Winter -014-015 - Pear, Spark & Lastie
 
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 So fine (libre)

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Cassiopeia Crydamoure
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MessageSujet: So fine (libre)   Mer 9 Jan - 21:34

"How could she look so fine ? "

Les premières paroles de l'une de ses chansons favorites, après huit mesures d'introduction qui pouvaient rappeler Knocking on heaven's door, le genre d'intro qui vous met directement dans l'ambiance de tout le reste de la chanson, du moins pour la majeure partie dans ce cas-là. Guitare, piano, basse, batterie, tout était très calme, et agrémenté de deux ou trois soupirs du chanteur sur la fin, juste avant que sa voix étouffée ne vienne rajouter du texte à cette mélodie qui restait très facilement en tête. Non, ces paroles n'avaient strictement aucun rapport avec la situation qu'Antarès traversait en ce moment, vu que ces paroles parlaient d'une fille, et que de toutes évidence, il était homosexuel, et dans tous les cas il ne voulait pas penser à sa situation amoureuse. Cela faisait trois ou quatre jours qu'il était revenu de l'enterrement de ses parents, enterrement qui n'aurait jamais dû être si tôt, si soudain, si violent, si hypocrite, si surjoué. Mais le destin avait voulu ça. Y avait-il un quelconque destin, d'ailleurs ? Antarès peinait à le croire. Il croyait au hasard, mais pas au destin.

"It's a story of a man
Who works as hard as he can
Just to be a man who stands on his own
But the book always burns
As the story takes it turn
And leaves a broken man"


Situation ironique dans laquelle il était. Il venait de penser qu'il doutait de l'existence d'un grand livre du destin quelque part, et le bassiste du groupe qui jouait dans sa tête venait à peine de chanter le contraire. Bah, il s'en fichait, il ne pensait pas aux paroles ni à la voix éraillée et parfois frisant le faux de Duff, mais plutôt à l'ambiance générale, qui flattait ses oreilles à chaque fois qu'il pouvait l'entendre. Le vent frais qui soufflait sous son manteau, dans son écharpe et sur son visage flattaient également ses sens, à ce moment précis. Il ne venait presque jamais de ce côté-ci, même pas pour chercher de l'inspiration. A vrai dire, il n'avait jamais adoré les littoraux, même s'il ne détestait pas non plus. Il en appréciait l'odeur et la vue, mais ça ne le transcendait pas plus que cela. S'il était venu ici ce soir, à cette heure où il devrait dormir, c'était pour en apprécier le panorama. Celui qu'il pouvait avoir sur les étoiles, en cette nuit d'hiver dégagée, et avec l'absence presque totale de lumières fortes aux alentours.

"If you could only live my life
You could see the difference you make to me
To me I'd look right up at night
And all I'd see was darkness
Now I see the stars alright
I want to reach right up and grab one for you"


Antarès avait toujours un lien étrangement fort avec le ciel, et cela sans raison particulière, pas même son prénom qui se rapportait à une étoile comme ceux d'une grande partie de sa famille ; il adorait le genre de clichés de l'espace qu'il pouvait parfois trouver dans des revues scientifiques, et dont il essayait plutôt souvent de reproduire l'impression, à grands coups de peintures, d'aquarelles, de crayons et de tout ce qu'il pouvait trouver. Il avait même tenté une fois de peindre une gigantesque fresque avec seulement ça, des étoiles, des nébuleuses, encore d'autres étoiles, de la lumière dans un coin et du néant sombre dans un autre. Cette oeuvre inachevée avait fini accrochée à son mur, à côté de son lit, comme pas mal d'autres, pour qu'il puisse se rappeler qu'un jour, il avait essayé de toucher le ciel. Ce dernier était sûrement sa seule motivation lorsqu'il était encore au lycée, pour assister aux cours de physique, même si très souvent ces derniers ne se rapportaient pas du tout aux astres. De toutes façons, il n'en admirait pas la composition atomique et la façon dont plusieurs corps célestes pouvaient être en mesure de graviter autour d'eux, mais plutôt leur beauté. D'ailleurs, ce n'était pas seulement les astres qu'il vénérait, mais tout l'Univers en général et son impressionnante aura qui vous prenait au tripes quand vous leviez les yeux vers le ciel en vous disant "bordel, qu'est-ce que je suis face à tout ça ? Rien du tout, voilà, une chiure de fourmi dans un immense désert".

"How could she look so good (So good)
How could she be so fine
How could she be so cool
How could it be she might be mine"


Antarès essaya encore une fois de toucher le ciel, alors qu'il était totalement seul sur ce bout de falaise qui surplombait l'océan Atlantique qu'il ne remarquait même pas sous cette étendue bien plus majestueuse dans laquelle il voulait toujours se plonger. Se plonger dans les étoiles pour oublier. Il leva les deux mains en l'air pour tenter de les attraper, alors qu'il ne voyait plus que ça, et comme toujours, il échoua. Il échoua encore quand il tenta une deuxième fois, puis une troisième fois, parce qu'il ne ressentait rien. Il était totalement vide, et bien que ses yeux étaient presque éblouis par l'absence de lumière du bon millier d'étoiles devant eux, ses autres sens le trompaient. Le vent frais dans ses cheveux lui rappelaient qu'il n'était pas dans le presque-zéro-absolu du vide, et le son des vagues un peu plus loin l'empêchaient d'entendre le néant.

___________
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You are so strong, you weave yourself a flower crown
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Mar 15 Jan - 19:13

La nuit. Encore une journée qui s'était écoulée sans que le temps ne puisse être arrêté. Parfois, cette impuissance faisait peur. Mais, pour Peeta, ce n'était qu'un compte à rebours sans importance. Les lumières de l'Académie étaient diffuses, éparses. Certains élèves dormaient déjà, d'autres s’affairaient certainement à des devoirs.
L'écossais, lui, avait franchi le portail dès dix-sept heures.
Dans le mutisme le plus total, il avait erré sans but un peu partout, zigzaguant avec sa voiture, foulant la terre lorsqu'il se garait pour une bonne promenade. Mais, au fond, qu'avait-il fait du reste de la journée ? Rien. Chercher un centre de distraction, c'était difficile.
Une heure plus tôt, le jeune homme se trouvait encore en compagnie d'un énième garçon dans les toilettes d'un restaurant où il était allé jouer du piano. Il y a dix minutes, son regard avait suivit l'ombre d'un chat qui traversait une rue. Et là, il était au volant de sa Subaru Impreza WRX, se laissant bercer par le bruit du moteur. Réfléchissait-il à un coin où aller ? Non.

Et il arriva près d'une plage. Il stoppa la voiture au bord de la route et, à travers la vitre de la fenêtre passager, observa au loin. La lumière des lampadaires, accompagnée par la lune et les étoiles, ne suffisait pas à percer totalement la nuit. Et pourtant, Peeta savait.
Logiquement.
Imperturbable.
L'océan était là.
Il tourna la clé de contact pour arrêter le moteur, ouvrit sa portière en manquant de peu la voiture qui passa à ce moment-là, et sortit du véhicule. L'odeur enivrante du sel emplit ses narines. Sa gorge se fit granuleuse un instant. Le vent de la côte souleva ses cheveux et une partie de sa chemise noire, dévoilant la peau de son ventre.
Peeta se pencha dans sa voiture, attrapa une veste et une écharpe, les passa tous les deux, puis quitta le bord de la route pour plonger ses chaussures dans le sable.

