Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth

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Pétale J. Answer.
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MessageSujet: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Jeu 10 Nov - 21:23

T'ECRIRE EST SOUVENT PLUS FACILE QUE TE PARLER ♪




Tu rentres à pas feutrés, tes bras croulant sous les livres. Il faut que tu fasses des recherches pour ton exposé. Tu t'installes à un table au fond, celle près des fenêtres. C'est ta table préférée, celle qui est nimbée de soleil, donnant à ton teint pâle une légère nuance dorée. Tu te mordilles la lèvre inférieur. Tu aimes les livres, la bibliothèque, apprendre, découvrir. Mais alors les exposées, ce n'est pas vraiment pas ton truc. Tu fronces tes sourcils. En plus, te dis-tu, tu vas devoir passer à l'oral. A cette pensées, tu lèves tes yeux cernés de crayons vers le ciel. Enfin, le haut plafond de la bibliothèque. Tu observes un long moment ta copie blanche de ton regard clair. Alors, tu te lèves, déambulant avec passion le long de rayonnages. Les étagères croulant toutes autant les unes que les autres sous les bouquins, diverse manuels. Tu laisses glisser tes doigts fins sur le dos des couvertures, tu aimes sentir la douce sensation des pages sous tes doigts, tu aimes sentir le parfum âcres des feuilles et de l'encre. Un instant, tu fermes les yeux. Tu aurais bien aimé devenir écrivain te dis-tu. Malheureusement, tu n'auras jamais assez d’imagination. Tu aimes seulement griffonner quelques mots sur une feuille vierge de temps en temps, pendant tes nuits d'insomnie la plus part du temps.

Tu saisis quelques livres, et tu t'en va t'asseoir. Après tout, il ne va pas se faire tout seul cet exposé. Tu t'assois, te mets a étudier les livres avec assiduité. Le mouvement impressionniste blablabla... Bientôt les mots s'embrouillent devant tes yeux, les phrases ne forment plus qu'un éternel charabia... Dernier tiers du 19ème siècle.. parois quelques un de ces mots te parviennent. Ça t'ennuies tellement que tes yeux peu à peu se ferment. Pff, même quand tes professeurs venaient dans ta chambre te faire cours, ce n'était pas aussi ennuyant.. Mais ça c'était avant te dis-tu, avant, quand tu ne connaissais rien, quand tu n'avais jamais un tant sois peu effleurer la vie. Mais.. La connais-tu aujourd'hui ? Plus qu'hier sûrement. Mais tu ne la connais pas justement. Tu ne fais que l'affleurer du bout de tes graciles doigts, tes pétales s'ouvrant enfin vers le monde et ce qu'il peut t'offrir. Seras-tu heureuse un jour ? L'ignorance te rends si triste, mais le savoir également je suppose. Tu es comme un papillon qui n'a pas encore déployé ses ailes, tu es comme un oisillon qui a peur de prendre son envol. Parfois, tu as tellement peur. Mais le passé est si loin, si proche en même temps..

“ La vie est une image que les images représentent. Une photo, quelques souvenirs volatils et fugaces, tu sais, voila tout ce que j'ai de toi. Jour après jour, mes paupières déjà mis-closes un peu plus se ferment. Tu sais, tel une colombe tu m'as quittée, pour rejoindre le soleil que tu aimais tant. N'étais-je donc pas une raison assez importe pour que tu restes, ne me laisses pas comme cela, seule et ignorante ? Non, je ne l'ai jamais été je suppose. Tu sais, jolie colombe, quand le soleil se lève sur ce monde édulcoré, je me demande si tu reviendras m’égayer un jour. Car, puisque tu n'es plus là, ma vie n'en n'ait plus une. Enfin, elle aurait été différente si tu étais encore là, si tu avais été là. Le monde est si triste, si dépourvu de couleurs, de fleurs ou encore d'arc-en-ciel. Tu sais, jolie colombe, maintenant que je ne suis plus rien pour toi, je ne suis plus rien du tout. Parfois j'envoie au loin une plume qui s'envole haut dans le ciel. Te parvient-elle ? Je n'en sais rien. Tu sais, je pense à toi. Mais te rappelles-tu qui je suis au moins ? Cela fait si longtemps que nous nous sommes quittés, chère colombe. Je me rappelle ton fascinant regard seulement grâce à cette image. Je ne me doutais pas que je pourrais à ce point l'oublier. Tu ne sais sûrement plus qui je suis à présent, ne serait-ce qu'un vague souvenir voguant dans les lointains méandres de ton esprit qui maintenant n'existe plus, seulement au travers du souvenirs qui subsiste encore dans mon coeur, dans cette image que je regarde un peu plus chaque jour. Chère colombe, pour toi je ne suis plus rien alors que j'étais ta fille, chère colombe, tu étais ma mère, tu as détruis ma vie de ton départ. Tu es tant de chose pour moi. Plus que cette image que je contemple tous les jours. Mais où es-tu chère colombe ? Ne suis-je finalement qu'une personne parmi tant d'autre ?„

