Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 « A vrai dire ... Elle ne sait pas » [Maelys Adhémar PV Lucie Carera]

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MessageSujet: « A vrai dire ... Elle ne sait pas » [Maelys Adhémar PV Lucie Carera]   Sam 7 Jan - 14:24

« A VRAI DIRE ... ELLE NE SAIT PAS »


« A vrai dire, elle ne sait pas. Tout est trop confus, trop lointain. Tout ce que qu’elle sait c’est que, jusqu’ici, le bonheur, elle n’a fais que l’effleurer. La vie n’a jamais était si clémente envers cette jeune fille, après avoir connue la mort, l’espoir et l’amitié elle connaît enfin les délices de la vie. C’est arrivé vers la belle demoiselle tel un diable sortant d’une boite. C’est fou non ? Il y a aussi la sensation que rien n’est plus scintillant qu’un ciel constellé d’étoiles, que la rosée du matin pailletant chaque fleur. Mais il faut s’arrêter de rêver, ce n’est pas bon de se bercer d’illusion. Arrivera t-elle à tenir parole ? Je l’espère. Le bonheur est éphémère, fragile mais tellement agréable …. - Oui tu peux le dire, aujourd’hui, tu es heureuse, et tu as décidée de le rester n’est-ce pas ? -»

6h59:58
6h59:59
7h00:00

DRIING, DRIING, DRIING. La sonnerie stridente du radioréveil tira Lucie de son sommeil. A peine avait telle glissée le nez hors de son lit, que le froid environnant l’assaillit. La jeune fille poussa un soupir exaspéré et se pelotonna dans la couette mauve qui recouvrait à moitié le matelas. Une étrange torpeur paralysait ses membres et malgré tout ses efforts, ses paupières ne daignèrent pas s’ouvrir. Allongée, cherchant en vain à retenir le sommeil, elle chassa d’un geste paresseux les mèches de cheveux bruns qui masquaient une partie de son visage. La nuit avait était mouvementée et une partie de son sommeil peuplé de cauchemars plus effrayant les uns que les autres. Cela faisait déjà quelques jours qu’elle ne parvenait plus à dormir sereinement et cela allait finir par paraître. En effet, de discrètes cernes commençaient à manifester leurs présences. Ce fut d’ailleurs devant le miroir de la salle de bain que Lucie s’en aperçut. « Quelle tête… Ma fille tu as l’air bien fatiguée ! Si tu souhaites continuer sur cette voie, gare à toi » Lança-t-elle sèchement à son reflet, puis elle enleva sans grande difficulté sa robe de chambre et se mit sous le jet froid et vivifiant de la douche. Lucie préférée les douches froides, elle y était habituée depuis tout ce temps. Des pensées fugaces et dérisoires traversèrent son esprit. « Que ferai-je aujourd’hui ? » Elle rêvait d’évasion et de plein air. « Les jardins seraient parfaits ! Surtout avec ce magnifique soleil hivernal qui trône dans le ciel» Finit-elle par conclure.

Le temps filait à une vitesse vertigineuse, un quart d’heure plus tard, Lucie finit enfin par sortir de la douche, elle s’emmitoufla dans une serviette bleue marine et traversa hâtivement la pièce. Devant elle, se dressait une gigantesque armoire en chêne, antiquité qu’elle avait hérité de ses défunts parents. Elle l’ouvrit délicatement et laissa le vieux grincement envahir ses tympans. Elle aimait tant ce bruit, cela peut vous paraître étrange certes, mais le monde n’est t’il pas empli de bizarreries ? Une quantité pharamineuse de vêtements croulait sur les anciennes étagères, la plupart étaient des robes de couleurs sobres ou des jeans denims. La jeune fille enfila son pull favori, une vielle laine grise légèrement au dessus de sa taille et un pantalon slim aux allures usées. Après avoir mit une légère couche de mascara et s’être démêlée les cheveux, elle descendit les escaliers et se retrouva seule dans l’immense hall de l’académie. « Quel silence … » murmura Lucie, elle avança sur la pointe des pieds, de peur de briser cette quiétude si rare. Quelques secondes plus tard, la jeune fille poussa la lourde porte d’entrée et mit les pieds à l’extérieur. Elle frissonna. Tout semblait si calme, comme si le monde était sous l’emprise d’un souffleur de verre, il expirait un froid qui mordait les oreilles. Les jardins s’étaient vêtus de parures scintillantes et la chaleur avait humblement tiré sa révérence.

