Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 « Petit Piment qui enflamme les coeurs.» [PV Salieri Antonio & Lucie Carera]

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MessageSujet: « Petit Piment qui enflamme les coeurs.» [PV Salieri Antonio & Lucie Carera]   Mar 24 Jan - 22:02

PETIT PIMENT QUI ENFLAMME LES CŒURS.


« D’après les scientifiques, l’amour serait une réaction chimique provoquée par le cerveaux. Mon œil oui car moi j’ai mal, Oui, derrière ce sourire hypocrite, j’ai mal. Souffrir silencieusement, dire que tout va bien alors que rien ne va. En définitive, est-ce ça aimé? Petit Piment qui enflamme les Cœurs. Mes larmes glacées rebondissent sur le sol telles les perles d’un collier cassé. Tout cette souffrance, tout ces maux, cette confusion … Pour qui ? Pourquoi ? Pour cette personne qui ne voit rien ? Qui s’en fiche et qui ne cherche même pas à comprendre ? A ses yeux, je ne suis qu’un fantôme qui s’envolera aux premiers rayons incandescents du soleil. Cette inexplicable envie d’hurler : « - Je suis là ! J’existe nom de Dieu ! » Confondus entre deux monde, le rêve et la réalité. Comprendra t’il que je ne suis pas qu’une simple poupée de chair qui se contente de respirer et d’écouter ? J’ai un cœur moi ! Un cœur qui l’aime et qui bat farouchement dans ma poitrine…. Je ne sais comment m’y prendre, devrais-je simplement me taire ou dévoiler le fond de mes pensées ? Mais malheureusement, la vie est comme une rose, chaque pétale est un rêve, chaque épine... une réalité … »


Tu es là, las, seule, mélancolique devant cette salle inoccupée. Toi, petite poupée de porcelaine bernée par cette sorcière de vie. Une lumière blanche mais blafarde inonde la scène. Entre tes petits doigts, une lettre. Simple bout de papier griffonné d’une affreuse vérité. Ces mots… Tu les as tant redoutés… « Je n’arrive plus à faire semblant… Je m’en vais, oublis moi et poursuit ta vie. » Ça fait mal. Il est partit. Pour combien de temps ? Pour toujours ? – Oui … Il ne m’aime plus, il s’est surement lassé… Pourriture ! - Tu transportes ton cœur comme un boulet de chair, une minuscule larme perle ta joue. Ne pleure pas ! Pas pour lui …Tu soupires, d’exquises volutes s’exaltent de ta bouche. Il fait froid non ? Toi qui ne porte qu’un collant synthétique et un simple juste corps blanc. Tes ballerines, neuves, te martyrise légèrement les pieds. On dirait un ange… Un ange triste, dont les ailes se sont blessées. Mais euh… dit moi ? Qu’es tu venus faire ici en cette heure tardive ? – Danser. Danser pour oublier ! – Oh oui suis-je bête…
Tu t’échauffes la nuque en dessinant lentement de petits ronds avec ton cou .Puis, les poignés, ils craquent comme des branches mortes en hiver. Première, Deuxième, Troisième, Quatrième et Cinquième position. Port de bras, bars et grand écarts. Tu effectues ses mouvements presque mécaniquement. Quelques habiles sauts de chats et un adage presque timide suffisent amplement après l’échauffement. Tu ressers les nœuds en soie de tes chaussons. La température de ton cœur tombe en dessous de zéro, ici, tu es sereine.
On/Off .Le bouton de la vieille radio qui t’accompagne s’enclenche. Les premiers accords des violons se font entendre. Les projecteurs sont braqués sur toi, leur lumière opalescente t’éblouis, tu laisses tes paupières se fermer promptement.



