Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 La mélodie de la colère [Cameron][FINI]

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Amanda Slam
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MessageSujet: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Lun 29 Oct - 17:47


Un inconnu en colère


Les tombes étaient là, ranger les une à coté des autres à égal distance. Un carnet à la main je me balader, zigzaguent entre les tombes. J'étais venu ici pour pouvoir me reposer. Enfin pas vraiment pour me reposer disons que j'étais venu ici, pour le calme et pour écrire. La dernière fois que j'étais venu j'avais été terrifier par eut araignée. Pas très glorieux je sais. Maintenant j'avais pris mon courage à deux mains et mes pieds effleuré les feuilles mortes. L'automne était la et bientôt l'hiver prendrait sa place  avec une tonne de neige en prime. Je m'assis sur un banc, dans l'ombre. Le soleil avait presque disparu. Le noir se fessait un peu plus épais. J'entendis au loin un bruit, ou plutôt des paroles et elle n'avait pas l'air sympa sympa. Je me tenais la ignorant totalement l'inconnu qui avait du rentre et me mis à écrire des notes de musique. La mélodie était assez triste mais je m'en moquais. J'aimais bien les mélodies triste ou joyeuse. Tout m’intéresse tans que je peux le faire au piano ou à la flûte. Un genre d'ouragan passa pret de moi quelqu'un hurler de rage. J'observais l'inconnu, un garçon plus grand que moi. Et il avait pas l'air content. Tans pis moi je suis venu pour le silence et rien d'autre c'est pas lui qui va me déranger.

-Pourrais tu baisser un peu le son s'il te plait ?

J'espère qu'il allait pas avoir une mauvaise réaction genre, tiens une victime sur qui je vais pouvoir râler. J'avais envie de continuer ma mélodie et non me faire hurler dessus par un parfait inconnu, qui par contre dois être de l'académie.

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Dernière édition par Amanda Slam le Mar 25 Juin - 20:14, édité 1 fois
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Cameron Wayne
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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Dim 18 Nov - 22:59

Journée de merde.
Comme toujours lorsqu'il allait chez lui. Telle une habitude, il s'était engueulé avec son père. Pour une raison de merde. Les mêmes reproches, les mêmes insultes. Fils indigne, père merdique. Fils incompris, père en peine. Rien de nouveau, seulement du vieux. Les mêmes discours, mais cette fois, tout ça avait moins bien finit. Vraiment moins bien finit.

« J'veux plus d'toi ici! Compris? »
Yeah.
C'était tout. Tout simple, tout court. Bien clair, bien coupant. Aussi tranchant qu'une lame de rasoir. Sec et dur. Très dur, beaucoup plus qu'il ne l'aurait pensé. Son père ne voulait tout simplement plus de lui. Mais ces dernières années, le jeune homme peinait à croire que son paternel avait bien voulu de lui un jour... De toute façon, qui aurait bien voulu d'un type comme lui? Qui aurait bien voulu de Cameron? Personne bien entendu. Personne ne voulait d'un mec qui n'avait de place nulle part. D'un type considéré comme méchant, sans coeur. D'un mec aussi perdu.
Il avait acquiescé d'un mouvement de tête, le regard brulant de rage. Le cœur transpercé par des dizaines de lames. Comme s'il n'était pas déjà assez brisé... Il avait reculé avant de lui tourner le dos. Puis il était sorti de la maison en claquant la porte avec violence. Elle en aurait presque volée en morceaux. Son père avait hurlé son nom. Mais il était parti en silence, sans un mot, bouillonnant de l'intérieur. De toute façon, c'est ce qu'il voulait, non? Qu'il disparaisse. Parfois, il en avait lui-même envie. Il avait fait son chemin jusqu'à la gare la plus proche et était parti pour l'Académie. La seule place qui pouvait encore l'accueillir, malgré le fait qu'il s'agissait d'un école. Dans le train, il était resté assit dans un coin jusqu'à destination. Puis, la tête basse, les épaules refermées vers l'intérieur, l'esprit en tempête, il avait suivit la rue principale jusqu'à sortir de la ville. Et il avait continué à marcher d'un pas ferme, la mâchoire crispée et les sourcils froncés, rageant contre son père, contre sa mère, contre le monde entier. Il avait parcouru tout le chemin de sa maison, ou plutôt, son ancienne maison, jusqu'à l'académie en marchant sur l'accotement qui longeait la route. Jusqu'à l'académie, parce qu'il ne pouvait aller nulle part ailleurs et qu'il n'avait aucune envie de passer la nuit dehors. Pas cette fois, pas encore.
Lorsqu'il vit enfin les bâtiments de l'école se découper à l'horizon, le soleil était déjà en train de se coucher. Remarque, l'astre disparaissait plus tôt en cette saison. Il allait bientôt faire noir. Cameron s'en foutait, il avait l'habitude de se déplacer seul tard le soir. La solitude ne lui faisait pas peur, plus maintenant. Mais bon, c'était un jeune et comme la plupart des adolescents, il avait des tendances paresseuses. D'où il était, suivre la route jusqu'à l'académie lui prendrait encore... Beaucoup de temps. Trop de temps à son goût. Eh merde. Il jeta un coup d’œil au alentours. Pas trop loin devant lui, des tombes se dressaient derrière une clôture métallique dissimulée par des buissons. Le cimetière. Il n'était peut-être pas si loin de l'école, finalement. Aller, couper par le cimetière était moins long que suivre la route principale. Sans hésiter, il quitta l'accotement de la voie asphaltée pour se diriger vers la barrière en métal. Et sans difficulté, il sauta par dessus la clôture. Se faire pogner par les flics? Rien à foutre. Bad boy, ya know? Par le personnel de l'acad'? Hahaha. Aller contre les règles, il faisait ça presque tout les jours. Et de toute façon, il avait le droit d'être ici.

Sans se soucier de rien, comme s'il n'avait que continué en ligne droite, il se remit en chemin vers le bâtiment des Beethoven. Il n'avait qu'une envie et c'était de s'enfermer dans sa chambre avec le volume de sa musique poussé au maximum. Ça et taper sur quelqu'un. Même s'il commençait sérieusement à détester son père et qu'il avait souvent l'idée de lui écraser son poing dans la figure, il doutait qu'il aille un jour le culot de le faire réellement. C'était tout de même son père. Son visage se renfrogna aussitôt. Son père... Son père. Il n'avait jamais vraiment agit en tant que tel. Lorsque ses parents se sont séparés, son paternel s'était refermé sur lui-même et s'était seulement donné à son travail, délaissant ses deux jeunes. Pour ça, Cameron lui en voulait. Et lorsque sa sœur décéda, son géniteur lâcha son rôle de papa pour de bon, comme si le jeune homme n'avait jamais été son fils, qu'il n'avait eu qu'un enfant. Être ignoré par son père... C'était... Terrible. Mais endurcit comme il était, le noiraud ne se sentait pas vraiment rejeté. Mais il lui en voulait. Beaucoup. Énormément, même.