Tu poses subitement ton stylo. Contemple toute la page que tu as noirci de tes mots. Quelques larmes se mettent à perler aux coins de tes yeux. Tu n'avais même pas remarqué que tu écrivais.. Tu essuies tes larmes avec rage. Tu n'es qu'une poupée de chair parmi tant d'autre, sans but et sans volonté. Cela fait longtemps que les morts sont avec les morts et les vivants avec les vivants. Pourquoi, aujourd'hui encore, ce drame te hante-il toujours ? Tes larmes coulent abondamment le long de tes jours pâles, trempe la feuille de ton exposé. Tu les sèches du revers de la main. Tu sors de ton sac un petit mouchoir, enlevant le maquillage qui a coulé. Il se colore rapidement d'un ton bleu marine. Tu regardes ton reflet, te mets à sourire avec innocence. C'est bon, personne n'a rien vu, tu peux continuer a travailler. Tu prends ta feuille, la chiffonnes jusqu'à en faire une boule irrégulière. Tu la jettes dans la poubelles la plus proche. La vie est belle..

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Dernière édition par Lilieth L. O'brien le Mar 6 Déc - 21:11, édité 7 fois
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Pepper B. Blossom
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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Sam 12 Nov - 0:00




Tes doigts glissent le long des tranches dorées des livres. Tu avances parmi les rayonnages, espérant presque te perdre au milieu des romans et des encyclopédies. Milles histoires, milles savoirs. Les étagères qui se dressent haut, si haut que des échelles sont nécessaires pour atteindre les plus élevés des livres.

Et toi, si petite, perdue dans ce monde comme tu te perds dans cet immense labyrinthe. Rongée par ta propre impuissance comme par celle des autres. Scandalisée devant tant d’injustice, devant tant… tant d’indifférence. Es-tu la seule à remarquer que quelque chose, dans ce monde, ne tourne pas rond ? Ou plutôt… non. Le monde tourne en rond. Enfermé dans ce manège infernal sans pouvoir s’en extraire. Sans rien faire d’autre que de tourner, encore et toujours, sans jamais s’arrêté. Et puis certains trébuchent sans se relever. D’autres se retrouvent prisonnier de ce cycle à leur tour. Et toi ? Tournes-tu, toi aussi ? Oui bien sûr. Mais es-tu la seule à te douter que ce n’est pas normal. Qu’un jour le manège s’arrêtera de tourner… pour toujours.

Tes doigts frôlent un livre à la couverture orné de dessins colorés. Tu le tires du rayonnage, tournes délicatement les pages jaunies. Un enchainement de mots. Des phrases infiniment longues et ennuyeuse. Bien vite, tu refermes l’ouvrage d’un mouvement. Ce dernier libère un nuage de poussière qui te fait éternuer. Agacée, tu réarranges tes cheveux roux, maintenus par un bandeau, et poursuit ta marche. Une musique flotte dans ta tête. La mélodie entêtant que l’on entend lors de fêtes foraines. De temps à autres, tu esquisses quelques pas de danse. Pointes, arabesque, grand jeté. La moquette étouffe le son de tes foulées.

Soudain tu tombes en arrêt, et la symphonie qui t’entraine cesse brusquement. Tu recules de quelques pas. Une jeune fille est là. Assise à une table, prêt de la fenêtre. Tu t’avances plus lentement, mais toujours en sautillant. Tu as très envie de t’assoir aussi, et d’écrire. Il reste une place, en face de la jeune fille de quelques années ton ainée. Sans trop savoir pourquoi, tu tires la chaise et t’assoies. D’un geste vif, tu sors ton petit cahier de brouillon, les mains frémissantes. Une fugace idée. Tu entreprends alors de la griffonner sur le papier.

Des bruits, des pas. Des pas lents, cadencés, incertain. Personne ne sait où ils vont. Pourtant ils s’y rendent avec une conviction sans pareille. Ils suivent tous aveuglement, les aveugles qui les guident. Ou plutôt… leurs guides ne sont pas aveugles, non. Juste inconscients. Inconscients qu’ils mènent le monde dans un cycle infini. Une ronde infernale. Tourne, tournons, tous. Semblable à de petits chevaux de bois, piégés dans un manège. Loin de toute liberté. Loin de tout respect. Et le monde courre. Cavale droit vers le précipice qui l’engloutira. C’est une course sans fin. On ne peut l’arrêter. Personne ne veut l’arrêter.
Et moi, et toi ? Qui sommes-nous ? Que sommes-nous ? Es-tu perdue comme je le suis ? Cette façon dont fonctionne notre vie ne te révolte-t-elle pas ?


Tu relèves la tête en quête d’inspiration et fixe l’autre élève pour la première fois depuis que tu es assise là. Son maquillage a coulé sur ses joues rosées, et son regard rougit est perdu dans le vague. Intriguée, tu baisses les yeux vers ta feuille, fébrile.

« - Pourquoi tu pleures ? » Marmonnes-tu, n’y tenant plus.

Le ton de ta voix est à la fois cassant et percé de curiosité. Tu fixes tes prunelles bleues, avides, sur l’autre, et attend.

