois offrir à cet inconnu. Une jeune fille dépressive qui, tombé au sol, pleure comme une enfant. Mais je ne suis plus une enfant et la cause de mes pleurs n'est plus l’égratignure qui s'est inscrite sur ma jambe. La culpabilité qui me ronge en permanence éclate une fois de plus au grand jour. Je pleure de nouveau, comme chaque jour depuis ton départ. Pourrais-je un jour l'accepter ? Que tu ne reviendras jamais ? J'y repense de nouveau, je sais que je ne devrais pas. Que je ne fais que rouvrir une plaie béante, ouverte en mon cœur, qui ne peut donc se refermer. Pourtant je ne peut m'y résigner. Je ne peut t'oublier. Je ne peut faire disparaître la plus belle année de ma vie de ma mémoire.


L'inconnu, je ne connais toujours pas son prénom, s'est accroupi à mes côtés. Il m'aide à me relever doucement à me relever et je tente de l'en remercier mais aucun son ne parvient à s'élever d'entre mes lèvres. Je cache mon visage dans mes mains. La honte refait surface tandis que les larmes ne semblent pas vouloir cesser d'affluer. J'essaie de les essuyer mais en vain, d'autres les remplacent aussi tôt. Il a l'air anxieux ou bien gêné. Je ne parviens pas à cerner ses émotions et à vrai dire je n'ai pas la tête à cela. Enfin, il me demande doucement :


« Tu n'as rien ? Ça n'a pas l'air d'aller. Pourquoi pleures tu ? »


Non. Je crois que je n'ai rien. Physiquement. Je n'ai rien. La blessure est bien trop enfouie pour que le jeune ne puisse la voir. Pourquoi je pleure ? Je ne sais que lui répondre. Après tout, ce n'est qu'un inconnu. Suis-je mal a ce point ? Au point de déballer tout mes problèmes à ce jeune dont j'ignore tout. Mais qu'est ce qui cloche chez moi ?


Tout à coup, il se penche vers moi et me soulève sans effort. Il me porte comme un prince porterait sa princesse, comme un gentleman porterait son épouse, comme tu m'aurais portée. Il me confie son violon et je m'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage, laissant pendre son violon le long de son dos. Cependant, malgré tous ses efforts, mes larmes ne tarissent pas et elles ne tardent pas à mouiller son tee-shirt. Je regarde en arrière, ce lieu macabre auquel il m'arrache.


Une foule d'idées se bousculent dans mon esprit. Je pourrais tout lui raconter, oui, je le pourrai et cela me ferai le plus grand bien mais ce serai avouer que j'ai perdu et qu'il me faut voir un psychologue. Je pourrais me débattre, l'envoyer bouler en lui affirmant que je n'ai pas besoin de lui. Que je n'ai besoin de personne. Mais est-ce réellement le cas ? Je pourrai ne rien lui répondre. Oui. Je pourrais. Finalement, tout ce que je parviens à lui murmurer, la tête posée sur son épaule et la voix buttant sur chaque mots, c'est :


« Est-tu comme les autres ? »



Je relève lentement la tête pour le regarder à travers mes larmes. Quelle conne, je n'aurais pas pu trouver plus bizarre comme question. En plus, ça ne veut rien dire ce que je lui ai demandé. Comment je pourrais espérer obtenir la réponse espérée si la question n'est même pas cohérente ? Alors, j'ajoute faiblement :


« Comme tous ceux qui ne voit en moi qu'une pauvre dépressive complètement dérangée ? Comme tous ceux qui pense que le psychologue est LA solution et que je n'ai rien à faire ici, dans cette école si réputée, car je ne suis qu'une folle, incapable de croire au bonheur ? »


Je voudrais qu'il me rassure. Qu'il me dise que je ne suis ni folle ni dérangée, que j'ai ma place ici et que les psychologues sont tous des connards. Mais je suis juste une petite idiote qui croit encore aux anges gardiens. Je ne connais ni son nom ni la moindre chose sur lui et j'espère déjà qu'il pourras me sortir de mon désespoir. Je ne veux pas qu'il me lâche. Mais je suis coupable. Je mérite ce châtiment.