« Salaud d'merde », siffla-t-il entre ses dents.
Ce qu'il pouvait le détester. Surtout les jours ou il essayait de lui parler et que leur discussion finissait en engueulade. Et ça, ça arrivait presque chaque fois. Plongé dans ses pensés, il commença à insulter son père, sortant les pires jurons et tous les reproches qu'il pouvait trouver. Il débuta en murmurant puis il haussa la voix, sans vraiment s'en rendre compte. De toute façon, il était seul ici. Quel imbécile aurait l'idée de se balader dans un cimetière à cet heure? L'académie n'était-elle pas peuplé de jeunes modèles? Il avait l'espace et la paix pour laisser la rage en lui s'exprimer. Il donna un violent coup de pied dans l'herbe, faisant revoler la terre. Connard, goujat, pauvre merde. Je te déteste. Il ne vit pas la jeune fille assise sur le banc alors qu'il passa à sa hauteur. Il l'entendit soudainement l'interpeller. ... Whut? Il se retourna vers elle.  Pas trop petite, pas trop grande, mais assise, c'était un peu difficile à déterminer. Brunette, du moins, c'est ce qu'elle avait l'air dans la pénombre. Yeux clairs, probablement bleus. Il ne l'avait jamais vu auparavant. Et qu'est-ce qu'elle voulait? Qu'il se la ferme? Ah ouais, hein? Elle allait être déçue, Cameron écoutait rarement les gens.

« Si j'te dérange, tu n'as qu'à aller ailleurs! »lui répondit-il en grognant et en lui jetant un regard mauvais.

Dommage pour la rencontre, ce n'était pas sur cette gamine qu'il pourrait passer son agressivité. Il avait un minimum de savoir vivre, il ne frappait pas les femmes. Du moins, pas celles qui n'ont rien fait de grave.

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Dernière édition par Cameron Wayne le Lun 24 Juin - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Dim 25 Nov - 19:10

Calme toi


Ce mec je pense l'avoir déjà vu.Oui il est à l'académie. Bon par contre pour le de pas trop mauvaise humeur c'est loupé. Il a l'air furieux et ces yeux se pose sur moi...Glacial. Sauf que moi je ne tiens pas à baisser les yeux. Je ne baisse pas les yeux. Pas tout le temps en tout cas. J'attends sa réponse et après je verrais ce que je verrais. Oui bonne solution. J'attends. Je croise mes jambes, mon carnet poser sur mes genoux.

« Si j'te dérange, tu n'as qu'à aller ailleurs!

Non mais oh, je te signale que c'est pas moi qui arrive comme ça et qui commence à râlait dérangent les personnes qui n'avaient rien demandé à part un peu de calme. Bon d'accord il n'y a que moi mais même s'il n'y a que moi c'est pas une raison.Ce prends pour qui ce mec. Calme. Je n'ai pas envie de m'énerver contre cette personne, n'y sur personne d'autre d'ailleurs j'ai déjà donner il y a quelque jour. Il me lance un regard à vous glacer le sang. Quoi encore ? Tu crois me faire peur. Je me moque royalement que tu décide de passer tes nerfs sur moi, que tu décide de me hurler dessus, de m'insulter. Je suis capable d'assimiler. Mais il a pas intérre à essayer de me faire peur. Car désolé pour lui mais sa marche pas trop sur moi.

-Je n'ai pas l'intention de bouger. Désolé si sa vexe monsieur qu'on lui obéisse pas

C'est vrai, je ne tiens pas à bouger d'un poils parce que monsieur me le dit. Et je n'ai pas d'ordre à recevoir. Surtout de sa pars. Bref, je relis mes notes. Il reste de la place sur le banc mais je doute qu'il va s'asseoir, il va surement râler encore un bon coup puis partir ou pas...Je ne sais pas trop. Ce mec est trop froid, on ne peut pas vraiment deviner ce qu'il va faire. Tans mieux je préfère ne pas savoir ce qu'il va faire.

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Cameron Wayne
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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Dim 2 Déc - 21:15

Les filles… Il n’y avait rien de plus inutile sur Terre. Enfin, il n’y avait rien de plus inutile et vivant sur Terre. Elles ne faisaient que chialer, que s’occuper de leur maquillage et de leurs cheveux et que parler de sujets totalement insignifiants. D’une manière ou une autre, toujours en train de chercher de l’attention. De la part des autres filles et surtout de la part des mecs. Il n’avait jamais vraiment apprécié la compagnie de ses semblables féminins. Dans son enfance, il était de ces jeunes gamins à courir les rues avec les garnements du quartier. Ils prévoyaient les mauvais coups à faire et les plans pour foutre le bordel. Voler des bonbons dans les magasins, faire péter des pétards dans les cours voisines et effrayer les fillettes dans les parcs. Gamin et déjà démon. La joie! C’était le bon temps. Dommage que tout ait changé en quelques mois seulement. Il détourna alors les yeux pour porter son regard à l’horizon, songeur. Il faisait noir maintenant. Les tombes se perdaient dans l’ombre des arbres et des buissons et elles disparaissaient peu à peu derrière le brouillard montant. Des soirées comme ça à rester dehors tard le soir dans le froid et dans l’obscurité, il en avait connu beaucoup. Beaucoup trop à son goût. Il lui arrivait souvent de penser que sa vie ne le mènerait nulle part. Qu’il n’avait aucun avenir. Qu’il avait raté sa vie. Rater sa vie si jeune, n’était-ce pas là une grande tragédie? Cependant, avec le père qu’il avait et même, la famille qu’il avait, cet échec pouvait bien s’expliquer. Il fronça les sourcils en pensant à sa famille. Qu’est-ce qu’il lui restait de cette dernière, hein? Sa mère, trop lâcheuse, partie loin, très loin de son fils. Il était presque sûr qu’elle ne reviendrait jamais. Son père, un idiot, un homme irresponsable qui se foutait désormais de son dernier jeune. Le dernier qui lui restait. Et sa sœur… La petite demoiselle si fragile, si délicate, si belle. L’adorable petite qui n’était plus. Il tourna à nouveau ses yeux vers la jeune femme assisse sur son banc. Elle le regardait aussi. Il ne pu comprendre pourquoi, ni comment. Il n’avait jamais été bon pour lire les visages des gens, pour ressentir ce qu’ils pouvaient sentir. Il observait les autres vivre sans réellement les comprendre. Mais il ne le souhaitait pas non plus. Quand il y pensait, qu’il se mettait à y réfléchir, il ne pouvait même pas se comprendre lui-même, alors les autres… Il n’y fallait même pas y penser. Mais! Qu’est-ce qu’elle avait à le regarder? Elle n’avait jamais vu un gars de sa vie ou quoi? Elle répondit à ses mots d’une voix plutôt posée.