Ton ombre se détache gracieusement de ce halo lumineux, tes pas se font plus légers que l’air. Ils emportent ton corps dans cet ultime ballet. Tu formes de sensuelles arabesques lorsque tu courbes le dos. La finesse, la délicatesse et la souplesse. Tu te rappelle de chaque pas, de chaque geste. Tout… Tout est gravé à l’intérieur ! Ton souffle court soulève futilement ta poitrine, comme ci l’oxygène servait encore à quelque chose… Moi, je te trouve magnifique perchée au haut de tes pointes. Tu me fais étrangement penser aux ballerines enfermées dans ces jolies boites à musique. Cette métaphore s’accorde à merveille avec le délicieux son que produit ta bande audio. Cabriole et Entrechat. Hop. Hop. Tes pieds regagnent le sol avec la légèreté d’un oiseau. Une mèche brune s’échappe hargneusement de ton chignon mais cela ne semble pas te déstabiliser. Tu baignes dans une aura bienfaisante. Enfermée dans ton monde, prisonnière de cette danse. Oh ! Tu m’écoutes là ? Non … Bon, je te laisse revenir parmi les humains. Derniers accords. Les violons pleurent leurs cordes usées par les archets. Aucun faux pas, tu as reproduis chaque mouvements avec une telle prestesse, c’est époustouflant ! J’en reste abasourdis, mais retour à la réalité ! Tu me dis que ta représentation est loin d’être parfaite. Tu me dis que ton professeur trouveras toujours un défaut. Il a des yeux pires qu’un scanner celui là ! Mais là il est absent alors on s’en fout. Tes yeux hagards se promènent parmi les ombres jusqu'à se que ton regard soit attiré par cette lettre assassine reçut il y a quelques heures. Une immense tristesse te submerge.

- Hum...

Une voix masculine t’interpelle, elle provient du fond de la pièce. C’est un homme aucun doute. Tu te pinces les lèvres, tu ne veux pas pleurer devant lui. Sa suffit de pleurer devant les autres, ça les contaminent et en deux secondes, tout le monde ruisselle. Alors tu essuies négligemment tes yeux et affiches ce sourire hypocrite. Comme d’habitude …
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MessageSujet: Re: « Petit Piment qui enflamme les coeurs.» [PV Salieri Antonio & Lucie Carera]   Jeu 26 Jan - 17:43

*Le soleil était déjà couché depuis longtemps quand Antonio s'était dirigé vers sa salle. Il faut dire que le soleil se couchait encore relativement tôt. Vivement le printemps pour que les jours rallongent et se réchauffent pour qu'il n'ai pas à s'éclairer de ces lumières blanches et froides et qu'il n'ai pas à démarrer le chauffage et attendre qu'il se mette en route. Ce que détestait véritablement le professeur de danse était de travailler dans une pièce glacée. Cependant, on l'avait déjà critiqué pour laisser constamment le chauffage allumé, ce qui faisait monter la facture d'électricité de l'établissement et qui mettait en colère le comptable de l’académie. Soit, il ne laissait plus allumer 24h/24 le chauffage : il n'était pas suffisamment ancien dans l'établissement pour imposer ses idées. Mais du coup, il était obligé de venir une demi-heure à l'avance minimum à chaque fois qu'il souhaitait se rendre dans la salle pour pouvoir la chauffer et attendre qu'elle soit à bonne température.*

*Il était déjà venu il y a une demi-heure pour allumer le chauffage et voilà qu'il revenait à sa salle pour pouvoir travailler. La nuit avait pris possession du ciel, lui donnant un manteau noir scintillant qui avait tant inspiré certains auteurs. La lune était déjà haute dans le ciel. Travailler à cette heure-ci ? Il faut dire que pendant la journée, quand il n'y avait pas cours, la salle était généralement prise par l'un ou l'autre élève qui souhaitait s’entraîner. Il ne pouvait pas dénigrer cet état d'esprit. Au contraire, il ne pouvait que le féliciter. Mais dans ce cas et pendant ce temps, il ne pouvait pas utiliser sa salle pour s’entraîner lui-même sans que personne ne le sache. Il avait encore quelques lacunes, il le savait, et voulait y remédier pour que ses élèves ne puissent jamais le prendre de haut. Et pour cela, il lui fallait de la discrétion. Et quoi de mieux qu'un entraînement la nuit, donc ?*

