Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 Les premières lueur de l'aube, renouveau infini //feat my lovely waaaall//

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Estrella Hoffmann
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MessageSujet: Les premières lueur de l'aube, renouveau infini //feat my lovely waaaall//   Mer 26 Fév - 20:57

Estrella laissait courir ces doigts le long d’une porte en chêne sombre. Elle arrêta son mouvement lorsqu’un bruit sourd se fit entendre de l’autre côté. Un bruit de casserole. La jeune bohémienne l’ouvrit doucement. Elle menait à une cuisine éclairée de lumière. Un fumet délicieux échappait des marmites rondes et cuivrée tandis qu’elle entrait dans la pièce. C'est à l'instant ou elle soulevait le couvercle qu'elle se réveilla enfin. Tout autour, c’était le noir complet, seul un rai de lumière s’échappait entre les rideaux, une lumière pâle et malade, sans doute celle de la lune. Encore un de ses rêves sans aucun sens, cela lui arrivait bien souvent. La Cygne s’étira doucement, jetant un coup d’œil à Ambroisia, sa camarade de chambre. Elle dormait paisiblement, entortillée dans ses draps. Estrella poussa un bâillement et se laissa tomber hors de son lit, passant rapidement un corset argentée sur lequel s’entrelaçait de longs rubans vert émeraude ainsi qu’une jupe assortie aux rubans. Elle se déplaça doucement hors de la chambre, délaissant les bracelets dorés qui bruissaient d’habitude à son poignet et sa cheville de peur de réveiller quelqu’un, gardant uniquement la boucle suspendu à son oreille. Elle se glissa sans bruit dans le couloir, abandonnant son amie à son profond sommeil.

Estrella faisait souvent des escapades nocturnes, non pas qu’elle était insomniaque ou qu’un problème la taraudait mais malgré leurs caractères totalement insupportable, ces étranges colocataires avaient au moins le respect de laissé un peu de tranquillité à la jeune Cygne même si eux ne semblait pas avoir besoin de dormir. La nuit lui appartenait donc complètement. Même si de temps en temps, certains de ses colocataires involontaires se permettait malgré tout de faire quelques commentaires lorsque la situation le lui permettait. Il restait taquin quoi qu’il arrive. Elle aimait ce lever quelques heures avant les autres, alors que la lune était encore bien visible dans le ciel et que le noir hantait les couloirs. Le noir, c'était reposant. Bien qu'Estrella soit une boule de couleurs et qu'elle adore ces différentes teintes que pouvait prendre ces dernières, elle aimait tout autant le noir. La nuit jetait sur les murs toute une déclinaison du gris au noir.

Elle se glissa dans les couloirs sans bruit, évitant sur le sol, les lattes en bois grinçante qu’elle avait repéré au fur et à mesure de ses escapades nocturnes. Une fois dehors, elle traversa la cour, passa par un petit sentier de pavé, un des nombreux chemins menant au parc de l’académie. Elle aimait beaucoup cet endroit pour sa diversité. En effet, il y avait de tout, un petit filet d’eau qui traversait le lieu verdoyant, glougloutant joyeusement dans le silence, quelques arbres parsemant l’endroit, dont certains munis de branches suffisamment solides pour pouvoir y grimper et bien sur le sol herbeux que la jeune bohémienne aimait tellement sentir sous ses pieds. Et de plus, maintenant que l’hiver commençait à sortir le bout du nez, tout semblait encore plus figé que d'habitude, comme si le temps s'était arrêté pour la laisser profiter de cette nuit qui ne semblait n'appartenir qu'à moi. C'était peut être égoiste mais tellement agréable. Il ne neigeait pas encore mais ce n’était qu’une question de temps, sur le sol, une fine pellicule de gel annonçait encore bien des soirées froides. La jeune fille déboucha prêt de la rivière, dans l'herbe humide. Son souffle formait de petit nuage de fumée, qui se dissipait aussi vite qu'il n’apparaissait si bien qu'on aurait pu croire rêver les voir.