Bla. Bla. Bla. Il leva les yeux au ciel. Elle ne voulait pas partir? C’était son choix. Mais il ne se gênerait pas pour faire ce qu’il lui chante alors. Il avait été clair en plus : si elle trouvait qu’il la dérangeait, elle pouvait toujours se pousser, il ne la retiendrait pas. Absolument pas. Se vexer parce qu’elle ne lui obéirait pas? La blague? Cameron ne voulait pas se faire obéir. Il n’était pas un chef, un leader dans l’âme qui voulait tout diriger et contrôler ce que son entourage faisait. Non, le Beethoven était plus du genre à rester dans l’ombre, passer inaperçu. Jusqu’à ce qu’un imbécile se pointe et mérite une bonne raclée. Excepté ces moments là, il préférait se fondre dans la foule. Bien que l’on soit toujours plus seul dans une foule. À sa réplique, Cameron n’y voyait qu’une autre façon de se faire remarquer. Des paroles qui font sous-entendre une espèce de regarde! Je te tiens tête et je ne m’écarte pas de ton chemin comme les autres feraient. Comme ça, je vais paraître cool à le raconter à mes amis que je n’ai pas céder sous les menaces du rebelle de l’acad’! Des histoires pour faire parler, pour se rendre intéressante, d’attirer l’attention, quoi. Pff! Les filles… Si ennuyeuses. Elle resta là, immobile sur son banc à lire son calepin à la con. Honnêtement, il n’aimait pas trop que cette fille soit là. Ce n’était rien de personnel, seulement, voilà, il n’aimait pas vraiment la compagnie. Et en ce moment, il aurait préféré être seul, faire tout son chemin seul. Il aurait voulu ne croiser personne. En passant par le cimetière, il était certain qu’il n’y aurait pas un chat, mais il s’était trompé. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle pouvait bien foutre ici à cette heure? Il n’était pas particulièrement tard, mais il faisait sombre et le temps était plutôt frisquet. Les filles n’étaient pas supposées avoir peur des bêtes qui rôdaient la nuit? Du genre araignées et chauves-souris? Il regarda encore une fois l’adolescente. Bien que fermé sur lui-même, il n’avait pas de difficulté à fixer ou soutenir le regard de quelqu’un. Il scruta la demoiselle en silence, sans laisser son visage exprimer la moindre émotion.

« Et tu fous quoi ici au juste? »dit-il après un moment d’un ton de voix sec et critique.


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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Sam 5 Jan - 22:22

Pourquoi te répondre ? Je ne sais pas


« C'est aux inconnus qu'on parle
toujours des choses les plus importantes. »
de Gilbert Keith Chesterton

J'en ai marre de cette inconnu qui est là. Je n'aime pas travailler quand on m'observe. Cela me bloque de sentir le regard de quelqu'un sur moi ce demandent ce que je fou ici. Ce sentiment de malaise m'énerve et je deviens énervé. Logique. Mais je ne m’énerverais pas devant cette inconnu énervé tout du moins pour l'instant. Car oui je ne suis pas du genre à m'énervais pour un rien. Et puis si je suis ici c'est pour une raison et je ne partirais pas. Il semble perdu dans ces pensées, des questions, des réponses. Je ne sais pas trop, il est fermé, plus fermé qu'une huître. Je l'observe un instant quand on le voit de loin on pourrait vraiment prendre peur, plutôt genre " voyous". Il est vrai que dans un cimetière il y a pleins de choses qui nous surprenne. Tans de chose qu'on ne voit pas en dehors de ces grilles. La dernière fois que j'étais venu je me rappelle mettre perdu. Cette fois -ci j'avais réussi à ne pas me tromper. Un exploit. Mon sens de l'orientation est nul. Je sens de nouveau son regard sur moi, je redresse la tête et le fixe à mon tour. Je soutiens son regard sans baissé, je ne me laisserais pas soumettre par celui dont en plus je ne connais pas le nom. Et puis je veux pas le savoir, j'aimerais la paix. Etre tranquille, sur ce banc, dans ce froid de canard. Finalement il ouvre la bouche.

« Et tu fous quoi ici au juste?

Je croyais qu'il voulait pas me parler l'autre. Je soupir que faire lui répondre ? Non mais oh. Je n'en ai pas envie. Je farfouille dans mon sac. J'étais venu ici pour pouvoir écrire un peu et lire les partitions que je devais travailler. Pourtant avec l'arrivée de celui-là je n'avais plus eux le temps car il me parler, me regardais et m’empêcher de travailler. Je sort une feuille de partition et lui montre. je ne sais pas s'il là vu. Je hausse les épaules et range mes partitions. Lui que fait-il ici ? A part déranger le silence de cette endroit. Pourtant je fini par répondre à ça question car je veux savoir ce qu'il fait ici. Pas par nécessite juste par curiosité. S'il me le dit pas c'est à ça guise. Personne n'est obliger de répondre s'il n'a pas envie.

-J'étais venu ici pour regarder mes partitions...Et toi ? Pourquoi passer par le cimetière ? Tu n'as pas beaucoup de chance de rencontrer quelqu'un pour passer tes nerfs.

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Cameron Wayne
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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Mer 6 Mar - 7:16

|| Pardon pour l'immense retard. o^o Et s'cuze pour le texte aussi, j'ai écris sur Ipod. o/ ||

La jeune femme devant lui garda le silence un moment. Elle semblait hésiter à lui répondre. Peut-être n'en avait-elle pas envi? Avec la manière dont il s'adressait à elle, ça n'aurait pas été surprenant en tout cas. Mais après tout, il s'en foutait un peu de ce qu'elle faisait ici. La question était sortie surtout parce qu'il était plutôt déçu de ne pas avoir pu faire son chemin sans croiser personne. Il aurait largement préféré qu'elle ne soit pas là en ce moment. Peut-être que dans un autre moment, ça ne l'aurait pas dérangé, mais là... Bon, d'accord. Il l'aurait croisé n'importe quand et ça l'aurait dérangé, car après tout, c'est Cameron. Seulement là, c'était pire qu'à l'habitude. Elle se mit à chercher quelque chose dans son sac. Il leva les yeux au ciel. Quoi encore maintenant? Elle va sortir un petit miroir? Un rouge à lèvre, son téléphone cellulaire? Rien de tout ça: elle extirpa de son sac une feuille de papier. Il le déduit au froissement de la feuille lorsqu'elle la saisit entre ses doigts. Dans la faible clarté du soir, il vit qu'elle lui présentait, lui montrait son document.