Lucie s’émerveilla devant la beauté des fleurs sur le point de déclore. Elle huma les délicats relents qui flottaient dans l’air, tout était si fragile en cette période de l’année ! Les arbres élancés leurs branches fatiguées dans le ciel opalescent. Le visage de la danseuse s’obscurcit, bientôt l’hiver viendrait régner en maître. Ses pas s’enfonçaient dans le sol humide, le faible chant des oiseaux montaient harmonieusement vers les cieux. Tout cela formait une douce berceuse, très agréable à l’oreille. N’ayant rien déjeuné à son réveil, Lucie sentait la faim lui ronger le ventre, pour ne pas s’écrouler sur le sol, elle s’assit sur un banc situé à quelques pas. Le contact froid de la pierre la fit frissonner, elle enfouit son visage dans son pull et entoura ses jambes de ses bras. Vaquant dans des pensées lointaines et futiles, son regard perdu à l’horizon elle murmura quelques mots.

« C’est pas une vie de rêver sa vie... »
« Pardon tu as dis quelque chose ? »

A sa droite, une jeune fille venait de surgir de nulle part, Lucie n’avait pas entendue ses pas et c’était laissée surprendre. Elle avait ce sourire amical mais forcé collé aux lèvres, cette grande blonde aux joues rouges et aux yeux sirop à l’eau. Fine et belle sont les deux adjectifs qui seraient venues à Lucie si elle devait la décrire. Mais que lui voulait-elle ?
« D’où viens-tu-toi ? »
La jeune fille regrettait ce ton sec et désagréable. Pourquoi fallait t-il toujours qu’elle reflète la méchanceté ? Ses joues se gonflèrent de honte et virèrent au rouge vif. Confuse, le regard fixé vers le sol Lucie murmura :
« Excuse-moi …. »
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MessageSujet: Re: « A vrai dire ... Elle ne sait pas » [Maelys Adhémar PV Lucie Carera]   Sam 7 Jan - 15:23

    J'extirpe mes jambes l'une après l'autre des draps. Un frisson me parcours toute entière, non, il ne faisait pas spécialement froid dans le dortoir, mais, j'ai encore rêvé d'elle. Depuis que je suis parti elle m’obsède. Après tout, je ne lui est même pas dit au revoir. Tous s'est passé si vite. Peut-être n'ai-je pas mesuré l'importance de la décision de venir vivre ici, pour la musique. Peut-être me suis-je trop précipitée, peut-être aurais-je dû parler plus longuement avec mes parents au lieu de partir sur un coup de tête.
    Je pousse un soupire. Je ferrais mieux d'aller faire un tour, quelque part, n'importe où, prendre l'air. Juste prendre l'air. Je fixe longtemps mon violon, encore dans son étui. Depuis que je suis arrivée, je n'ai pas eu le temps d'en jouer. Il faudrait pourtant, maintenant que je suis là exclusivement pour ça. Je regarde ma valise, je n'ai même pas eu le temps de ranger toutes mes affaires – pourtant bien maigres – je n'ai presque plus rien à me mettre. Il faudra que je pense à aller acheter quelques fringues. Oui, il me reste beaucoup à faire, il faudrait que je visite l'école entièrement, que je rencontre de nouvelles personnes, que je me change les idées, que je me remette au violon. Je suis tellement désespérée que ça me stress tous ça. Dans un ultime effort je me lève et ouvre ma valise. Trois chemises se courent après, des robes en pagailles ( parfaite pour l'hiver … ), des jupes en encore plus grand nombre, des tas de tongs, une veste, un jean. Eh bien, me voilà bien équipée pour l'hiver ! Je regarde par la fenêtre, la lumière du soleil est blafarde, comme tous les jours d'hiver. Ils sont tous aussi désespérant les uns que les autres. Vivement le printemps.