Estrella écarta les bras, riant du vent froid qui frappait son visage et jouait avec ces longs cheveux noirs, défaisant un des multiples rubans colorés qu’elle y avait accroché un peu plus tôt. Elle s’approcha du mince filet d’eau et y glissa les doigts. L’eau froide glissait entre les doigts de la danseuse, insaisissable et fluide. Elle eut un sourire face à ce petit miracle qui lui avait toujours plu. Elle aurait aimée être aussi insaisissable que le liquide, aussi pure, sans défaut. Elle se releva avec souplesse. Vu l’heure, le matin ne tarderait pas à se lever, la jeune fille s’aida d’un des banc en bois du parc pour atteindre une branche de l’arbre dans lequel elle aimait se percher, elle y grimpa et s’installa là, silencieuse, dans l’attente du lever du jour. C’était un magnifique moment de la journée, où la beauté des couleurs que prenait le ciel, ajouté au bruit des oiseaux qui commençait à peine à s’éveiller émerveillait la Cygne. C’était le monde qui se réveillait autour d’elle, un spectacle époustouflant quand on prenait la peine de le regarder.

En faites, il y avait énormément de choses qui étaient importantes et belles si on prenait la peine de les regarder. Mais avant tout, c'était un moment privilégié qu'elle avait longtemps partagé avec son frère ainé. Elle se souvenait encore que, à chaque fin de tournée de spectacle dans une région, il s'installait tout les deux dans un arbre. Elle adorait grimper une branche plus haut et poser ses pieds sur les épaules de son frère. C'était exactement cette sensation qu'il lui procurait toujours lorsqu'ils étaient ensemble, cette sécurité qui la protégeait du monde extérieur, qui lui permettait de ne pas prendre peur devant le moindre danger. Dorénavant, ses pieds pendaient dans le vide. Cela aurait du rendre la jeune fille mélancolique mais avec les années, elle avait grandi. Elle avait toujours su qu'elle ne pourrait se reposer sur lui éternellement, elle avait savouré chaque instant à ses côtés et ne regrettait aucuns moments, même pas ses minutes là haut, le soir de son accident, alors que tous deux défiait l'apesanteur, parcouru de sentiments délicieux. Elle ne regrettait rien. Jamais. Les débuts avaient été difficiles pourtant, seul Dave, Fridan et Siméon savait à quel point. Et c'était grâce à eux qu'elle était devenu si vrai, si heureuse et si sereine. Elle n'avait pas toujours été si optimiste, mais l'espoir que ces trois là avait fait naitre en elle, n'avait jamais cessé de brûler depuis. C'était tout son corps qui s'était embrasé, et le monde ne pouvait rien face à la flamme qui l'habitait dorénavant. Ses yeux brillèrent, tandis qu'elle regardait les premières couleurs qui prenait soudain possession du paysage, fière et solitaire sur sa branche. Le regard tourné vers le ciel, le regard tourné vers son frère qu'elle espérait retrouver dans ce lever de soleil.

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Tugdual d'Harrock
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MessageSujet: Re: Les premières lueur de l'aube, renouveau infini //feat my lovely waaaall//   Mar 25 Mar - 17:13