Il leva un sourcil, affichant un air neutre et inexpressif. Elle blaguait? Elle pensait sincèrement qu'il allait distingué quoi que ce soit dans cette noirceur? Elle était bien stupide! Il n'était pas nyctalope, quand même. Bien sûr, à force de passer des nuits dehors, il avait appris à reconnaître facilement et rapidement certaines silhouettes, mais rien de bien spécial. N'importe quel type se promenant souvent de nuit prenait des habitudes et des trucs pour identifier le monde qu'il l'entourait dans l'obscurité. Elle rangea sa feuille quelques secondes après l'avoir sortie. Fait dont ça! Qu'est-ce qu'il en avait à foutre de ses feuilles de toute façon. Surtout qu'il n'avait même pas vu ce qu'il y avait dessus. Et encore là, elles ne devaient être importante que pour cette fille, car dans le cas contraire, elle ne serait pas venue agiter ses précieuses feuilles en dessous du nez du premier inconnu passant par là. Remarque qu'elle devait être tout aussi surprise que notre jeune homme de rencontrer quelqu'un dans un tel endroit et à cette heure.

Elle finit par répondre. Avec des mots cette fois. Tant mieux! Il n'était pas fort pour deviner ce que les gens faisaient de leur pauvre et misérable vie. Et encore, fidèle à son caractère, qu'est-ce qu'il pouvait s'en balancer de la vie des autres. C'était leur vie, ils en faisaient bien ce qu'ils voulaient. Ils pouvaient bien se suicider, s'arracher les cheveux, se gueuler dessus, se battre à mort, s'égorger vif, vomir leurs tripes, s'entre-déchirer, devenir nécrophiles, manger toute la marde possible, tuer leurs gosses, se couper les bras, se tirer des balles dans la tête et même brûler sur un bûcher, il n'en avait rien à faire. C'était leur vie. Tout comme il se torturait l'esprit chaque nuit à comprendre sa pitoyable existence jusqu'à s'éclater la tête contre le plancher parce qu'il n'avait rien capté, ou qu'il frappait un mur de ses poings jusqu'à ce que ces derniers finissaient ensanglantés, ou encore qu'il ruminait ses sombres pensés jusqu'à en devenir fou et à renverser tous les meubles de sa chambre, ou lorsqu'il se souvenait de sa mère et qu'il s'en voulait de ne pas avoir été capable de la garder avec sa famille, ou quand il pensait à son imbécile de père qui n'avait plus rien à lui donner ni rien à lui enlever et qu'il se mettait à rager au point de pouvoir s'arracher les cheveux, et surtout, surtout, lorsque son regard gris de tristesse happait les prunelles bleues brillantes de joie du portrait de sa soeur et que tout ce qu'il avait envi lors de ces courts et douloureux instants c'était de disparaître pour de bon et de ne plus jamais revenir... Personne n'en avait rien à foutre. Personne. C'était sa vie. Sa vie à lui.

Et ça ne regardais personne. De toute manière, qui pouvait bien s'intéressé à l'existence minable d'un adolescent comme Cameron? Personne, bien entendu. Personne ne voulait de lui, personne ne s'intéressait à lui. De toute façon, qu'est-ce qu'il pouvait apporter aux autres? À part des problèmes, rien. Rien. Qu'est ce les autres pouvaient lui apporter? Beaucoup, mais ça, il l'ignorait, car le jeune Beethoven était un solitaire. Et la vie, la destiné, que pouvait-elle lui amener? Rien. Wayne ne croyait pas au destin. Il savait déjà que nous étions maître de notre propre vie. Il savait. Seulement lui, il n'avait pas été à la hauteur, il n'avait pas été capable d'affronter la vie. Il s'était fait roulé lamentablement dessus. Et il avait cher payé. Il s'en souviendrait pendant toute son existence. C'était un truc qu'on n'oubliait jamais. Ça gravait le coeur comme un diamant rayait le talc. Ça marquait l'esprit au fer chaud. Et c'était tout aussi douloureux. Et Cameron vivait avec cette douleur, cette plaie infectée qui faisait simplement plus mal chaque jour... Il y avait de bonnes chances que cet ulcère ne guérisse jamais.

« J'passe pas mes nerfs sur n'importe qui. »

Toujours aussi sec, toujours aussi froid. Elle était venue ici pour lire ses partitions? Étrange... Comment espérait-elle pouvoir y voir quoique ce soit? Les filles... Exaspéré, il soupira bruyamment. Il tira sur les manches de son chandail pour y cacher ses mains. Il faisait de plus en plus frais. Autour d'eux, une petite brume blanche commençait à s'élever dans le cimetière rendant l'endroit encore plus sinistre qu'il en avait normalement l'air. Il frissonna. Pas de peur, bien sûr, mais parce qu'il faisait frisquet. Toujours avec son visage sans expression et son regard critique, il jeta un oeil à la fille encore assise sur son banc. Et lui?

« J'vais où j'veux et quand j'veux. »

Et lui, il n'était rien venu faire d'important ici. Il n'était que de passage, mais il aurait préféré passer sans qu'il n'y ait de témoin. Il s'en foutait de se faire prendre au beau milieu d'un cimetière en pleine nuit, mais, comme nous le savions déjà, il aurait mieux apprécié d'être complètement seul sur toute la longueur du trajet. Il avait tellement été habitué à être seul qu'il ne pouvait plus s'en passer.

« T'étais pas supposée être là... Non. »

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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Mar 23 Avr - 21:22

Amanda Slam


« Le monde est dévoré par l’ennui. »
de Georges Bernanos


« J'passe pas mes nerfs sur n'importe qui. »

Bien heureusement qu'il passe pas ces nerfs sur n'importe qui, encore heureux même. Pfff. Je viens de comprendre.En faite il me tape encore plus sur les nerfs que tout ce que j'ai rencontré. Certes je le vois à peine dans l'obscurité qui s'installe. Le garçon avait l'air d'avoir froid, assez comique vu qu'au contraire j'avais chaud. La brume se faisait de plus en plus épaisse. Une purée de petit pois comme on dit. Je m'en fou royalement. C'est temps ci plus rien me fait effet, a part la colère, et l'agacement.L'ennuie aussi. Je suis dans une certaine période de crise.