    J'attrape le jean et une chemise au pif, j'ai pas envie de m'ennuyer à bien m'habiller aujourd'hui. Il faut juste que j'aille prendre un grand bol d'air, même si nous sommes en hiver. Même si je déteste au plus au point l'hiver. C'est froid, tout blanc, dès fois même gelé. L'hiver réduit Mère Nature au stade le plus humiliant de son existence. J'aime pas l'hiver. Je déteste l'hiver. Et avec les récents événements, je déteste encore plus l'hiver. Maudit soit cette saison. Je complète ma tenue par ma seule paire de bottes, chaude et confortable. Je pourrais aimer l'hiver rien que pour ces chaussures. Je fais un rapide tour à la salle de bain, déserte. Je me brosse les cheveux pour leur donner un peu plus d'allure mais je ne prend pas le temps de me maquiller. Je descend quatre à quatre les marches de l'escalier pour me retrouver dans le Hall. Cette grande pièce qui résonne au bruit de tes pas. Celle où tu te sent affreusement seule à passer au milieu. Tu as limites peur de déranger quelqu'un en passant au milieu. En plus, il n'y as personne, de quoi de foutre les jetons, quelques lustres se courent après, fournissant à peine assez de lumière pour éclairer la pièce. Je la traverse aussi vite que possible, sait-on jamais ce qui pourrait se produire.

    Je me retrouve dehors, le froid vient me rappeler que j'ai oublier ma veste dans le dortoir. Eh merd*. J'ai trop la flème de remonter pour ça, alors je continue. Je descend les quelques marches du perron et me retrouve sur le sol glacial. Oui, l'hiver est bien là. Je déambule dans les jardin, un endroit calme et apaisant. J'écoute les oiseaux, discrets en cette saison, chanter quelques mélodies à peine audibles. Je regarde les traces laissées par les autres pensionnaires. Je m'attarde devant quelques bâtiments. C'est tranquille, j'aime déjà cet endroit. Aucun élève à l'horizon, pas le moindre boule de neige, tant mieux, je déteste ça. Déjà que j'aime pas l'hiver, mais la neige, c'est sûrement le pire !

    Je repère un banc, un peu plus loin, en m'approchant je remarque qu'il est occupé par une fille. Elle doit avoir à peu près mon âge, quoi qu'un peu plus jeune. Je retiens ma respiration, elle n'a pas l'air de m'avoir remarqué. Je fais quelques pas de plus, toujours aucune réaction. Bon, autant essayer de ce faire quelques amies. Je m'assois sur le banc à côté d'elle. La fraîcheur de la pierre me donne des frissons. J'ai presque envie de me relever mais la fille à côté murmure quelque chose.


    «  Pardon, tu as dis quelque chose ? »

    Elle me regarde un instant, comme si... je sais pas. Elle avait l'air vraiment très surprise que je lui parle. Je lui adresse un sourire, pour essayer de ne pas lui faire peur. En tout cas, c'est une jolie brune aux yeux bleus, intenses et profonds. Un si joli visage pourtant gâché par une tristesse non dissimulé. Elle me fait sursauté quand elle me demande d'où je viens. Je rougis, même si cela n'a pas dû se voir avec le froid ambiant. Je ne sais pas quoi lui répondre. Finalement, elle s'excuse peu après et je m'autorise donc à la regarder pour accepter ses excuses.