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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Sam 12 Nov - 17:21

Tu commences a rédiger ton exposé.. Mais tu as la tête ailleurs, ton esprit est si loin. Tu aimerais tellement pouvoir t'échapper loin dans le ciel, t'envoler tel les oiseaux que tu aperçois par la fenêtre. Tu aimerais tellement être libre d'être heureuse.. Il y a une jeune fille non loin de toi, de quelques années ta cadette. Elle est belle et fine. Ses cheveux sont blonds et longs, ses yeux clair comme un ciel neigeux. Son visage est fin, plongé dans les rayonnages de livres. Elle saisi de ses doigts délicats un livre a la couverture colorée. Elle l'ouvre, feuillette quelques pages. Et toi tu l'observes. Est-elle heureuse ? C'est étrange, mais c'est une des questions que tu te poses quand tu vois quelqu'un. A t-elle une famille qui l'aime, des frères des soeurs ? Elle jettes vaguement son regard le long des phrases du livres. Apparemment ça ne l'intéresse pas plus que cela. Elle reposes vivement le livre qu'elle tenait. Elle recule de quelques pas, t'observes un instant. Tu fais semblant de replonger dans tes études. Elle s'avance lentement vers ta table, sautillant de gaieté sûrement. Elle tire la chaise et s'assoit en face de toi. Tu fais semblant que cela ne t'importe pas. Mais elle ne t'adresse pas la paroles. Soulagée, tu continue d'écrire.

Elle sort un cahier de brouillon, et commence a gribouiller dessus. Elle a l'air extrêmement concentré. En tout cas toi, ton exposé n'avance pas. Tu restes assise, ton crayon dans la main, plissant les yeux sous les chauds rayons du soleil. Tes yeux orageux se perdent dans les vagues. Que peut-elle bien écrire ? Tu ne sais pas pourquoi, mais tu as toujours ressentit le besoin de savoir ce que pensait les gens. Ce qu'ils pouvaient se dire intérieurement. Si tu n'as jamais eu envie que les gens te connaissent, tu aimes, non tu as besoin, de connaître les gens. Qu'est-ce qu'elle écrit ? Aime t-elle la littérature ? De quelle maison fait-elle partie ? Quand tu regardes sa fine et gracieuse silhouette tu te dis qu'elle doit faire partie de la maison de cygnes m'enfin, tu ne te fies pas aux apparences, juste aux choses concrètes. Tu te détournes d'elle. Elle ne semble pas vouloir te parler. Tu pivotes une nouvelles fois ta têtes vers la fenêtre. Le ciel est bleu, le soleil brille. Tu aimerais tant retourner à ton pays d'origine. Tu te perds dans d'innombrables souvenirs, pensant à ta vie passée mais jamais a ta vie futur. La jeune fille relève soudainement la tête et te fixes. mais toi, tu ne daignes pas la regarder. Voyant les traces de pleurs sur tes joues, elle baisse les yeux vers sa feuille ave fébrilité. Elle te dit, d'un ton cassant et où pourtant perce de la curiosité :
    " Pourquoi tu pleures ? "
Tu la regardes en face. Aucune ombre de sourire s'affiche sur tes lèvres. Elle te fixe de ses yeux clairs avec avidité, attendant une réponse. Tu la regarde d'un visage impassible, sans réellement exprimer de sentiments. Tu n'as même pas envie de lui répondre. Pourquoi ne pas continuer tes devoirs au lieu de perdre ton temps a lui répondre ? Tu n'aime pas cette avide curiosité qui danse dans son regard. Toi tes yeux n'expriment rien, ce ne sont que des yeux comme les autres après tout. Tu poses lentement ton crayons à côté de ta feuille, sans pour autant détourner ton regard. Tu lui dis d'une voix neutre, mais pas tellement aimable :
    " Parce que j'en ai envie ? Je fais ce que je veux après tout. "


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Dernière édition par Lilieth L. O'brien le Mar 6 Déc - 21:12, édité 4 fois
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Pepper B. Blossom
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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Mer 16 Nov - 12:58

Un court silence s’installe, tu te renfrognes. Puis elle relève lentement la tête et te fixe avec une impassibilité admirable. Pourtant son visage est sombre, fermé. Elle n’a pas eu l’air d’apprécier ta question. Sans cesser de te dévisager, elle pose son stylo à côté de sa feuille, doucement. Toi tu soutiens son regard sans ciller, ravalant un sourire moqueur. Tu t’attends à une réponse cinglante, il n’en est rien.

« - Parce que j'en ai envie ? Je fais ce que je veux après tout. »

Sa voix est neutre mais tu perçois sans peine son irritation. Tes joues se gonfle comme toujours quand tu es vexée. Tu ressembles à un hamster comme ça. Tu n’aimes pas qu’on te tienne tête, tu veux qu’elle te réponde clairement, sans se défiler. Tu frappes nerveusement le sol du pied avec décadence. C’est un tic quand tu es exaspérée. Tu as envie de lui hurler quelque chose de méchant, de la faire parler. Tu te demandes ce qui te retient de lui décrocher un coup dans le tibia. Mais tu te contiens. Tu détestes lorsque ta colère prend le dessus sur ta raison, mais c’est plus fort que toi. Tu tentes tant bien que mal d’oublier ton irritation et entreprends de mastiquer ardemment ton crayon. Sans succès, tu essayes de te reconcentrer sur ton brouillon, mais rien à faire. Cette fille pique ta curiosité, t’obsèdes pour ainsi dire. Tu as l’impression de sentir son regard fixé sur toi. Relevant brusquement la tête, tu constates qu’il n’en est rien. Elle garde les yeux baissés sur sa feuille. Tu déteste que les gens t’ignorent. Tu veux attirer l’attention, tout le temps. Irritée par son indifférence, tu commences à taper bruyamment la table avec ton stylo, puis à claquer ta langue contre tes dents. Tu as envie de l’embêter, qu’elle s’énerve, qu’elle cri. En même temps, une symphonie rythmé et dynamique envahit ton esprit. Tu serres les dents, fermes les yeux. Tu te cales sur cette chanson. La musique trop énergique se mue alors en une douce alliance de piano et de violon, qui t’apaise bien vite. Tu te replonges dans ton texte, le relis, mot par mot, décrochant bien chaque syllabes dans ta tête. Et puis zut. Tu arraches la feuille à la table, la chiffonne longuement pour former une boule irrégulière. Puis tu la lance vers la poubelle. Raté. Le projectile rebondit sur le bord de la corbeille et retombe mollement sur le sol. Tu hésites à te lever, puis renonce, las.