A cette heure tardive, personne ne se trouvait ici. Ses yeux guettèrent de gauche à droite, de droite à gauche ; à l'affût de la moindre présence. La nuit n'arrangeait en rien la vue, mais il crut voir une ombre au-delà, quelque part en hauteur.
Le bruit de l'eau interrompit ses pensées.
Il remonta son écharpe au-dessus de son nez, fourra les mains dans les poches de sa veste noire, et approcha du rivage. Ici, le froid était plus profond que dans la ville, là où les bâtiments empêchaient le vent de se faufiler. Et, pourtant, le jeune homme retira bien vite ses chaussures et ses chaussettes.
Sans même relever son jean noir, il plongea ses pieds dans l'eau glaciale.
Il ferma les yeux.

Ses oreilles écoutèrent tous les sons environnants avant de s'imprégner seulement de l'eau. Ainsi dont, il put imaginer entendre des chants de baleines. Puis y ajouta une touche de cliquetis de dauphins. Un peu de mouettes pour guider cette symphonie silencieuse dans le néant de son âme.
Derrière ses paupières closes, Peeta les vit tous ; les baleines, de plusieurs espèces différents, qui tranchaient la surface de l'eau en effrayant les mouettes. Les dauphins, joyeux, qui dansaient autour d'eux.
Un fin sourire étira ses lèvres.
Bien vite retiré par la réalité...

Une éclaboussure retentit non loin de lui. Un couple de jeunes personnes se parlaient à grand renfort de rires et de plaisanteries. Peeta put entendre les mots du garçon qui continuait sa route :

    - Qui sait ? Peut-être que cette bouteille voyagera jusqu'en Inde !


L'écossais les observa s'éloigner, le regard ambré brillant dans la lumière du lampadaire le plus proche. Une certaine animosité s'était installée dans ses prunelles et, pourtant, son visage restait totalement indifférent.
En tout cas, une bouteille venait d'être jetée à la mer. C'est ce qu'il retint avant tout. Et vu le bruit que cela avait fait, il s'agissait d'une bouteille en verre.
Oh, Peeta serait certainement traité de fou ! Peut-être même se moquerait-on de lui ! Mais il s'en foutait complètement. Parce que Peeta était Peeta ; un défenseur animalier, un protecteur de la faune, et un solitaire bien loin du monde humain pour vivre dans sa propre bulle.
Et oui, Peeta se retrouva en caleçon.
Et malgré le vent, malgré le froid, il s'avança dans l'eau avec la volonté de retrouver le déchet jeter sans sentiments.

Killer Whale. Ainsi était son surnom. Et le surnom de l'Orque, le plus grand dauphin du monde. Redoutable prédateur, calculateur.
Peeta plongea après s'être à peine mouillé la nuque ; il savait qu'il risquait gros. Et que ses chance de retrouver la dite bouteille étaient minces. Et puis, qui savait tous les autres déchets qui sillonnaient les fonds sablonneux ?
Mais il essaya.
Il tenta de faire ce geste de respect que beaucoup ne font plus. Parce que ça valait mieux que de ne rien faire du tout. Il se fiait à son ouïe, là où il avait entendu la bouteille tomber. Et cherchait à tâtons, dans le noir. Les yeux ouverts ou fermés, ça ne changeait rien à cette vue médiocre de l'eau et la nuit mélangés.
Après plusieurs apnées, Peeta commença à ressentir le serrement caractéristique de ses nerfs autour de son cœur. Foutue connerie ! Et malgré la douleur, il continua.
Inlassablement.
Sa température corporelle descendait.

Et ses doigts effleurèrent du verre. Il attrapa rageusement la bouteille et remonta à la surface. Le courant l'avait entraîné un peu plus loin au large, et près des rochers.
Sans même penser à ses vêtements éparpillés à la plage, avec porte-feuille, clé et portable dans ses poches, il se laissa guider par la flotte jusqu'aux premiers rochers où il put s'appuyer.

Après avoir repris son souffle, à grand renfort de longues inspirations afin de faire disparaître la douleur à son cœur, il marcha sur les roches, en escalada certaines, jusqu'à rejoindre le sable. De là, il rejoignit ses affaires et s'affala par terre, allongé sur le dos, la main sur la poitrine.
Son autre main serrait cette bouteille qui aurait pu tuer bien des animaux.
Peut-être aura-t-il épargné des vies, en faisant ce geste insensé.

    - Taré, fit une voix.


Juste une fille, qui passait non loin dans la limite des lumières des lampadaires. A quelques mètres d'un Peeta au visage indifférent mais à la douleur cardiaque constante. Il l'ignora. Elle s'éloigna.
Et le silence, troublé par le bruit de l'eau et le vent, reprit.

Il se redressa pour s'asseoir, la main toujours sur le cœur, et grogna de sa voix rauque :

    - Stop. Stop. Stop.
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Mer 16 Jan - 21:27

Allez, Antarès, envole-toi. Envole-toi, bordel, tend tes bras vers le ciel, tu es un oiseau. Maintenant, envole-toi. Allez. Mais comment un oiseau pourrait-il survivre dans l'espace ? L'absence de pression le ferait se disloquer, il s'étoufferait de par le manque d'oxygène, et de toutes façons avant même qu'il ne puisse s'en rendre compte, chaque molécule de son corps serait gelée par le froid absolu qui régnait dans le vide, avoisinant les -273 degrés celsius. Mais pourquoi est-ce qu'Antarès pensait à ça dans des moments pareils ? Pourquoi est-ce que sans le vouloir, il savait tout ça, alors qu'il voulait juste laisser son esprit s'évader au-delà des réalités physiques ? Oui, c'était parfaitement cela, il connaissait ces détails malgré lui, parce qu'il avait eu le malheur d'un jour avoir pu se faire appeler "scientifique". Et maintenant, il aurait aimé oublier, il aurait aimé être un abruti, juste pour une heure tout au plus.

Il fallait qu'il pense à quelque chose d'autre, quelque chose qui le ferait un peu plus rêver. Antarès. Antarès. Antarès, ou Alpha Scorpii, boule de gaz supergéante de faible magnitude émettant des radiations électromagnétiques dans les longueurs d'onde du visible avoisinant les 650 nanomètres, soit une étoile très froide en comparaison avec d'autres telles que Regulus ou Fomalhaut. Non, bordel, non ! Il se fichait de savoir ça, ça ne lui avait jamais été utile, à part pour enrichir sa culture générale dans des domaines qu'il ne visiterait sûrement plus jamais, et surtout qui ne l'intéressaient pas. Antarès. Antarès, soit Anti Arès ou rival d'Arès étymologiquement parlant, Arès, la divinité grecque des arts de la guerre, plus connu dans l'Empire Romain antique sous le nom de Mars. Antarès, étoile la plus brillante de la constellation du Scorpion, qui semblait toujours prêt à attaquer le Sagittaire juste à côté de lui, si le Serpentaire ne lui bloquait pas la route.