Levé de Soleil


Je marche dans cette allée blanche comme la neige bordée de rosiers pourpre. Pourquoi ais je l'impression que ces roses, symbole de l'amour éternel, sont ici l'incarnation même de la mort et du sang ?
"-Ne t'en fais pas Tugdual, tout va bien se passer". Mais qui me parle ? Je me retourne. Je suis seul sur la lande verte. Derrière moi l'allée de graviers à disparu, seule reste la lande et ses mystères. La verdure s'étend au loin en milles couleurs, comme un paon ouvrant sa roue. Le soleil se couche et offre aux vagues une couleur orangée. Mais le rouge refait surface. Pourquoi toujours ce rouge si oppressant ? Je hais cette couleur en plus. Allez Tuc, continue de marcher, tout semble si irréel... Je cours désormais, entre les arbres de la forêt, qui me tendent leurs bras vers moi en une offrande. Et au bout de ma course, je m'arrête, essoufflé. Là où le soleil perce à travers la verdure, quelques rayons illuminent un autel de marbre blanc recouvert d'une forme indistincte. Je m'approche. Ce que je pensais n'être qu'une ombre est en fait une jeune fille aux cheveux roux, allongée sur l'autel, les yeux clos. Sa peau est éclatante de pureté, aussi pâle que la mort. Je pose une main sur son visage paisible, elle est glacée. Son pouls ne bats pas. Je me recule un peu. Est elle morte ? Je pense que oui. Soudain, elle se redresse, sa longue robe prend une teinte rougeâtre, ses cheveux virent au noir et ses yeux son comme injectés de sang. Elle me regarde, ouvre la bouche et je ne vois pas des dents, mais des crocs. J'ai peur, je voudrais courir, mais je reste figé. Que m'arrive t-il ? Tugdual bouge, bouge bouge !


Le brun se réveille en sursaut. Sa couette est par terre, il transpire. Mais que c'était il donc passé ? Il se leva dans la pièce emplie d'obscurité. Le soleil n'allait pas tarder à se lever. Dans une demi heure, peut être un peu moins. Tugdual attrape un tee shirt et un pantalon au hasard dans son placard et file sous la douche. Ce cauchemar qu'il faisait sans cesse lui donnait des sueurs froides. Il en avait si peur qui ne voulait plus fermer l'œil, de peur de sombrer à nouveau dans cette folie qui l'enveloppait une fois endormi. Le jeune homme ouvre le robinet "chaud". L'eau se déverse sur lui comme un torrent. Il émet un petit cri de surprise : l'eau est glacée. Alors il se souvient de la jeune fille de son rêve, sa peau était aussi froide que l'eau. Il regarde tout autour de lui, peu rassuré. Enfin l'eau se met à avoir une température avoisinant les trente huit degrés et Tugdual respire enfin. Il se hâte, pour rien au monde il ne voudrait louper ce levé de soleil, son cauchemar aura ainsi servit à quelque chose. Le garçon sort de la douche d'où s'échappe une fumée d'eau évaporée. Il passe une serviette autour de sa taille et enfile son tee shirt. Alors, le Beethoven décide de regarder son reflet dans le miroir. Il hoquette de surprise, il ne possède aucun tee shirt rouge sang avec écrit : "J'arrive" dessus. Le garçon, déboussolé, cligne plusieurs fois des yeux avant de retenter un regard au miroir. Son tee shirt n'est plus rouge mais bleu marine avec juste écrit "Obey" dessus. "-Celui là je le connais." soupire t-il. Il attrape son pantalon, le passe rapidement et retourne dans sa chambre récupérer son appareil photo.

La nuit est fraiche ses temps-ci, l'hiver se rapproche à grands pas. La nature en subi les conséquences, elle est comme transformée. Les arbres sont dénudés de toute feuille, les parterre de fleurs ne ressemble qu'à un tas de terre recouvert d'une fine couche de givre et le gazon est si cours qu'on pourrait à peine le sentir si on était pieds nus. Tugdual avance et regarde autour de lui. Le calme, la sérénité et la solitude. Quoi de mieux pour un jeune adolescent à la recherche des réponses à ses questions. Ne sachant pas où aller, il décida de se diriger vers le parc. Il avait entendu que c'est là-bas que l'on voyait les meilleurs levés de soleil. Et aujourd'hui, il comptait bien prendre quelques photos. Alors qu'il pénétrait dans le lieu où il allait laisser cours à son imagination d'artiste raté, Tugdual ne se sentit plus seul. Il jeta des regards furtifs autour de lui. Qui pouvait bien se lever si tôt le matin. Un amateur, ou une amatrice de belles matinées ? Un insomniaque ? Quelqu'un qui se demande si oui ou merde il va enfin rencontrer quelqu'un dans les alentours de quatre heures du matin dans le parc de l'académie ? Un malade mental qui vient tous les assassiner un par un en les égorgeant ou en les pendant aux arbres pour faire des décorations de noël ? *"-Pourquoi tu penses toujours à des choses glauques Tuc ?"