« J'vais où j'veux et quand j'veux. »

J'ai jamais dis le contraire,non jamais. Je me suis juste demandais ce que Monsieur venait faire ici. Et puis zut je m'en fou. J'en ai plus rien a faire de ce qu'il vient faire ici. Il vient, il râle, il repart oui bonne idée. D'ailleurs je vais lui dire en face moi. Commence a m'énervais. Qu'il se barre, je lui demande pas de reste...Si ? Non alors dégage.

« T'étais pas supposée être là... Non. »

Et toi non plus ! Ecoute casse toi. Pars de ma vue, tu me tape sur les nerfs plus qu'autre chose. Je suis énervé je le sais. Tout le monde m'agace c'est dernier temps. Ce qui est très différent de mon caractère de d'habitude. Normalement je suis posé, calme, pas énerve. Seule deux personnes ont réussi a me taper sur les nerfs comme ça. Je pouvais l'ajoutais maintenant à ma liste.

-Bon écoute, moi j'étais bien ici, il y avait le silence, ta débarque avec tes remarques, tes phrases d'ont j'en ai rien à foutre. Alors si tu le souhaite barre toi mais arrête de me dérangeais je t'ai rien demandé.

Mon regard bleu était froid. Pour la première fois je parlais a quelqu'un comme ça et vous savez quoi ? Sa fais du bien de dire enfin ce que je pense. Et si sa lui plait pas, rien a faire. Comme je l'avais dit...Adieu,Good Bye, Adios et reviens pas, ne me recroise et par pitié tait toi.

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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Dim 28 Avr - 18:22

|| Cameron est d'origine américaine, c'est pour ça qu'il utilise parfois des mots anglais. ^^ ||

La fille semblait s’énerver. La tension montait, ça se sentait dans l’air. Malgré la pénombre, ça se voyait, se lisait dans sa figure. D’un côté, ça l’étonnait : cette demoiselle n’avait pas l’air, n’avait pas la face à quelqu’un qui pognait les nerfs souvent. Même s’il ne la connaissait pas, il savait que ce n’était pas dans la nature de la jeune fille de se mettre en colère. Il pouvait le deviner juste à voir l’irritation inhabituelle qui ne paraissait pas avoir sa place dans ses yeux. Cameron savait qu’elle s’énervait. Il le savait non pas parce qu’il la comprenait, mais parce qu’il en avait vu des gens s’énerver dans sa vie. Il pouvait reconnaître les signes d’une colère imminente en une fraction de seconde. Il était habitué à ce que les gens lui pétaient des coches en pleine face. Depuis longtemps déjà, ça lui arrivait régulièrement. Les semaines sans confrontations étaient rares. Même s’il y avait pris un certain goût, il se demandait si ça arrêterait un jour.

La voix tranchante et irrité de la jeune femme fendit le silence. Ses paroles faisaient écho dans cet endroit sombre qui semblait couper du reste du monde. Il s’empêcha de faire un pas en arrière. Bien sûr, il savait qu’elle allait finir par laisser sa colère exploser, mais son regard soudainement glacial avait quelque peu surpris notre Beethoven. Sa mâchoire se serra, ses dents grincèrent l’une sur l’autre. Il trouvait, bien entendu, beaucoup plus normal que ce soit lui qui gueule plutôt que son interlocuteur. Elle avait bien du cran cette gonzesse pour s’adresser à Wayne comme ça. Cela démontrait bien qu’elle n’avait vraiment aucune idée de qui il était. N’avait-elle donc jamais entendu parler de Cameron Wayne? Le Bad boy de l’académie, le type que tout le monde évitait d’énerver et que personne n’osait provoquer? Apparemment, non. Dans le cas contraire, elle ne lui aurait jamais parlé ainsi. À moins qu’elle soit totalement inconsciente de ses actes. Ou bien qu’elle soit dans sa semaine.

Mais peu importe. Le jour où notre protagoniste s’allait se laisser chialer dessus –par une fille en plus- n’était pas arrivé. Et il était loin d’arriver. Le jeune homme ne se laissait pas marcher sur les pieds. Il ne se laisserait jamais écraser. Même s’il sentait qu’il avait échoué depuis le début de son existence, il ne cèderait jamais sa place. Il s’imposerait, il pousserait les autres s’il le fallait, mais il ne se laissera pas tomber dans l’oubli. Des dénigrassions, il en avait assez vues, il en avait assez entendues, il en avait assez vécues. Dans la vie, il était venu, il avait perdu, mais il ne perdra plus. Il en était hors de question. Cameron voulait se rattraper. Dans tout les sens possible du terme. Même si cette fille n’avait rien dit de bien méchant, il refusait qu’on lui parle comme ça. C’était inacceptable. De plus, avec la journée qu’il avait passé, ça n’aidait pas sa tolérance. Il fronça les sourcils.

« Si j’te dérange, bah dégage! » rétorqua-t-il. « Mais ça, j’te l’ai d’jà dit. Qu’est-c’que tu n’comprends pas là d’dans? T’as rien dans la tête? » enchaîna-t-il avec mépris.

Il fit quelques pas en direction de la jeune fille toujours assise. Il s’arrêta juste au dessus d’elle. Il baissa les yeux pour la regarder d’un air hautain et méprisant. De ses six pieds un, il la dominait largement en grandeur. C’était presque ridicule. Il fourra ses mains dans les poches avant de ses jeans. Un sourire mauvais étira les commissures de ses lèvres.

« Ah! Bien sûr que non. Y faut être conne grave pour v’nir lire un truc dans le noir! » ricana-t-il. « Anyway, faut d’jà être weird pour trainer dans un cimetière en pleine nuit. »

Il recula un peu, toujours avec cet air rempli de dédain affiché dans son visage et brillant dans ses yeux gris. Contrairement à ce que les autres pouvaient penser, Cameron n’y prenait pas énormément de plaisir. Faire du mal n’était jamais plaisant. Mais lorsque qu’on ne ressentait que ça pendant des mois et des mois, on finissait par en faire soi-même.

« Et désolé, madame la menteuse » répondit-il avec sarcasme en levant les sourcils. « Mais t’m’as demandé de baisser l’ton. » Il fronça à nouveau les sourcils. « T’as pas de mémoire, hein? C’presque triste d’être si stupide… » siffla-t-il avec un sourire insolent.