Un bruit singulier attira son attention plus bas de la falaise, alors qu'il avait enfin réussi à se concentrer sur autre chose que le décès de ses parents, son incapacité à rejoindre le ciel, et les sciences gênantes qui se permettaient toujours de faire irruption dans ses pensées alors qu'il n'en avait pas envie. Antarès baissa enfin les yeux, et il se rendit compte d'ailleurs qu'il avait mal à la nuque à force de lever la tête. Quelqu'un, ou plutôt un couple, tout bien réfléchi, venait de jeter quelque chose dans l'eau, une bouteille peut-être. Ses oreilles captèrent quelques bribes de paroles, à propos "d'aller jusqu'en Inde" mais sans plus. Et alors que son regard allait se reporter une fois de plus sur l'Univers qui le contemplait de haut, il remarqua une troisième personne, qui se dirigeait vers l'endroit d'où le bruit venait, perdant ses vêtements, se jetant dans l'océan glacé. Qu'est-ce qu'il pensait, au juste ? Il voulait récupérer la bouteille ? Il disparut dans l'eau très rapidement, trop rapidement, horriblement rapidement. Et Antarès ne le revit plus pendant quelques instants, puis il resurgit, puis il replongea. Il avait l'air de s'acharner sur cette bouteille. Mais ce n'était pas le moment de chercher le pourquoi du comment, et si ça continuait, ce pauvre gars inconnu allait se faire un choc thermique, si ça n'était pas déjà fait d'ailleurs.

Antarès chercha un chemin des yeux, n'importe quoi pour rejoindre la plage le plus rapidement possible, et de préférence sans avoir à sauter du haut de la falaise. Et heureusement, il n'était pas allé bien loin dans sa promenade, parce qu'une toute petite route sableuse se trouvait là, à quelques mètres. Il descendit en vitesse, s'il courait ça lui prendrait seulement deux minutes pour arriver là où il voulait, et pourtant il détestait courir. Si Aldébaran était là, il l'aurait immédiatement stoppé : il était faible, l'air était glacé, et il n'avait pas sa ventoline "au cas où". Mais le truc, c'était qu'Aldébaran n'était pas là à ce moment là, donc il pouvait se dépêcher s'il en avait l'envie saugrenue. Au bout de quelques mètres de course tout au plus, il était déjà essoufflé. A cet instant précis, il se maudissait, lui et son asthme qui l'étouffait à chaque fois qu'il voulait faire un effort, lui et ses poumons aussi forts qu'une fourmi plongée dans un verre d'eau, lui et son mépris de l'exercice physique qui lui donnait le vertige. Heureusement que c'était une descente.

Arrivé en bas, Antarès glissa sur le sable, et se hâta pour rejoindre l'endroit qu'il avait vu un peu plus tôt, vu qu'il se souvenait à peu près de l'emplacement. De toutes façons, il n'était pas spécialement difficile à trouver : l'inconnu était apparemment déjà sorti de l'eau, et il avait à première vue réussi à récupérer sa bouteille. C'était une bonne chose, mais certainement plus important. Il devait être complètement frigorifié par le vent qui soufflait sur le littoral, et cet air n'était certainement pas bon pour ceux qui avaient décidé de s'improviser une petite baignade. Antarès avait croisé ses vêtements et le reste de ses affaires en chemin, il avait cru bon de les ramasser pour les lui ramener rapidement. Une fois qu'il était à son niveau, il vérifia qu'il était bien vivant (et c'était le cas, il était assis), puis il déposa (ou plutôt lâcha dans sa précipitation) tout ce qu'il tenait dans les mains pour enlever son long manteau. Antarès s'empressa de le couvrir avec, sans un mot. Il ne se rendait même pas compte du froid qu'il faisait, il était complètement essoufflé d'avoir couru ainsi, et de toutes façons, ce gars-là devait être bien plus mord de froid que lui.

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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Jeu 17 Jan - 9:46

Il l'avait, cette foutue bouteille. Il avait au moins réussi un truc dans sa vie, aussi minime soit le geste. Tout en reprenant son souffle, tout en tenant sa poitrine de sa main libre, tout en ignorant les nerfs qui serraient son cœur à chaque inspiration, son regard ambré fixait cet objet ; il était si facile de se débarrasser d'une bouteille en oubliant les dégâts que celui puisse causer sur l'environnement. Pas que Peeta ai l'espoir que l'être humain devienne plus respectueux de la nature, oh non. Mais il rageait intérieurement.
C'était bien trop facile de jeter une bouteille à la mer.
Trop facile et non puni.

Il inspira profondément, bloqua sa respiration lorsqu'il sentit à nouveau son cœur se serrer. Posant ses deux mains contre le sable pour s'y appuyer, l'une conservant une bouteille en verre dessous, l'écossais leva le visage vers le ciel. Le vent soufflait plutôt fort, était plutôt froid. L'ambiance de la nuit ne le réchauffait guère. Mais il put contempler les étoiles et la lune, chose qu'il faisait souvent lorsqu'il était dehors de nuit.
Chose que très peu d'humains faisaient encore aujourd'hui.
Il n'y connaissait rien à l'univers ; importait tout d'abord cette planète et ses animaux. Mais cela faisait du bien de regarder la nuit en face, d'imaginer et de croire que les galaxies pouvaient abriter d'autres vies.

Concentré comme il était pour oublier le froid, Peeta sursauta légèrement lorsque ses vêtements tombèrent non loin de lui.

    - Hum ?


Son visage impassible se tourna, ses yeux ambrés se levèrent vers l'inconnu qui lui avait ramené ses fringues. Qu'est-ce qu'il faisait là, lui ? Pourquoi avait-il pris le temps de lui ramener ses vêtements ?
Son cerveau carbura dans la méfiance, jusqu'à ce que l'inconnu lui dépose son manteau sur les épaules.
Un... partage ?
C'était absurde ! Les êtres humains sont trop égoïstes pour cela, non ?
Peeta fixait silencieusement son vis-à-vis, toujours d'apparence indifférente. Visiblement, ce type avait couru et essayant tant bien que mal de récupérer une bonne respiration. Bizarre.

Cet interlude permit à ses nerfs de se calmer, à son cœur de se libérer de ses entraves. Perturbé, Peeta ne savait pas s'il devait prononcer un mot. Et, si tel était le cas, que devait-il dire ? C'était bien la première fois que quelqu'un avait un geste "amical" envers lui.

    - Tu devrais t'asseoir.


Peeta poussa un très léger grognement lorsqu'il reconnut sa propre voix ; rauque, mélancolique, elle était sortie de sa bouche avant même que son cerveau ne lui en demande l'autorisation.
L'écossais se passa une main dans les cheveux, l'autre possédait toujours la bouteille en verre. Le manteau glissa un peu de son épaule gauche et, d'un geste vif, il la remonta. Il releva ses genoux, posa son menton dessus en se résignant à accepter la chaleur d'un manteau qui n'était pas le sien.

Ses yeux ambrés fixèrent droit devant lui, là où quelques sillons de lumières caressaient les fines vagues de l'eau.
En fait, malgré son calme apparent, il ne savait pas comment réagir à sa situation présente...
Remercier serait déjà une bonne chose, non ? En y réfléchissant, il se demanda s'il avait déjà eu l'occasion de remercier un être humain. Et, se disant que non, il prononça un :

    - Merci.