Et bien Lilibeth. Tu es toujours à cette table. Une autre feuille, parfaitement blanche, est posée devant toi. Tu mâchouilles ton crayon, te tenant la tête d’une main. Tu cherches l’inspiration. Rien. Rien que les paroles d’une chanson qui te trotte encore et toujours dans l’esprit. Tu commences à fredonner silencieusement, puis tu hausses la voix sans t’en rendre compte. Tu ne connais pas les paroles, qui sont en japonais. Du coup tu baragouines des mots sans aucun sens. Tu te souviens, c’est une chanson que ta grand-mère te chantait pour t’endormir.

« Tsunaida te ni… kissu wo »

Tu frissonnes de plaisir en murmurant ces mots. Tu relèves la tête pour fixer à nouveau la fille en face de toi. Pour la première fois, tu prends le temps de la détailler. Elle est blonde, et ses cheveux sont noués de façon plutôt enfantine. Sa peau est blanche comme de la porcelaine, ses trait fin et gracieux. De quelle maison peut-elle bien être ? Tu jettes un coup d’œil à ses écrits. Elle a griffonné plusieurs dessins dans la marge. Tu en déduis qu’elle venait probablement de la maison Baroque. Il était rare que tu t’intéresses aux autres. Mais cette fille – celle que tu voulais blesser tant par les mots que par les gestes – te fascinait. Qu’avait-elle de différent ? Son aura peut-être ? On bien son visage si insondable, dépourvu de l’expression de tout sentiment.

« -Je peux te demander… »

Tu hésites, tournes les mots dans ta tête, puis te résous à être naturelle.

« -Comment tu t’appelles ? »

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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Ven 18 Nov - 22:56

Ses joues se gonflent de vexation. Eh oui mademoiselle, le monde ne tourne pas autour de toi ! Il y a tellement de gens qui ne savent même pas que tu existes, si peu qui peuvent prétendre te connaître ! Cette expression lui va mal en tout cas, tous ses traits sont changés, la finesse de son visage n'est plus. Elle est vraiment drôle comme ça, elle ressemble a un rongeur. Tu hais tellement les rongeurs Lilieth ! Tu évites de pouffer de rire, pourtant, rien ne viens troubler ni ton visage ni ton regard. Tu restes impassible. Tu te délectes sans le montrer de son irritation. Elle se met à frapper le sol de son pied. Le tout en une cadence rythmé et régulière. Elle ne semble pas apprécier ta réponse vague, elle ne supporte pas que tu ne lui dises pas. Et toi, ça te fais rire Lilieth ! En tout cas, si elle pense te déranger en tapant du pied, elle se trompe énormément. Tu es le calme et la sérénité incarnée.. Enfin dès qu'il est question de s'amuser un peu. Tu replonges le nez dans ton devoir. Mais pourquoi des livres aussi barbants existent-ils ?! La question subsiste.. Tu griffonnes quelques dessins dans la marge de ta feuille toujours aussi vierge pendant que ta camarade s'exaspère toute seule. Tu t'attends a tout moment a ce qu'elle explose, t'envoyant quelque chose de méchant pour te sortir les vers du nez. Mais elle n'en fait rien, elle se contient. Et toi, intérieurement, tu en souris. Cette fille est vraiment très colérique et capricieuse. Elle se calme, mordillant avec ardeur le bout de son crayon. Elle replonge dans son petit cahier. Toi, tu commences à travailler.. Tu aimes cela Lilieth, oh oui, tu aimes cela. Tu aimes que les gens te remarquent, tu aimes ta différence. Tu la chéris. Tu n'es pas comme les autres, autant en profiter. Tu aimes ce voile de mystère pourtant si facile de soulever. Mais, elle semble prête a tout pour savoir, pour lever ce voile sombre et opaque. Tu l'obsède. Mais elle ne s'y prend pas bien, les caprices de gamines, ça ne marche pas avec toi. Tu continues d'écrire, te délectant de sa curiosité. T'es vraiment sadique au fond, hein ?