*Il a retrouver sa salle plongée dans la pénombre, simplement éclairée par la pleine et puissante lune qui éclairait de sa douce et pâle lumière l'académie et ses environs. Cependant, de la musique résonnait et il y avait du mouvement à l'intérieur. Il entra et confirma de visu qu'elle était occupée. Allons bon, d'accord qu'ils viennent s’entraîner mais qu'ils lui laissent une plage horaire à lui tout de même. >o< Antonio laissa la porte ouverte, comme le voulait le bon sens quand on se retrouvait seul avec un élève, et alla s'adosser contre le mur, au fond pour observer son élève. La lumière ne permettait pas vraiment de voir les détails de la pièce mais il vit néanmoins un papier à lettres terni d'encre non loin d'elle. Il ne succomba pas à la curiosité : ça ne le regardait pas et il ne fallait pas être devin pour savoir qu'elle était chargée de mauvaises nouvelles. La danse que Lucie effectuait en disait long sur le contenu. Ses gestes était tantôt brutaux, tantôt trop lents pour qu'ils ne soient pas emplis de tristesse. Oui, la légèreté et la précision étaient là, mais ce n'était dû qu'à un savoir-faire ou un automatisme, choisissez le mot que vous voudrez, que tous ses élèves, avec plus ou moins de finesse, ont.*

*La musique s'arrêta, la danse également et le professeur resta un moment songeur tandis que son élève semblait perdue dans cette grande pièce sombre. Il avait bien compris que tous ses élèves ne juraient que par la musique classique. Mais il n'était pas sûr que ce choix eut aidé la jeune fille à se remettre de la douleur apparente. Et la manière dont la demoiselle se figea quand elle aperçu de nouveau la lettre ne fit que confirmer cette impression. Surtout que, si elle fait la même chose pour une audition, elle se fera remerciée sans faute : c'est sur la musique qu'il faut danser, c'est la musique qu'il faut transposer en gestes, non pas ses émotions du moment. Tel est le ballet romantique et c'est bien ce genre de ballet qu'elle avait dansé.*

« Hum... »


*Il était dubitatif, perplexe. Le choix de la jeune fille était une erreur, c'était certain. En même temps, elle avait choisi cette danse, ce ballet, car ce n'était que celle-ci que tous ses élèves reconnaissaient comme telle, il en avait conscience. Mais quelle danse pouvait lui permettre d'exprimer pleinement ses sentiments afin de s'en soulager, pas seulement quand elle danse mais pour la suite de sa vie également ? Il y en avait une qui permettait d'exprimer ses sentiments. Son créateur l'avait décrite comme une danse exprimant les sentiments de l'âme, dépouillée de tout artifice : le ballet. Cependant, ce n'était pas ce dont ses élèves avaient l'habitude, il était beaucoup moins élaboré. En fait, Lucie avait choisi la bonne danse mais la mauvaise époque de celle-ci. Elle avait choisi l'actuelle alors qu'il fallait remonter le temps pour qu'elle puisse véritablement se libérer. Un cours d'histoire ne fera pas de mal à ses élèves, tiens. Voilà ce qu'il pourra leur servir en cours prochainement.*

*La demoiselle s'était tournée vers lui avec sa « poker face » habituelle. Voilà qu'il la reconnaissait dans son apparat de tous les jours. Il lui sourit. Il comprenait sa réticence à se montrer sous son vrai jour mais il était un peu tard cette fois. Pourtant, il ne dira pas un mot à ce sujet.*

« Lucie, connais-tu le ballet d'action ? »
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MessageSujet: Re: « Petit Piment qui enflamme les coeurs.» [PV Salieri Antonio & Lucie Carera]   Sam 28 Jan - 22:02