... d'une voix claire mais plutôt méfiante.
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Jeu 17 Jan - 21:31

Apparemment, ce gars (qui était toujours décidément aussi inconnu) était surpris de la venue d'Antarès. D'un côté, il était plutôt tard dans la nuit, et ils étaient sur une plage, donc la chance de croiser quelqu'un d'autre était plutôt mince, mais le rouquin avait été là à ce moment précis, et il en avait profité pour se rendre utile, pour une fois dans sa vie, parce qu'il s'en sentait tellement incapable d'habitude. Il avait espéré d'ailleurs dans sa course qu'il ne serait pas une espèce de gène, ou qu'il n'allait pas se faire envoyer à la gueule qu'on n'avait "pas besoin de lui", comme ça pouvait lui arriver quand il proposait son aide à quelqu'un d'autre. Non, décidément, cette pseudo-rencontre s'était pour l'instant déroulée beaucoup mieux qu'il ne l'aurait pensé, il ne put s'empêcher de sourire intérieurement, même dans cette situation.

Il lui proposait de s'asseoir, et c'était une très bonne idée. Antarès ne s'assit pas vraiment à vrai dire, il laissa plutôt tomber ses fesses sur le sable, mais au final le résultat était le même, c'était comme emprunter plusieurs chemins de deux vecteurs différents dans un carré pour passer du point A au point B, on en arrivait de toutes façons au même point et les relations étaient toutes les deux égales au vecteur AB. Mais l'heure n'était sûrement pas aux mathématiques, et il resta là à fixer le vide devant lui, et à reprendre son souffle sans un bruit, même si chaque inspiration lui arrachait les poumons à cause de la fraîcheur de l'air. Il aurait dû prendre sa ventoline. Bah. Trop tard.

Antarès aurait pu pendant ce temps passé à ne rien dire observer et interpréter le comportement de son nouvel interlocuteur, comme il aurait pu le faire à son habitude, mais il était trop fatigué par son petit marathon de quelques mètres pour ça. Au bout de quelques minutes, sa respiration se stabilisa de nouveau, et il pouvait maintenant penser à sa guise sur tout ce dont il avait envie. Il se secoua un peu la tête pour se réveiller, puis tourna finalement son visage vers celui du plongeur, qui avait l'air recroquevillé sous le manteau. Bah, au moins il avait à peu près chaud, et c'était toujours ça de gagné, de plus il ne lui renvoyait pas ça à la figure en clamant qu'il avait "trop d'honneur pour se faire aider par un inconnu". Il paraissait perdu dans ses pensées, ou s'il ne l'était pas, alors c'était vraiment très bien imité. Tiens. Des yeux dorés, comme les siens, du moins c'était ce qu'il avait distingué avec la faible lumière ambiante. Il avait un très beau regard, qui semblait d'ailleurs peu amical au premier abord mais qu'importe, il s'accordait parfaitement avec ses cheveux noirs, très noirs. C'était une jolie combinaison de couleurs. Il aurait volontiers fait son portrait.

Merci. De rien. Sérieusement, qu'est-ce qu'il avait fait de très particulier ? Il lui avait seulement prêté son manteau, et apporté ses affaires, alors qu'il était en crise d'hypothermie. Mais d'ailleurs, pourquoi de la méfiance dans sa voix ? Antarès n'en était pas très sûr, à vrai dire, peut-être que c'était simplement le froid (même s'il avait eu l'air de se réchauffer pendant quelques minutes), ou peut-être aussi qu'il s'adressait de cette manière à n'importe qui et que c'était tout simplement de cette façon qu'il s'exprimait. Allez, il n'allait pas s'attarder sur ce point. Il haussa les épaules et lui répondit d'un sourire calme, assez imperceptible.

"Je m'appelle Antarès. Je préfère le dire, comme ça c'est fait et on évite les discussions inutiles. " Bien, Anti, tu progresses socialement, tu as réussi à prononcer plus d'une seule phrase à quelqu'un d'inconnu.

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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Ven 18 Jan - 13:23

"Je m'appelle Antarès. Je préfère le dire, comme ça c'est fait et on évite les discussions inutiles. "

Emmitouflé dans un manteau qui n'était pas le sien, Peeta arqua un sourcil interrogatif. Depuis quand les gens se présentaient ainsi, sans autre forme de procès ? N'était-il pas de coutume de connaître un minimum l'individu avant de lui donner son identité ?
A observer les gens, Peeta s'était peut-être leurré sur certains points. Ou alors, Antarès était une exception.
En tout cas, l'écossais posa un instant ses prunelles ambrées sur son voisin puis se passa une main dans les cheveux pour les ébouriffer et, ainsi, se débarrasser des gouttes d'eau qui y restaient accrochées. L'une de ces gouttes, d'ailleurs, roula le long de son nez pour ensuite tomber sur l'un de ses genoux.
Peut-être était-il temps qu'il se rhabille...

Il attrapa rapidement ses chaussettes de ses doigts légèrement engourdis, et les enfila. Il passa ensuite son pantalon noir, quitte à le tremper avec son caleçon -il protègerait le siège de sa voiture, si nécessaire. Lorsqu'il eut passé son tee-shirt, aussi de couleur noire, il prononça d'une voix plus neutre qu'auparavant :

    - Peeta. Mac Carthy Peeta.


En gros, il venait de répondre aux présentations. Il n'en était pas habitué...
Dans sa bulle, entouré de son aura de méfiance pour le monde entier, Peeta s’emmitoufla sous sa propre veste. Elle ne dégageait pas autant de chaleur que le manteau prêté mais il avait assez abusé de cette chanceuse courtoisie.
Une fois dans ses propres vêtements, toujours assis, il tendit donc le fameux manteau à Antarès.

    - Désolé de l'avoir mouillé.


Depuis quand tu t'excuses ? Surtout que c'est LUI qui t'a filé SON manteau !
Ouais, bon, bref. On s'en fout, maintenant c'est dit. Au pire, il te rira au nez. T'as l'habitude qu'on se foute de ta tronche, de toute façon.
Et, ainsi, Peeta reporta son attention vers l'horizon qu'il ne pouvait distinguer.

A quelques mètres de là, une mouette rasa le sol sablonneux. Les yeux ambrés de l'écossais suivirent ses mouvements un instant, rêvant de pouvoir voler à son tour.
Il savait qu'il finirait par voler. Mais un autre genre de vol ; aller à un endroit dont personne ne peut revenir. Certains parlent de tunnel où rejoindre la lumière... Bizarre.
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Dim 20 Jan - 21:40

Antarès observa l'inconnu se "sécher" les cheveux avec la main, en enlevant le plus gros de l'eau qui y était encore présente, même si ça ne valait sûrement pas une serviette digne de ce nom. Puis il se leva, et se décida à se rhabiller, en enfilant un à un ses vêtements, même s'il n'était pas encore tout à fait sec (mais peut-être valait-il mieux qu'il se couvre maintenant, avant de risquer la pneumonie plus tard). Une fois qu'il eut enfilé son t-shirt, il lui révéla son prénom, mais cette fois sans cette espèce de méfiance qu'il avait eue dans sa voix tout à l'heure. Alors, sa théorie était sûrement correcte, il ne lui avait pas vraiment fait confiance au départ. Remarque, c'était compréhensible : un gars avec un long manteau qui arrive sans prévenir sur la plage en plein milieu de la nuit, et qui prend vos affaires... Ca pouvait paraître suspect. Toujours était-il que maintenant, Antarès savait que la personne à qui il avait porté secours s'appelait Peeta MacCarthy. Un nom plutôt anglophone, d'ailleurs, peut-être venait-il d'Ecosse, mais ce n'était qu'une supposition : il avait déjà connu des MacQuelquechose qui n'étaient pas spécialement écossais.