Elle relève vivement la tête. Parce qu'elle croit quoi la petite ? Que tu es tellement intéressée par elle que tu passes ton temps à la regarder ? Désolé, tu as autre chose à faire. Tu ignores son regard inquisiteur. Elle se renfrogne. Oui oui, apparemment elle se prend vraiment pour le centre du monde. Comble t-elle un manque quelconque par l'attention des gens ? Possible. Toi Lilieth, il n'y a qu'une seule personne que tu aimerais qui te remarque. Pourtant, elle ne te vois pas. Tu soupires imperceptiblement. D'irritation, elle se met à cogner avec bruit son stylo sur le bord de la table, faisant claquer avec agacement sa langue contre ses dents. Elle veut que tu réagisses semble t-il. Elle semble prête a tout pour une réaction. Pourtant toi Lilieth, tu ne fais rien. Plus elle s’énerve, plus tu t'amuses, plus elle veut t’énerver plus tu l'ignores, plus tu l'ignores, plus elle s’énerve.. C'est un éternel cercle sans fin. Le pire, c'est que tu aimes ça. Vicieuse va. Serrant les dents, elle ferme les yeux. Semblant se concentrer sur quelque chose qu'elle seule peut comprendre. Elle se calme, se replonge dans son texte. Son visage a présent, à retrouvé sa fine beauté. Tu la préfère comme cela tout de même. Dans un élan de contrariété, elle déchire une page de son cahier, la chiffonne, formant ainsi une boule irrégulière. Elle la lance. Rate la poubelle. Tu te retiens de rire. Elle regarde longuement le morceau informe tombé à terre puis, lasse, décide que quelqu'un irait sûrement le ramasser à sa place. Tu lèves les yeux au ciel. Ce ne sera pas toi en tout cas, elle peut toujours rêver. Elle mordille encore son stylo, cherchant sûrement de l'inspiration. Elle se met à fredonner de plus en plus fort quelques paroles inaudibles. Elle a plutôt une jolie voix quand elle chante. Pourtant toi, tu ne l'écoutes plus, ne l'observes plus, ne ries plus. Rêve. Mais quel est donc ce mot ? Aurais-tu un rêve toi aussi ? Tu replaces une mèche de cheveux agaçante derrière ton oreille et commences frénétiquement à écrire.

"J'ai un rêve. Je cherche à le réaliser dans ce monde imprévisible. Je cherche quelqu'un avec qui je pourrais le partager, j'en cherche le début mais pas la fin, je recherche un jour sans savoir lequel ce sera. Je recherche une réalité pour cette chose qu'on appelle rêve, sans savoir pour autant s'il existera un des ces jours. Je cherche le début d'un rêve sans vouloir en connaître la fin. Je veux que mon rêve devienne réalité, qu'il débute mais ne finisse jamais. Je cherche une réalité dans ce monde si cruel, j'aimerais tant que tu m'aides à la trouver. Je t'en prie.. Aides moi à chercher in sens à cette vie qui n'est ni rêve ni réalité, fais le avec moi, qu'enfin mon voeux soit exaucé. J'ai un rêve.. "

Tu es tellement plongée dans ton écrit que tu ne remarques même plus la jeune fille en face de toi qui recouvre sa bonne humeur, tu ne remarques même plus son regard pâle qui te détaille, tu ne remarque même plus ses beaux yeux qui se posent sur tes gribouillis. Tu finis ton texte, le regarde avec satisfaction. Pose ton stylo près de ta feuille. N'empêche que ton exposé là.. Sentant le regard de la jeune fille sur toi, tu te met à l’affût, sans pour autant relever la tête. Tu te décroches de ton texte, tu sens que ce qu'elle va dire va être important pour la suite de vos relations. Elle commence étrangement ;

" Je peux te demander… Tu ouvres bien grand les oreilles. Elle marque une pause, hésitante. Que va t-elle te dire ? Pourtant, elle reprend, d'un ton naturel et doux : Comment tu t’appelles ? "

Tu exploses d'un rire cristallin, tu ne te retiens plus. Pourtant, tu n'as toujours pas relevé la tête, tu ne l'a pas regardé. Tu pose une main sur ta bouche et la deuxième sur ton ventre. Le rire passé, tu essuies tes yeux, et te recoiffe, reprenant ton visage impassible et serein. Tu joins tes mains devant toi, les posant avec calme sur le bord de la table. Tu plonges tes yeux gris d'orage dans les siens aussi clairs que de la glace. Tu lui dis en souriant ;

" Tu vois que tu peux obtenir les choses quand tu les demandes gentiment. A présent, tu ne souris plus. Tu continue de la fixer, plus pour la sonder que pour la provoquer. Tu chasses quelques mèches de translucides d'un revers de la main et reprends, semblant marteler chaque mot : Lilieth Laureline O'brien, enchantée. "

Tu ne lui poses pas de questions, tu préfères que les gens viennent vers toi, qu'ils se dévoilent tout seuls. Quand ils en ont envie, s'ils en ont envie. Tu ne presses pas les gens, tu les pousses lentement à te parler. Tu aimes faire une liste psychologique des gens qui t'entourent, c'est pour cela que tu ne lui diras pas que tu connais son identité, ce ne serait que lui donner plus d'importance. Non, tu préfères attendre qu'elle te parle. Pourquoi ce besoin d'attention ? Pourquoi cette colère ? Pourquoi ce besoin d'être reconnu ? Tu attends.