    «  Ce n'est rien, désolée, je ne voulais pas te faire peur. Ho excuses moi, je ne me suis pas présentée, je m'appelle Maelys et je viens d'arriver ici ! »
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MessageSujet: Re: « A vrai dire ... Elle ne sait pas » [Maelys Adhémar PV Lucie Carera]   Jeu 12 Jan - 18:03

« L'AMOUR C'EST DANGEREUX ? »


« - Maman ? - Oui ma chérie ? - C’est quoi l’amour ? - Hé bien… C’est lorsque que l’ont ressent des papillons dans le ventre, lorsque ont a le cœur qui bat et la tête qui tourne. – Hooo et …ça peux faire mal ? – Oui malheureusement ça arrive. – Mal, c'est-à-dire ? Mal comme quand on tombe à vélo ?- Non, c’est différent ; les chutes blessent le corps, l’amour le cœur… - Donc … Il vaut mieux ne pas tomber amoureux ? – Bien sur que si ! Être amoureux c’est le sentiment le plus agréable au monde. - … Sauf si ça finit mal? - … Oui c’est ça tu as compris… »

La jeune fille sursauta, étonnée par l’animosité des paroles de Lucie. Ne sachant que dire, cette dernière fixait toujours le goudron.

« Ce n'est rien, désolée, je ne voulais pas te faire peur. Oh excuse-moi, je ne me suis pas présentée, je m'appelle Maelys et je viens d'arriver ici ! »

Elle venait de prononcer ses paroles avec une telle gentillesse que Lucie en fut déstabilisée.

« Maelys ? C’est joli comme prénom ça ! Moi c’est Lucie. Lucie Carera. J’espère que tu plairas ici » ajouta t-elle simplement en souriant.

Lucie fixait distraitement la jeune fille assise à ses côtés. Nom de dieu, qu’elle était belle. Sa peau en marshmallow et ses yeux sirop à l’eau s’accordaient à merveilles. Ses traits délicats et son visage fin la rendait presque irréelle. On aurait dit une poupée de porcelaine échappée d’un magasin de jouet. De plus une étrange sérénité se dégager d’elle, était-ce simplement son doux sourire ou ses yeux pailletés d’étoiles dorées ? Qu’importe, la danseuse ne c’était jamais sentit aussi apaisée aux côtés d’une camarade. Jamais. Lucie baissa les yeux pour ne pas mettre Maelys mal à l’aise puis elle ferma les yeux et écouta le murmure argentin de la fontaine, c’était doux, agréable. Elle se disait : « Tarir les larmes, presser l’éponge et essorer une bonne fois pour toute ce grand corps triste. » D’enivrantes odeurs se bousculaient à ses narines, l’essence du jasmin sauvage mêlé à celle du parfum de la jeune fille. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Lucie fut aveuglée un bref instant par le soleil. Bon …Que pourrait t-elle dire d’intéressant ? Rien bien sur… Le vent traversait puérilement ses cheveux, elle tourna la tête pour éviter que le froid lui gifle le visage. Lorsqu’elle croisa le regard ambré de Maelys, son cœur se mit à battre plus fort qu’à l’ordinaire, ses mains se crispèrent et sa respiration s’accéléra. Comment se faisait t-il qu’elle soit si gênée devant une fille ? Etait t-elle malade ? Avait t-elle attrapée de la fièvre en sortant se matin ? Sa voisine ne semblait pas avoir changée de comportement, elle fixait Lucie intensément, la scrutée et l’examinée. Un brin de malice brillé dans ses prunelles. N’y tenant plus, l’étudiante se leva et fit quelques pas pour s’éloigner de la musicienne.