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Amanda Slam
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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Mar 18 Juin - 0:23

Amanda Slam
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Elle en avait marre, mais elle le laissé dire. Elle écoutait ces paroles s’en bronchait. Elle affrontait. Elle retenait tout, ses yeux bleu regardant le garçon approchait, reculer. Les mots l’atteignaient sans vraiment prendre d’ampleur. Elle avait fini par l’ignorer pas totalement bien sur mais elle c’était un peu calmée. Car elle c’était forcé à ne pas l’entendre et donc avait réussi à ravaler sa colère, ce que vu ce qu’il disait le Beethoven n’arrivait pas. Elle ne lui en voulait pas, enfin plus. Car elle l’avait poussé à piquer une crise. Et puis vu son état, soit il devait en avoir besoin soit il était déjà énervé…Un mélange des deux oui. Tout défiler, ton froid, air arrogant,  insolant, abruti, idiot, imbécile. Elle aussi en connaissait pas mal du plus polie au plus vulgaire. Elle attendit la fin de son petit discours. Amanda avait repris le sang froid qui avait disparu il y a quelques minutes. Bien sur, il avait le droit de râler. Tout le monde en a le droit. Elle se leva et le fixa droit dans les yeux. Lui était en colère, elle d’un calme olympiens.
-Bien à mon tour maintenant : déjà quand t’es arrivé il faisait encore jour et donc je pouvais lire tranquille mes partitions. De plus à gueuler comme ça tu me déranger, ça je te l’ai déjà dis. Et puis qui es-tu pour me dire que je suis une imbécile, une abruti qui a rien dans la tête…Bien sur Monsieur ce croit supérieur, Monsieur est plus intelligent. Je me moque de l’avis de Monsieur. Et pour finir tu es bien mal placé pour parler d’être dans un cimetière la nuit vu que toi aussi t’es présent.
Bien qu’il soit plus grand qu’elle, elle ne se laissait pas impressionné. Car même si elle avait retrouvé son calme, elle ne se laisserait plus dominé comme avant. Imbécile, crétin. Elle aurait put rajouter d’autre chose, comme l’accent et toute c’est chose mais n’est ce pas un peu puéril ? De plus, elle connaissait quand même les rumeurs et elle connaissait cette personne même s’il lui avait fallu un bon moment pour s’en souvenir. Cameron. Et elle s’avait qu’il ne fallait pas lui tenir tête. Elle lui tenait pas tête la, elle exprimait juste son opinion. Rien de bien méchant ? Pour lui si vu son état. 
-Quelque chose à rajouté peut être ? 

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Cameron Wayne
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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Ven 21 Juin - 6:39

Qu'avait-il bien pu lui arriver? Qu'était donc devenue sa vie? Où pouvait bien s'être trompé pour finir ainsi, pour aboutir ici? Qu'avait-il bien pu faire pour mériter tout ça? Toute cette merde, cette profonde merde sans fin qui semblait s'empiler comme des vieux livres dans un grenier. Qu'avait-il bien pu penser pour offusquer à ce point la quelconque force supérieure qui régissait ce bas monde? Qu'est-ce qui s'était passé, qu'est-ce qui n'avait pas fonctionné? Il n'en avait pas le moindre idée. Et ce n'était pas à défaut de ne pas avoir cherché. Oh! Dieu qu'il avait cherché! Il avait passé tellement de nuits, tellement d'heures à se torturer l'esprit, à essayer de trouver comment, de comprendre pourquoi... Mais rien. Jamais rien et toujours rien. Souvent, il lui arrivait de se demander si tout cela avait un sens; si tout ce qu'il vivait était normal. Le méritait-il? Était-ce une punition pour une gaffe qu'il aurait fait? Une épreuve pour un défi à venir? Ou n'était-il qu'une simple victime de la colère divine, une espèce de souffre-douleur, un punching bag sur lequel les grandes forces de l'univers s'amusaient à faire souffrir sans raison évidente? Il n'en savait rien et doutait sérieusement qu'il trouverait les réponses à ses questions. Après tout, il semblerait que toute sa vie n'avait pas de but réel.

Qu'avait-il fait pour finir ainsi? Qu'avait-il dit pour aboutir ici? Il l'ignorait totalement. Et c'est toujours avec autant de questions sans réponses qu'il passe ses journées, ses semaines, ses mois. Peu importe ses crimes, il était aujourd'hui là, debout en soirée à traîner dans un cimetière en face d'une fille qu'il ne connaissait pas du tout et qui l'haïssait déjà. Toutefois, il n'était pas surpris que cette jeune femme ne l'appréciait pas. Quelle fille pouvait bien apprécier Cameron? Non, même! Qui pouvait bien apprécier Cameron? Il n'y avait qu'une seule personne qui le comprenait et qui l'aimait. Une seule. Et elle n'était plus là. Elle ne reviendrait plus jamais. Plus jamais. Était-ce pour cela qu'il avait fini comme ça? Parce qu'il n'avait pas été capable de protéger l'unique personne qui tenait à lui? Parce qu'il n'avait pas trouvé le moyen de garder près de lui la seule personne à qui lui tenait réellement? Mais chaque question en soulevait d'autres. Le Beethoven était prisonnier d'un cercle infini, un cycle vicieux qui revenait toujours au même: pourquoi lui? Pourquoi ne pas fait souffrir son père? C'était bien de sa faute si sa soeur était décédée! Et pourquoi pas sa mère pour avoir lâchement abandonnée sa famille? Il y avait tant de gens qui méritaient ce qu'il vivait lui. Tant de gens qui méritaient toute cette douleur bien plus que lui.

Cameron redressa la tête lorsque la jeune fille se remit à parler. Il écouta. Étrangement, il l'écouta. Il enregistra chaque parole, chaque geste, et tout ça dans le silence le plus absolu. Il ne dit pas un mot, il ne fit même pas semblant de prononcer quoique ce soit. Il resta silencieux et écouta. Il ne bougea pas. Il n'esquissa pas le moindre mouvement. Il resta complètement immobile. Et il l'écouta. Elle pouvait bien lui dire ses quatre vérités, il s'en moquait, mais grave. Que pouvait bien lui faire de simples paroles qui ne lui disaient que des choses qu'il savait déjà? Combien de fois s'était-il fait dire qu'il avait un sérieux problème? Qu'il n'était qu'un imbécile, qu'un idiot? Mais elle ne dit rien de tout ça. Elle ne fit que se justifier. Décidément, cette Académie n'était rempli que par des jeunes aux bonnes manières. Des gosses de riches qui n'avaient presque aucun défaut. Et encore là, leur pire était de ne pas se coucher avant vingt-deux heure. Ils étaient tous trop gentils, trop modèles. Sauf lui. Mais Cameron était toujours l'exception. Toujours. La jeune femme se tu un moment avant de reprendre:

« Quelque chose à rajouté peut être ? »

Le jeune homme la toisa d'un regard froid et dépourvu d'émotion. Espérait-elle qu'il lui réponde? À moins qu'elle ne pensait l'avoir bouché? Si c'était le cas, elle serait déçue: Cameron avait toujours quelque chose à répondre. Lorsqu'il ne disait rien, ce n'était pas parce qu'il n'avait rien à ajouter, mais parce qu'il ne voyait pas l'intérêt de dire quelque chose de plus. Le guitariste n'aimait pas gaspiller ses paroles. Il racla le sol humide de son pied droit, faisant crisser la terre et les cailloux sous son soulier. Il leva les yeux vers elle.