Puis, Peeta remis sa veste, tout en lui tendant son manteau. Premier réflexe, absolument débile : Antarès le remit sur ses épaules. Puis, il réalisa qu'il était mouillé, et que par conséquent, la sensation à travers sa chemise blanche était très froide, ce qui le fit d'ailleurs sursauter. Se rendant compte de sa connerie, il l'enleva de sur son dos pour le tenir à la main, il n'avait pas envie de participer à un concours de t-shirts mouillés avec son haut blanc, et puis il détestait avoir froid (lui-même avait déjà le corps un peu trop froid naturellement pour en rajouter encore une couche).

"Ce n'est rien, je n'allais pas te laisser mourir de froid ici. "

Oh, tiens, une mouette qui vole. Antarès adorait les oiseaux, sans aucun doute encore plus que les chats. Il y avait d'ailleurs une volière dans le grand manoir où il habitait, qui datait de l'époque où sa famille avait obtenu ces terres; cependant elle est aujourd'hui totalement vide, et tous les pigeons qui pouvaient y voler ne peuvent plus maintenant être qu'imaginés. Il prenait souvent un grand plaisir à traîner dans cette volière, seul, et à laisser s'envoler ses pensées. Ses yeux ne quittèrent pas la mouette, qui s'envola plus haut, et son regard se reporta donc sur le ciel. Les étoiles y étaient beaucoup moins visibles que lorsqu'il était sur la falaise, faute aux lampadaires qui lui éblouissaient la vue. Le vide de l'univers avait perdu ses couleurs, lui qui était un peu plus tôt mauve et bleu était maintenant devenu noir, tout simplement noir, monotonement noir. Il poussa un soupir déçu.

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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Lun 21 Jan - 10:22

Peeta observa son voisin du coin de l’œil lorsque ce dernier reprit son manteau. Antarès l'avait reposé sur ses épaules avant de se rendre compte que son vêtement était mouillé. Ce simple petit geste, anodin et habituel, d'enfiler le manteau en oubliant les détails, cela fit sourire l'écossais.
Un léger sourire, sans moquerie.
Un sourire retenu, mais vivant.

"Ce n'est rien, je n'allais pas te laisser mourir de froid ici. "

Peeta hocha simplement la tête de manière entendue. Bien qu'il lui était encore assez difficile d'accepter qu'un être humain puisse offrir de l'aide, il devait bien se rendre à l'évidence qu'Antarès venait de lui sauver la mise.
L'écossais souleva la bouteille en verre qu'il avait repêché et l'inspecta pensivement. Une bouteille de bière. Un litre. De marque assez connue, bien qu'il s'en fichait. L'étiquette avait commencé à s'effriter à cause du sel de l'eau.
Il fit jouer la lumière dans le verre de couleur verte.

La mouette qui avait effleuré le sable quelques secondes auparavant revint -si c'était la même. Elle posa ses pattes sur le sol meuble et chercha de la nourriture. Ces bêtes-là étaient-elles toujours affamées ? Peeta n'aurait su le dire. Sa principale passion étant les cétacés, il n'avait jamais réellement étudié les autres animaux.
Mais il fouilla doucement la poche de sa veste. La poche intérieure. Il gardait souvent quelques trucs au cas où il croiserait la route d'un animal affamé, blessé ou errant dans la méfiance. Du coup, il sortit un petit emballage de deux biscuits.
La mouette sursauta sous le bruit et ouvrit les ailes, prête au départ.
Peeta ouvrit aussi silencieusement que possible le petit paquet et jeta directement les deux biscuits plus loin devant lui.

La mouette s'envola sous la frayeur.
Puis se furent quatre, cinq, six mouettes qui se précipitèrent sur ce dîner improvisé.
Peeta sourit doucement.
Jusqu'à se souvenir qu'il n'était pas seul.

Il jeta un nouveau coup d’œil vers son voisin. Devait-il engager une conversation quelconque ? Ce n'était pas son fort. Il communiquait très peu... Tout en observant les mouettes se trémousser pour avoir le plus de biscuit possible, l'écossais s'ébouriffa les cheveux par nervosité.

    - Tu aimes les oiseaux ?


Bizarre, comme question. Mais c'était la première qui lui était venue à l'esprit... Il poussa un petit grognement taraudé. Peeta n'était pas à son aise avec l'être humain.
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Mer 23 Jan - 21:11

Antarès, les yeux vers le ciel, fut distrait par un petit bruit à côté de lui, de papier d'emballage apparemment. Peeta avait sorti quelque chose apparemment, et quand il détourna le regard vers lui pour voir ce qu'il faisait, il sut qu'il s'agissait plus précisément d'un paquet de biscuits. Pourquoi un paquet de biscuits, d'ailleurs ? Nouveau détournement d'yeux, un peu plus loin cette fois, vers une mouette. C'était donc ça, il voulait lui donner à manger, apparemment. Enfin, pour l'instant, cela n'avait pas l'air de faire grand plaisir à l'oiseau, qui avait pris un peu peur, et qui s'envola dès que la nourriture tomba à côté de lui. Ou alors, il avait rameuté ses amis, ce qui était très plausible, sachant qu'une horde de mouettes était venue squatter l'endroit quelques secondes plus tard, prenant le sable pour une sorte de buffet à volonté, et perturbant légèrement le calme qui dominait auparavant. Mais ça ne le dérangeait pas.

Absorbé par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux, Antarès avait du mal à se souvenir qu'il faisait froid, qu'il était dehors sur une plage, et qu'il y avait quelqu'un à côté de lui. Il lui en fallait très peu pour oublier, de toutes façons, et on n'avait pas vraiment besoin de bien le connaître pour le remarquer. Ce fut la question de Peeta qui le ramena - bien qu'à moitié - à la réalité. Est-ce qu'il aimait les oiseaux ? Oh oui, il les adorait. Pourquoi ? Il n'en avait absolument aucune idée. Peut-être que c'était parce qu'ils étaient gracieux, mais les chats le sont aussi. Ou alors, parce qu'il y avait énormément d'espèces différentes, ce qui était également le cas chez le chien, et pourtant il n'aimait pas les chiens plus que ça. Ou sinon, c'était parce qu'ils pouvaient voler, mais il y avait beaucoup d'insectes capables de cela, tout comme les chauves-souris. Non, franchement, il aimait les oiseaux, mais il n'avait aucune raison particulière, tout comme la girafe n'avait aucune raison de compter parmi ses animaux préférés.

"Beaucoup. " répondit-il dans un sourire. Maintenant, Peeta avait l'air d'aimer les animaux en général. Antarès n'était pas vraiment sûr de ça au départ, mais maintenant qu'il avait donné tout ce qu'il lui restait à manger à des oiseaux, il en avait le coeur net. Après tout, pourquoi plongerait-il dans l'océan en plein milieu de la nuit afin de récupérer une bouteille ? S'il y avait une seule chose à qui elle poserait problème, ce serait sans nul doute les animaux marins qui passeraient par là, il ne voyait pas d'autre solution. Les algues n'allaient sûrement pas se faire mal là-dessus, et il doutait qu'une simple bouteille dans la mer ait un quelconque impact écologique (à part bien sûr celui qui concernait les autres êtres vivants).