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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Sam 17 Déc - 10:52

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Elle ne relève même pas la tête. Ça t’agace, mais tu n’en montre aucun signe. Tu essayes d’imiter l’air impassible de la jeune fille. Ton visage se tord dans une grimace. Un silence s’installe tandis que tu te bats avec les expressions de ton visage. Soudain, elle éclate de rire. Un rire claire et mélodieux, loin du tiens, moqueur et cynique. Tu tressailles. Ton visage pâle se colore de rose. Presque aussi rose que la mèche de cheveux qui vient entraver ta joue. Une extravagance de ta part, cette couleur.
Tu es en colère, et cette fureur grandit à mesure que son hilarité grandit. Ta gorge se sert. Tu as horreur qu’on se moque de toi, tu as envie de te lever et partir en pleurant. Mais tu ne bouges pas. Tu n’esquisses pas un geste. Tes mains restent crispées sur les bords de la chaise, droite comme un piquet. Tes yeux brillent de rage mêlée de larmes de honte. Ton cœur bat la cadence de tes pieds qui martèlent le sol. Va-t-elle répondre ? Son rire cessera-t-il ? Tu as l’impression que c’est impossible. Soudain elle se tait, mais sa voix continue de résonner dans ton esprit. Son rire. Ta tête tourne. Tourne manège. Tu as l’impression que je sol se dérobe, tu t’agrippes plus fort encore à ton siège.

Et à nouveau ses lèvres se délient. Elle ne rit plus. Son visage avait recouvré son sérieux, malgré un faible rictus.

« - Tu vois que tu peux obtenir les choses quand tu les demandes gentiment.»

Elle te fixe d’un air serein, tu restes immobile, retenant ton souffle. Puis elle répond en décrochant bien chacun de ses mots.

« - Lilieth Laureline O'brien, enchantée. »

Elle n’attend visiblement aucune réaction de ta part, se replonge dans ses écrits. Ton esprit est partagé entre jubilation et frustration. Elle ne s’intéresse vraiment pas à toi. Elle se fiche de savoir comment tu t’appelles. Et cela, l’enfant gâtée que tu es ne peut le supporter. Tu hésites à recommencer ton cirque. Cependant la pensé de son visage impassible te ravise. Tu réfléchis en griffonnant un lapin sur ta feuille. Comment attirer son attention sans qu’elle ne t’ignore. Le lapin prend forme. Deux oreilles, de longue patte. Puis un petit pompon de fourrure en guise de queue. Te contemples ton œuvre avec d’un œil critique. Ce n’est pas beau. Une chose est sûre, tu n’es pas faite pour la Maison Baroque. Et puis sans trop savoir pourquoi, tu décides de te présenter, spontanément. Après tout, elle avait le droit de connaitre ton nom.

« - Moi je m’appelle Lisabeth… »

Ta voix était presque inaudible.

« Lisabeth Wakeshima, de la maison des Cygnes. Ravie de te rencontrer ! »

Te semble bien plus confiante, comme à chaque fois que tu t’adresses à quelqu’un. Tu ne résistes pas, tu lui tends la main pour la saluer, espérant qu’elle ferait de même. Plus que tout tu redoutais qu’elle n’éclate à nouveau de rire. Ce rire qui te fait peur autant qu’il te fascine. Tu la regardes dans les yeux. Et quels yeux. Aussi gris que la brume qui couvre le lac. Ton cœur bat en rythme, tu te retiens de battre la mesure avec ton crayon. Si Lilieth prenait ce geste comme une provocation, peut-être refuserait-elle de te serrer la main. Et pourtant tu le voulais. Tu voulais toucher sa peau. Tu voulais la sentir sous tes doigts. Vérifier qu’elle est bien réelle, aussi douce et fine qu’elle en a l’air. Et chaude. Une infinie chaleur, voilà ce que tu recherches.

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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Sam 17 Déc - 11:36

Son regard se pose sur toi un instant. Mais tu ne bouges pas. Tu ne relève pas la tête, ne la regarde pas. Et cela semble l'indisposer. A vrai dire, c'est un peu pour cela que tu le fais. Chaque rencontre est unique, peut-être sortiras-tu différente de cette discussion, peut-être en sortira t-elle changée. Tu ne sais pas, personne ne le sait. C'est surtout cela qui est drôle, amusant, vivifiant. Mais si vous bavardez aujourd'hui, c'est bien parce que cette rencontre était inéluctable, il n'y a pas de hasard dans ce monde. Peut-être découragée, sûrement désarmé, elle continue de griffonner sur sa feuille. Toi aussi à vrai dire, tu es quasiment plongée dans ton travail. Tu lis un intéressant ouvrage sur l'art au XVIII ème siècle. Tu semble totalement captivée, bien que ce livre soit réellement nul. Pourtant, tu sais qu'elle va parler, alors tu attends, sans en avoir l'air. Et spontanément, naturellement, elle te dis, d'une voix presque inaudible :

" Moi je m’appelle Lisabeth… Elle marque une pause et continue, Lisabeth Wakeshima, de la maison des Cygnes. Ravie de te rencontrer ! "