« Si », dit-il avant de marquer une pause. « J'suis loin d'me penser better qu'les autres », ajouta-t-il sèchement. « Très loin! »

Il glissa la capuche de sa veste sur sa tête et tira sur ses manches pour couvrir ses mains. Il baissa la tête, détournant ainsi son regard glacial dans le vide. Il entrouvrit la bouche mais ne dit rien. Il la referma et déglutit en silence.

« And finally, j'sais pas pourquoi j'm'obstine avec toi... »marmonna-t-il d'une voix plus douce, moins braquée qu'avant. « Cette conversation ne va nulle part », souffla-t-il presque pour lui-même.

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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Ven 21 Juin - 21:12

Amanda Slam 
"Gardez votre calme; la colère n'est pas un argument." De Daniel Webster 
Il semblait chercher, trouver ce qu’il allait bien pouvoir dire. Elle se doutait bien qu’il n’était pas calmé. Elle l’avait bien cherché, elle ne se voilait pas la face. Maintenant la brune était désolée. Son caractère avait repris sa place, celle de quelqu’un qui écoute et qui ce tait. Qui absorbe les paroles pour mieux les jeter après. Elle se pinça la lèvre inférieure attendant la nouvelle slave de parole de celui avec qui elle était au milieu de ce cimetière.  Il parla, elle écoutait. Que répondre, elle n’en voyait pas la nécessité...Il mit sa capuche et tira sur ces manches. Amanda commençait à avoir froid…L’heure elle s’en moquait c’est juste le temps qui la préoccupait. 
« And finally, j'sais pas pourquoi j'm'obstine avec toi... Cette conversation ne va nulle part
Elle était d’accord avec lui, ce qui semblait vraiment exceptionnel vu que le garçon partait au quart de tour. Elle soupira, pourquoi argumenté, pourquoi haussé le ton, user de la salive pour ne rien apporter d’intéressant. Elle savait qu’elle n’aurait pas du entendre la dernière phrase mais il parlé un peu trop fort. Elle  pense la même chose, elle ne voit pas pourquoi elle s’emporte contre lui. Tans de chose qu’elle n’a pas compris dans cette discussion. Surtout son attitude à elle.
-Je m’excuse pour tout à l’heure…Cette discussion ne sert à rien depuis le début…
Elle n’en voulait pas au guitariste. Enfin il lui semble que c’est bien guitariste…Tout s’embrouille, elle cafouille les données. Une vrai recette de cuisine dans ça tête. Pour donné quoi ? Une extinction de voix pour avoir crié sur un gars qu’elle ne connaissait même pas et qu’elle ne reverrait peut être jamais qui c’est. Même si elle se doutait bien qu’elle allait bientôt le revoir ne serait-ce quand cour. 

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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Lun 24 Juin - 18:00

||Je ne suis pas fière de ma réponse. :v ||


« Je m’excuse pour tout à l’heure…Cette discussion ne sert à rien depuis le début… »

Il soupira. Bien sûr que cette discussion ne servait à rien! Quelle conversation avait-elle déjà été vraiment essentielle? Aucune depuis longtemps. Cameron n’avait jamais été un grand parleur. Discuter n’avait jamais été une force chez lui et encore moins un besoin. Il n’avait jamais ressenti le besoin de parler à quelqu’un. Sauf à sa sœur. Mais elle, ce n’était pas qu’un simple quelqu’un. C’était sa sœur à lui. La seule qui avait été capable de le comprendre, de l’aider lorsque leur mère était partie et de supporter ses conneries sans s’énerver. Elle avait été la seule à le connaître réellement, à savoir qu’il n’était pas qu’un imbécile et à voir qu’il était, en réalité, complètement perdu. Malgré son jeune âge, cette petite fille avait saisit que Cameron n’était pas lui-même. Ou plutôt, qu’il n’était plus lui-même. Si elle avait été plus âgée, sa sœur aurait peut-être pu comprendre pourquoi son frère était devenu ce qu’il était encore aujourd’hui. Et elle lui en aurait parlé. Il aurait tant souhaité qu’elle soit encore là pour lui en parler. À croire qu’on ne pouvait, non, qu’il ne pouvait rien avoir dans la vie.

Ses yeux à demi-fermé fixaient le sol qui serait sans doute couvert d’une mince couche de givre le lendemain matin. Sa sœur… Dieu qu’elle lui manquait. Elle avait été le rayon de Soleil dans sa sombre vie. Mais comme le réel astre du jour, sa présence n’avait été que passagère. Quelques années d’existence avant de disparaitre pour toujours. Il se sentait tellement vide sans elle, tellement inutile. Avait-elle quitté le monde des mortels avec sa raison de vivre? Ou était-elle simplement sa raison de vivre? Dans ce cas, il avait échoué à la garder près de lui. Il avait manqué à son devoir comme il avait été incapable de faire rester sa mère. Putain que sa vie n’avait aucun sens. Plus il y pensait, plus il en était convaincu. Il avait échoué sur toute la ligne. Et on l’avait probablement puni en ne lui laissant que son père. C’était complètement ridicule, mais en tout cas, ça marchait. Que son père soit le seul membre de sa famille encore vie le faisait cruellement chier. Il le ferait remplacer n’importe quand. Surtout qu’il le tenait responsable du décès de sa sœur.

Après tout, c’était bien normal. Quel père laissait sans surveillance sa petite dernière? Lequel, hein? Aucun qui ait du sens et un minimum de présence d’esprit en tout cas. Et quel père chassait son fils de la maison? Lequel, hein? Le seul qui laisserait sa petite fille se faire tuer, bien sûr. Si Cameron n’était pas normal, il devait probablement le tenir de son géniteur. C’était peut-être la raison qui avait poussé sa mère à divorcer. Elle était bien trop bien pour ce type, mais également vraiment conne pour avoir abandonnée ses deux gosses. Le jeune Beethoven pouvait revenir tellement de fois sur le cas de chacun de ses deux parents. Il pouvait penser tant de mal, leur trouver tant de défauts, les haïr pour tant de raisons et les maudire tant de fois. Il les détestait tant. Il détestait tant sa vie. Il leva lentement les yeux et vit la jeune brunette encore assise sur le banc. Elle était encore là. Attendait-elle une réponse? Laquelle dans ce cas? Si elle attendait à des excuses, elle allait attendre longtemps. Il passa une main sur sa nuque.