"J'ai cru comprendre que tu étais plutôt attachés aux animaux ? "

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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Ven 25 Jan - 11:43

A dire vrai, Peeta n'attendait pas de réponse de la part d'Antarès. Il avait essayé de meubler le silence, ce qu'il ne faisait jamais. Quand il était en présence humaine, l'écossais était un peu mal à l'aise ; si différent des autres, il essayait tout de même de paraître un peu "normal", d'être un peu sociable... Mais en agissant ainsi, il s'attirait bien souvent de simples vents lorsque les autres l'ignoraient de leur plein gré.
Le jeune homme observa donc la danse affamée des mouettes qui se régalaient et se battaient à tire d'aile pour choper le moindre morceau de biscuit. Étaient-ils morts de faim ou n'était-ce qu'un acte caractériel poussé par leur système nerveux ? Il n'avait pas étudié les oiseaux, il ne le savait donc pas. Bien que protecteur des animaux, sa passion restait les cétacés...

"Beaucoup. "

Antarès lui avait répondu, finalement. Peeta tourna la tête vers lui pour l'observer de ses yeux ambrés, arquant un sourcil de stupéfaction. C'était tellement rare qu'on s'adresse à lui et, surtout, qu'on réponde à l'une de ses questions !
L'écossais esquissa un fin sourire en hochant la tête de contentement. Ainsi donc, son voisin appréciait les oiseaux. Lorsqu'il reposa son regard sur les mouettes, il se demanda pourquoi... Mais y avait-il une véritable réponse à donner ? Lui aimait les cétacés, mais avait-il une raison particulière ?
Peut-être était-ce leur liberté... Le sentiment infaillible qu'ils apportaient -oiseaux ou dauphins- d'être des êtres à part.

"J'ai cru comprendre que tu étais plutôt attachés aux animaux ? "

Peeta hocha la tête positivement. Ce n'était pas très difficile à comprendre, quelque part ; il avait bien failli mettre sa vie en jeu pour une bouteille en verre. D'ailleurs, il jeta un coup d’œil à l'objet en grognant légèrement. S'il avait pu reconnaître le type qui avait jeté cette connerie à l'eau, il la lui aurait balancé sur le crâne.
En tout cas, Peeta avait échappé de peu à une crise. A bien y repenser, le manteau d'Antarès l'avait très bien aidé à reprendre son souffle et, surtout, à dégager son cœur de ses nerfs mortels.

    - En effet, prononça-t-il doucement. Les animaux sont les seuls êtres à ne pas trahir, ni mentir.


Les animaux ne pouvaient pas mentir, c'était ainsi. Leur compagnie était donc bien plus agréable qu'une harpie décidée à parler de sa vie sans importance, prétendant avoir rencontré Georges Clooney en se triturant les cheveux comme si elle était la huitième merveille du monde.
Cet exemple n'en était qu'un parmi tant d'autres...
Passons.
Peeta venait de parler un peu plus que d'habitude. Rares étaient ces moments où il alignait autant de mots à la suite.
Il poussa un soupir frustré, joignit ses bras autour de ses jambes et posa son menton sur ses genoux.

    - Les humains ont oublié qu'ils font partis de la chaîne alimentaire. Ils pensent que tout leur est dû et qu'ils peuvent contrôler le monde et le temps.


Il sentit sa gorge le piquer ; il avait tellement peu l'habitude de parler ! Et là, il déblatérait son impression du monde actuel. Surtout qu'Antarès n'en avait certainement rien à faire. Il faisait nuit, le vent soufflait un peu moins fort qu'avant mais le froid mordait encore, et Peeta philosophait sur la Vie.
Il se sentit pathétique.
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Sam 26 Jan - 16:27

Oh, Antarès adorait la philosophie, et s'il le pouvait, il en sortirait à toutes les sauces.

Les arguments de Peeta étaient assez contestables. Ne pas trahir ni mentir ? N'avait-il pas déjà vu, au hasard de ses veillées nocturnes devant la télévision sur arte, quelques animaux marins qui prétendaient faire le mort ou être une partie du décor, afin de mieux attraper leur proie ? Quoiqu'on pouvait toujours se demander ce qu'il voulait dire par "trahir" et "mentir". Vis à vis de qui, d'un individu de la même espèce, ou alors par rapport à un potentiel repas ? Bah, les félins pouvaient très bien se manger entre eux, éventuellement, alors on pouvait toujours trouver des contre-exemples. Après tout, l'être humain n'était-il pas lui aussi un animal, une espèce de résultante de la théorie de l'évolution qui serait allée bien plus loin qu'elle n'aurait dû grâce à son pouce opposable et ses trois opsines rétiniennes différentes ?

Contrôler le monde et le temps. Ca lui rappelait Regulus, ami de son frère, et physicien très doué, qu'il n'avait pas revu depuis assez longtemps, d'ailleurs. Le problème était que comme il le disait, tout n'était pas dû aux humains, mais que s'ils en avaient envie, ils pouvaient contrôler bien plus de choses qu'il n'en faudrait. Peut-être pas le temps, mais en tout cas, au moins le vivant, et ce qu'il pouvait se passer sur la planète. Il pouvait modifier le climat, les populations, les paysages, il pouvait décider de tout détruire ici, en appuyant sur un simple petit bouton depuis l'Amérique. Il pouvait faire disparaître des espèces et en créer d'autres, il pouvait les faire évoluer ou régresser, et même si en fait il n'en avait pas envie. Croire que l'humain n'avait pas le contrôle sur un certain nombre de chose était une idée assez erronnée, du moins selon Antarès. Même s'il ne contestait pas le fait que cette idée soit déplorable.

Antarès leva à nouveau les yeux vers le ciel.

"Ce qui me fait peur, c'est qu'ils le peuvent, justement. "

Un coup de vent. Antarès rabattit ses cheveux sur son épaule pour ne pas se les prendre dans le visage. Il faisait encore un peu froid, et il se demandait si son manteau était enfin à peu près sec, alors il le reprit et vérifia. Ca ferait l'affaire, il le replaça simplement sur ses épaules, pour se couvrir un peu plus.

"Volontairement ou involontairement, l'humain est capable de changer énormément de choses, et pas seulement en bien. "

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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Sam 26 Jan - 17:34

"Ce qui me fait peur, c'est qu'ils le peuvent, justement. "

S'il s'agissait de survie, effectivement. Les animaux sont capables du pire pour la nourriture ou le territoire. Mais étaient-ils capables de cacher leurs émotions ? Un chien maltraité deviendra craintif ou agressif. Peut-être même se laisserait-il mourir par peur des représailles. L'être humain, face à cette adversité, était bien plus vil et fourbe ; il était aisé de se faire passer pour quelqu'un d'autre -un tigre reste un tigre, un humain pourrait être n'importe qui.
C'était difficile à expliquer. A mettre les bons termes et les bons mots.
Mais Peeta ne contredit pas Antarès ; trop peu de gens comprenaient à peu près sa vision des choses, bien qu'il s'en fichait royalement.

"Volontairement ou involontairement, l'humain est capable de changer énormément de choses, et pas seulement en bien. "

C'était certain. Changer les choses était propre à l'humain, mais l'humain avait-il réfléchi quant à se changer soi-même ? C'était bien trop facile de dominer avec des armes, des constructions et toute une destruction.
Mais l'Homme était-il capable de faire le bien, au final ? Peeta en doutait. A observer les gens à la volée, il ne saurait dire si un seul humain sur cette planète ne possédait pas intérieurement un noir dessein.
L'évolution avait rendu l'Homme avare...

    - L'humain fait-il attention avant de faire quoique ce soit ? Réfléchit-il ?