Cette fois, elle semble plus assurée, plus confiance, et cela te rends joyeuse. Tes yeux pétillent. Oui, peut-être que cette rencontre vous apportera autant à l'une et à l'autre.. Que ce soit de la haine, de l'amitié ou autre chose. Mais tu ne le penses pas. Alors elle te tend sa main, par dessus la table. Tu captes dans ses yeux une lueur de crainte. De quoi a t-elle peur ? Que tu ne lui sers pas la main en retour ? En tout cas, il semble que ça lui ferai plaisir si tu le faisais. Qu'importe, de toute manière, tu l'aurais fais quand même. Tu hausses les épaules avec un air de profonde désinvolture. Elle plonge ses yeux bleus dans les tiens couleur volutes de fumées dansant dans les airs. Tu souris, sortant ton sourire n°8 celui qui signifie ' je ne souris pas avidemment, mais pas non plus par gentillesse ' Tu l'aimes bien ce sourire, un peu malicieux, un peu intrigant. Parfait. Tu lèves et tends ta main au dessus de la table, pour serrer la sienne. Sa peau est douce, comme celle d'une poupée.. de porcelaine. Elle est étrangement fraîche. Tu aimes ça, c'est vivifiant, agréable. Tu lui adresse un petit sourire sincère et gentil cette fois et reprends un air sérieux. Si tu avais été une fille normal tu aurais dis ' moi de même ' si tu étais une fille banale tu aurais entamer une conversation futile sur une chose sans importance. Mais le problème, c'est que tu es tous sauf ' normal ' en tout cas, tu n'es pas dans les limites normales que la société actuelle a fixées. Alors tu lui dis d'une voix naturel, ton regard se perdant dans le lointain, inquiétant.

" Tu n'as pas l'impression que certaine choses arrivent parce qu'elles devaient arriver, simplement parce c'est inévitable ? N'as-tu jamais cette impression inquiétante que quelque chose va se produire ? "

Tu replonges tes yeux mystérieux dans les sien, d'une tel intensité.. Mais une nouvelle fois tu te détournes, une expression de tristesse infinie parcourant ton visage. Elle ne te répond pas. Que peut-elle penser de toi ? Tu ne sais pas. Mais après tout, tu t'en fous un peu non ? Non, oui, tu ne sais pas. Tout est tellement trop compliqué, trop simple parfois. Ca te fais peur de te dire que tu ne sais pas tout. Mais ça te ferais peur également de tout savoir. Après tout, a quoi bon vivre si tu connaissais tous les secrets de ce monde et d'ailleurs. Non Lilieth, crois moi, ça ne servirais à rien, autant mourir pour ne jamais renaître. Un vague sourire s'ébauche sur tes lèvres fines, comme s'il avait été tracé à l'aquarelle. Tu es toujours perdue dans tes insondables pensées. Tu fais abstraction de cette fille devant toi, de livres, des étagères qui t'entourent. Du monde. Il y a un autre monde, est-ce celui des rêves ? Tu aimerais tant la rejoindre. Tu sens un instant le vent balayé tes cheveux et mordre ta chair fine. Pourquoi.. ? Tu t'arraches à la vision trop triste et te retourne vers ton interlocutrice. Bizarrement, tu as les yeux plissés, comme fermés. Tu es tournée vers elle mais tu ne la regarde pas. Tu affiches un petit sourire penaud et dis d'une voix faible, comme la lamentation d'une petite fille au loin.

" Tu dois me trouver bizarre. Tu hausses les épaules, et d'un ton désinvolte et joyeux, la regardant cette fois dans les yeux, un immense sourire de joie parcourant ton visage, tu lui dis gaiement, Mais en fait c'est plutôt cool.. Parfois. "


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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Jeu 9 Fév - 20:33

C’est un peu bizarre non ? La façon dont tu opères pour qu’on s’intéresse à toi. Je veux dire… penses-tu réellement que ça marche ? N’est-ce pas contre-productif de jouer la peste. Où bien ne peux-tu pas t’en empêcher. Il est vrai que tu as toujours été suffisante et entêtée. Mais tu as toujours eut si peur. Si peur d’être seule. Perdue dans le noir, sans jamais une main pour saisir la tienne. Pour toujours le silence qui t’oppresse. Le noir et le silence. Ce sont deux de tes phobies. Et la solitude qui va avec. Ô, que tu aimes sentir les corps des autres qui t’entours. Comme tu te sens bien, au centre de tout, au centre des toutes les attentions. Au centre de ton petit monde bien définit. Celui qui ne doit changer sous aucun prétexte.

Elle a tendu le bras au-dessus de la table. Vos paumes se sont rencontrées. Comme sa peau est douce et chaude. Tu te mets à rêver que cette main si agréable effleure ta joue. Tu enserres tes petits doigts fins autours des siens, rechignant presque à la lâcher. Et ton cœur qui bat si fort. C’est étrange comme sensation. C’est vrai que tu n’as pas beaucoup d’amis. C’est compréhensible, le désir d’en avoir à l’effet inverse. Tu frémis presque à l’idée d’avoir offensé Lilieth. Si elle refusait de te revoir ? Et si cette poignée de main signifiait que vous ne vous reverriez plus ? C’est futile de penser ça, tu ne la connais même pas. Mais tu comptes déjà t’accrocher à elle. N’est-ce-pas la première fois qu’on accepte de te serrer la main ?
Son bras repart vers sa position initiale. Du bout des doigts, tu effleures les siens, désireuse de garder le contact le plus longtemps possible. Mais tout ce rompt quand elle ramène sa main sur sa feuille. Tu réprimes un soupire de déception. Son regard est perdu dans le vague. Tu essayes de le suivre, mais tu fermes les yeux. Pourquoi les larmes bordent-elles tes paupières Lilibeth ? C’est comme quand le vent glacé te fouette le visage. Une bourrasque cruelle, qui t’arraches quelques larmes.