Le garçon aperçut un arbre qui était un peu plus à l'écart des autres. Une sorte de solitaire, comme lui. Mais il paraissait plus grand, plus fort, et surtout plus puissant que les autres. Quelle idée stupide que la puissance pour un arbre. Mais il trônait là, digne et recouvert de toutes ses épines, semblant pouvoir braver les tempêtes les plus dangereuses. Celles qui mettraient à terre tous les autres arbres aux alentours. Tugdual s'approcha de cet arbre et trouva quelques branches assez basses où il pourrait s'asseoir pour faire des photos dans un joli cadre. Il passa la bande de son appareil autour de son cou et commença à grimper. Fort heureusement, ce n'était pas le genre de saison où la sève coulait sur l'écorce et il s'en tira sans le moindre dommage sur ses mains de pianiste. Il était à l'affut du tout premier rayon de soleil. On l'appelle parfois le merveilleux. Parce que c'est sa lumière qui démarre la journée et que sans lui, personne ne verrait la lueur du jour.



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Estrella Hoffmann
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MessageSujet: Re: Les premières lueur de l'aube, renouveau infini //feat my lovely waaaall//   Sam 29 Mar - 13:23

Ce fut d'abord le bleu plus clair qui apparut. Le ciel de nuit s'inclinait dorénavant face au jour levant. Ensuite, ce fut au tour de l'orange pâle d'émerger, colorant les contours des nuages. Un légère teinte passant du jaune au rose s'accrocha au ciel, suivit de rayon lumineux perçant les rares nuages. Mais il ne suffisait pas juste de regarder le ciel car c'est tout le paysage qui se modelait, changeait de couleur et d'apparence. Les arbres peu garni du parc ne ressemblait plus à des silhouettes menaçantes mais devenait peu à peu les arbres solides et fier qu'ils avaient toujours été, leurs branches tendus vers le ciel comme pour attraper les nuages. Lorsqu'un des rayons du soleil levant accrocha un pan du petit filet d'eau, ce dernier se mit à scintiller comme un diamant, jouant avec la lumière. Ce spectacle ravit les pupilles de la Cygne qui regarde le jour se lever autour d'elle. Cela faisait bien longtemps que le lever de soleil n'avait plus été si beau. Peut être que finalement, le printemps repoussait déjà l'hiver avant même qu'il n'ait réellement commencé. Une autre personne y aurait vu les conséquences du dérèglement climatique mais pas Estrella. Elle préférait de loin penser que cette année, l'hiver était tout simplement fatigué. Malgré tout, il faisait froid et l'herbe était encore recouverte par une légère couche de givre. C'était beau. Comme si le printemps avait pris de l'avance pour se marier avec l'hiver. Les premiers chant des oiseaux qui ne migraient pas se firent entendre et lentement, la nature s'éveilla. Tout se mit en mouvement, et la vie recommença, comme tous les matins.