Peeta leva les yeux vers le ciel étoilé, laissant ses sens le guider vers les tréfonds de son esprit ; récemment, il avait appris qu'un type avait trouvé le moyen de faire revivre l'homme de Neandertal. Et, pour cela, il recherchait une femme susceptible de bien vouloir être mère porteuse. N'était-ce donc pas une aberration que de vouloir contrôler des choses pouvant avoir un impact décisif ?
L'Homme avait-il réfléchi aux conséquences de la technologie nucléaire en la produisant ?
Pour Peeta, le monde était simplement devenu aveugle. A vouloir toujours plus, on fini par perdre son humanité. Et c'est en cela que les animaux avaient gagné son respect : ils possédaient l'humanité que l'être humain avait perdu.

    - La planète regorge encore de tellement de secrets, et l'humain a décidé d'aller polluer l'Espace pour rajouter à sa conquête. Où et quand s'arrêtera-t-il ?


Peeta poussa un léger soupir puis reporta sa vue loin devant lui, dans cette obscurité qu'il ne pouvait pas percer. Nerveusement, il s'ébouriffa les cheveux et poussa un piètre grognement significatif de son malaise.

    - Pardon. Je crois que j'en dis trop.


Et que ces choses-là n'étaient pas importantes aux yeux des autres...
Avait-il de la haine pour l'être humain ? Possible. De la pitié ? Non. Il était tout simplement affligé. Et vivait tant bien que mal en observant tout autour de lui, afin d'être sûr de ne rien regretter le jour où sa maladie l'emporterait.
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Ven 1 Fév - 22:05

Antarès écoutait son discours et cherchait à le comprendre, tant bien que mal, alors qu'il avait toujours les yeux rivés sans même y penser sur ce qui l'attirait tant ce soir. Peeta parlait d'attention. De conscience ? L'humain était-il conscient de ce qu'il faisait, ou dans d'autres mots, l'humain réfléchit-il aux conséquences de ses actes ? Eh bien, il y avait plusieurs degrés de conscience. On pouvait dire dans une certaine mesure qu'effectivement, l'être humain savait en général que ce qu'il entreprenait pouvait bien souvent avoir des conséquences négatives sur l'environnement proche ou moins proche. Mais dans d'autres termes, il s'en fichait, vu qu'il continuait tout en sachant le mal qu'il produisait en même temps que son petit plaisir personnel d'humain égocentrique. Par conséquent, l'humain avait plus ou moins conscience de ce qu'il faisait, ce qui le rendait encore plus blâmable d'ailleurs.

Et maintenant, il lui parlait de l'espace.

L'espace, Antarès avait les yeux en plein dedans, et ces derniers, qui s'étaient parfaitement bien accoutumés à l'obscurité depuis quelques minutes, arrivaient maintenant à en distinguer chaque petit détail comme ils pouvaient le faire avant qu'il ne descende de la falaise. Polluer l'espace, disait-il ? De quoi est-ce qu'il parlait, des divers satellites envoyés afin d'en savoir plus sur ce qu'il se passait en dehors de nous ? Mais Peeta qui se plaignait que leur monde était anthropocentré, ne devrait-il pas au contraire se réjouir que pour une fois, l'être humain s'intéresse à quelque chose d'autre que son propre nombril ? Sentiments contradictoires. D'un côté, l'homme se montrait curieux à l'égard du reste de l'Univers, mais de l'autre, il le polluait en lui envoyant ses sondes à la figures. Et pour quoi faire au final ? Pour assouvir un simple désir de connaissance, propre d'ailleurs à l'être humain, et qui au final ne ferait rien avancer du tout à part lui-même ? Et que devaient-ils tous faire, une sorte de suicide collectif ? C'était une question extrêmement difficile, et il était simple de s'y perdre en quelques secondes de réflexions. Antarès en était venu au point de se demander ce que Peeta fichait ici, pour quelle raison il ne s'était pas déjà tué, si sa propre espèce l'exaspérait autant. Parce qu'il avait une chance, même infime, de changer la donne à lui seul ? Ou peut-être pas à lui seul, d'ailleurs, s'il arrivait convaincre du monde de le suivre. Mais une fois que ça serait fait, qu'est-ce qu'il aurait à proposer, à part l'extinction de cette branche des primates toute entière ? Il s'excusait d'en dire trop, maintenant.

"J'aimerais aller dans le ciel. Peut-être que les nébuleuses sont moins centrées sur le nombril de l'humanité, ou de la Terre en général. "

Car oui, le raisonnement de Peeta s'étendait sur l'humain, mais celui d'Antarès partait beaucoup plus loin. Selon lui, toute espèce vivante était insignifiante, et n'était que le résultat hasardeux de la présence de conditions favorables à son apparition, et d'un assemblement de molécules chanceux qui pouvait produire une cellule, une simple cellule. Et qu'est-ce qui lui disait que le vivant ne se rapportait qu'aux cellules ? Il n'en avait aucune idée, il y avait sûrement quelque chose d'autre, il y avait forcément quelque chose d'autre parmi l'infinité d'années-lumières qui le séparait de l'éventuelle bordure de l'Univers, vers un second Univers avec des lois totalement différentes. Antarès croyait au multivers et son infinité de possibilités. Peut-être que quelque part, dans un autre Univers, il se tartinait du beurre sur un toast.

"L'espace n'est que l'espace infinitésimal d'une simple tête d'épingle d'énergie et de matière instables qui a explosé et qui est devenu si grand qu'on ne peut même pas en calculer la taille. Parmi la quantité invraisemblable de matière présente dans notre Univers coincé parmi tant d'autres, entre toutes les galaxies existantes, crois-tu que l'humain, la planète ou bien même notre système en général soit d'une grande influence sur le sort du Monde ? Si une étoile telle que Bételgeuse explose, ce qui devrait se produire dans très peu de temps, je ne donne pas cher de notre peau, ni de celle des autres êtres vivants habitant ici. "

Pour quelle raison est-ce qu'il poussait son raisonnement aussi loin, pourquoi essayait-il de se justifier à l'aide d'arguments scientifiques dont rien que l'idée le répugnait ?

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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Dim 3 Fév - 19:00

Peeta soupira en pensant à ces choses qu'il avait lu, à ces informations glanées sur la toile qui parlaient de tant de choses que l'Homme faisait mal ; il voulait envoyer des poubelles dans l'espace ? Il voulait recréer l'homme de Néandertal ? Et bien, qu'il fasse tout cela. Si la Vie elle-même n'était pas un hasard, alors tout se retournera contre l'être humain un jour.
Tous ces bâtiments détruits, abandonnés, n'étaient-ils jamais envahis ensuite par diverses plantes ? La nature reprenait ses droits coûte que coûte. Le plus fort l'emportait toujours ? Non. Quelque chose de plus fort encore hantait le Vaste Monde. Mais Peeta n'aurait pu mettre un mot sur cette Entité.

"J'aimerais aller dans le ciel. Peut-être que les nébuleuses sont moins centrées sur le nombril de l'humanité, ou de la Terre en général. "

A n'en pas douter. On pouvait difficilement faire pire que l'humanité propre à ce que l'Homme a laissé derrière lui. Au final, cette planète Terre, celle que l'on appelait Planète Bleue, était-elle si indispensable à l'Univers ? Bien-sûr que non. Même si Peeta était un protecteur animalier, il savait que toutes ces vies ne correspondaient à rien d'autre qu'à de vulgaires grains de poussière.
Nous n'étions rien.
Juste Rien.
Il observa les étoiles avec cette certitude qui, souvent, lui dérangeait l'esprit ; il se battait pour la vie des animaux et, pourtant, savait au fond que cela ne rimait à rien. A trop vouloir protéger cette Terre, on finissait par tout gâcher. Qu'est-ce qui était réellement important, du point de vue du vaste Univers ?