« Je n'ai pas fais exprès. Je ne voulais pas qu'il meurt. »


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Dernière édition par Arizona Manel le Mer 16 Juil - 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Sam 6 Déc - 16:27

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Es tu capable de croire en toi ?

Je marche en regardant droit devant moi, la jeune fille dans mes bras. Elle n'est pas bien lourde cette pauvre Arizona. Je ne comprenais pas pourquoi elle pleurait. Elle semblait perdue dans de sombres pensées et personne ne semblait pouvoir l'aider. Alors je ne disais rien. Je savais que dans ce genre de moments, il valait mieux être là sans l'être totalement, être une présence aux côtés de la personne, pour la soutenir tout en lui laissant la liberté qu'elle désire. Je sens ses larmes qui mouillent mes vêtements. Je ressers mes bras sur son corps pour ne pas la laisser tomber, pour lui faire sentir qu'elle n'est pas toute seule. J'aurais envie de l'aider, elle me paraît tellement seule...

« Es-tu comme les autres ? »

Je l'écoute sans rien dire, ne sachant si elle divague ou si elle me parle réellement. Depuis quelques minutes j'avais décidé de laisser tomber le Tugdual dragueur que j'étais et de me concentrer sur celui que j'étais au fond lorsque je voyais quelqu'un mal en point. Elle décolle sa tête de mon épaule et me regarde, en continuant à parler.

« Comme tous ceux qui ne voit en moi qu'une pauvre dépressive complètement dérangée ? Comme tous ceux qui pense que le psychologue est LA solution et que je n'ai rien à faire ici, dans cette école si réputée, car je ne suis qu'une folle, incapable de croire au bonheur ? »



Cette fois je comprends qu'elle s'adressait bien à moi la première fois, et que justement elle essayait de clarifier ce qu'elle venait de dire pour que je réponde. Les psy, la solution ? Mais quelle idée stupide ! J'allais devoir lui dire que moi aussi j'étais passée par la case psy et que je lui avait dit en face à ce mec que ce n'était qu'un con qui était là pour me prendre ma tune. J'étais sur que ça lui remonterait le moral. Elle folle ? Elle ne pouvait pas me paraître plus folle que moi je ne l'étais. Après tout, je jouais du violon dans les cimetières et je portais des jeunes filles dans mes bras comme au moyen âge. Et pour ce qui était de la dépression, au début elle m'avait parue joyeuse, et puis, c'est normal de pleurer et d'être triste dans un cimetière non ?

« Je n'ai vu en toi qu'une très jolie fille qui danse bien. Tu as le droit de pleurer, cela ne te rend pas folle pour autant, et pour ce qui est des psychologues, j'espère que tu me rejoins pour dire qu'ils sont complètement à côté de la plaque et qu'ils ne nous comprennent pas, contrairement à ce qu'ils disent. »

Après m'être assez éloigné du cimetière, je la déposais sur l'herbe du parc et m'assis à côté d'elle, entourant son corps de mes bras comme pour la protéger d'un danger potentiel. Je ne savais pas pourquoi, je sentais que je devais protéger cette fille, comme un devoir.
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Dim 4 Jan - 20:14




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Arizona & Tugdual
Le Cimetière.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

"La mort est une fin en soi."



Je ne tente plus de retenir les larmes qui mouille les vêtements de l'inconnu. C'est inutile. Je ne peux plus résister à ce désespoir qui chaque jour me ronge un peu plus. Je me disais forte. J'étais tellement sure de moi. J'étais invincible. Ou plutôt je me disais l'être. Il a suffit d'une seconde d’inattention pour que tout s'envole. Toi. Nous. Le bonheur. Ma vie entière à été réduite à néant à cause de ce moment d'inattention. Les uns diront que c'est la perte qui m'a rendue folle. Les autres diront que je ne suis pas folle. Que j'ai seulement besoin de toujours être en action. Pour que jamais je ne revive une seconde d'inattention. Les derniers se tairont. Ce sont ceux que je préfère. En fin de compte. Ceux qui se taisent.