La Cygne se releva, s'éloignant quelque peu du tronc contre lequel elle s'appuyait, ses deux pieds comme ancrés sur la branche solide sur laquelle elle s'était assise. Elle ne l'avait pas choisi par hasard cet arbre. Il était déjà solide et large et bien sur, il permettait de monter haut sans risquer de se casser la figure. Elle allait commencer sa descente, de manière si possible acrobatique lorsqu'une couleur sur l'écorce capta son attention. Sur l'autre versant de l'arbre, un peu plus bas, un garçon était lui aussi tranquillement assis sur sa branche. Estrella ne voyait que son dos et donc son t-shirt bleu marine, ces cheveux bruns et ce qui semblait être un appareil photo dans ses mains. A moins que ce ne soit en réalité une paire de jumelle ou un ustensile utilisé par une des maisons comme un carnet pour écrire ou un truc de pièce de théâtre. Pour tous ça, la Cygne n'était pas très au courant. Cela n'aurait rien eu d'étonnant, étant donné que pas mal d'élèves en manque d'inspiration venait se ressourcer et chercher quelque chose dans le matin-levant. Sauf qu'en général, en cette saison, il était bien plus rare voir inexistant. Quelque chose s'insinua dès lors en la jeune fille. Une sensation à laquelle elle était souvent sujette. La curiosité. C'était quelque chose qui était toujours resté très fort chez elle, développé depuis le plus jeune âge et qu'elle affectionnait particulièrement. Cela lui avait parfois joué des tours mais aussi des surprises agréable. Que faisait il là ? Sans doute profiter de la belle matinée. Elle se rassit sur sa branche, réfléchissant si oui ou non elle allait descendre et l'embêter alors qu'il était peut être en pleine inspiration. C'était peut être un écrivain taciturne et solitaire ou encore un molière aux caractères affreux, à moins que ce ne soit un Beethoven acerbe. Cela pouvait tout aussi bien être un agréable jeune garçon qui appréciait la compagnie. C'était le problème des élèves de l'académie, les caractères étaient tellement différent qu'on ne savait jamais à quoi s'attendre. Le problème ou le bon côté. Parce qu'après tout s'était bien agréable d'avoir un si grand mélange de genre dans un même endroit. On ne risquait pas de s'ennnuyer. Surtout qu'Estrella avait tendance à décidée que tout le monde était gentille. Du coup, bien souvent lorsque quelqu'un qui ne pouvait supporter son caractère tout le temps jovial le lui disait, elle apprenait à savoir qui approché et avec qui être sur de ne pas se disputer. Parce que si il y avait bien un truc qu'elle ne supportait pas, c'était bien les disputes. C'était souvent mesquin, toujours idiot et naturellement pour aucune raison sufisante. Elle devenait donc de plus en plus diplomate, quelque chose qui lui avait toujours manqué.

Elle décida de se rapprocher et, suivant son instinct et ses heures d'entrainement au bord du vide, elle glissa doucement de son point d'appui, ses bras autour de la branche de manière à la stabilisée, le corps arqué. Elle toucha du bout des pieds la branche suivante, relâcha le haut de son corps et bascula en avant. Elle avait mal calculée sa trajectoire et se retrouva nez à nez avec le garçon mais la tête en bas. Elle eut à peine le temps de penser à quel point il avait de beaux yeux et au faites qu'elle avait bien fait de glisser son justaucorps de danse sur elle avant d'enfiler sa jupe et sa chemise avant que ses pieds qui soutenaient tout le reste de son corps ne glisse sur l'écorce et qu'elle chute. Heureusement, elle n'en était pas à sa première et se rattrapa aussitôt sur la branche du garçon aux si jolis yeux qui avait effectivement un appareil photo pour finir. Elle se hissa de manière peu élégante à côté de lui le coeur battant à cent à l'heure après la petite frayeur qu'elle s'était faites. Elle se tourna vers le garçon dont les yeux bleus brillaient et lui adressa un large sourire. L'air de rien, comme si elle ne venait pas de tomber de nul part, elle lui demanda :

« - Salut, beau lever de soleil n'est ce pas... »

Ouai, forcément elle ne risquait pas de connaître son prénom puisque c'était la première fois qu'il se rencontrait, elle laissa donc sa phrase en suspens, fixant l'inconnu dans le but de lui faire comprendre que c'était à lui de jouer. Pour l'éclairer sur la façon dont elle devait le nommer.