"L'espace n'est que l'espace infinitésimal d'une simple tête d'épingle d'énergie et de matière instables qui a explosé et qui est devenu si grand qu'on ne peut même pas en calculer la taille. Parmi la quantité invraisemblable de matière présente dans notre Univers coincé parmi tant d'autres, entre toutes les galaxies existantes, crois-tu que l'humain, la planète ou bien même notre système en général soit d'une grande influence sur le sort du Monde ? Si une étoile telle que Bételgeuse explose, ce qui devrait se produire dans très peu de temps, je ne donne pas cher de notre peau, ni de celle des autres êtres vivants habitant ici. "

Peeta écouta son voisin sans l'interrompre, s'intéressant assez vivement à ces phrases qui traversaient ses lèvres. Antarès semblait bel et bien accroc à tout cet espace qui entourait notre vulgaire planète. Les paroles qu'il débitait faisait écho avec les pensées que l'écossais avait eu auparavant. Malgré certaines différentes, leur esprit se rencontrait fatalement.
Et d'un simple haussement des épaules, Peeta déclara :

    - Nous sommes voués à disparaître. Cela ne fera pas de mal à l'Infini qui nous entoure. L'être humain a trop profité, a saisi bien trop d'opportunités pour qu'il ne soit pas châtié à un moment ou à un autre.


Parfois, Peeta se disait même que cette Fin devrait arriver tout de suite, qu'il puisse enfin se reposer et ne plus penser à rien. Que le noir engourdisse ses sens et que le Vaste Ciel reprenne ses droits.
Mais tout cela devenait bien trop philosophique pour ce soir... L'écossais ressentit une pointe de douleur dans son crâne. Sa poitrine se serra quelque peu lorsqu'il retint un bâillement sous la fatigue dont il était d'un seul coup l'objet. Il avait besoin de repos, les médecins le lui rappelaient bien trop souvent.

Un bruit de course se rapprocha d'eux et, d'un coup, un chien à la langue pendante et à la queue frémissante se stoppa face à eux : un canidé ressemblait étrangement à un Malamute, bien que ses oreilles étaient pliées et que sa robe poilue ne soit pas aussi touffue que celle de la race.
L'animal piailla de joie, sautilla sur place. Pas très loin, une voix féminine appelait son chien. Mais ce dernier, en proie au désir manifeste de vouloir jouer, s'effondra de moitié sur le sable pour s'y gratter le côté de la tête ainsi que le cou.
Peeta l'observa avec une certaine brillance dans les yeux. Ce chien était magnifique, il n'y avait pas à dire. Et dans la faible lueur des réverbères lointains ainsi que de la lune, ses poils brillaient d'une santé toute pimpante. Bientôt, le chien sautilla vers Antarès, donna quelques coups de ses pattes avant sur les cuisses de ce dernier, puis fit de même à Peeta.
Ensuite, il s'allongea sur le dos entre les deux jeunes hommes.

L'écossais ne put résister à l'envie de passer ses doigts dans la fourrure ainsi offerte et gratifia l'animal de bonnes grattouilles sur son ventre. Il s'agissait d'une femelle. Encore jeune. Peeta l'estima à trois ans, tout au plus.

Une étoile filante traversa alors le ciel.
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MessageSujet: Re: So fine (libre)   Dim 10 Fév - 22:29

Antarès n'avait pas été coupé une seule fois dans son monologue, ce qui finalement l'arrangeait un peu, pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas envie d'en rajouter avec sa science. Il ne savait pas pourquoi, mais ce soir il ne pouvait pas faire autrement que de se ramener à ses dernières années de lycées passées à faire de la physique et des mathématiques toute la journée. Peut-être que ça voulait dire qu'il était nostalgique de ces années ? Pourquoi il le serait ? Jamais il n'aurait la moindre envie de remettre les pieds là-bas, c'était l'une des pires périodes de sa vie. Apparemment, cette nuit devait être différente, pour qu'il passe son temps a ressassé tout ce qu'il savait en matière d'astrophysique.

Voués à disparaître... Voilà, globalement, Peeta avait compris où Antarès voulait en venir. D'ailleurs, pas seulement globalement, il avait tout à fait compris, ce qui était une très bonne chose, ils n'allaient pas argumenter pendant des heures. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas philosopher, au contraire, il adorait ça, mais l'heure ne se prêtait vraiment pas à ce genre de conversations, et ils étaient probablement tous les deux très fatigués, vu comme il se faisait tard. Antarès détourna le regard du ciel le temps d'observer son nouveau camarade d'argumentation, et remarqua qu'il avait l'air relativement crevé. D'un côté, il venait de faire un plongeon nocturne dans l'océan glacé et de se battre contre les quelques vagues pour récupérer une bouteille, ce qui n'était pas rien compte tenu du temps durant lequel il était resté immergé. Non, vraiment, il valait peut-être mieux pour eux deux qu'ils arrêtent de se torturer l'esprit pendant un petit moment.

Un bruit de sable qui remue et de langue qui pend se fit retentir un peu plus loin. Il s'agissait d'un chien, d'une race assez indéfinissable (du moins du point de vue d'Antarès, qui n'y connaissait absolument rien, tout ce qu'il pouvait dire c'était que ce chien ressemblait un peu à un Husky mais il préférait ne pas se prononcer), mais qui visiblement avait la grande pêche et la joie de vivre. Visiblement, sa maîtresse était un peu plus loin, et essayait tant bien que mal de le rappeler alors qu'il s'essuyait les pattes avant sur leurs pantalons, ce qui semblait être un geste assez amical chez les canidés. Antarès évita de trop bouger, histoire de ne pas se faire malmener par ce chien à la carrure plutôt imposante (n'oublions pas que notre cher Anti est un poids plume). Peeta semblait à l'aise avec lui, le gratifiant même de quelques caresses sur son ventre alors qu'il s'était étalé entre eux deux.

Bah, il n'était pas vraiment un fanatique du monde animal.

Son attention se reporta à l'horizon devant lui, qui semblait bien indistinct, confondu de cette façon avec le ciel. Quelque chose fila un peu plus haut, mais Antarès n'en eut qu'un léger aperçu, il n'eut pas le temps de lever les yeux pour voir de quoi il s'agissait. Une étoile filante peut-être ? C'était probable. Il eut le réflexe de commencer à formuler un voeu, aussi idiot était-il, mais son esprit un peu trop cartésien le rappela rapidement à l'ordre. Comme quoi c'était se comporter en abruti naïf, et que personne n'avait vu se faire exaucer un voeu en regardant une étoile filante auparavant. Bon, eh bien apparemment, c'était fichu pour cette soirée, il rêverait un autre jour.

Il soupira avant de revenir sur Peeta, et le chien qui, finalement était toujours là. Il lui adressa un léger sourire, histoire d'arrêter de déprimer sur son mental trop terre à terre.

___________
Even though you are strong, flying higher, running much faster
You are so strong, you weave yourself a flower crown
Why then do you look so sad now ?

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