Son cœur était sur le point d’imploser. « Je… Je suis navrée mais je vais te laisser. Bonne... Bonne journée… » Bredouilla Lucie déconfite. Elle fit quelques pas puis s’immobilisa. Ses jambes chevrotaient, elles chancelaient presque sous son poids. C’est quoi ça ? C’est quoi ça ? C’est quoi ça ? Tout se mélangeait dans ses pensées, il fallait qu’elle s’éloigne, qu’elle trouve une explication et surtout qu’elle arrête de flageoler.
Z-Y-X-W-V-U… Elle se récitait mentalement l’alphabet à l’envers comme elle le faisait enfant.
T-S-R-Q-P-O… Lorsqu’elle ouvrirait les yeux tout irai mieux… Tout s’effacerait.
N-M-L-K-J-I-H… La peur, l’angoisse … Tout venait de s’envoler
G-F-E-D-C-B-A…

Maelys était là, le regard mutin, debout devant Lucie et l’instant qui suivit fut d’une rare quiétude…


[Exuse c'est court et pas vraiment corrigé ;$]
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MessageSujet: Re: « A vrai dire ... Elle ne sait pas » [Maelys Adhémar PV Lucie Carera]   Sam 21 Jan - 18:42

Après un nouveau moment d'hésitation, la jeune fille se présente, Lucie. Elle n'a pas l'air méchante. Juste triste, juste désespérée. Je vous avoue que cela pique ma curiosité. Pourquoi est-elle donc si triste ? Alors qu'elle pourrait être un belle jeune fille. Je lui souris.

« Oui, j'espère que je vais vite prendre mes marques et trouver mes repères. »

Elle me dévisage, longtemps, avec une délicatesse prononcée, toute particulière. Cela me met un peu mal à l'aise, mais après tout, je suis nouvelle et elle fait peut-être ça avec tous le monde. Comme je n'ai rien à dire je m'adosse au banc et observe les alentours. Un très joli parc, malgré le froid et le gèle. Mon souffle sort en un nuage de fumée. Je recommence alors pour passer un peu le temps. Elle ne parle pas, moi non plus. Dès fois, le silence vaut bien mieux que les paroles. C'était le cas. A quoi bon parlé alors que nous n'avons rien à nous dire ?
Pour l'instant, ma curiosité est satisfaite, je n'ai pas besoin d'en savoir plus sur elle. Non, si je dois en savoir plus ça sera dans le courant d'une conversation, nous avons encore plusieurs années devant nous pour apprendre à nous connaître et peut-être à nous apprécier. En tout cas, elle me donne une première bonne impression, même si elle paraît un peu distante. Bah, on se connaît à peine, si quelqu'un m'abordait comme ça, je ferais sûrement pareil !

Je risquais un coup d’œil vers elle et nos regards se croisèrent. Dans ses yeux je li de l'incompréhension, un peu de peur, une fille complètement déboussolée et qui craque sous le poids de l'émotion. Quand je suis arrivée tout à l'heure, elle n'était pas comme ça. Que lui est-il arrivé en quelques minutes seulement ? Je pose mes mains sur mes genoux, un peu mal à l'aise. J'ai dis quelque chose qu'il ne fallait pas ? J'ai fais quelque chose dont de n'aurais pas du ?
Je me repasse les événements en boucle … non, je ne crois pas avoir fait de connerie pourtant...

D'un coup, Lucie se lève et bredouille quelques paroles dont je ne tient pas le sens. Je lève un sourcil, elle a un problème ou bien ? Et moi, je fais quoi maintenant ? Je vais pas la laisser partir quand même …
Ni une, ni deux, je lui cours après et passe devant elle. Elle semble s'être calmée. Je la fixe du regard pour essayer de percer ses émotions, évidement, sans succès. Radoucissant mon expression je lui demande.


« Ca va ? Tu es bien pâle... tu voudrais rentrer ? »

[Désolée un peu foireux >.< ]
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MessageSujet: Re: « A vrai dire ... Elle ne sait pas » [Maelys Adhémar PV Lucie Carera]   Mar 31 Jan - 19:20


« Ca va ? Tu es bien pâle... tu voudrais rentrer ? »

Maelys venait de radoucir son expression, ses traits crispés se détendirent et retrouvèrent leur beauté fantasmagorique. Ses yeux étoilés me fixent, je me sens sereine. J’aime bien quand elle me regarde, j’ai l’impression d’avoir de la valeur. Je ressens toutefois une boule dans ma gorge et ma salive peine à descendre dans ma trachée. Hum. Que devrais-je lui dire là, maintenant ? Je n’en sais rien, absolument rien. Je vais encore sortir une ânerie et m’enfoncer plus profonds dans mon trou. Tout en réajustant mon pull, je décide de lui répondre. Même si j’ai peur de la prononcer, cette fichue idiotie.