" Tu n'as pas l'impression que certaine choses arrivent parce qu'elles devaient arriver, simplement parce c'est inévitable ? N'as-tu jamais cette impression inquiétante que quelque chose va se produire ? "


Tu sursautes. Sa voix, si calme, si lointaine, semble résonner d’un écho passé. Tu restes bouche bée, prise au dépourvue. Pendant quelques instants, tu tentes d’interpréter cette phrase. Que veut-elle dire par là ? Et si elle parlait de votre rencontre ? Cette pensée réchauffa intensément ton cœur. Tu eus envie de lui demander. Mais tu pris peur soudainement. Si ce n’était pas le cas, te trouverait-elle étrange ? Suffisante ? Tu l’es, c’est vrai. Mais maintenant, tu voulais tellement lui plaire, faire bonne impression.

Ô tendre amitié, sans toi que la vie est insipide

Tu griffonnes ces quelques mots sur ta feuille. C’est fade, c’est laid. Tu grimaces. A nouveau, tu chiffonnes la feuille, mais te stoppe net. Tu la déplies lentement, lit à nouveau, la fourres dans ta poche. Tu jettes un regard à Lilieth. Elle ne prête aucune attention à toi. Soupire. Ce n’est pas si grave. Peut-être qu’elle n’est pas la bonne. Peut-être qu’elle ne sera pas ton amie tout compte fait. C’est bizarre de courir ainsi après l’amitié. Enfin, pour les autres peut-être, mais c’est l’histoire de ta vie. La solitude, la recherche perpétuelle d’attention. Elle semble perdue dans son propre monde, son regard est infiniment triste. Elle esquisse un faible sourire, tout léger, qui semble se poser sur ses lèvres.

" Tu dois me trouver bizarre, Mais en fait c'est plutôt cool... Parfois. "

Elle hausse les épaules, avec une désinvolture enviable. Elle semble de très bonne humeur, et arbore un sourire pincé mais gai. Tu esquisses un hochement de tête.

« - Lilieth ? Est-ce que tu crois qu’on se reverra ? Je veux dire, est-ce qu’on se rencontrera à nouveau, plus tard, dans l’école ? »

Tu tortilles une mèche de cheveux entre tes doigts.

« - Tu dois me trouver étrange, mais j’adorerais ça … »


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MessageSujet: Re: T'écrire est souvent plus facile que te parler ♪ ♦ Lisabeth & Lilieth   Mer 22 Fév - 20:51

| C'est super court, mais c'est histoire de finir au plus vite le RP. x) |

" Lilieth ? Est-ce que tu crois qu’on se reverra ? Je veux dire, est-ce qu’on se rencontrera à nouveau, plus tard, dans l’école ? Tu dois me trouver étrange, mais j’adorerais ça … "

Tu hausses les épaules distraitement. Alors comme ça cette jeune insolente semble vouloir devenir ton amie ? Tu as envie de rire. Pourtant tu ne ris pas. Tu regardes cette fille, jolie mais en réalité tellement insignifiante, riche mais malheureuse. Seul. Banale, commune. Mais n'est-ce pas pour ça que tu la trouves tellement interéssante ? Tu ne sais pas. Après tout, tu n'as jamais eu d'amis. De vrais amis. La plupart du temps, quand tu es gentille, les gens t'apprécient, savent qu'ils peuvent compter sur toi bien qu'ils te trouvent étrange. Et donc différente. Ce ne sont pas tes amis. Au fond, toi aussi tu es seule. Tu dis que ça ne te gênes pas, tu t'occupe très bien toutes seule. mais n'est-ce pas la peur qui enserre tes entrailles ? Peureuse va ! Tu observes Lisabeth de ton regard d'acier, elle est en train de tortiller une des ses mèches de cheveux entre ses doigts fins, attendant sûrement une réponse. Tu hoches la tête avec solennité et déclare :

" Si tu penses que ça se produira, si tu veux que ça arrive, alors on se rencontrera à nouveau. Je ne pense pas que ce monde ou n'importe lequel soit fait de hasard, non, je pense que la plupart du temps seule la volonté compte. Il faut que tu le sentes au fond de toi. "

Tu regardes encore la frêle jeune fille qui ne réagit pas. Tu as envie de la laisser là, à nouveau toute seule. Peut-être est-ce que vous vous reverrez ? Peut-être. Oui, en réalité tu en es sur. Tu te lèves, rangeant prestement tes affaires dans ton sac. Tu trouves ça amusant d'attendre de voir comment se passeront les choses. Tu souris discrètement. Tu es comme une reine des neiges, enfermée, emprisonnée dans son château de glace. Jouant à un jeu insolite, un jeu qui est ta vie, une vie qui est un jeu. Mais, n'est-il pas quelque peu monotone ? Tu commences à t'en aller. Tu lances à Lilibeth, sans te retourner :

" Si tu veux me revoir, tu sauras ou me trouver. A plus. "


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