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Nathanaël Von Arlex
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MessageSujet: Re: Les premières lueur de l'aube, renouveau infini //feat my lovely waaaall//   Lun 7 Juil - 17:30

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Tugdual d'Harrock
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MessageSujet: Re: Les premières lueur de l'aube, renouveau infini //feat my lovely waaaall//   Mar 9 Sep - 16:49

Levé de Soleil


Le garçon mitraille le paysage avec son appareil photo. Il regarde tout, capte le moindre petit rayon de soleil sur l'herbe encore humidifiée de rosée. Il voit tout, capture tout, immortalise tout. Au bout d'une minute, alors que sa pellicule est déjà bien chargée par les multiples flash qu'il vient d'enchaîner, le garçon zoom sur des parties du parc. Il pose son objectif sur la cascade, où coule une eau si pûre et transparente qu'elle paraît imaginaire. Les reflets dorés du soleil sur cette eau la font briller de milles feux. Tugdual aimait les levés de soleil, parce qu'ils n'étaient jamais les mêmes. On pouvait revenir le même jour, à la même heure, d'une année sur l'autre, rien n'était pareil. Et ce n'importe où. Deux photos ne pouvaient pas être identiques. Jamais. Et c'est ce qui en fait la beauté de chacune, le fait qu'elle soit unique. Après tout, c'était bien comme les hommes ? Nous pouvons nous ressembler, tellement qu'on pourrait nous confondre pour certains, mais personne n'est pareil. Le beethoven allait tourner son objectif lorsqu'il entendit un craquement au dessus de sa tête.

Son regard se porte sur les branches qui se trouvent plus haut. Une forme se distingue à travers le feuillage. Quelqu'un d'autre est venu trouver la solitude et le refuge dans cet arbre. Mais qui pourrait ainsi se lever de bon matin. Le brun perçoit une chevelure : l'inconnu est une fille. Il a à peine le temps de la voir que déjà elle glisse sur une autre branche. Faisant mine de ne pas l'avoir vu, il continue de se focaliser sur le paysage. Soudain, au centre de son objectif, apparaît un joli visage de femme. La tête en bas. Tugdual appuie sur le bouton, la photo immortalise le moment. Il sourit et abaisse son appareil. La jeune personne qui se tient en face de lui la tête en bas est suspendue à la branche du dessus en cochon pendu. Il hésita à rire de la posture dans laquelle se trouvait la jeune fille qui en un instant s'était rattrapée sur une branche et se rasseyait pour se mettre à son aise.

« - Salut, beau lever de soleil n'est ce pas... »

Certes, s'en était un beau. Un splendide même, c'était bien pour ça que Tugdual était venu le prendre en photo. Mais il se retrouvait à discuter avec une jeune fille écervelée qui venait de tomber du ciel. Comment se sentir bizarre... Le beethoven regarda la photo qu'il avait prise de la jeune inconnue lorsqu'elle avait la tête à l'envers. Il se surprit d'avoir une telle netteté sur son appareil alors qu'il était très près et qu'elle était en semi mouvement. Il était fier de sa photo. Elle rendait le visage de la jeune demoiselle plus charmant, et très attirant. Il mit son appareil en bandoulière et regarda l'autre.

« - Salut, qu'est ce que tu peux bien faire là ? »

C'était toujours des paroles pas très stylées qu'il sortait en premier lieu, enfin, pour des filles qu'il ne comptait pas draguer. Et oui, avec son regard charmeur il n'essayait pas de faire tomber tout le monde, et surtout pas le matin, il n'était pas du matin. Enfin, pas de bonne humeur matinale en tout cas. Pourtant, ces beaux rayons de soleil l'avaient fait parler, et il se sentait apte à tenir une conversation ayant du sens avec une personne aimant, comme lui, la tranquilité des lieux.

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