« Je n'ai vu en toi qu'une très jolie fille qui danse bien. Tu as le droit de pleurer, cela ne te rend pas folle pour autant, et pour ce qui est des psychologues, j'espère que tu me rejoins pour dire qu'ils sont complètement à côté de la plaque et qu'ils ne nous comprennent pas, contrairement à ce qu'ils disent. »


Je n'ai vu en toi... Cette phrase, je la déteste. On me la tant dite. Je n'ai vue en toi qu'une jeune fille pleine d'amour mais brisé par le chagrin. Je n'ai vu en toi qu'un belle jeune fille que la mort a brisé. Je n'ai vu en toi qu'un cœur meurtri. Je crois que c'est une phrase de psychologue ça. Même leur phrase préférée. Mais lui, il l'a tourné différemment. Il n'a pas parlé de mort ou de perte. Il n'a pas parlé de cause de ma folie. Non. Il m'a dit que je dansait bien. Pas que j'étais triste. Mais que je dansais bien. Il a raison. Les psychologues ne comprennent rien. Ils ne savent pas nous parler. Ils ne savent pas nous entendre ni nous comprendre.Ils ne font que nous enfoncer. Peut être que c'est ce qu'ils cherchent à faire. Je crois par contre qu'il se trompe. Je n'ai pas le droit de pleurer. Personne ne devrait avoir le droit de pleurer. N'est pas une seconde d'inattention de pleurer ? Je n'ai pas le droit de laisser de pareils instants défiler. Je n'ai pas le droit de perdre de nouveau le contrôle. Il faut que je sois la. Toujours présente. Partout. Tout le temps.


Nous sommes loin du cimetière à présent. Je crois que nous sommes dans le parc. Je ne distingue que des images floues derrières mes larmes. Doucement, je sens que l'inconnu me pose au sol, sur l'herbe et s’assoit à mes côtés. Enfin, je sens ses bras m'entourer les épaules dans un geste protecteur. Je me raidis instantanément à son contact et me referme sur moi-même. Tu était le seul à m'entourer ainsi de tes bras. Lui n'a pas le droit de me prendre ainsi dans ses bras.


« Lâche moi. Tu n'es pas Lui. »



J'ai grommelé c'est quelques phrases remplies d'une haine atroce sans même m'en rendre compte. Bien sûre qu'il n'est pas Toi. Mais quelle idiote. J'ai tout gâché. Il ne voulais que m'aider après tout. Et moi, je le repousse. Je crois bien qu'il y a un gros problème chez moi, en fin de compte. Mais en même temps. Comment pourrais-je le laisser faire comme Toi. Je ne peux pas. Alors je me dégage de ses bras qui m’enserre. Et je le repousse avec hargne. Peut importe ce qu'il pense de moi. Peut importe si je suis égoïste. Je. Ne. Veux. Pas. Qu'il. Fasse. Comme. Toi. Je ne veux que Toi. Toi et Toi seul pas lui qui me prends pour une conne. Pas lui qui dit me comprendre. Mais je sais ! C'est un psy déguisé ! C'est ma mère qui l'envoie. Mais quelle folle celle là.

Mais c'est pas vrai. J'ai vraiment un énorme grain moi. Je suis une vrai folle en fait. C'est ça. C'est mes parents qui ont raison. Parce que j'en deviens paranoïaque la. Je crois que c'est parce que tu me manque trop. Parce que j'ai peur de te trahir. J'ai peur de me gourer une fois de plus. Mais si je le repousse lui, je repousserais tous les autres. Suis-je condamné à vivre seule ? A pleurer seule et à crever seule ? Je ne le veux pas. Personne ne mérite ça, n'est ce pas ? Même après cette seconde d'inattention. Personne ne mérite ça.

Alors prise d'un nouvel élan de folie. Je me tourne vers lui et l'embrasse.




codage non-LDD par lily


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MessageSujet: Re: Qu'est ce que tu fous là ? Rien et toi ? | ft. Arizona   Sam 7 Fév - 17:06

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Es tu capable de croire en toi ?