[C'est extrêmement court et d'une qualité médiocre :/]

« Lucie, connais-tu le ballet d'action ? »


Je reste perplexe. Qu’attend t-il exactement comme réponse ? Le ballet d’action, bien sur que je le connais .Tout les livres, encyclopédies ou encore dictionnaires mentionnent son nom. Cette danse lyrique est affreusement belle et les sentiments qui s’en exhalent sont presque contagieux. Enfant, j’aimais tant admirer les ballerines exprimer leurs émotions, c était tellement exquis, tellement vivant. Plongée dans ces souvenirs tendres et lointains, je n’entends pas mon professeur s’approcher de la minuscule scène. Là où je suis immobile depuis quelques minutes. Je sens qu’il m’observe, qu’il guète la moindre de mes réactions. Cela à tendance à me mettre légèrement mal à l’aise. De toute manière, un rien me met mal à l’aise ! Je frisonne, le froid électrise ma peau, c’est qu’il ne fait toujours pas chaud ici ! Idiot de chauffage. Idiot de règlement. Idiotes de factures. Salieri s’assoit à même le sol, nom de Dieu, j’aimerais pouvoir l’imiter ! Mes muscles me font atrocement souffrir ! Mais je reste debout, par politesse. Je… Je … Je rêve où de la tendresse brille au fin fond de ses prunelles ? C’est malin ! Maintenant qu’il a découvert que je ne suis qu’une petite fille terrorisée par la vie, il ne me discernera plus jamais comme avant ! C’est pour ça qu’il faut que je passe l’éponge et que j’essore ce grand corps triste. Bon ! Je n’aime pas tellement le voir attendre, c’est qu’il n’a toujours pas eu de réponse à sa question.

« Le ballet d'action ou ballet-pantomime est un spectacle chorégraphique narratif, dont l'histoire est développée à l'aide de la danse et de la pantomime. Il naît au XVIIIe siècle, sous l'influence de l'opéra-ballet et de la comédie-ballet. »

J’ai une voix enfantine, c’est drôle lorsque ça raisonne dans une salle. Une moue septique saisit mon visage. Ma réponse est floue, incomplète. Enfin c’est mon avis. Mieux vaut ne rien ajouter, parfois, le silence vaut mieux que les paroles et mes joues virent déjà au rouges, j’ai honte. Je finis par m’installer aux côtés de mon professeur, repliant mes jambes entre mes bras. Nous nous regardons un bref instant. Un timide sourire marque mes lèvres corail et mes yeux semblent resplendirent dans la pénombre.
Par la fenêtre, le paysage nocturne m’attire, je contemple un monde irréel et onirique. On se croirait dans la tête de Lewis Carroll. Seule la lune nimbe le ciel noir strié de trous argenté. Les arbres ressemblent à de grosses fées en chemise de nuit élançant leurs branches à l’assaut des nuages. La neige à déposé un fin manteau scintillant, il doit faire extrêmement froid à l’extérieur ! L’horizon, n’est que brume et chimères. Par ci, par là, je crois voir un fantôme passer, m’adressant un signe jovial de la main. Mon imagination me joue des tours. Elle n’est pas nette. Je ferme les yeux, les rouvrent, déchirent les peaux mortes qui ornent mes ongles. L’ennui ou l’anxiété ? J’ai envie de me danser, de me défouler. De montrer à l’homme qui se tient devant moi de quoi je suis capable. Il doit savoir que j’en suis capable ! Il le faut …Tout se mélange, s’emmêle dans ma tête, comme une pelote de laine entre les pattes d’un chaton. Qu’importe les conséquences de ce que je m’apprête à faire, je me lève et étire mes bras, bien décidée.
D’une voix clair et posée je pose à mon tour une question. J’espère que je ne vais pas dépasser les bornes …

« Voulez vous danser avec moi ? »
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