« Oublions tout ça , soupira-t-il dans marmonnant.

Ce n’était pas comme si cette rencontre allait changer sa vie. Ou changer quoique ce soit sur le monde. Et toutes ces paroles avaient été inutiles. Qui allait s’en souvenir à part ces deux là? Qui allait seulement se souvenir de ce que Cameron dirait dans sa vie? Qui allait simplement se souvenir de lui de toute manière? Personne étant donné que la seule qui aurait pu se souvenir de lui était déjà décédée. Mais au moins, elle, il y aura quelqu’un pour se rappeler d’elle. Et ce, pour toujours.

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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Lun 24 Juin - 19:26

Amanda Slam 
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Elle rangeait ces affaires. La brune avait décidée de déserter les lieux. Elle ne voulait pas rester une minute de plus dans cet endroit. A cause de lui, elle se sentait mal à l’aise des souvenir jaillissait de nouveau. Des hommes et des femmes en noir, des larmes, les cris de douleurs d’une mère qui perd son fils ainé, un père montrant sa force en ne versant pas une larme et une petite fille là dont le regard est perdu dans le vide. Amanda est cette petite fille et ses yeux bleu ce perde encore dans le vide de temps à autre. 
-Oublions tout ça
Elle hoche la tête et fini de ranger ses affaires, elle sait qu’elle na rien oublié. Impossible d’oublier…Tout reste gravé dans la mémoire, sauf que l’homme préfère fuir la réalité, les souvenirs sont toujours si nette quand on veut faire l’effort de s’en souvenir un tout petit peu. Le garçon semble s’être adouci, en fait plutôt perdu dans ces pensées. Bien il est temps pour année de partir, elle ne veut plus rester. Fuir…Très vite cet endroit. Avant de partir, elle observe le guitariste, ses yeux prennent une pointe de tristesse. Sans rend-il compte ? Non sinon il l’aurait caché immédiatement. Elle avait fini par comprendre les personnes rien quand les voyant. Et lui, il pensait à quelque chose de triste mais ça même un imbécile l’aurait compris.
-Bonne Soirée alors…
Elle n’attendit pas de réponse de sa part pour partir. De toute façon, il ne lui aurait pas répondu elle en était certaine. Elle filait droit ne se retournant pas. Son sac sur l’épaule elle marchait en direction de l’académie. Une fois les grilles dépassaient elle se sentit plus légère. Le stress des cimetières ne  c’était pas tellement calmé depuis l’enterrement de son frère. Et elle se demandait si elle n’en avait pas développée une certaine  phobie plus ou moins important quand les mois ce rapproché de l’anniversaire de son frère. Elle avait mal supporté le fait de devenir du jour au lendemain fille unique. Et le supportait toujours aussi peut car elle le savait même si elle n’aimait pas avoir des personnes autour d’elle. La solitude avait développé ces idées noires…

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MessageSujet: Re: La mélodie de la colère [Cameron][FINI]   Mar 25 Juin - 16:06

Visiblement, la jeune femme avait rangée ses affaires avec empressement. Lorsqu'il avait relevé les yeux vers elle, toutes ses feuilles et ses cahiers étaient rendu dans son sac. Il avait seulement baissé les yeux quelques courtes minutes. Elle était rapide cette fille. Elle l'observa un moment. Il fixa à nouveau le sol. Ce n'était pas une activité bien plaisante de regarder quelqu'un dans les yeux. En fait, quand ce n'était pas lui qui le décidait, il détestait soutenir un regard. Il entendit la Beethoven se lever et bredouiller un semblant d'au revoir. Elle partie précipitamment, comme pressée. Probablement pressée de s'éloigner de lui. Après une conversation aussi moche que celle qu'ils viennent d'avoir, ce n'était pas étonnant qu'elle se pousse si vite. Il releva lentement les yeux pour la regarder partir, disparaître peu à peu derrière les ombres. Il y avait de bonnes chances qu'ils ne se croisent que dans un cours. Et sincèrement, il savait bien qu'ils n'iraient pas plus loin que se saluer. Mais qu'est-ce que ça pouvait changer? Ils étaient loin d'avoir besoin l'un de l'autre.

Pendant un moment, il entendit les pas rapides de la jeune femme résonner d'un bruit sourd sur l'herbe. Puis, plus rien. Le silence le plus complet. Il n'y avait plus que lui dans le cimetière. Tout comme il n'y avait plus que lui dans sa famille. Si on pouvait seulement encore appeler ça une famille... Au tout début, ils étaient deux. Deux à s'aimer, à ce promettre la vie et à se compléter. À la vie, à la mort. For better, for worse. Puis ils furent trois. Toujours heureux et sans cesse ensemble. Et enfin quatre. L'apogée du bonheur. Mais lui, jamais il ne pouvait durer. Jamais. Pour des raisons obscures, il devait nécessairement faiblir un jour. Avant de complètement disparaître. Ils redevinrent trois. Toujours séparés et sans cesse en pleurs. Puis deux à nouveaux. Deux à se détester, à briser tous les serments et à s'énerver. Mais en réalité, il n'était plus qu'un. Toujours à chercher son chemin pour finir par se perdre, à comprendre ce qu'il ne va pas sans trouver et a se battre jusqu'à abandonner.

Il leva ses yeux gris vers le ciel sombre. Visible entre les fins nuages, quelques petites étoiles faisaient leur possible pour éclairer le ciel. Sa sœur adorait les étoiles. Il espérait qu'elle ait pu les rejoindre. C'était ce qu'elle aurait souhaité. Il le savait. Il expira longuement, laissant s'échapper un petit nuage de condensation devant sa bouche. Peut-être était-il deux finalement. Deux, mais loin, très loin l'un de l'autre. Cameron fourra ses mains dans les poches de sa veste et se dirigea calmement vers la sortie du cimetière pour rejoindre l'Académie. Mais au final, ils étaient réellement deux. Jamais ils ne s'oublieraient. Il avait toute sa vie pour se rappeler d'elle. Il avait des années et des années pour revivre leurs bons moments. Et elle, elle vivrait pour toujours avec des bons souvenirs. Elle n'aurait pas trop souffert. Pas trop en tout cas. Et c'était ce qu'il voulait. De toute manière, un jour, il la rejoindrait. Il savait qu'elle saurait l'attendre. Cameron s'arrêta un moment devant la dernière pierre tombale de la rangée. Il l'observa pendant un ou deux instants avant de reprendre son chemin. L'avantage d'être mort, c'était qu'on avait l'éternité pour attendre.

.:END~

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