Je sens qu'elle se raidit à mon contact. Ai je fait quelque chose de mal ? De méchant ? De déplacé ? De mauvais ? D'interdit ? Non, je lui ai juste donné un peu de chaleur humaine. Pour une fois sans autre but que de la rassurer, pour qu'elle aille mieux et qu'elle arrête de mouiller mon tee shirt de ses larmes. Et elle, me repousse. Je retire mes bras tout aussi sèchement alors qu'elle me repousse également en s'éloignant de moi. Je ne bronche pas. Cette fille semble un peu instable, mais pas méchante, juste perdue. Je ne dirais pas folle, car je me reconnais un peu en elle, en un sens, pour avoir perdu l'amour de ma vie, pour avoir enterré mon âme avec son départ.

« Lâche moi. Tu n'es pas Lui. »

Parce que toi tu crois que tu es Elle ? La Elle avec un grand e ? Que tu pourrais, ne serait ce qu'un jour, arriver à la semelle de ses chaussures ? De ses beaux petits pieds si parfait ? Non jamais. La personne la plus parfaite de ce monde ne sera pas comme elle. Et pourtant est ce que je te repousse ? Non. Je suis gentil, j'ai certes perdu mon humanité et mon coeur mais je reconnais la peine et le désespoir et je ne suis pas toujours un connard. Alors quoi qu'il te soit arrivé, ne me mets pas là dedans. Ne mélange pas tout. Ne confonds pas ce que tu ressens, ce que tu penses, avec ceux qui sont en face de toi et qui ne comprendront pas. C'est peut être pour ça que les gens pensent que tu dois voir un psychologue. Ils pensent que tu es folle parce que tu extériorises tes sentiments. Tu devrais faire comme moi, fais le contraire, les gens te laisseront tranquille. Certes toi tu seras tourmentée, mais je vois que tu l'es déjà de toutes les manières. Alors autant faire croire à tout le monde que tout va bien n'est ce pas ? Ne penses pas que je vais m'apitoyer sur ton sort comme le font les autres. A partir de maintenant cela me sera totalement indifférent. Je m'en fiche. Pleure vas y, mais ne t'attends pas à ce que ce soit moi qui fasse le prochain pas vers toi, pour que l'on devienne amis, si nos personnes sont compatibles, ce sera toi qui fera l'effort, parce que moi j'en ai déjà fait un pour te sortir de ce cimetière, pour te confier mon violon bien aimé. Et toi tu as fait quoi ? Tu m'as repoussé, moi qui ai été si gentil alors que je suis d'habitude si violent. Tu penses quoi ? Que tu es le centre du monde ? Que tout le monde va venir autour de toi pour voir si tu vas mieux ? Je pense qu'il faut que tu arrêtes. Personne ne va te faire ça. Ici on ne résonne pas comme ça. Alors sois forte, comme nous tous, sinon tu vas couler, et personne ne t'aidera à ne pas te noyer. Ici les gens t'enfonceront la tête sous l'eau. Ils te traiteront de folle, mais personne ne fera quoi que ce soit pour t'en sortir. Alors prépare toi. Etablis un rempart autour de ton être et de ton âme, sinon ton château va s'effondrer.

La jeune fille, après s'être éloignée de moi et m'avoir craché son venin sur un ton de haine regarde ailleurs. Je ne bronche pas. Je vais la laisser tranquille, me contentant de rester à proximité au cas où. Et puis, c'est toujours elle qui a mon violon posé à côté d'elle, je ne vais tout de même pas partir sans et je ne compte pas m'aventurer devant elle pour le récupérer. Soudainement, elle se retourne vers moi. Je croise son regard une fraction de seconde avant de me rendre compte qu'elle se rapproche de moi. Elle m'embrasse sans que je n'ai le temps de rien faire. Si je n'ai pas réagi sur le coup, je m'empresse de me reculer lorsque je me rends compte de ce qu'elle vient de faire.

« Je crois que tu ne voulais pas faire ça. »

Dis je en passant une main dans mes cheveux et en restant à une distance raisonnable de sa bouche. Je ne voudrais pas qu'elle me confonde avec "Lui" en perdant un moment de lucidité.

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