« Non ne t’inquiète pas tout va bien. Veux-tu marcher ? »

Mon cœur s’emballe, ça ne se voit pas. Heureusement. Elle m’indique que oui par un léger signe de tête. De mon côté, je suis rassurée mais je cogite ferme. Maelys pense t-elle que je suis folle ? Complètement paumée ou encore terrorisée par l’avenir ? J’espère que non. C’est que … J’ai bien envie de lui plaire à cette fille. Moi qui suis dépourvus du sens de l’amitié … Oui c’est vrai ! Depuis ma plus tendre enfance je n’ai jamais était fichu de garder une amie, elles sont toute partis les unes après les autres, certaines se sont évaporée dans la nature, perdus au milieu de cette immense jungle, d’autres ont choisis un chemin tellement différent du miens. La vie est tout sauf juste ! Par moment j’ai envie de l’hurler, de m’époumoner. Mon mécontentement me brûle les lèvres, ça fait presque mal. Pourquoi suis-je prisonnière de cette routine, alors que je pourrais m’épanouir pleinement dans une vie meilleure ? Personne n’y répond à cette question. Les gens sont t’ils vraiment heureux ou veulent t’ils simplement éviter de se rendre à l’évidence ? C’est idiot de se prendre la tête pour ça ! De toute manière, aucunes baguettes magiques ne pourra soigner mes maux, ils sont encore trop frais, trop présent. Je cicatrise difficilement moi.

L’allure de Maelys est rapide, souhaite t’elle fuir ma compagnie ? Je soupire, cela attire son attention quelques minutes, puis elle replonge dans son étrange mutisme. Pourquoi ai-je l’estomac qui s’enflamme ? Pourquoi ne parle t-elle pas ? Pourquoi ses propres mots ne franchissent pas le seuil de ses lèvres ? En parlant de bouche, je ne pensais pas qu’on puisse passer autant de temps à observer une bouche. Elle a jeu de fossettes très varié, ce qui multiplie les combinaisons de sourires. J’ai envie de la contempler longtemps … Très longtemps … Mais je ne peux pas. Ca ne serait pas correct. En plus de son côté, je n’imagine même pas ce qu’elle pense de moi. J’ai aussi envie d’entonner un air de musique, histoire de briser ce silence. Il commence à être inquiétant d’ailleurs… Le froid caresse doucement ma peau, je n’ai plus froid maintenant. J’aime sentir le vent entre mes cheveux, le soleil inonder mon visage, entendre les oiseaux piailler. La nature émane une aura sucrée, j’ai envie d’y croquer. C’est grisant. Je m’ennuie, et ce manque de loquacité m’exaspère … Mes doigts effleurent accidentellement ceux de Maelys, un reflexe presque gênant me saisi, j’écarte la main, ma voisine me scrute, presque déçue. Je ne sais plus vraiment à quoi m’en tenir. La tension est palpable et je me sens oppressée. Soudain, je m’arrête, j’ignore pourquoi mais je m’immobilise quand même. Derrière mon dos, je ne sais pas quelle réaction à la jeune fille, je me contente juste de dire ce que j'ai a dire.

« Ecoute moi, j'ai l'impression que je te mets mal à l'aise… Quel chose ne va pas chez moi ? »

Mes paupières se ferment sur mes yeux comme des volets. Je ne l'ai ouvrirai plus jamais,enfin je ne pense pas.. J'ai peur, j'ai étais trop loin cette fois çi, j'en suis consciente.
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